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19/08/2011

Fête votive à Saint-Drézéry

Les fêtes votives battent leur plein dans l’Hérault tout l’été.

Celle de Saint-Drézéry s’est déroulée du 11 au 15 août 2011, grâce à l'action conjuguée des Services municipaux et du Comité des Fêtes, fort de nombreux bénévoles.

Ce village avait été douloureusement meurtri en 2010, avec le décès de Jean Rey-Robert, Conseiller municipal, lors du traditionnel encierro (retour des taureaux aux chars) du 15 août

Percuté par un taureau alors qu’il venait de donner le départ, projeté en arrière sur une bordure de trottoir, cet homme dévoué à la vie de sa commune est mort sur le coup.

Ce drame humain illustre la dangerosité intrinsèque à ce genre de manifestation et la légitimité des mesures de sécurité prises par les municipalités.

Au-delà du retentissement des bombes de début et de fin de manifestation taurine, de la généralisation des barrières beaucairoises qui empêchent les animaux de s’échapper, de l’interdiction d’aveugler taureaux et chevaux avec quelque « draperie » que ce soit, une annonce préalable sur les risques encourus a été faite à Saint-Drézéry, tout le long du parcours, en plusieurs langues.

Pour revenir à l’édition 2011 de la fête votive, elle a rassemblé, comme la tradition le veut : concours de boules, abrivados, encierros, bandidos, fête foraine et animations musico-dansantes.

Le défilé des bandes de jeunes (et de moins jeunes quelquefois) est un point fort du premier jour.

L’occasion d’affirmer au micro, devant les habitants du village et les autres festejaïres, l’état d’esprit devant  régir les festivités : bonne humeur, respect d’autrui, amusement maîtrisé, communion entre générations, maîtrise de la consommation d’alcool et non violence.

Pour beaucoup de jeunes, le groupe est l’occasion de s’affirmer collectivement, d’avoir des expériences communes, de partager les plaisirs de la fête.

Le nom, le thème de l’habillement choisi, la façon d’être et de paraître sont issus d’une négociation plus ou moins explicite au sein de la bande : c’est l’apprentissage du bien grandir, du vivre ensemble, de la tolérance vis-à-vis des autres groupes constitués, de la vie en collectivité.

Compte tenu d’une plus facile et plus profonde proximité, c’est dans les petits villages que règne ainsi la meilleure ambiance de fête : apaisée, calme, détendue, pacifiste.

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La foule attend le lâcher de taureaux dans les rues de Saint-Drézéry 

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 Le concours de manades bat son plein

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Les jeunes attrapaïres ont arrêté le taureau

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 Le défilé des bandes avec la banderole de la tradition en tête

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Le paraître unifie le groupe intergénérationnel !

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 Une bande arrivée sur l'estrade en marge du Parc municipal

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Une partie des bandes réunies sur les escaliers

du Château de Saint-Drézéry 

Crédit photographique : Michel Chastaing

01/09/2010

Vive la "fin de l'été"

Les vacances d’été tirent à leur fin tandis que les fêtes de village se succèdent autour de Montpellier.

 

L’ambiance est plus détendue qu’au mois de juillet où la canicule fatigue souvent les organismes.

 

La lumière est celle qu’apprécient les peintres : le public est coloré et les peaux dorées.

 

Le cadre, le spectacle, ses acteurs et le public sont hauts en couleurs.

 

Le vent du Nord ou, selon les heures et les jours, la brise marine rafraîchissent.

 

Les participants sont ravis de retrouver leurs villages après des vacances parfois exotiques.

 

Ce retour au bercail est apprécié.

 

Liesse populaire et ambiance décontractée font bon ménage.

 

Les parents viennent admirer les exploits de leur progéniture tant il est vrai que les fêtes votives mobilisent avant tout la jeunesse.

 

La fierté de monter les chevaux camarguais et d’élever ces taureaux si vifs, si belliqueux et si imprévisibles dans leur comportement, se lit dans les yeux des hommes de manades.

 

C’est ainsi que la Fête du Crès (19 au 24 août 2010) a été un grand succès populaire.

 

Le Maire Pierre Bonnal a apprécié le gros travail fourni par les bénévoles et Maxime Chavance, Maire-adjoint aux festivités.

 

La spécificité de la Fête du Crès est l’alliance, le soir, de la culture et de la convivialité au travers de repas spectacle.

 

L’organisation de jeux entre équipes de jeunes offre un encadrement et une occupation dans l’après-midi.

 

En effet, l’inactivité, l’ennui et l’effet de groupe pourraient engendrer quelquefois des dérives.

 

A Saint-Geniès des Mourgues, c’est la journée à l’ancienne qui marque le plus les 10 jours ! de festivités (20 au 29 août 2010).

 

Les costumes des anciens sont de sortie ainsi que les accessoires : ceinturons, ombrelles, etc.

 

Ce village, qui a su garder son âme, abrite sur son territoire la Manade Vitou.

 

La fête votive est organisée par la Municipalité (avec Jean-Claude Imbert, 1er adjoint, comme responsable de l’événement), l’Association « La Classe » et le Club taurin « Le Trident ».

 

Après le déjeuner au pré, en costumes, animé par la peña Mithra, suivi de la ferrade d’anoubles, les calèches et charrettes rejoignent, en cortège, le village tandis que les gardians conduisent, en abrivado, les taureaux camarguais au cœur de Saint-Geniès.

 

7L Télé (télévision locale montpelliéraine) a pu immortaliser la journée grâce au journaliste Jean Cahn et son émission « Opinion sur rue ».

