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16/05/2014

Quels moyens pour l’école primaire dans l’Hérault à la rentrée scolaire 2014/2015 ?

Les moyens en personnel enseignant alloués à l’éducation des jeunes enfants dans l’Hérault sont maintenant connus.

 

L’Administration de l’Education Nationale a réuni tardivement cette année (pour tenir vraisemblablement compte de la tenue des élections municipales) le Comité Technique Spécial Départemental où les ouvertures et fermetures de classes sont annoncées.

 

Les élus siégeant dans cette instance connaissaient les propositions de l’Administration de longue date (avant les Municipales) mais n’en ont pas toujours tenus informés les acteurs du système éducatif local.

 

Pour la rentrée 2014/2015, il est prévu 74 créations nettes de postes dans l’Hérault : 56 pour répondre à la progression démographique et 18 pour des mesures spécifiques (décharges de service pour direction, scolarisation des moins de 3 ans dans des quartiers ciblés en zone urbaine, prise en charge de la scolarisation d’élèves handicapés).

 

Pour les sites nommément ciblés :

- 27 ouvertures de classes en maternelle : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez (2), Grabels, Mauguio, Montarnaud, Palavas les Flots, Saint-Gély du Fesc et Vendargues autour de Montpellier, plus 9 postes concernés à Montpellier

- 43 ouvertures de classes élémentaires : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez, Jacou, Juvignac (2), Montarnaud, Murviel les Montpellier, Saint-Aunès, Saint-Georges d’Orques et Vendargues autour de Montpellier, plus 13 classes écoles concernées à Montpellier

- 9 fermetures de classes en maternelle : dont écoles de Clapiers, Fabrègues et Teyran autour de Montpellier

- 18 fermetures de classes élémentaires : dont écoles de Castelnau le Lez, Lattes, Saint-Géniès des Mourgues et Saussan autour de Montpellier, plus une école du Nord de la Ville de Montpellier

 

Dans l’Hérault, 522 enfants de plus sont prévus en maternelle (18 postes supplémentaires) et 1.288 en élémentaire (25 postes supplémentaires).

 

Globalement, la moyenne du nombre d’élèves par classe augmentera légèrement en septembre 2014, en passant de 24,28 à 24,45 par classe.

 

Il s’agit pour l’instant de prévisions : certaines ouvertures sont qualifiées de « provisoire » et des fermetures peuvent être abandonnées à la rentrée si les effectifs sont plus importants que prévus.

 

En outre, l’Administration se garde en général quelques postes pour solutionner à chaud les situations les plus tendues de la rentrée.

 

Toutefois, les décisions prises - d’habitude au milieu du premier trimestre et cette année en début du second - sont très souvent suivies d’effet.

 

Sur le plan quantitatif, pour l’année scolaire 2013/2014, environ 107.000 enfants fréquentaient les écoles primaires de l’Hérault.

 

Ils étaient répartis dans environ 4.400 classes.

 

Au niveau politique, la priorité du Gouvernement donnée au primaire a du mal à se concrétiser dans les départements en croissance démographique.

 

En effet, le Ministère de l’Education Nationale peine à fermer des classes là où les enfants se font plus rares et peine donc à redéployer ses moyens.

 

Concernant la commune de Clapiers, son école maternelle, dénommée « Olympe de Gouges », est menacée d’une fermeture de classe à la rentrée scolaire 2014/2015.

 

Les effectifs prévisionnels de l’école ont été arrêtés à 171 contre 175 actuellement.

 

L’Ecole élémentaire Victor Hugo de Clapiers conserve heureusement ses 13 classes.

 

La mesure de fermeture de classe projetée à Clapiers est une atteinte à la qualité de l’enseignement, comme souvent lorsqu’une telle mesure est envisagée.

 

En effet, le nombre moyen d’élèves par classe augmenterait de 24,6 à 28,5 !

 

Si la population de Clapiers est en phase de maintien, c’est l’important manque de couples de 25 à 40 ans qui explique cette décroissance structurelle du nombre d’enfants en bas-âge.

 

La faiblesse du parc locatif (notamment social), atteignant seulement un quart des résidences principales, ne permet pas d’apporter en continu des jeunes ménages dans le village.

 

Les jeunes natifs de Clapiers sont quant à eux chassés par la cherté des loyers, voire par celle des achats immobiliers.

 

C’est toute la politique urbanistique de certaines communes pavillonnaires qui est à repenser avant de pouvoir espérer une inflexion dans le sens du rééquilibrage de la pyramide des âges, aujourd’hui de plus en plus dominée, dans les communes appartenant à la première couronne de Montpellier, par les personnes du troisième âge.

 

Les deux cartes suivantes donnent la localisation des ouvertures (en couleur bleue) et des fermetures (en couleur rouge) respectivement en maternelle et en élémentaire.

 

Les cercles en noir représentent la localisation des collèges héraultais.

 

Maternelle :

-         ouvertures essentiellement sur Béziers, le pourtour de l’Etang de Thau, Montpellier Sud et Nord-Ouest

-         fermetures essentiellement sur le Piscénois en Centre-Hérault et sur Clapiers-Teyran au Nord-Est de Montpellier

 

Elémentaire :

-         ouvertures essentiellement en deuxième couronne de Béziers, en troisième couronne de Montpellier, le long de la RN 113 et sur la Ville même de Montpellier

-         fermetures essentiellement à l’Ouest de Béziers, sur le Bédaricien, autour de l’Etang de Thau et à l’Est de Montpellier

 

Les ajustements concernent presque exclusivement les zones urbaines, périurbaines et côtières.

 

Olonzac, Roquebrun, Notre-Dame de Londres, Vacquières et même Ceilhes et Rocozels ! démontrent toutefois que la démographie peut aussi connaître des embellies en milieu rural.

carte scolaire, ouverture classe, fermeture classe, CTSD, qualité enseignement, postes enseignants, Hérault, Clapiers, Castelnau le Lez, Jacou

Maternelle : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

 

 

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Elémentaire : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

16/11/2013

L'écoquartier du Mas de Caylus à Castelnau le Lez

La Commune de Castelnau le Lez souhaite lancer dès septembre 2014 la construction d’un écoquartier dans le secteur du Mas Caylus, à l’extrémité Nord de son territoire.

 

Les 615 logements projetés d’ici 2020 doivent venir en continuité :

  • du Domaine des Oliviers, lotissement castelnauvien, relativement récent, à grandes parcelles,

  • et surtout de l’urbanisation existante du Sud de la commune limitrophe de Jacou.

 

En faisant ce choix, la Municipalité de Castelnau le Lez privilégie un emplacement :

  • paradoxalement isolé par la Route Départementale 65 et très éloigné de son centre ancien comme de son urbanisation du XXième siècle,

  • mais faisant la jonction avec Jacou ce qui crée une conurbation inédite dans le secteur.

 

Cette conurbation concerne aussi la commune du Crès.

 

Quel sera le sentiment d’appartenance des nouveaux habitants du quartier de Caylus à la commune de Castelnau ?

 

Ils risquent fort de se sentir plus Montpelliérains que Castelnauviens.

 

Si ce type d’opération se multipliait autour de Montpellier, cela contribuerait à précipiter « la fin des communes ».

 

A l'évidence, c'est le Tramway qui semble avoir attiré l'urbanisation : le Terminus « Jacou » de sa Ligne 2

jouxte en effet le site.

 

Plus de 80 % des logements seront à moins de 300 mètres du Tramway, distance facile à parcourir à pied.

 

S'il faudra patienter 8 stations pour parvenir à proximité de la Mairie de Castelnau, il en faudra seulement 6 de plus pour joindre la Place de la Comédie !

 

Les habitants de l'écoquartier du Mas de Caylus se sentiront, à n'en pas douter, plus proches de la capitale régionale que de leur propre commune.

 

Montpellier Agglomération et le Cabinet OBRAS, pour le compte de la Commune de Castelnau le Lez, ont mené les premières réflexions prospectives sur le Domaine de Caylus.

 

Une dichotomie entre les terroirs agricoles a été proposée :

  • certains doivent être ouverts à l'urbanisation,

  • d'autres voient leur vocation culturale consacrée sur le long terme.

 

L'idée est de garder en espaces naturels une bande de terrain au Nord du Palais des Sports Jacques Chaban Delmas, comprenant la falaise du « Pli de Montpellier », la Route Départementale 65 ayant vocation à être doublée et donc à passer à 4 voies, des pinèdes sur les hauteurs et des terres agricoles dans le bas-fonds (déjà occupé en partie basse par des bassins de rétention d'eau pluviale).

 

La Municipalité de Castelnau le Lez met en avant la nécessité :

  • de densifier l’urbanisation pour mieux maîtriser l'étalement urbain,

  • de favoriser la mixité sociale.

 

Le diagnostique initial décrit un site où les espaces naturels et agricoles sont valorisés par de superbes pinèdes marquées par une valeur paysagère très forte.

 

Le projet s'inscrit sur 30 hectares dont 19 hectares de surfaces réellement constructibles :

- limite Est = RD 65 et limite communale du Crès

- limite Ouest = le quartier du « Domaine des Oliviers »

- limite Nord = limite communale de Jacou

- limite Sud = Chemin de Caylus

 

Les enjeux relevés sont les suivants :

  • conservation des espaces boisés en bordure Ouest,

  • insertion paysagère et éviter la fragmentation du corridor écologique existant au Sud,

  • conditions d'accès à la Station « Jacou » du Tram et réseaux de voies douces,

  • disponibilité suffisante en eau potable et traitement des eaux usées.

