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17/02/2013

La Députée Fanny Dombre-Coste en compte rendu de mandat à Castries

Fanny Dombre-Coste élue Députée de la 3ème Circonscription de l’Hérault, en juin dernier, avait promis de se plier à des bilans de mandat réguliers.

Ce sont les électeurs des cantons de Castries, de Castelnau-Le Crès, de Montpellier 2 (Clapiers, Montferrier, Montpellier Boutonnet-Hôpitaux-Facultés) et du Nord du Canton de Lunel (Boisseron, Saussines, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues et Villetelle)  qui l’ont désigné pour siéger au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale.

C’est samedi dernier, 9 février, 2013 à l’Espace Gare de Castries que Fanny Dombre-Coste avait donné rendez-vous à ses concitoyens, après 7 mois d’exercice de son mandat.

150 environ ont répondu à son appel pour l’entendre sur son action et la questionner.

La Députée a été présente dans 80 manifestations locales (commémorations, événements festifs, rencontres avec la population).

Elle a témoigné de l’ambivalence d’un député, à la fois aux côtés, à l’écoute de ses concitoyens sur le terrain et présent 3 jours sur 7 à Paris pour légiférer.

Elle est de permanence une semaine par mois où elle ne quitte pas son siège, ce qui lui permet le reste du temps de participer aux commissions de préparation des lois ou aux auditions d’experts en alternance avec une présence physique dans l’Hémicycle.

Les députés s’y relayent, sachant que les séances sont extrêmement longues.

Les ministres y sont présents en permanence lorsqu’un texte les concernant est discuté.

Fanny Dombre-Coste a été ainsi subjuguée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une Grande Dame engagée à autoriser le mariage pour tous, qui a répondu 6 jours non stop aux questions des parlementaires en revenant invariablement aux valeurs fondamentales de notre République, notamment à celle de l’égalité, avec des citations de haute volée.

Fanny Dombre-Coste est agréablement surprise par la combativité des nouveaux députés, forts nombreux, et de l’atmosphère générale qui n’est pas à donner un blanc seing au Gouvernement mais à amener une plus-value.

Elle s’est engagée dans la Commission de défense de la viticulture qui, avec le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour le maintien au niveau européen des droits de plantations et a évité au niveau national la taxation supplémentaire du vin au même titre que la bière.

Elle représente l’Assemblée Nationale à l’Observatoire national de consommation des terres agricoles qui constate une artificialisation au rythme inquiétant de l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

Fanny Dombre-Coste s’est aussi fortement impliquée sur la loi qui permet dorénavant de protéger les « lanceurs d’alerte » (à l’exemple des scientifiques qui ont précocement mis en garde contre l’amiante ou des médicaments par la suite interdits de commercialisation, au regard de leurs risques d’utilisation).

Elle a soutenu plusieurs amendements et déposé plusieurs propositions de loi.

Seul député artisan, Fanny Dombre-Coste s’attache aussi à ce que le Gouvernement intensifie sa politique en faveur des PME et des TPE.

Lors de son compte rendu de mandat, elle a affirmé l’espoir qu’elle met dans les emplois d’avenir et les emplois de génération pour lutter contre le chômage des jeunes.

Après avoir décrit l’état de la France en fin de règne de Nicolas Sarkozy (saturation de l’espace médiatique, profusion de lois sans début d’application, destruction des services publics, tendance à désigner des boucs émissaires ce qui dressait les Français les uns contre les autres), Fanny Dombre-Coste a aussi présenté plus longuement deux des plus importants chantiers politiques actuels.

Si déjà 40 des 60 propositions de François Hollande ont trouvé une concrétisation, c’est le rétablissement des grands équilibres économiques d’une part et la refondation de l’école d’autre part qui lui apparaissent comme essentiel.

Sur le front de la crise économique, François Hollande a choisi le sérieux budgétaire pour éloigner la pression, voire la tutelle des marchés financiers.