 

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Le Maire, Yvon Pellet, en costume, accueille villageois et citadins

 

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Les gardians ont rabattu un anouble devant être marqué au fer

 

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Les attrapaïres à l'oeuvre devant la charrette mettant en sécurité femmes et enfants

 

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Des spectateurs très attentifs

 

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Les hommes du village apprécient le travail des gardians

 

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L'heure du retour au village a sonné pour les attelages

 

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Arrivée dans Saint-Geniès des Mourgues des charrettes, vélos et tandem anciens :

ils précédent l'abrivado long entre la Manade Vitou et le village

 

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L'abrivado est terminé : l'heure de l'apéritif est venue

 

 

A Teyran (fête du 27 au 30 août 2010), la Manade Vellas est indissociable du village, même si ses terres, le long du Salaison, jouxtent Jacou et Le Crès.

 

La famille Vellas veille à la parfaite organisation des festivités.

 

Luc Vellas préside le Club taurin "Lou Biou" ; son frère, Didier, mène les nombreux gardians tandis que le fils de ce dernier, Rémi, dirige la manade au Mas du Pont.

 

Les arènes ovales sont propices aux courses de vachettes et de veaux (Manade Alain) : les adolescents, à l’exercice, et les enfants, plus en rêve qu’en actions, les affrontent, en offrant un spectacle mouvementé.

 

Enfin, le festival de bandidos (manades Vellas et Vassal) trouve un cadre idéal au sommet de la colline tutélaire de Teyran, avec comme attraction spectaculaires : les échappées dans le « petit bois ».

 

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Après-midi pour la jeunesse avec vachettes et veaux dans les arènes de Teyran

 

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Les jeunes à l'oeuvre et à la manoeuvre

 

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Le veau en piste a de l'énergie à revendre et franchit plusieurs fois la barrière

 

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Bandido : un taureau échappé sort du "petit bois"

 

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L'attrapaïre est bien accroché : le taureau l'emporte sur son cou à vive allure

 

 

Toutes ses fêtes permettent aux amis de se retrouver et aux jeunes de grandir ensemble tout en se divertissant.

 

La « fin de l’été », c’est aussi les prémisses de la rentrée scolaire comme celles de la reprise du travail : une nouvelle année débute !

16/07/2010

Trouble-fête

Les comités des fêtes d’Assas et de Jacou ont préparé depuis plus de 6 mois les fêtes votives sur leurs communes respectives.

 

Si elles ont commencé dans une ambiance bon enfant et familiale, elles ont chacune connu un épilogue violent qui découragerait n’importe quel bénévole.

 

L’organisation de ces festivités repose en effet sur la bonne volonté, l’implication et la générosité de volontaires qui se fédèrent pour apporter à la jeunesse et à leur village des moments de partage inoubliables.

 

C’est sans compter sur quelques trublions, asociables, qui considèrent ces moments comme un exutoire, l’occasion de laisser parler leur triste nature, de régler des comptes futiles.

 

La Féria de Jacou a dû ainsi être écourtée, avec tristesse, suite une bagarre tardive, avec à la clef des blessés.

 

Le Club taurin organisateur, le Fé di Biou, désarçonné, s’est dissout dans la foulée et il n’est pas certain que le flambeau soit repris l’année prochaine, compte tenu des risques encourus.

 

De même, à Assas, un groupe a dégradé des voitures, empoisonnant l’ambiance.

 

Pourtant, dans les deux cas, l’organisation était particulièrement millimétrée, démontrant le professionnalisme de ces nombreux bénévoles.

 

Les animations taurines, encierros et autres bandidos, risquées par nature, ont été parfaitement maîtrisées par les manades et les organisateurs : pas la moindre blessure engendrée par les chevaux ou les taureaux.

 

Ce n’est donc pas la force bestiale qui était à craindre mais la bêtise humaine de quelques individus.

 

Ces dangers de violence hantent encore les mémoires des anciens Teyrannais et Clapiérois, leurs fêtes votives s’étant terminées tragiquement il y a une vingtaine d’années.

 

Depuis, Clapiers programme des événements festifs mais pas de fête traditionnelle tandis que Teyran n’a repris que cette année, au tout début du mois de juillet.

 

Malgré des vigiles, malgré la présence de la Police municipale, malgré l’intervention rapide des gendarmes tout proches, malgré la convention tripartite signée entre la Mairie, la Gendarmerie et le Comité des fêtes sensibilisant les parties et mettant en œuvre des mesures de prévention cohérentes, quelques trouble-fête peuvent gâcher le plaisir de centaines de personnes.

 

Le pire est que la responsabilité des élus locaux et des bénévoles est facilement invoquée par les tribunaux.

 

C’est une anomalie de notre droit où une entreprise se verrait dédommager pour une entrave à l’exercice de son activité mais pas les structures de bénévoles dans le cadre d’activités exceptionnelles.

 

Or, on attend toujours une jurisprudence qui fasse endosser la responsabilité de l’interruption d’une fête aux casseurs (manque à gagner à la buvette et à la restauration, frais d’annulation de l’orchestre et des spectacles taurins).

 

On attend toujours une proposition de loi de la part des députés du secteur, clairement très loin des priorités de nos concitoyens - « sécurité, logement, travail » - pour enfin faire endosser la responsabilité aux vrais fautifs.

 

Pourtant que la fête fut belle à Assas comme à Jacou !

 

Quelques photos prises à Jacou suffiront de s’en persuader.

 

 

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Crédit photographique : Michel Chastaing