 

Le nouveau quartier :

  • repose sur le concept de « village des amoureux » ou de « hameau nouveau intégré à l'environnement », avec une densité croissante des extrémités vers le centre,

  • a une vocation principale d'habitat avec une mixité urbaine importante (habitats individuels, intermédiaires et collectifs),

  • vise à une intégration au paysage existant,

  • prévoit des infrastructures et des modes de déplacement réduits à une fonction de desserte de quartier.

 

Le quartier est en cul de sac au Nord puisqu'aucune voie de communication ne sera ouverte sur Jacou.

 

Tout en long, occupant grosso modo un rectangle de 1 km sur sa longueur (orientée Sud-Est / Nord-Ouest) et de 300 mètres sur sa largeur (plus près de 400 mètres côté Ouest et finissant en une langue étroite proche de 100 m à l’extrémité Est), sa seule cohérence est le drainage central par le Tramway.

 

D'ailleurs, il est programmé une forte densité de part et d’autre de la Ligne 2 (« pôle de centralité ») et une décroissance de cette dernière en allant vers les extrémités.

 

L'urbanisation de la zone est subordonnée à modification ou à révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme) dont l'enquête publique en cours.

 

La morphologie urbaine prévue sera dense et la hauteur des bâtis diversifiée.

 

La densité imposée par le SCOT (schéma de cohérence territoriale) est de 30 logements par hectare minimum ou encore plus de 4.000 m² de surface bâtie à l'hectare.

 

Le projet porte sur 55.000 m² de surface de plancher, hors équipements publics.

 

Il est envisagé :

- 20 à 25 % de logements individuels,

- 30 à 40 % de logements individuels ou intermédiaires,

- 35 à 40 % de logements collectifs.

 

30 % des logements seront à vocation sociale : c'est le taux minimum fixé par le SCOT de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

 

A quoi correspondent les 615 logements prévus ?

  • 290 seront commercialisés à prix libre (47 %),

  • 140 seront réservés à des primo accédants à la propriété à prix abordable (23 %), c'est-à-dire à des tarifs inférieurs de l'ordre de 30 % par rapport au prix du marché et dont l'accession est conditionnée à des critères de revenus des futurs occupants (ni trop bas, ni trop élevés et donc réservés aux classes moyennes),

  • 185 seront des logements sociaux (30 %), en locatif.

 

Comme dans toute opération d'aménagement, ce sont les logements à prix libre qui doivent garantir l'équilibre financier.

 

 

Ce dernier intègre le financement d'équipements publics qui ne seront pas de ce fait à la charge de la Commune de Castelnau le Lez :

  • des bassins de rétention des eaux pluviales paysagers,

  • un réservoir d'eau potable de 1.500 m3 et le renforcement du réseau de distribution d'eau potable (suite aux exigences du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne, responsable de l'adduction d'eau),

  • un poste de police municipale, dit de quartier,

  • une salle associative,

  • une structure d'accueil pour la petite enfance,

  • 2 classes maternelles et 2 classes élémentaires.

 

Question études secondaires et supérieures, les Facultés sont proches et le Lycée Georges Pompidou (lycée de secteur pour une partie seulement des jeunes de Castelnau, seule commune de l'Hérault répartie sur deux lycées, le second étant le Lycée Joffre au centre de Montpellier), à un jet de pierre, propose des enseignements de grande qualité, dans de nombreuses options.

 

L'offre en classes élémentaires apparaît à côté très terne puisque les enfants seront accueillis dans un petit établissement doté de classes à niveaux multiples.

 

La question du collège de rattachement se posera : celui très éloigné de Castelnau le Lez (Frédéric Bazille), celui saturé de Jacou (Pierre Mendès-France), celui, proche, du Crès (Voie Domitienne) ou celui de Clapiers (François Mitterrand) où se rendent déjà certains enfants des quartiers castelnauviens de Courtarelles et du Domaine des Oliviers.

 

Le projet prévoit « à la marge » 600 m² de commerces et d'activités économiques, au delà d'une implantation ouverte des professions libérales.

 

La Commune de Castelnau le Lez a choisi :

  • de constituer une ZAD (zone d'aménagement différé) sur le secteur afin de contenir au mieux le coût du foncier,

  • de créer ensuite une ZAC (zone d'aménagement concerté) afin d'imputer à l'aménageur le coût des équipements nécessaires à l'urbanisation,

  • de choisir un aménageur privé et non public.

 

Au niveau du bâti existant, le Mas de Caylus est considéré comme un « bâtiment à mettre en valeur ou à requalifier » tandis que le bâti agricole plus au Sud et hors zone d’urbanisation (Mas de Paoletti), est dit « susceptible de changer de destination ».

 

Sur le plan environnemental, des choix ont été faits :

  • maintenir au maximum l'intégrité des pinèdes (« espaces boisés classés »), même si une partie du bois attenant au Mas de Paoletti est ouvert à l'urbanisation,

  • préserver l'alignement d'arbres remarquables existant (allée du Mas de Paoletti),

  • classer de part et d'autre du Chemin de Caylus une bande de 400 m x 50 m en « ruissellement pluvial » (zones appelées inondables lorsque le bassin versant concerné dépasse une superficie de 100 hectares).

 

La question du bon fonctionnement du corridor écologique existant entre le Salaison et le Lez reste toutefois ouverte.

 

De même, le projet dépend beaucoup de son interconnexion, à proximité ou à distance, avec la RD 65 :

  • la protection acoustique n'atteindra un meilleur standard qu'une fois son doublement réalisé,

  • un raccordement viaire de l'opération dans le secteur de la piscine Alex Jany aux confins du rond-point du Salaison et donc des communes de Jacou et du Crès est-il un jour possible ?

  • le passage inférieur en direction du Palais des Sports Jacques Chaban-Delmas sera-t-il pris en charge par le Conseil Général de l'Hérault propriétaire de la RD 65 ou restera-t-il à financer par la Commune de Castelnau ?

  • comment améliorer la circulation entrante dans l'étroite et congestionnée avenue Jean Jaurès, traversant le centre ancien de Castelnau, que la création du grand échangeur routier de Navitau favorisera ?

 

D'autres questions se posent :

  • le manque d'espace public de centralité ne sera-t-il pas préjudiciable à la vie de quartier ?

  • l'offre en logements prochainement importante sur le Nord-Est de Montpellier (programmes en cours de la Draye à Jacou, de L'Olivette et de Via Domitia au Crès, projet d'écoquartier « Le Castelet » à Clapiers, soit plus de 2.300 logements avec le Mas de Caylus), ne risque-t-elle pas de mettre en concurrence les programmes immobiliers ?

 

Il est vrai cependant que ce secteur Nord-Est de l'agglomération demeure un des plus attractifs autour de Montpellier. 

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Nord, côté Jacou

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Sud masquant la RD 65

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Le Chemin de Caylus au delà du Domaine des Oliviers

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Signalétique municipale d'espaces naturels à protéger ... 

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 Partie centrale de la zone à urbaniser de part et d'autre de la ligne 2 du Tramway 

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 Terminus "Jacou" de la Ligne 2 du Tramway

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Alignement d'arbres préservé dans le cadre du projet d'urbanisation

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Schéma d'aménagement de l'écoquartier du Caylus

Crédit photographique : Agathe Catoire

13/10/2013

Comment réduire la pollution de l’air à Montpellier ?

La pollution atmosphérique à Montpellier est certes limitée par rapport à d’autres métropoles françaises mais les concentrations en matières particulaires (PM), en dioxyde d’azote NO2 et en ozone O3 sont tout de même trop importantes sur l’aire urbaine montpelliéraine et encore plus sur la ville centre.

Les connaissances scientifiques acquises récemment au niveau mondial imputent clairement à ces polluants des effets néfastes sur la santé humaine, même à des concentrations inférieures aux normes applicables à ce jour :

- pour les PM10 et PM2,5, maladies cardiorespiratoires, notamment la bronchite chronique, athérosclérose, cancer pulmonaire, du fait des particules elles-mêmes mais aussi du SO2, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des métaux lourds qu’elles fixent,

- pour le NO2, symptômes respiratoires,

- pour l’ozone, augmentation de la mortalité respiratoire, impact sur le développement cognitif, naissances avant terme.

 

La réduction de la durée de vie humaine imputable aux particules fines (PM2,5), principalement issues des moteurs diesel, est notamment chiffrée à 8,6 mois dans l’Union Européenne.

 

Une évaluation de l'impact local de la pollution atmosphérique a déjà été réalisée sur les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès, Grabels, Jacou, Juvignac, Montferrier sur Lez, Montpellier, Saint-Clément de Rivière, Saint Jean de Védas, Vendargues, soit environ 288.000 habitants.

 

Cette étude (période 1999 et 2000 pour la mortalité et 1999 à 2002 pour les admissions hospitalières) conclut à la responsabilité de la pollution atmosphérique dans 34 décès anticipés et dans 79 hospitalisations pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans.

 

De son côté, au vu des premières preuves scientifiques de la nocivité des polluants atmosphériques, l'Union Européenne s’apprête à réviser d’ici 2015 sa politique de qualité de l’air et à durcir ses normes qui jusqu’à présent étaient au mieux égales à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), édictées en 2005 et valables pour tous les pays du Monde.

 

On s’achemine donc vers :

- une réduction de la valeur limite pour les PM2,5 pour l’instant 2 fois supérieure à celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS et pourtant dépassée pour 80 % des Européens,

- un durcissement de la réglementation relative au NO2,

- la fixation de concentrations moyennes maximales d’ozone à long terme.

 

Particules en suspension

 

Elles proviennent des installations de chauffage, des combustions industrielles, de l’incinération et du transport automobile.

 

Au-delà des effets néfastes sur la santé humaine, elles perturbent la photosynthèse par dépôt sur les végétaux et salissent le bâti.