Ce redressement est en bonne voie puisque le déficit de l’Etat a pour la première fois depuis 1945 baissé en décembre, que la confiance dans l’Euro est revenue, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que le déficit du commerce extérieur est mieux maîtrisé.

Concernant la refondation de l’école, c’est le bien de l’enfant qui doit être recherché.

Le Président de la FCPE, fédération des parents d’élèves largement majoritaire en France, fait d’ailleurs actuellement le tour de France pour convaincre les élus locaux du bien fondé de la réforme des rythmes scolaires.

Fanny Dombre-Coste a appelé les maires au civisme, même si le contexte financier actuel est morose avec une baisse non démentie des dotations de l’Etat aux Collectivités territoriales.

Guy Cabanas, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castries, cheville ouvrière de cette matinée fort instructive, avait donné en préambule la parole à :

-         Gilbert Pastor, Maire de Castries et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération de Montpellier, chargée du développement économique,

-         Claudine Vassas-Mejri qui a succédé à Jean-Marcel Castet au Conseil Général de l’Hérault, en tant que représentante du Canton de Castries,

-         Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, qui assure avec brio et un grand investissement la suppléance de la Députée.

Joël Abati, Questeur au Conseil Régional, assistait aussi au débat.

Hussein Bourgi, Assistant parlementaire de Fanny Dombre-Coste, mais aussi nouveau Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Hérault en a profité pour faire un point sur la mobilisation des socialistes derrière l’action gouvernementale.

Fanny Dombre-Coste qui renouait avec une tradition instituée par Christine Lazerges, Députée de ce qui était à l’époque la 1ère Circonscription de l’Hérault, a conclu son bilan de mandat en répondant aux questions de la salle : déperdition d’un quart du plan de compétitivité des entreprises de 20 milliards d’euros en direction des banques et de la grande distribution, inquiétudes des maires quant au futur Acte III de la décentralisation, dernier accord paritaire Patronat/Syndicats, « front » du chômage, etc.

La Députée a réaffirmé ce besoin de remontée d’informations et d’analyses de terrain, en prenant date pour son prochain compte rendu de mandat.

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La salle de l'Espace Gare à Castries se remplit

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Guy Cabanas, Secrétaire de la Section de Castries, en Monsieur Loyal

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Les élus à la Tribune

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Une assistance très fournie

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Jean-Luc Bergeon, Suppléant de Fanny Dombre-Coste

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Fanny Dombre-Coste, Députée de l'Hérault (3ième circonscription)

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Hussein Bourgi, Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Hérault


Crédit photographique : Michel Chastaing

16/10/2009

Nouveau découpage électoral

Alain Marleix, Secrétaire d’Etat à l’intérieur et aux collectivités territoriales, a rendu cet été sa proposition de réaménagement de la carte électorale. Son approbation est prévue avant janvier 2010. Elle doit faire l’objet d’une ordonnance du Gouvernement qui souhaite qu’elle soit applicable aux élections législatives de 2012.

Le précédent découpage des circonscriptions datait de 1986 : il s’agit du découpage Pasqua (ancien Ministre de l’intérieur maintenant rattrapé pas certaines affaires) dont Alain Marleix a été un conseiller.

Ce dernier, qui est aussi, par ailleurs, le « Monsieur élection » de l’UMP, a travaillé sous la haute influence de l’Elysée.

Si le découpage Pasqua est toujours aussi controversé, c’est qu’il assurait déjà à la Droite de détenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale du moment qu’elle arrivait à franchir un seuil (forcément variable puisque l’élection se fait circonscription par circonscription) légèrement supérieur à 48 %.

Ce qui signifie qu’à moins de 52 % de Français s’exprimant dans les urnes pour la Gauche, cette dernière avait peu de chance d’être majoritaire et donc de gouverner le pays.

Le nouveau découpage « en rajoute une couche ».