 

En milieu urbain à Montpellier, les PM2,5 s’inscrivent en moyenne annuelle dans une fourchette de 13 à 16 μg/m3 (10 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS) et les PM10 dans une fourchette de 21 à 25 μg/m3 (20 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS), sur les années 2000 à 2003.

 

La réglementation franco-européenne, en l’absence de preuves scientifiques, « couvrait » donc l’existant : avec des objectifs de qualité respectivement égaux à 20 et 30 pour les PM2,5 et les PM10, l’air dans Montpellier pouvait être jugé de qualité satisfaisante.

 

Ce ne sera plus du tout le cas en 2015 où les concentrations en particules devront baisser à Montpellier de 20 à 30 % (si l’Europe s’aligne en 2015 sur les choix de l’OMS datant de 2005 où aucune toxicité n’avait encore été démontrée), voire être divisées par un facteur 2 ou 3 si l’Union Européenne décidait de niveaux de pollution de l’air moitié de ceux de l’OMS.

 

Dioxyde d'azote

 

La valeur guide actuelle de l'OMS (idem en Europe) est de 40 μg/m3 (en moyenne annuelle) : elle est fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé.

 

A Montpellier, les stations dites trafic, enregistrent bon an, mal an, des moyennes annuelles comprises dans la fourchette 60 à 80 μg/m3.

 

A des concentrations dépassant 200 μg/m3, en moyenne horaire, sur de courtes durées, le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

 

Entre 1993 et 2003 inclus, ce seuil a été dépassé à la station Chaptal en moyenne 83 heures dans l'année (fourchette très ouverte allant de 1 heure en 2002 à 245 heures en 1999).

 

C'est aussi le principal agent responsable de la formation :

- des aérosols de nitrates qui représentent une proportion importante des PM2.5

- de l'ozone, en présence de rayons ultraviolets (les Composés Organiques Volatils, autres polluants primaires agissent de concert avec le NO2).

 

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité en centrale thermique, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Ozone

 

Ses précurseurs sont émis en ville.

 

Après la réaction photochimique le synthétisant, le nuage d'ozone gagne les zones rurales où sa teneur culmine en France à un niveau de l'ordre de 60 à 70 µg/m3 (en moyenne annuelle).

 

En ville, les polluants primaires consomment dans un premier temps l'ozone et sa concentration s'établit seulement dans une fourchette de 40 à 60 µg/m3.

 

Mais l'été, les pics d'ozone sont forts, surtout dans les régions ensoleillées comme celle de Montpellier.

 

Des concentrations bien supérieures au seuil de protection de la santé de 120 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures) imposé par la directive européenne 2008/50/CE (objectif de qualité pour la protection de la vie humaine) sont constatées au Nord et au Sud de Montpellier entre 60 et 120 jours par an !

 

Et entre 50 à 100 jours dans des quartiers de la ville tout de même.

 

Lors de l'été 2003, 27 jours ont même dépassé 180 µg/m3.

 

L'OMS a réduit la concentration limite recommandée à 100 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures), contre 120 µg/m3 auparavant sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone même inférieures à 120 µg/m3.

 

3 seuils d'alerte sont fixés en France, à respectivement 240, 300 et 360 µg/m3 (dépassement pendant 3 heures consécutives en moyenne horaire).

 

En août 2011, le premier seuil a été atteint dans le Gard où le Préfet avait réduit les vitesses autorisées sur routes et autoroutes.

 

Responsable de ces épisodes de pollution photochimique préjudiciables pour la santé, l'ozone est aussi accessoirement le troisième gaz à effet de serre après le gaz carbonique CO2 et le méthane CH4.

 

Quelles pourraient être les mesures à prendre sur Montpellier et ses alentours ?

 

Peut-être la fermeture à terme de l’usine d’incinération de Lunel-Viel, une fois l’investissement industriel amorti.

 

La résorption progressive du chauffage individuel ou collectif au fioul.

 

Forcément aussi des mesures de réduction de la circulation automobile.

 

En effet, particules en suspension, dioxyde d'azote et ozone (polluant photochimique secondaire principalement tributaire du dégagement de dioxyde d'azote) sont essentiellement produits par les moteurs des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a déjà pris le taureau par les cornes avec sa politique ambitieuse de transport en commun reposant sur 5 lignes de Tramway à l’horizon 2017.

 

L'intermodalité se développe aussi avec les parkings à voitures et les parcs à vélos équipant les lignes de Tramway tout comme avec le renforcement, futur mais programmé, de l'offre en Transport Express Régional (TER).

 

Le réseau de déplacement doux reste en revanche largement à parfaire : pistes cyclables et piétonnes.

 

Des systèmes de transport en commun de plus petite capacité doivent-ils seulement rester au stade du bus voire du minibus pour le transport à la demande ?

 

Quid du développement du covoiturage ?

 

Sans doute aussi une meilleure organisation des livraisons et du transport de marchandises en ville est possible : c’est un sujet vraisemblablement d’avenir.

 

Faut-il un service public de la livraison à domicile, suite à des commandes via Internet ?

 

Sachant qu’une circulation fluide est moins polluante, l’optimisation des flux est un enjeu fort : la limitation de vitesse à 110 km/h, voire 90 km/h, sur l’autoroute, la régulation sur certains feux tricolores sont déjà des avancées probantes.

 

Le lissage des pointes de circulation passe aussi vraisemblablement par des aménagements dans les horaires de travail et donc des accords avec les employeurs : administrations et privés.

 

Toutefois, la réduction de la circulation automobile est tributaire d’une évolution des mentalités.

 

Tout un chacun doit réfléchir sur l’impact collectif de ses propres pratiques :

- rentrer chez soi pour manger entre midi et deux,

- amener sa progéniture à l’école ou à une activité, avec souvent 2 aller-retour à la clef,

- fréquenter des centres commerciaux ultrapériphériques par rapport à son logement,

- habiter loin de son travail ou des services, etc.

 

L’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises avec des limitations autoritaires de circulation, rendues obligatoires pour préserver notre santé.

 

Qui sera l’autorité régulatrice dans les années à venir ?

 

Toujours l’Etat au travers du Préfet ?

 

Voilà un pouvoir de police bien peu populaire !

 

Le Préfet a déjà la possibilité de prendre des mesures de préservation d’urgence en cas de dépassement des niveaux d’alerte du dioxyde d’azote et de l’ozone :

- diminution de 20 km/h de la vitesse de circulation autorisée sur tous les axes réglementés habituellement à 90, 110 ou 130 km/h et même réduction de 30 km/h lorsque le deuxième ou le troisième niveau d’alerte pour l’ozone est atteint,

- circulation alternée ouverte seulement à la moitié des véhicules possédant la pastille verte, excepté pour les véhicules propres autorisés à se déplacer.

Il existe aussi d’autres mesures d’urgence dites complémentaires :

 - interdiction de la circulation dans les agglomérations des véhicules de plus de 7,5 tonnes du moment qu’il existe un itinéraire de contournement,

 - fermeture de certaines voies à la circulation,

- interdiction de l’utilisation des engins de chantier et des engins mobiles non routiers,

- interdiction des manifestations publiques de sport mécanique,

- interdiction des outils d’entretien extérieur non électriques et de produits à base de solvants.

Nous pouvons tout de même être « sauvés » par l'avènement de la voiture électrique (La Poste s'y met déjà de façon très volontariste).

 

La montée en puissance du chauffe-eau solaire comme de l'isolation du bâti ancien soulageraient les sacrifices à venir sur l'automobile.

 

Bref, la balle est surtout dans le camp des particuliers, au niveau du comportement journalier et au niveau du choix dans les investissements domestiques.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération de Montpellier prévoit de ce fait des mesures :

- d'information du public sur la qualité de l'air (résultats et synthèses des mesures sur le site Internet de l'association AIR LR),

- d'éducation de la population.

 

Bien sûr le public scolaire est visé mais aussi les adultes avec des sensibilisations concernant :

- l'utilisation des solvants,

- la limitation de l'usage des pesticides,

- la réduction des consommations énergétiques dans le résidentiel,

- les performances, les coûts et l'impact sur la santé des différents modes de transport,

- les modes doux de déplacement.

 

Concernant les pollens allergisants, le PPA ne propose aucune interdiction à la vente de certains végétaux ni leur suppression progressive dans les parcs, jardins, haies et alignements.

 

En revanche, des actions de sensibilisation des acteurs sont proposées.

 

Globalement, le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier penche plutôt pour une action sur les niveaux moyens de pollution de fond (baisse de 25 %) plutôt que sur un scénario visant à supprimer les pics de pollution.

 

En effet, les gains sanitaires sont plus élevés dans le premier cas de figures : 40 décès annuels évités (40 % de gain) contre 20 seulement avec la deuxième option (10 % de gain).

 

Le PPA va dans le sens de l’amélioration de la qualité de la vie en Languedoc-Roussillon qui a tout intérêt à cultiver ce point fort comme un avantage compétitif.

06/05/2013

Montpellier en panne de logements sociaux ?

La crise du logement n’est pas vraiment nouvelle en France mais elle pénalise toujours de nombreux ménages.

1,7 millions d’entre eux sont mal logés et en attente d’un logement social.

Le renchérissement du foncier, le prix trop élevé de l’ancien comme des loyers pèse sur le budget des ménages, les transactions immobilières et la construction.

Depuis 1945, le problème est le même : il n’y a pas globalement pénurie de logements mais inadéquation entre la demande des ménages et la qualité ou la localisation des logements.

De nombreux logements sont ainsi vacants :

-         à la campagne, désertée depuis l’exode rural et le vieillissement qui s’en est suivi,

-         dans certaines régions, notamment de l’Est et du Nord, frappées par la désindustrialisation,

-         du fait du développement des résidences secondaires (phénomène qui touche même depuis peu, de façon certes marginale, Montpellier et sa périphérie),

-         en raison de leur insalubrité dans les centres anciens des villes,

-         à cause de la répugnance de certains propriétaires à prendre le risque de louer.

Le nombre de logements vacants mobilisables en France est estimé entre un et deux millions.

Pour inciter les propriétaires à leur bien, la loi Duflot a prévu une extension du dispositif « Solibail ». Il permet à des mal logés de bénéficier d’un logement à prix réduit.

Il offre aussi au propriétaire de nombreuses garanties : paiement du loyer et des charges locatives au prix du marché garanti, même en période de vide locatif, entretien du logement, remise en état, travaux gratuits, contribution en cas de rénovation, déduction des revenus fonciers de 30 à 70 %.

La Loi Duflot prévoit aussi un renforcement de la coercition :

- la réquisition par le représentant de l’Etat des logements en situation de vacance depuis 1 an et non plus 2 ans,

- le relèvement de la taxe sur les logements vacants : 12,5 % au lieu de 10 % la première année d’imposition, 15 % au lieu de 12,5 % la seconde, 20 % au lieu de 15 % à compter de la troisième.

Même si les logements vacants sont quasiment aussi nombreux en France que le besoin en logements sociaux, ils ne sont toutefois pas la cause du déficit de logements dans les grandes villes, leurs périphéries et les autres zones à forte croissance démographique.

C’est l’exemple type de Montpellier où de nombreux logements sociaux doivent être construits.

L’objectif du nouveau Gouvernement est d’atteindre 110.000 logements sociaux neufs par an d’ici 2016.

Au contact permanent de la population, la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) a pris à bras le corps la politique de l’habitat social.

Georges Frêche y était très attaché ainsi que son nouveau Président, Jean-Pierre Moure.

Depuis 2009, la CAM s’est vue déléguer par l’Etat la compétence de l’attribution des aides publiques à la construction des logements sociaux (idem d’ailleurs, depuis 2012, par l’ANAH pour les aides à la rénovation des logements privés).

Le Plan Local de l’Habitat (PLH) de la Communauté d’Agglomération de Montpellier vise sur la période 2013 à 2018, la production annuelle de 1.500 logements locatifs sociaux, répartie en :

-         450 « Prêts locatifs aidés d’intégration », dits PLAI, pour les publics les plus nécessiteux (répartition à 70 % pour le logement familial et à 30 % pour les places d’hébergement en structures collectives du type foyer de jeunes travailleurs ou maison-relais / pension de famille),

-         800 « Prêts locatifs à usage social », dits PLUS,

-         250 « Prêts locatifs sociaux ordinaires », hors étudiants et foyers, dits PLS ordinaires.

L’objectif fixé par le PLH a été atteint en 2012 puisque 1.534 logements sociaux ont été financés.

Types de financement

Objectifs 2012

Réalisé 2012

Objectifs 2013

PLAI

380

423

440

PLUS

730

1.072

730

PLS ordinaire

75

39

230

Totaux

1.185

1.534

1.400

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier recevra en 2013, 3.286.000 € de l’Etat, 1.652.000 € du « 1 % logement » et complètera ce budget par 3.000.000 € sur ses fonds propres.

Les nombres de logements précédents s’entendent hors résidences pour étudiants et hébergements de personnes âgées ou handicapées.

L’Etat prévoit ainsi en outre le financement, via la CAM, la réalisation de :

-         175 logements financés en « Prêt social location-accession », dits PSLA,

-         310 PLS « spécifiques » pour la création de résidences étudiantes et de places en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Le logement social bénéficiera globalement sur l’agglomération de Montpellier, en 2013, de presque 8 millions d’euros, soit en moyenne par logement ou place d’hébergement, au nombre de 1.885, une aide de 4.200 € (sachant que pour le PLAI, le dispositif le plus social, l’aide sera voisine de 10.000 €).

La crise immobilière ne touche donc pas localement la construction de logements sociaux, ce qui démontre l’intérêt du volontarisme politique.

Le problème demeurera toutefois le manque de logements sociaux en périphérie de Montpellier : en effet, si la Ville de Montpellier comptait, au 1er janvier 2011, 26,68 % de logements sociaux ramenés au nombre de résidences principales, seules les communes de Jacou (12,60 %), de Villeneuve lès Maguelone (10,59 %) et de Clapiers (10,06 %) dépassaient le seuil des 10 % dans le reste de l’Agglomération.

Le retard est encore plus fort dans la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or ou encore dans la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup, y compris dans les villes qui en font partie.

L’effort en terme de logements sociaux doit gagner obligatoirement toutes les communes : c’est la condition sine qua non pour mieux loger nos concitoyens.

C’est ce que nous examinerons lors de la prochaine note de « Montpellier Villages » qui s’intitulera : « Logement social : qui en a peur ? ».

 

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"Les Colombes" à Clapiers

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"Les Tourterelles" à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

22/03/2013

Honneur à Jonathan Ligali, un champion de Foot clapiérois

De nombreux enfants et adolescents rêvent de devenir champions de foot.

Jonathan Ligali, jeune Clapiérois de 21 ans, leur montre l’exemple.

Né à Montpellier le 28 mai 1991, Jonathan est d’origine béninoise.

Toute sa famille habite Clapiers.

C’est un joueur athlétique avec ses 1,83 m et ses 82 kg.

Il a commencé à jouer à l’âge de 7 ans au Sporting Club de Jacou avant de signer au Montpellier Hérault Sport Club en juillet 2003, où il rejoint le centre de formation de Grammont.

Jonathan Ligali occupe la place de gardien de but.

Il a été sélectionné en équipe de France 16 fois au total :

- 1 fois en U16,

- 2 fois en U18,

- 4 fois en U19,

- 9 fois en U20 (moins de 20 ans), dont 7 fois en Coupe du Monde, en l’occurrence en Colombie pour l’édition 2011 (matchs joués contre le pays hôte, l’Equateur, le Mali, le Mexique, le Nigéria, le Portugal et la République de Corée / France battue 3 -1 pour la troisième place par le Mexique).

Dès la saison 2008-2009, Jonathan est le gardien de but de l’équipe montpelliéraine réserve, évoluant en CFA 2.

Cette même saison, il devient Champion de France en emportant avec les juniors du club la Coupe Gambardella (victoire 2 – 0 face à Nantes, avec notamment Younès Belhanda, Rémy Cabella, Abdelhamid El Kaoutari et Benjamin Stambouli).

Après avoir franchi avec succès toutes ces années d’apprentissage, Jonathan Ligali devient professionnel en 2011, avec un contrat de 3 ans au MHSC.

Mais il lui a fallu être patient avant que la Ligue 1 lui ouvre les bras.

C’est arrivé ce 1er décembre 2012 avec son premier match à Lyon, où il s’est permis une magnifique intervention, évitant à Montpellier d’encaisser un second but.

Et comme si un bonheur n’arrivait jamais seul, Jonathan a été aligné, 3 jours plus tard, par l’entraîneur de Montpellier, René Girard, à domicile, en Ligue de Champions, face au FC Shalke 04.

Un baptême du feu dense avant la trêve de Noël !

Comment Jonathan en est-il arrivé là ?

C’est la Coupe du Monde 1998 qui a été le déclencleur et l’a attiré vers le Foot.

Les Français en haut de l’Olympe : cette fabuleuse épopée humaine lui a donné envie de fouler une pelouse.

Au débat, le Football n’a été qu’un amusement et l’objectif de réussite n’est venu qu’après sa détection comme jeune talentueux, à fort potentiel, à l’âge de 12 ans, par le Club de Montpellier.

Jonathan, s’il en a eu le rêve assez précocement, ne pensait pas toutefois au départ devenir joueur professionnel.

Il s’est forgé un solide caractère grâce à ce sport d’équipe : le mental progresse avec les échecs, l’important étant pour lui de toujours trouver les ressources pour rebondir.

Bien entouré par sa famille, d’origine béninoise (un bel exemple de pays africain, francophone, démocratique et stable politiquement où le Football est très présent), il apprécie dans le sport les valeurs fortes de la vie que sont le respect, le travail, la discipline vis-à-vis de soi-même et des autres, la détermination et la solidarité.

S’il a choisi le poste de gardien de but, c’est par hasard d’abord et ensuite par goût.

Si le dernier défenseur court peu en match, c’est en revanche lui qui subit, jour après jour, l’entraînement le plus intense, le plus dur.

Par rapport aux joueurs de champ qui ont droit à de petites erreurs, le gardien de but assume une lourde responsabilité : il doit rester complètement concentré et être très fort mentalement.

Comme tous les sportifs de ce niveau, il a ressenti la présence, la sollicitation, la pression des médias dès son irruption en Ligue 1 et en Ligue des Champions.

Jonathan sait garder la tête sur les épaules et anticipe déjà sa reconversion – dès l’approche de 30 ans en général – en préparant ses brevets d’éducateurs, ce qui lui permettrait de rester dans le milieu du Foot.

Il est bien intégré dans un groupe qui a la réputation à Montpellier d’être très solidaire.

Les joueurs partageant les même objectifs, de longues heures ensemble sur les terrains, de longs moments communs en déplacements, ce qui resserrent les liens, joueurs vedettes et jeunes joueurs cohabitent sans clivage aucun.