Il n’est pas vraiment le résultat d’un exercice démocratique : il tend à favoriser les députés UMP et les futurs candidats de ce parti (hégémonique à Droite et à l’Assemblée nationale où il détient la majorité absolue).

Même pour le député UMP de la 3ème circonscription de l’Hérault (Montpellier-Lunel), s’exprimant à l’Assemblée nationale en séance du 20 novembre 2008, le doute existait : « M. le secrétaire d’État chargé du découpage nous assure de l’impartialité de l’exercice. Certains le croient, d’autres moins, d’aucuns pas du tout. »

Le Parti Socialiste, quant à la lui, estime ce réaménagement de la carte électorale « pas digne d’une démocratie », « partial », « partisan » et compte bien utiliser toutes les voies de recours possibles.

Les Verts, comme le Parti Communiste Français, ont souligné « un projet déséquilibré et partisan ». Ces deux partis ont souhaité, à cette occasion, l’institution d’un scrutin proportionnel (le Parti Socialiste est d’accord pour qu’une partie des députés soit désigné à la proportionnelle afin que toutes les sensibilités politiques soient représentées, tout en permettant l’émergence de majorités stables).
Le réaménagement de la carte électorale s’avérait nécessaire depuis de nombreuses années (Lionel Jospin n’avait pas voulu y toucher de peur de prêter le flanc à des accusations de « tripatouillage électoral »).

En effet, la justice veut qu’un député représente un nombre d’électeurs pas trop différent d’une circonscription à une autre, étant le représentant de la Nation « une et indivisible ».

C’est pourquoi, un objectif de 111.500 habitants (la moyenne est en fait avec le recensement officiel à 113.045), à plus ou moins 15 %, a été poursuivi.

Au niveau national, le nouveau découpage maintient 238 circonscriptions inchangées et en modifient 306.

Le nombre total de circonscriptions, soit 577, ne change pas.

Toutefois, 33 sièges sont supprimés dans 27 départements.

19 circonscriptions sont créées dans 15 autres (dont 1 dans le Gard et 2 dans l'Hérault) ainsi que 3 dans les Territoires d’Outre-Mer et 11 pour les « Français de l’étranger ».

25 départements sont remodelés sans variation du nombre de députés.

Finalement, 464 circonscriptions sur 577 entrent, en terme de population, dans l’intervalle centré sur la moyenne nationale plus ou moins 15 %. En outre, toutes les circonscriptions sont maintenant dans l’intervalle centré sur la moyenne départementale à plus ou moins 17,5 %.

Une « commission constitutionnelle indépendante » a été amenée à donner son avis : elle n’a amené aucune modification aux propositions d’Alain Marleix dans l’Hérault.

Cette commission a dressé un bilan de la représentation politique ayant trait à la suppression des circonscriptions : les 27 départements concernés totalisent actuellement 89 députés de la Majorité et 106 de l’Opposition (qui manifestement a été moins ménagée par les ciseaux du découpage).

En outre, Alain Marleix a fait manifestement en sorte de cantonner des voix de Gauche dans certains circonscriptions, en regroupant notamment des quartiers populaires (c’est le cas de la circonscription « Montpellier 2 » dans l’Hérault dont la forme « biscornue » ne trompe personne), voix qui sont donc susceptibles de manquer pour faire une majorité dans les circonscriptions adjacentes.

Ce redécoupage n’est certes pas une assurance tout risque pour la Droite car, arrivé à un certain point, le scrutin majoritaire entraîne, comme un château de cartes, la perte de circonscriptions, mais il assure, en cas de scrutin serré, ce qui est très souvent le cas, une marge confortable.

Le pire est sûrement à venir du côté des 11 nouveaux députés des Français de l’étranger puisque certains « expatriés » attestent d’un « nettoyage » des listes électorales, amorcé depuis plusieurs mois et qui ne présage rien de bon pour la Gauche.