Jonathan Ligali vit ainsi une expérience riche qui demande une grande rigueur de vie mais qui va aussi marquer son existence, en faisant de lui un bel exemple de réussite pour la jeunesse.

jonathan ligali,clapiers,clapiérois,jacou,football,mhsc,montpellier la paillade,gardien de but,sport,championPhoto : Site UEFA

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Photo : France Football

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Photo : France Football

08/12/2012

Viviers, terre d’élection de la nouvelle agriculture

L’agriculture péri-urbaine est en cours de mutation : l’extension de la ville consomme des terres fertiles tandis que les citadins recherchent de plus en plus les productions locales.

Le Domaine de Viviers, sis sur les communes d’Assas, de Clapiers, de Jacou et de Teyran, acquis récemment par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, est en train de devenir :

-         un refuge pour des viticulteurs en quête d’une stabilité foncière (relocalisation suite à expropriation pour passage de grandes infrastructures, besoin d’agrandissement, recherche d’un bail à long terme permettant de rentabiliser une plantation de vigne),

-         une opportunité pour l’installation de paysans souhaitant cultiver en Bio et commercialiser en circuit court.

C’est l’histoire de la venue de ces derniers, en l’occurrence des maraîchers, qui a attiré la visite d’une centaine d’agents de développement, d’acteurs de territoire, de défenseurs de la coopération, d’étudiants, de salariés et de bénévoles de l’économie sociale et solidaire, venus de toute la France.

Ces derniers étaient réunis à Montpellier et à Clapiers les 15 et 16 novembre 2012, à l’occasion des Rencontres du Réseau National des Espaces Tests Agricoles (RENETA).

Plusieurs grandes fédérations nationales (FNCIVAM, AFIP, CELAVAR, FADEAR, etc.) se sont en effet associées pour partager leurs expériences en matière de parcours de compagnonnage, de tutorat, de pépinière, de couveuse, d’incubateur, de portage salarial et autres lieux où des moyens de production (terres, matériel, outils de transformation et de commercialisation) sont mis à disposition de personnes souhaitant créer leur propre exploitation agricole.

Quoi de plus efficace pour réorienter l’agriculture que de nouveaux paysans qui, d’emblée, s’adaptent au marché et à la nouvelle demande sociale.

Ce type d’initiatives se multiplie en France :

-         Réseau francilien des AMAP (associations de maintien de l’agriculture paysanne),

-         développement des produits agricoles en circuits courts dans la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon (maraîchage Bio),

-         Terra Vitae en Haute-Normandie, dont la maxime est « Il est possible de nourrir l’Humanité sans détruire la Planète », avec la promotion de la permaculture et des micro-fermes,

-         au niveau de l’enseignement public agricole avec deux sites : « Les Prés d’Amont » au Lycée horticole de Blois (département du Loir-et-Cher) et « Biopouce » au Lycée agricole de Coutances (département de la Manche),

-         couveuse régionale agricole Languedoc-Roussillon avec une implantation à Barjac (département du Gard) en liaison avec l’association Terre de Liens et à Clapiers.

L’ADEAR Languedoc-Roussillon a mené à bien, avec l’appui financier du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, une étude pour définir la faisabilité et le statut juridique d’un espace-test agricole.

Ce travail a débouché sur la création de la Coopérative Terracoopa, dont Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR-LR, Frédéric Sanchez de Crealead et Joseph Le Blanc, ancien animateur de l’ADEAR-LR sont les fondateurs.

L’ADEAR-LR, association régionale de développement agricole, a été créée dans les années 2000, notamment par des dirigeants de la Confédération paysanne (Guy Kastler, Dominique Soullier, héraultais, Pierre Bérato, Michel Curade, Michel David, Richard Le Masson, audois et Nicolas Duntze, gardois) et par Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.

Joseph Le Blanc, nommé gérant de Terracoopa, a été chargé de recruter 7 maraîchers Bio, devant bénéficier chacun d’une parcelle d’1 hectare.

A l’heure actuelle, Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance s’affairent pour mettre en place sur leurs terres le réseau d’irrigation sous pression alimenté par l’eau du Rhône.

Dès le printemps, ils vendront leur production maraîchère diversifiée localement et souhaitent tenir un stand commun sur le marché hebdomadaire dominical de Clapiers.

4 autres maraîchers Bio s’établiront ultérieurement : ils pourront développer des ventes de produits frais et de saison par paniers solidaires, cueillette sur site, dans le cadre d’une association de maintien de l’agriculture paysanne ou toute autre formule associant plus ou moins les consommateurs.

Au bout de 3 ans, ces nouveaux paysans, essaimeront dans toute la région pour se fixer au lieu de leur choix.

Partout en France, le contexte de l’installation agricole ou de la création d’activités en milieu rural, voire péri urbain, est en effet difficile : problèmes d’accès au foncier, connaissances techniques insuffisantes, freins à l’intégration sociale dans le territoire, faiblesse des capitaux propres, forte concurrentialité du secteur, aides européennes réservées aux exploitations de taille conséquente et de fait principalement aux transmissions.

L’espace-test en agriculture est donc une solution émergente et innovante pour parvenir à des installations agricoles durables.

Dans le détail, « le test d’activité consiste à développer une activité agricole de manière responsable et autonome en grandeur réelle, sur une durée donnée et dans un cadre qui limite la prise de risque, afin d’évaluer le projet et soi-même, dans le but de décider de la poursuite, de l’ajustement ou de l’abandon du projet.

Pendant ce test, il n’y a une mise en situation "grandeur réelle" sur un lieu test qui "héberge" le porteur de projet.

Ce dernier bénéficie dans ce cadre d’un statut spécifique, de mise à disposition des moyens de production et d’un accompagnement (tutorat) professionnel.
Ce test permet à "l’entrepreneur à l’essai" de :
 mettre en pratique et développer ses compétences professionnelles,
expérimenter la faisabilité technique, économique, humaine de son projet (de la production à la commercialisation) dans un environnement sécurisé,
prendre le temps de tisser des liens avec les différents acteurs du territoire,
mener une recherche foncière et construire dans la durée son projet technico-économique et financier avec les partenaires. »
Un espace-test est donc en réalité un outil de développement local s’inscrivant dans les dispositifs d’accompagnement existants (interventions de Terres Vivantes, du Civam Bio, de l’AIRDIE, financements du Conseil Général, par exemple dans l’Hérault), favorisant l’installation progressive, en particulier pour les porteurs de projet non issus du milieu agricole.

Le grand public connaît trois grands types de structures d’appui à la création d’activités : la couveuse, l’incubateur et la pépinière.

Le porteur de projet signe avec la couveuse d’activités un « Contrat d’appui au projet d’entreprise » (appelé CAPE) de 12, renouvelable 2 fois.
La couveuse émet les factures, suit la comptabilité, apporte un suivi personnalisé, juridique et technique.

Le porteur de projet immatricule son entreprise, la couveuse règle les cotisations sociales pour son propre compte et elle est solidairement responsable avec lui.

Le porteur de projet doit avoir été bénéficiaire précédemment d’un minimum social (RSA, ASS, RMI) ou avoir été dirigeant d’une entreprise unipersonnelle.

A Viviers, chaque maraîcher Bio abandonnera à Terracoopa 10 % de son chiffre d’affaires et récupérera comme il se doit le bénéfice de son travail.

La coopérative d’activités Terracoopa, aidée financièrement par la Région Languedoc-Roussillon, procède aux investissements : réseau d’irrigation, électrification, achat d’un tracteur, tunnels froids.

Un incubateur (Cf. Cap Alpha à Clapiers) soutient, quant à lui, une étape clef de la gestation d’un projet innovant, afin de développer suffisamment un concept, une technologie, un process, avant son industrialisation ou son lancement dans le tertiaire.

Quant à la pépinière (autre fonction de Cap Alpha), elle s’adresse aux jeunes entreprises qu’elle suit et accompagne dans leur développement et leur croissance.

Pour revenir à Terracoopa et au Domaine de Viviers, s’il existait déjà des couveuses pour les services, l’artisanat et l’industrie, elles sont nouvelles en agriculture : Clapiers héberge donc une initiative innovante, porteuse en terme de développement durable.

Création de 7 emplois, pérennisation de l’agriculture, préservation des sols et des eaux, offre de produits alimentaires sains, la commune de Clapiers et ses alentours vont bénéficier à plein du dynamisme de Terracoopa, de sa couveuse et de ses maraîchers Bio.

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Parcelle permettant l'installation à terme de 7 maraîchers Bio

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Le Domaine de Viviers n'a jamais tant reçu d'experts en agriculture 

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Gilles Fourgous donne avec pédagogie et humanité tous les détails de son installation

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Le groupe de visiteurs conduit par Christian Abbes

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 "Le seul ouvrier agricole du Domaine",

comme le dit avec malice son propriétaire Johan Crance

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 Plantation de sorgho fourrager pour couvrir le sol et servir d'engrais vert

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 Johan Crance à la tête de son groupe d'agents et d'acteurs de développement

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Une rencontre riche en échanges

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La Coopération : que du bonheur !!!

De gauche à droite : Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR LR, Frédéric Sanchez de Crealead, Joseph Le Blanc (les fondateurs de Terracoopa), Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance (les 3 premiers producteurs de maraîchage Bio), Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/07/2012

L’aire d’accueil des gens du voyage à Castelnau le Lez

Les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou se sont associées pour créer une aire d’accueil intercommunale des gens du voyage, à proximité du boulevard Philippe Lamour, accessible par le chemin de Doscares, sur la commune de Castelnau, en limite de celle de Saint-Aunès.

D’une capacité de 40 places (20 emplacement doubles), cette aire d’accueil comprend des blocs sanitaires individuels (WC, lavabos/douches, évier, point d’eau, boîtier abritant des prises de courant).