En effet, les Français établis hors de France étaient, jusqu’à présent, inscrits dans le bureau de vote de leur ancienne résidence, de l'endroit où ils payaient un impôt local, de leur conjoint, de leur lieu de naissance, etc. Ils étaient donc éparpillés. Au nombre de 700.000, leur expression était diluée.

Les Français de l'étranger votaient soit personnellement, notamment dans les ambassades et les consulats, soit la plupart du temps par procuration. Le Conseil d’état avait demandé un alignement sur le scrutin majoritaire appliqué en Métropole et dans les DOM-TOM et donc la création de circonscriptions spécifiques (exemple de ces nouvelles circonscriptions : Canada + USA, Suisse + Lichtenstein, Italie + Grèce + Chypre + Turquie, etc.).

Suite de la note : le 23 septembre 2009

Nouveau découpage électoral (suite)

Le Gouvernement Fillon et le Président de la République ont bouclé le nouveau découpage électoral qui présidera aux prochaines élections législatives de 2.012.

Remanier les circonscriptions, c’est toucher le système démocratique d’un pays.

Redessiner les contours de la carte électorale, c’est s'attaquer à la représentativité politique.

Respecter la République et la Démocratie aurait dû conduire Alain Marleix, Secrétaire d’état à l’intérieur et aux collectivités territoriales, mais aussi « Monsieur élection » de l’UMP, a une grande neutralité.

Ce respect de l’équilibre n’a malheureusement pas présidé au nouveau découpage dont on parlera certainement longtemps, comme feu le découpage Pasqua de 1986, que ce soit en France ou dans l’Hérault.

En effet, la carte électorale de notre département a subi de profondes modifications.

Tout d’abord, du fait de la forte croissance démographique, le nombre de députés passe dans l'Hérault de 7 à 9.

Quelles sont les modifications autour de Montpellier ?

La 2nde circonscription « Montpellier 2 » (quartier de La Paillade, du Petit-Bard et des Cévennes notamment à Montpellier), déjà à Gauche, perd le 2ième canton de Montpellier et gagne le 3ième canton de Montpellier plus à Gauche que le 2ième.
C’est donc de fait un sanctuaire pour le Parti socialiste afin de donner plus de chance aux candidats UMP dans les circonscriptions voisines.

La 1ère circonscription « Montpellier-Saint-Jean de Védas », gagne le 8ième canton (Saint-Jean de Védas, Lavérune et quartier Estanove de Montpellier) au détriment du 4ième canton (quartier Port Marianne de Montpellier).
La commune de Villeneuve lès Maguelone lui est aussi rattachée.

La 4ième circonscription « Montpellier-Lodève » perd les cantons de Clermont l’Hérault, de Pignan et de Montpellier 8 mais gagne le canton de Mèze.

La 8ième circonscription « Montpellier-Frontignan », nouvellement créée, comprend les cantons de Frontignan (sans la commune de Villeneuve lès Maguelone), de Pignan et de Montpellier 10 (Grabels, Juvignac et quartier Euromédecine à Montpellier).

La 9ième circonscription « Montpellier-Lunel-Mauguio », nouvellement créée, comprend les cantons de Mauguio, une partie de celui de Lunel (amputé de 7 communes du Nord) et le canton de Montpellier 4.
Elle est manifestement taillée pour un candidat de Droite.

Enfin, la 3ième circonscription « Montpellier Nord-Est », est la plus compliquée à décrire.
Elle comprend 30 communes au total.
Elle regroupe les cantons de :
- Castelnau le Lez (Castelnau et Le Crès),
- Castries (Assas, Baillargues, Beaulieu, Buzignargues, Castries, Galargues, Guzargues, Jacou, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Sussargues),
- Claret, en ce qui concerne son enclave dans celui de Lunel (Campagne et Garrigues),
- Montpellier 2 (Clapiers, Monferrier et quartiers Hôpitaux-Facultés),
- Lunel, pour sa partie nord (Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Sériès, Villetelle, Saturargues et Vérargues).