Les eaux usées seront évacuées via un poste de refoulement sur le réseau existant ; un poteau d’incendie sécurise la zone et un merlon de terre protège l’aire du bruit de la circulation venant de l’avenue Philippe Lamour qui conduit ensuite, par la rue de la Vieille Poste, au Millénaire et au quartier de la Pompignane à Montpellier.

L’aire d’accueil, flambant neuve, est prête à accueillir ses premiers occupants.

L’architecte a choisi une trame circulaire retrouvant la forme d’un campement, favorisant les échanges communautaires, ménageant de grands espaces dédiés aux fonctions ménagères et de la vie sociale (nettoiement du linge, assemblées, repas, festivités, etc.).

Un local d’accueil sera occupé, à l’entrée, par un agent gestionnaire.

L’aire sera fermée 3 à 4 semaines par an pour permettre les travaux.

Un autre agent s’occupera de la maintenance du site.

Une conseillère en économie sociale et familiale à mi-temps interviendra pour prévenir les difficultés sociales (accueil et accompagnement personnalisés, action alimentaire dont épicerie sociale, accès aux droits sociaux, aides facultatives et actions éducatives pour les enfants).

L’aire d’accueil sera gérée en régie par le Comité Communal d’Action Sociale de Castelnau le Lez.

Le coût global de l’opération s’est monté, en investissement, à 1.172.628 € HT couvert par des subventions de l’Etat à hauteur de 426.880 €, du Département de l’Hérault de 122.000 €, de la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier de 18.280 € et par un autofinancement des communes proportionnellement à leur population, soit pour Castelnau le Lez 288.660 € (15.536 habitants), Le Crès 128.184 € (6.899 habitants), Jacou 94.572 € (5.090 habitants) et Clapiers 94.052 € (5.062 habitants).

Compte tenu des importantes aides versées par le Conseil Général de l’Hérault, le budget de fonctionnement (114.700 € de prévisionnel la première année dont 73.580 € du CG34) sera équilibré en 2012 comme 2013, sans participation financière des communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou.

A partir de 2014, le solde à partager entre les communes s’élèvera à 5.000 € par an, toujours au prorata de la population.

Un règlement intérieur autorise des séjours de 3 mois maximum, sauf pour les familles dont les enfants sont scolarisés.

Ces derniers seront répartis dans les écoles du secteur ou bien regroupés dans une classe dédiée.

Comme les écoles de Castelnau le Lez et du Crès ne sont pas accessibles à pied, les enfants fréquenteront vraisemblablement les restaurants scolaires.

Chaque famille déposera une caution de 100,00 € en arrivant, se verra facturer la consommation des fluides (eau et électricité pour environ 7 € par jour) qu’elle sera amenée à prépayer et s’acquittera d’un droit journalier d’usage de 3,00 €.

Ni bruit, ni dépôts, ni stockages, ni rejets d’eaux sales, ni stationnement en bordures de l'aire ne seront autorisés.

Le principe de l’accueil est la responsabilisation des familles par un engagement préalable au respect du règlement et une individualisation des équipements sanitaires.

L’accompagnement social est primordial pour une aire d’accueil des gens du voyage, orientée vers les familles comme celle de Castelnau le Lez.

Appui à l’insertion professionnelle, facilitation de l’accès aux soins, (grâce notamment aux cliniques montpelliéraines et au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier), aux prestations administratives et aux équipements de proximité, alphabétisation, scolarisation de la jeunesse, font partie des objectifs.

Ce type d’équipement permet d’accueillir dignement les gens du voyage, très attachés à revenir tous les ans sur des terres que leurs ancêtres parcouraient déjà, de leur donner une égalité d’accès aux droits sociaux, d'exercer aussi pleinement leurs devoirs et globalement de respecter leur citoyenneté (Liberté, Egalité, Fraternité).

 

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Intégration dans le site de l'aire d'accueil des gens du voyage de Castelnau le Lez

 

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Voie d'accès à partir du chemin de Doscares 

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 Vue du local d'accueil, du transformateur

et du local de collecte des ordures ménagères

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 Intégration dans le site et merlon anti-bruit

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  Vue intérieure côté Nord

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Blocs sanitaires individualisés pour 1 emplacement

(2 places de stationnement)

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 Trame circulaire pour le stationnement des caravanes et camping-car

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

19/01/2011

Lancement de campagne

Suite à la réforme territoriale, les derniers conseillers généraux seraient élus les 20 et 27 mars prochains.

 

Ils céderaient la place à des conseillers territoriaux, à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux, élus sur des circonscriptions comprenant une population de l’ordre de 17.000 habitants.

 

Le renouvellement de la moitié des conseillers généraux du Département de l’Hérault en 2011 n’ouvre donc qu’un mandat de 3 ans.

 

La réforme territoriale, à laquelle la Gauche s’oppose et qui pourrait donc être remise en cause au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2012, conduirait au doublement, sur la Circonscription Montpellier 3, au doublement du nombre de cantons.

 

En effet, la première règle est que les nouveaux cantons seront dessinés à l’intérieur des circonscriptions issues du récent découpage.

 

La seconde règle du nombre d’habitants (de l’ordre de 17.000) conduiraient à 6 cantons, contre 3,5 actuellement : Castelnau-Le Crès, Montpellier 2 avec Clapiers et Montferrier, Castries et la moitié Nord du Canton de Lunel.

 

Les cantons comptant le plus d’électeurs dans l’Hérault sont : Agde (environ 34.000 électeurs), Castries (~ 31.000), Lunel (~ 30.000), Mauguio (~ 27.000), Béziers 4 (~ 26.000), Montpellier 8 (~ 24.000), Mèze (~ 23.000), Lattes (~ 23.000) et Montpellier 10 (~ 22.000).

 

Ils sont donc essentiellement concentrés sur la côte méditerranéenne ou son arrière-pays immédiat.

 

A l’opposé, des cantons, certes proches de Montpellier mais plus ruraux, regroupent très peu d’électeurs : Canton de Claret avec environ 3.000 électeurs et Canton de Saint-Martin de Londres avec environ 4.000 électeurs.

 

Ainsi, Christian Jean, Conseiller général du Canton de Claret fut élu avec 1.409 voix tandis que Jean-Marcel Castet dut obtenir 11.591 suffrages pour devenir conseiller général, soit le maximum atteint dans l’Hérault.

 

Ce dernier, à nouveau candidat sur le Canton de Castries, inaugurait son local de campagne à Jacou ce samedi 15 janvier 2011.

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Loin des luttes fratricides au sommet du Parti Socialiste et des vicissitudes que subit la Fédération de l’Hérault depuis sa mise sous tutelle par les instances nationales, le lancement de la campagne de Jean-Marcel Castet s’est faite dans la convivialité et la fraternité.

 

Il faut dire que le Conseiller général sortant a été le seul candidat à l’investiture interne : il a fait l’unanimité auprès des camarades du Parti Socialiste du canton.

 

Autour de lui se sont pressés les militants socialistes du secteur mais aussi des sympathisants et des personnalités souhaitant son élection.

 

Sa suppléante, Claudine Vassas-Mejri, Maire-adjointe de la Commune de Castries chargée de l’environnement, de l’aménagement de l’espace, du tourisme et du patrimoine, a pu donner les raisons de son engagement.

 

De nombreux élus locaux étaient venus de toutes les communes voisines pour signifier leur soutien plein et entier. 

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Jean-Marcel Castet, Maire de Jacou, est un grand rassembleur, de la Gauche certes, mais aussi de nombreux progressistes issus de différents mouvements politiques proches du Centre.

 

Sa personnalité, calme et pondérée, le travail qu’il a mené sur le terrain lors de ces dernières années, font qu’il inspire une grande confiance à de très nombreux habitants des communes d’Assas, Guzargues, Teyran, Montaud, Buzignargues, Galargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Beaulieu, Restinclières, Sussargues, Saint-Drézéry, Castries, Jacou, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès et Saint-Geniès des Mourgues.

 

Jean-Marcel Castet qui recevait, le même jour, des mains du Préfet de l’Hérault, les insignes de l’Ordre National du Mérite, pour son engagement syndical, militant, professionnel et institutionnel, a pu constater, à l’aune du millier de citoyens venus fêter cet événement, sa popularité.

 

En reprenant le bon mot de Simon Sitbon, militant syndical CFDT engagé dans l’économie sociale, qui opposait en souriant l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à l’« Ecole Nationale Ouvrière » que constituait dans les années 70 cette centrale syndicale, le Préfet Balland a rendu un hommage appuyé à celui qui, issu du peuple, a su capter sa confiance et le représenter dignement.

 

La popularité d’un candidat, la mobilisation des militants et l’engouement des électeurs, lorsqu’ils sont au rendez-vous, mènent souvent à la victoire.

 

Sur le Canton de Castries, les grands partis seront présents pour cette importante échéance démocratique : le Parti Socialiste, donc, avec Jean-Marcel Castet, mais aussi le Front National, l’UMP, Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, etc.

 

Ces derniers essaieront dans les semaines qui viennent de passer des alliances avec de plus petites formations ou mouvements politiques pour augmenter leurs chances de succès.

 

Les élections cantonales, par nature uninominales, laissent aussi une chance à des personnalités locales se présentant sans étiquette.

 

Pour que la démocratie vive, il est important que les électeurs bénéficient d’une réelle diversité programmatique et que la campagne se déroule dans une bonne ambiance.

 

Le droit de vote, surtout pour les femmes, est nouveau à l’échelle de notre histoire.

 

Ce n’est souvent que quand on en est privé qu’on se rend compte de son extrême importance : celle de pouvoir nous exprimer en toute liberté et d’influer sur le cours de notre pays.

02/01/2011

Chants de Noël

Dimanche 19 décembre 2010, l’Association « Sonrisas y sol de España » nous ravissait de chants espagnols traditionnels.

 

Au Centre œcuménique de Jacou, la chorale « Viento del Sur », illuminait la salle par la chaleur et l’enthousiasme de ses chants de Noël, appelés « villancicos » ou « villancicos navideños ».

 

Le Président de l’Association, Denis Llorca, était fier de nous présenter sa culture.

 

Ces chants profanes apparus au 13ème siècle, à l’âme populaire, sont considérés désormais comme un patrimoine de la culture espagnole.

 

Pour Noël (en l’occurrence Noël avant la lettre), moment de rassemblement et de joie, leur gaieté avait toute sa place dans ce lieu de culte.

 

L’Association  « Sonrisas y sol de España », très active dans son village de Jacou, compte plus de 100 adhérents.

 

Pour 2011, elle prépare notamment :

-         un voyage culturel en Extremadura et au Portugal, proche de cette Autonomie espagnole à l’Est de Castilla-La Mancha et au Sud de Castilla y León,

-         une exposition et une conférence sur le grand écrivain Cervantès, dans le cadre de sa coopération annuelle avec le Collège Pierre Mendès-France qui reçoit les élèves de Jacou, Montaud, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry et Teyran.

 

Comme dans tout le Midi, de nombreux Jacoumards ont des ancêtres venus d’Espagne, quelquefois après un crochet par l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie.

 

D’autres habitants de ce village, dont les origines sont très variées, se passionnent aussi pour la si riche culture espagnole.

 

A Jacou, la population de nationalité espagnole a représenté aux recensements du début du 20ème siècle, 4 habitants sur 152 en 1911 (3 %), 37 habitants sur 175 en 1921 (21 %), 52 habitants sur 159 en 1926 (33 %) et 71 habitants sur 179 en 1931 (40 %).

 

En 1931, les patronymes Aracil, Arigno, Barcelo, Cañanes, Carmona, Castillon, Chorro, Ferrer, Garcera, Gill, Gomez, Gonzalez, Iranzo, Juan, Lledo, Lopez, Morillar, Martinez, Maury, Prieto, Ripol, Seglar, Soler, Soto sont représentés à Jacou.

 

Iles habitants qui les portent sont issus d’une multitude de localités espagnoles, dont parmi les plus connues : Alicante, Barcelone, Valencia ou encore Villaréal.

 

Au recensement de cette même année 1931, seulement 34 Jacoumards sont nés à Jacou (19 %).

 

Ces familles espagnoles accueilleront des décennies plus tard, au même titre que quelques rares familles autochtones déjà présentes au 19ème siècle, dans leur village, les nouveaux venus du programme des « chalandonnettes », au début des années 70, puis les habitants des lotissements des années 80 et enfin les nouveaux arrivants sur la programme de La Draille maintenant.

 

Jacou comptera ainsi 247 habitants en 1968, 1259 en 1975, 1774 en 1982, 3795 en 1990, 4757 en 1999 et 5054 en 2010.

 

Du fait de l’origine de ses « premiers habitants » (ceux de l’époque moderne), les « villancitos » font donc partie du fond culturel de Jacou.

 

Ils tirent leur étymologie de « villanos », terme équivalent à « villain » en Français, ce qui signifie qu’ils ont des racines populaires.

 

Cette forme poétique et musicale s’est surtout développée du 15ème au 18ème siècle.

 

Elle a perduré jusqu’à nos jours et nous a laissé des hymnes très connus.

 

Les « villancicos » sont une expression populaire de toute la Péninsule ibérique mais aussi de l’Amérique du Sud.

 

Dans l’Histoire, l’Eglise a combattu certains morceaux mais elle en a aussi assimilé certains sous forme de chansons sacrées en latin et même sous forme de chants liturgiques.

 

Ces « villancicos » sont souvent polyphoniques (chants à 2, 3 ou 4 voix) même si certains peuvent ne faire appel qu’à une seule voix.

 

S’ils sont peu connus en France, ils n’en demeurent pas moins un patrimoine culturel du même ordre d’importance que celui que nous ont légué les Trouvères en Langue d’Oil et, dans le Midi, les Troubadours en Langue d’Oc.

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La chorale "Viento del Sur" au Centre œcuménique de Jacou

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Les deux guitaristes et le groupe des femmes

 

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Les voix féminines pour interpréter un villancico

 

 

 

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Toute la passion castillo-andalouse dans ce chant de Noël

 

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 L'application d'un des deux guitaristes

 

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Le Président Denis Llorca présente la chorale "Viento del Sur"

et les villancicos navideños au programme

Crédit photographique : Fleur Dache

11/11/2010

La biodiversité et la nature en ville

Dans le cadre de l’élaboration de l’Agenda 21 de Jacou, la Municipalité de cette commune a organisé une soirée de réflexion, le mardi 26 octobre 2010, à la Salle de la Fabrique, sur le thème de « La nature en ville : comment la préserver, comment la gérer ? ».

 

Presque 100 personnes s’étaient déplacées pour écouter un exposé de Jean-Pierre Vigouroux (résumée dans la présente note), membre des écologistes de l’Euzière, association basée à la Maison Départementale de l’Environnement de Restinclières sur la commune de Prades le Lez.

 

Renaud Calvat, Premier adjoint, délégué à l’aménagement du territoire et au développement durable, a co-animé le débat, en présence de Joëlle Aliaga, Conseillère municipale déléguée aux travaux, à la gestion des espaces naturels et à l’Agenda 21.

 

L’Association « Préserver le cadre de vie à Jacou », l’Association « Jacou Jardins Familiaux » et l’Association « Histoire et patrimoine » étaient bien représentées.

 

Autour de la Méditerranée, plus qu’ailleurs, l’homme a façonné les paysages dont nous avons hérité.

 

En dépassant le stade de la chasse et de la cueillette, l’homme, en se sédentarisant au chalcolithique, a accédé à l’élevage et à l’agriculture avec un impact grandissant de façon exponentielle sur son habitat.

 

D’ici 2050, 70 % de la population mondiale habitera en ville ; l’espace artificialisé a doublé en Europe en 50 ans ; l’Hérault reçoit 1.500 habitants supplémentaires tous les mois.

 

La ville, jugée insalubre au XIXème siècle, a été Haussmannisée avec de grandes trouées dans le bâti existant et de grands aménagements urbains.

 

Ces derniers (création de l’assainissement, de parcs, de promenades) ont été guidés par une vision hygiéniste : « faire propre », ce qui conduit à fortement rectifier et redresser la nature.

 

La mécanisation de l’agriculture et la réindustrialisation de la France dans les années 50 entraîne l’exode rural vers une ville qui se dote de ZUP et où la nature est tout aussi canalisée.

 

La villa individuelle n’a pas apporté un changement d’approche avec des jardins artificiels basé sur la pelouse anglaise, l’arrosage à l’eau potable, la haie de thuyas, le désherbage des allées minéralisées.

 

Ce n’est qu’à partir de 1986, avec l’« invention » de la biodiversité que l’on s’est aperçu que la nature existait toujours en ville malgré l’urbanisation et l’artificialisation : persistance des « mauvaises herbes », des insectes, des oiseaux, des petits mammifères, des reptiles, compagnons familiers, vivant en commensaux à notre table ou, à tout le moins, sur la même parcelle d’espace.

 

Cette biodiversité, nous commençons à en saisir l’importance ainsi que ses fonctions vitales pour l’homme : épuration de l’eau, pollinisation, production fruitière et vivrière, maintien des sols, recyclage de la matière organique, etc.

 

En chiffres, 99 % de la nourriture est issue de la biodiversité ; elle nous donne un médicament sur 2 et 40 % de l’économie mondiale repose sur les produits naturels.

 

La biodiversité en ville est moins spectaculaire : elle est ordinaire, faite d’espèces courantes.

 

De ce fait, elle est peu considérée avec, comme corollaire, un défaut de prise en compte, une absence de politique de gestion, malgré les innombrables services écologiques et sociaux qu’elle rend.

 

Les problématiques et les enjeux liés à la nature en ville sont :

-         une forte imperméabilisation entraînant notamment des risques d’inondations,

-         une importante fragmentation de l’espace et donc des habitats écologiques,

-         une pollution liée à l’usage de phytosanitaires pour l’entretien des voiries, des jardins publics et privés,

-         une tendance à l’envahissement par des espèces exotiques s’arrogeant à titre exclusif des niches écologiques.

 

Concernant les pesticides, l’Organisation Mondiale de la Santé a constaté 1.000.000 empoisonnements graves et 220.000 décès en 2008.

 

Au niveau national, 76.000 tonnes de « matières actives » ont été utilisées la même année, dont 8.000 tonnes en Languedoc-Roussillon (la viticulture en consomme beaucoup), dont 10 % dans les jardins (quantité responsable de 30 % de la pollution des eaux).

 

Sur ce plan précis, la Commune de Jacou a réagi en supprimant l’utilisation des pesticides (essentiellement des désherbants), il y a déjà 18 mois.

 

Que peut-on faire, à son niveau, chez soi ?

 

Utiliser des plantes résistantes à la sècheresse, créer un jardin sec, planter des arbres à petits fruits, végétaliser la toiture de son habitation, fabriquer des gîtes à hérisson, à insectes, composter ses déchets ménagers, bannir les produits phytopharmaceutiques, …

Au niveau des Services techniques des collectivités territoriales, le mot d’ordre est aux prairies fleuries, aux espaces verts non irrigués, au zéro pesticide, à la plantation d’essences locales, au maintien des arbres morts à cavité (qui hébergent notamment le Rollier d’Europe, oiseau migrateur rare vivant dans les collines des premiers reliefs succédant à la plaine côtière).

 

La prise de conscience de l’importance de la biodiversité en ville est maintenant effective dans les grandes villes et elle gagne, petit à petit, les communes périphériques.

 

Une fois l’exposé de Jean-Pierre Vigouroux sur la nature en ville terminé, les questions de l’assemblée ont vite tournée autour du projet jacoumard d’aménagement de la colline de Las Bouzigues.

 

Ce poumon vert, pris dans l’urbanisation, est très apprécié par la population d’où des problèmes de piétinement (régression des iris nains, des glaïeuls sauvages, des ophrys et même du thym) et de fréquentation non souhaitée, en l’occurrence celle des quads et des motos.

 

La Municipalité de Jacou prévoit la création d’un sentier botanique, l’aménagement doux de 6 espaces dans la pinède équipés chacun d’un panneau pédagogique puis décliné par une signalétique, à élaborer en lien avec les écoles élémentaires, sur les espèces présentes.

 

L’objectif de la prise en charge est d’arrêter l’érosion des murs en pierre sèche, de canaliser la fréquentation, de nettoyer certains bosquets pour dégager la vue et le pied d’anciens oliviers ainsi que de conserver, par endroit, l’embroussaillement au pied de certains arbres afin de protéger des habitats écologiques.

 

L’attachement de la population est tel que beaucoup d’habitants du village ont déjà participé au nettoyage du secteur de Las Bouzigues.

La Municipalité a pour ambition la mise en valeur paysagère, le filtrage de la fréquentation réservée aux piétons et déplacements doux, le maintien du patrimoine vernaculaire, la préservation de la richesse faunistique et faunistique.

 

Le projet d’aménagement de Las Bouzigues est d’ailleurs significatif des mêmes préoccupations qu’a l’équipe municipale sur d’autres coteaux, ou bas-fonds, non occupés par l’urbanisation.

 

Conscience des enjeux en terme de préservation de la nature en ville, la Municipalité de Jacou développe depuis plusieurs années une politique de maîtrise foncière, par acquisition ou échange, seule à même de préserver le devenir d’espaces naturels à fort pouvoir attractif mais aussi hautement fragiles.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a agi de même en achetant très récemment les 250 hectares du Domaine de Viviers, situé aux confins des communes d’Assas, Clapiers, Jacou et Teyran, en vue d’y créer une deuxième écolothèque, après celle de Saint-Jean de Védas.

 

Enfin, les espaces naturels de Jacou, joints à ceux de Clapiers (Domaine de La Valette et pinède du Nord de Montpellier) pourraient donner naissance, dans les années à venir, à un « agri-parc ».

 

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L'intervention d'un participant au débat

sur la supériorité des médicaments naturels issus du règne végétal

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Une audience attentive sur le thème fédérateur de la nature en ville

16/07/2010

Trouble-fête

Les comités des fêtes d’Assas et de Jacou ont préparé depuis plus de 6 mois les fêtes votives sur leurs communes respectives.

 

Si elles ont commencé dans une ambiance bon enfant et familiale, elles ont chacune connu un épilogue violent qui découragerait n’importe quel bénévole.

 

L’organisation de ces festivités repose en effet sur la bonne volonté, l’implication et la générosité de volontaires qui se fédèrent pour apporter à la jeunesse et à leur village des moments de partage inoubliables.

 

C’est sans compter sur quelques trublions, asociables, qui considèrent ces moments comme un exutoire, l’occasion de laisser parler leur triste nature, de régler des comptes futiles.

 

La Féria de Jacou a dû ainsi être écourtée, avec tristesse, suite une bagarre tardive, avec à la clef des blessés.

 

Le Club taurin organisateur, le Fé di Biou, désarçonné, s’est dissout dans la foulée et il n’est pas certain que le flambeau soit repris l’année prochaine, compte tenu des risques encourus.

 

De même, à Assas, un groupe a dégradé des voitures, empoisonnant l’ambiance.

 

Pourtant, dans les deux cas, l’organisation était particulièrement millimétrée, démontrant le professionnalisme de ces nombreux bénévoles.

 

Les animations taurines, encierros et autres bandidos, risquées par nature, ont été parfaitement maîtrisées par les manades et les organisateurs : pas la moindre blessure engendrée par les chevaux ou les taureaux.

 

Ce n’est donc pas la force bestiale qui était à craindre mais la bêtise humaine de quelques individus.

 

Ces dangers de violence hantent encore les mémoires des anciens Teyrannais et Clapiérois, leurs fêtes votives s’étant terminées tragiquement il y a une vingtaine d’années.

 

Depuis, Clapiers programme des événements festifs mais pas de fête traditionnelle tandis que Teyran n’a repris que cette année, au tout début du mois de juillet.

 

Malgré des vigiles, malgré la présence de la Police municipale, malgré l’intervention rapide des gendarmes tout proches, malgré la convention tripartite signée entre la Mairie, la Gendarmerie et le Comité des fêtes sensibilisant les parties et mettant en œuvre des mesures de prévention cohérentes, quelques trouble-fête peuvent gâcher le plaisir de centaines de personnes.

 

Le pire est que la responsabilité des élus locaux et des bénévoles est facilement invoquée par les tribunaux.

 

C’est une anomalie de notre droit où une entreprise se verrait dédommager pour une entrave à l’exercice de son activité mais pas les structures de bénévoles dans le cadre d’activités exceptionnelles.

 

Or, on attend toujours une jurisprudence qui fasse endosser la responsabilité de l’interruption d’une fête aux casseurs (manque à gagner à la buvette et à la restauration, frais d’annulation de l’orchestre et des spectacles taurins).

 

On attend toujours une proposition de loi de la part des députés du secteur, clairement très loin des priorités de nos concitoyens - « sécurité, logement, travail » - pour enfin faire endosser la responsabilité aux vrais fautifs.

 

Pourtant que la fête fut belle à Assas comme à Jacou !

 

Quelques photos prises à Jacou suffiront de s’en persuader.

 

 

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Crédit photographique : Michel Chastaing

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

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 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

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 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

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 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

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Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

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 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

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Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

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 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

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 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

14/12/2009

De nouveaux jardins familiaux à Jacou

Jacou vient de s’inscrire dans la longue tradition des jardins ouvriers, maintenant appelés jardins familiaux ou jardins partagés, suivant leur finalité.

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L'entrée des jardins familiaux de Jacou :

allée principale stabilisée et lots clôturés

Le coin buccolique choisi pour créer ces nouveaux jardins familiaux est accolé à la nouvelle zone d’urbanisation de la Draille, entre Jacou et Teyran.

Il est en effet inmportant que les jardins ne soient pas trop loin de son habitation, ce qui encourage d'ailleurs les déplacements à pied et à vélo.

La Commune de Jacou a totalement équipé 65 lots (clôture périmétrique, allées communes gravillonnées, abris de jardin du type chalet en bois massif partagés entre deux lots, local collectif, aire de jeux pour les enfants, réseau d’arrosage).

 

Chaque parcelle a une superficie comprise entre 55 et 115 m².

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Le chalet commun autour duquel s'organise la vie collective 

La gestion de ces jardins a été confiée, à titre gracieux, à l’Association Loi 1901 « JFF » (« Jacou Jardins Familiaux »).

Il est en effet important qu’une certaine autogestion s’établisse et que l’animation soit le fait des jardiniers amateurs.

 

Un règlement fixe les contraintes en matière d’entretien des parties communes, d’arrosage et de plantation sur sa propre parcelle.

 

L’utilisation des pesticides est interdite : seuls sont autorisés les produits naturels : compost, savon noir, bois raméal fragmenté, etc.  

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Tous les lots sont déjà cultivés, et bien verts, malgré le début de l'hiver

La production de fruits et légumes est strictement réservée à la consommation familiale. 

Un local commun, équipé de tables et de chaises, permet les réunions.

 

Une aire de jeux donne l’occasion aux jeunes enfants de se divertir pendant que leurs parents jardinent.

 

Aucun loyer n’est demandé pour l’exploitation des parcelles.

 

En revanche, le bénéficiaire doit s’acquitter de sa propre consommation d’eau pour l’arrosage.

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Le compost mûrit déjà en attendant le printemps

Les techniques d’économie de l’eau sont donc les bienvenues : légumes adaptés, paillage, goutte à goutte, apport de matière organique, etc.

Il est à signaler qu’il s’agit d’eau du Rhône, fournie sous pression par le SITIVS (Syndicat Intercommunal des travaux d’irrigation dans la Vallée du Salaison) qui regroupe les communes d’Assas, Clapiers, Guzargues, Jacou, Teyran et Vendargues.

 

Au-delà du jardinage qui suscite des rencontres (discussions, échanges de conseils, de graines et de plans), les jardins familiaux constituent un haut lieu de convivialité.

 

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Chacun peut profiter pleinement de sa parcelle

Contrairement aux poncifs souvent véhiculés, le jardinier est de tout âges, aussi bien féminin que masculin et issu de toutes les classes sociales. 

Bien entendu, pour certains, il s’agit aussi d’un lieu de production économique qui contribue à l’équilibre du budget familial, à l’amélioration de l’alimentation du foyer.

 

Les 65 lots sont d’ores et déjà tous concédés et il s’est déjà accumulé les noms d'autres familles intéressées sur une liste d'attente : c’est dire si les jardins familiaux de Jacou sont un succès !

 

 

 

Ces jardins sont localisés au Nord de Jacou :

- 200 mètres au Sud du Collège de Jacou qui est en bordure de la RD 21 (route allant de Jacou-Clapiers à Teyran)

- 100 mètres au Nord des terrains de rugby de Jacou qui sont au Nord du Parc de Bocaud

07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing