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16/11/2013

L'écoquartier du Mas de Caylus à Castelnau le Lez

La Commune de Castelnau le Lez souhaite lancer dès septembre 2014 la construction d’un écoquartier dans le secteur du Mas Caylus, à l’extrémité Nord de son territoire.

 

Les 615 logements projetés d’ici 2020 doivent venir en continuité :

  • du Domaine des Oliviers, lotissement castelnauvien, relativement récent, à grandes parcelles,

  • et surtout de l’urbanisation existante du Sud de la commune limitrophe de Jacou.

 

En faisant ce choix, la Municipalité de Castelnau le Lez privilégie un emplacement :

  • paradoxalement isolé par la Route Départementale 65 et très éloigné de son centre ancien comme de son urbanisation du XXième siècle,

  • mais faisant la jonction avec Jacou ce qui crée une conurbation inédite dans le secteur.

 

Cette conurbation concerne aussi la commune du Crès.

 

Quel sera le sentiment d’appartenance des nouveaux habitants du quartier de Caylus à la commune de Castelnau ?

 

Ils risquent fort de se sentir plus Montpelliérains que Castelnauviens.

 

Si ce type d’opération se multipliait autour de Montpellier, cela contribuerait à précipiter « la fin des communes ».

 

A l'évidence, c'est le Tramway qui semble avoir attiré l'urbanisation : le Terminus « Jacou » de sa Ligne 2

jouxte en effet le site.

 

Plus de 80 % des logements seront à moins de 300 mètres du Tramway, distance facile à parcourir à pied.

 

S'il faudra patienter 8 stations pour parvenir à proximité de la Mairie de Castelnau, il en faudra seulement 6 de plus pour joindre la Place de la Comédie !

 

Les habitants de l'écoquartier du Mas de Caylus se sentiront, à n'en pas douter, plus proches de la capitale régionale que de leur propre commune.

 

Montpellier Agglomération et le Cabinet OBRAS, pour le compte de la Commune de Castelnau le Lez, ont mené les premières réflexions prospectives sur le Domaine de Caylus.

 

Une dichotomie entre les terroirs agricoles a été proposée :

  • certains doivent être ouverts à l'urbanisation,

  • d'autres voient leur vocation culturale consacrée sur le long terme.

 

L'idée est de garder en espaces naturels une bande de terrain au Nord du Palais des Sports Jacques Chaban Delmas, comprenant la falaise du « Pli de Montpellier », la Route Départementale 65 ayant vocation à être doublée et donc à passer à 4 voies, des pinèdes sur les hauteurs et des terres agricoles dans le bas-fonds (déjà occupé en partie basse par des bassins de rétention d'eau pluviale).

 

La Municipalité de Castelnau le Lez met en avant la nécessité :

  • de densifier l’urbanisation pour mieux maîtriser l'étalement urbain,

  • de favoriser la mixité sociale.

 

Le diagnostique initial décrit un site où les espaces naturels et agricoles sont valorisés par de superbes pinèdes marquées par une valeur paysagère très forte.

 

Le projet s'inscrit sur 30 hectares dont 19 hectares de surfaces réellement constructibles :

- limite Est = RD 65 et limite communale du Crès

- limite Ouest = le quartier du « Domaine des Oliviers »

- limite Nord = limite communale de Jacou

- limite Sud = Chemin de Caylus

 

Les enjeux relevés sont les suivants :

  • conservation des espaces boisés en bordure Ouest,

  • insertion paysagère et éviter la fragmentation du corridor écologique existant au Sud,

  • conditions d'accès à la Station « Jacou » du Tram et réseaux de voies douces,

  • disponibilité suffisante en eau potable et traitement des eaux usées.

 

Le nouveau quartier :

  • repose sur le concept de « village des amoureux » ou de « hameau nouveau intégré à l'environnement », avec une densité croissante des extrémités vers le centre,

  • a une vocation principale d'habitat avec une mixité urbaine importante (habitats individuels, intermédiaires et collectifs),

  • vise à une intégration au paysage existant,

  • prévoit des infrastructures et des modes de déplacement réduits à une fonction de desserte de quartier.

 

Le quartier est en cul de sac au Nord puisqu'aucune voie de communication ne sera ouverte sur Jacou.

 

Tout en long, occupant grosso modo un rectangle de 1 km sur sa longueur (orientée Sud-Est / Nord-Ouest) et de 300 mètres sur sa largeur (plus près de 400 mètres côté Ouest et finissant en une langue étroite proche de 100 m à l’extrémité Est), sa seule cohérence est le drainage central par le Tramway.

 

D'ailleurs, il est programmé une forte densité de part et d’autre de la Ligne 2 (« pôle de centralité ») et une décroissance de cette dernière en allant vers les extrémités.

 

L'urbanisation de la zone est subordonnée à modification ou à révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme) dont l'enquête publique en cours.

 

La morphologie urbaine prévue sera dense et la hauteur des bâtis diversifiée.

 

La densité imposée par le SCOT (schéma de cohérence territoriale) est de 30 logements par hectare minimum ou encore plus de 4.000 m² de surface bâtie à l'hectare.

 

Le projet porte sur 55.000 m² de surface de plancher, hors équipements publics.

 

Il est envisagé :

- 20 à 25 % de logements individuels,

- 30 à 40 % de logements individuels ou intermédiaires,

- 35 à 40 % de logements collectifs.

 

30 % des logements seront à vocation sociale : c'est le taux minimum fixé par le SCOT de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

 

A quoi correspondent les 615 logements prévus ?

  • 290 seront commercialisés à prix libre (47 %),

  • 140 seront réservés à des primo accédants à la propriété à prix abordable (23 %), c'est-à-dire à des tarifs inférieurs de l'ordre de 30 % par rapport au prix du marché et dont l'accession est conditionnée à des critères de revenus des futurs occupants (ni trop bas, ni trop élevés et donc réservés aux classes moyennes),

  • 185 seront des logements sociaux (30 %), en locatif.

 

Comme dans toute opération d'aménagement, ce sont les logements à prix libre qui doivent garantir l'équilibre financier.

 

 

Ce dernier intègre le financement d'équipements publics qui ne seront pas de ce fait à la charge de la Commune de Castelnau le Lez :

  • des bassins de rétention des eaux pluviales paysagers,

  • un réservoir d'eau potable de 1.500 m3 et le renforcement du réseau de distribution d'eau potable (suite aux exigences du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne, responsable de l'adduction d'eau),

  • un poste de police municipale, dit de quartier,

  • une salle associative,

  • une structure d'accueil pour la petite enfance,

  • 2 classes maternelles et 2 classes élémentaires.

 

Question études secondaires et supérieures, les Facultés sont proches et le Lycée Georges Pompidou (lycée de secteur pour une partie seulement des jeunes de Castelnau, seule commune de l'Hérault répartie sur deux lycées, le second étant le Lycée Joffre au centre de Montpellier), à un jet de pierre, propose des enseignements de grande qualité, dans de nombreuses options.

 

L'offre en classes élémentaires apparaît à côté très terne puisque les enfants seront accueillis dans un petit établissement doté de classes à niveaux multiples.

 

La question du collège de rattachement se posera : celui très éloigné de Castelnau le Lez (Frédéric Bazille), celui saturé de Jacou (Pierre Mendès-France), celui, proche, du Crès (Voie Domitienne) ou celui de Clapiers (François Mitterrand) où se rendent déjà certains enfants des quartiers castelnauviens de Courtarelles et du Domaine des Oliviers.

 

Le projet prévoit « à la marge » 600 m² de commerces et d'activités économiques, au delà d'une implantation ouverte des professions libérales.

 

La Commune de Castelnau le Lez a choisi :

  • de constituer une ZAD (zone d'aménagement différé) sur le secteur afin de contenir au mieux le coût du foncier,

  • de créer ensuite une ZAC (zone d'aménagement concerté) afin d'imputer à l'aménageur le coût des équipements nécessaires à l'urbanisation,

  • de choisir un aménageur privé et non public.

 

Au niveau du bâti existant, le Mas de Caylus est considéré comme un « bâtiment à mettre en valeur ou à requalifier » tandis que le bâti agricole plus au Sud et hors zone d’urbanisation (Mas de Paoletti), est dit « susceptible de changer de destination ».

 

Sur le plan environnemental, des choix ont été faits :

  • maintenir au maximum l'intégrité des pinèdes (« espaces boisés classés »), même si une partie du bois attenant au Mas de Paoletti est ouvert à l'urbanisation,

  • préserver l'alignement d'arbres remarquables existant (allée du Mas de Paoletti),

  • classer de part et d'autre du Chemin de Caylus une bande de 400 m x 50 m en « ruissellement pluvial » (zones appelées inondables lorsque le bassin versant concerné dépasse une superficie de 100 hectares).

 

La question du bon fonctionnement du corridor écologique existant entre le Salaison et le Lez reste toutefois ouverte.

 

De même, le projet dépend beaucoup de son interconnexion, à proximité ou à distance, avec la RD 65 :

  • la protection acoustique n'atteindra un meilleur standard qu'une fois son doublement réalisé,

  • un raccordement viaire de l'opération dans le secteur de la piscine Alex Jany aux confins du rond-point du Salaison et donc des communes de Jacou et du Crès est-il un jour possible ?

  • le passage inférieur en direction du Palais des Sports Jacques Chaban-Delmas sera-t-il pris en charge par le Conseil Général de l'Hérault propriétaire de la RD 65 ou restera-t-il à financer par la Commune de Castelnau ?

  • comment améliorer la circulation entrante dans l'étroite et congestionnée avenue Jean Jaurès, traversant le centre ancien de Castelnau, que la création du grand échangeur routier de Navitau favorisera ?

 

D'autres questions se posent :

  • le manque d'espace public de centralité ne sera-t-il pas préjudiciable à la vie de quartier ?

  • l'offre en logements prochainement importante sur le Nord-Est de Montpellier (programmes en cours de la Draye à Jacou, de L'Olivette et de Via Domitia au Crès, projet d'écoquartier « Le Castelet » à Clapiers, soit plus de 2.300 logements avec le Mas de Caylus), ne risque-t-elle pas de mettre en concurrence les programmes immobiliers ?

 

Il est vrai cependant que ce secteur Nord-Est de l'agglomération demeure un des plus attractifs autour de Montpellier. 

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Nord, côté Jacou

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Sud masquant la RD 65

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Le Chemin de Caylus au delà du Domaine des Oliviers

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Signalétique municipale d'espaces naturels à protéger ... 

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 Partie centrale de la zone à urbaniser de part et d'autre de la ligne 2 du Tramway 

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 Terminus "Jacou" de la Ligne 2 du Tramway

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Alignement d'arbres préservé dans le cadre du projet d'urbanisation

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Schéma d'aménagement de l'écoquartier du Caylus

Crédit photographique : Agathe Catoire

13/10/2013

Comment réduire la pollution de l’air à Montpellier ?

La pollution atmosphérique à Montpellier est certes limitée par rapport à d’autres métropoles françaises mais les concentrations en matières particulaires (PM), en dioxyde d’azote NO2 et en ozone O3 sont tout de même trop importantes sur l’aire urbaine montpelliéraine et encore plus sur la ville centre.

Les connaissances scientifiques acquises récemment au niveau mondial imputent clairement à ces polluants des effets néfastes sur la santé humaine, même à des concentrations inférieures aux normes applicables à ce jour :

- pour les PM10 et PM2,5, maladies cardiorespiratoires, notamment la bronchite chronique, athérosclérose, cancer pulmonaire, du fait des particules elles-mêmes mais aussi du SO2, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des métaux lourds qu’elles fixent,

- pour le NO2, symptômes respiratoires,

- pour l’ozone, augmentation de la mortalité respiratoire, impact sur le développement cognitif, naissances avant terme.

 

La réduction de la durée de vie humaine imputable aux particules fines (PM2,5), principalement issues des moteurs diesel, est notamment chiffrée à 8,6 mois dans l’Union Européenne.

 

Une évaluation de l'impact local de la pollution atmosphérique a déjà été réalisée sur les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès, Grabels, Jacou, Juvignac, Montferrier sur Lez, Montpellier, Saint-Clément de Rivière, Saint Jean de Védas, Vendargues, soit environ 288.000 habitants.

 

Cette étude (période 1999 et 2000 pour la mortalité et 1999 à 2002 pour les admissions hospitalières) conclut à la responsabilité de la pollution atmosphérique dans 34 décès anticipés et dans 79 hospitalisations pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans.

 

De son côté, au vu des premières preuves scientifiques de la nocivité des polluants atmosphériques, l'Union Européenne s’apprête à réviser d’ici 2015 sa politique de qualité de l’air et à durcir ses normes qui jusqu’à présent étaient au mieux égales à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), édictées en 2005 et valables pour tous les pays du Monde.

 

On s’achemine donc vers :

- une réduction de la valeur limite pour les PM2,5 pour l’instant 2 fois supérieure à celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS et pourtant dépassée pour 80 % des Européens,

- un durcissement de la réglementation relative au NO2,

- la fixation de concentrations moyennes maximales d’ozone à long terme.

 

Particules en suspension

 

Elles proviennent des installations de chauffage, des combustions industrielles, de l’incinération et du transport automobile.

 

Au-delà des effets néfastes sur la santé humaine, elles perturbent la photosynthèse par dépôt sur les végétaux et salissent le bâti.

 

En milieu urbain à Montpellier, les PM2,5 s’inscrivent en moyenne annuelle dans une fourchette de 13 à 16 μg/m3 (10 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS) et les PM10 dans une fourchette de 21 à 25 μg/m3 (20 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS), sur les années 2000 à 2003.

 

La réglementation franco-européenne, en l’absence de preuves scientifiques, « couvrait » donc l’existant : avec des objectifs de qualité respectivement égaux à 20 et 30 pour les PM2,5 et les PM10, l’air dans Montpellier pouvait être jugé de qualité satisfaisante.

 

Ce ne sera plus du tout le cas en 2015 où les concentrations en particules devront baisser à Montpellier de 20 à 30 % (si l’Europe s’aligne en 2015 sur les choix de l’OMS datant de 2005 où aucune toxicité n’avait encore été démontrée), voire être divisées par un facteur 2 ou 3 si l’Union Européenne décidait de niveaux de pollution de l’air moitié de ceux de l’OMS.

 

Dioxyde d'azote

 

La valeur guide actuelle de l'OMS (idem en Europe) est de 40 μg/m3 (en moyenne annuelle) : elle est fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé.

 

A Montpellier, les stations dites trafic, enregistrent bon an, mal an, des moyennes annuelles comprises dans la fourchette 60 à 80 μg/m3.

 

A des concentrations dépassant 200 μg/m3, en moyenne horaire, sur de courtes durées, le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

 

Entre 1993 et 2003 inclus, ce seuil a été dépassé à la station Chaptal en moyenne 83 heures dans l'année (fourchette très ouverte allant de 1 heure en 2002 à 245 heures en 1999).

 

C'est aussi le principal agent responsable de la formation :

- des aérosols de nitrates qui représentent une proportion importante des PM2.5

- de l'ozone, en présence de rayons ultraviolets (les Composés Organiques Volatils, autres polluants primaires agissent de concert avec le NO2).

 

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité en centrale thermique, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Ozone

 

Ses précurseurs sont émis en ville.

 

Après la réaction photochimique le synthétisant, le nuage d'ozone gagne les zones rurales où sa teneur culmine en France à un niveau de l'ordre de 60 à 70 µg/m3 (en moyenne annuelle).

 

En ville, les polluants primaires consomment dans un premier temps l'ozone et sa concentration s'établit seulement dans une fourchette de 40 à 60 µg/m3.

 

Mais l'été, les pics d'ozone sont forts, surtout dans les régions ensoleillées comme celle de Montpellier.

 

Des concentrations bien supérieures au seuil de protection de la santé de 120 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures) imposé par la directive européenne 2008/50/CE (objectif de qualité pour la protection de la vie humaine) sont constatées au Nord et au Sud de Montpellier entre 60 et 120 jours par an !

 

Et entre 50 à 100 jours dans des quartiers de la ville tout de même.

 

Lors de l'été 2003, 27 jours ont même dépassé 180 µg/m3.

 

L'OMS a réduit la concentration limite recommandée à 100 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures), contre 120 µg/m3 auparavant sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone même inférieures à 120 µg/m3.

 

3 seuils d'alerte sont fixés en France, à respectivement 240, 300 et 360 µg/m3 (dépassement pendant 3 heures consécutives en moyenne horaire).

 

En août 2011, le premier seuil a été atteint dans le Gard où le Préfet avait réduit les vitesses autorisées sur routes et autoroutes.

 

Responsable de ces épisodes de pollution photochimique préjudiciables pour la santé, l'ozone est aussi accessoirement le troisième gaz à effet de serre après le gaz carbonique CO2 et le méthane CH4.

 

Quelles pourraient être les mesures à prendre sur Montpellier et ses alentours ?

 

Peut-être la fermeture à terme de l’usine d’incinération de Lunel-Viel, une fois l’investissement industriel amorti.

 

La résorption progressive du chauffage individuel ou collectif au fioul.

 

Forcément aussi des mesures de réduction de la circulation automobile.

 

En effet, particules en suspension, dioxyde d'azote et ozone (polluant photochimique secondaire principalement tributaire du dégagement de dioxyde d'azote) sont essentiellement produits par les moteurs des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a déjà pris le taureau par les cornes avec sa politique ambitieuse de transport en commun reposant sur 5 lignes de Tramway à l’horizon 2017.

 

L'intermodalité se développe aussi avec les parkings à voitures et les parcs à vélos équipant les lignes de Tramway tout comme avec le renforcement, futur mais programmé, de l'offre en Transport Express Régional (TER).

 

Le réseau de déplacement doux reste en revanche largement à parfaire : pistes cyclables et piétonnes.

 

Des systèmes de transport en commun de plus petite capacité doivent-ils seulement rester au stade du bus voire du minibus pour le transport à la demande ?

 

Quid du développement du covoiturage ?

 

Sans doute aussi une meilleure organisation des livraisons et du transport de marchandises en ville est possible : c’est un sujet vraisemblablement d’avenir.

 

Faut-il un service public de la livraison à domicile, suite à des commandes via Internet ?

 

Sachant qu’une circulation fluide est moins polluante, l’optimisation des flux est un enjeu fort : la limitation de vitesse à 110 km/h, voire 90 km/h, sur l’autoroute, la régulation sur certains feux tricolores sont déjà des avancées probantes.

 

Le lissage des pointes de circulation passe aussi vraisemblablement par des aménagements dans les horaires de travail et donc des accords avec les employeurs : administrations et privés.

 

Toutefois, la réduction de la circulation automobile est tributaire d’une évolution des mentalités.

 

Tout un chacun doit réfléchir sur l’impact collectif de ses propres pratiques :

- rentrer chez soi pour manger entre midi et deux,

- amener sa progéniture à l’école ou à une activité, avec souvent 2 aller-retour à la clef,

- fréquenter des centres commerciaux ultrapériphériques par rapport à son logement,

- habiter loin de son travail ou des services, etc.

 

L’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises avec des limitations autoritaires de circulation, rendues obligatoires pour préserver notre santé.

 

Qui sera l’autorité régulatrice dans les années à venir ?

 

Toujours l’Etat au travers du Préfet ?

 

Voilà un pouvoir de police bien peu populaire !

 

Le Préfet a déjà la possibilité de prendre des mesures de préservation d’urgence en cas de dépassement des niveaux d’alerte du dioxyde d’azote et de l’ozone :

- diminution de 20 km/h de la vitesse de circulation autorisée sur tous les axes réglementés habituellement à 90, 110 ou 130 km/h et même réduction de 30 km/h lorsque le deuxième ou le troisième niveau d’alerte pour l’ozone est atteint,

- circulation alternée ouverte seulement à la moitié des véhicules possédant la pastille verte, excepté pour les véhicules propres autorisés à se déplacer.

Il existe aussi d’autres mesures d’urgence dites complémentaires :

 - interdiction de la circulation dans les agglomérations des véhicules de plus de 7,5 tonnes du moment qu’il existe un itinéraire de contournement,

 - fermeture de certaines voies à la circulation,

- interdiction de l’utilisation des engins de chantier et des engins mobiles non routiers,

- interdiction des manifestations publiques de sport mécanique,

- interdiction des outils d’entretien extérieur non électriques et de produits à base de solvants.

Nous pouvons tout de même être « sauvés » par l'avènement de la voiture électrique (La Poste s'y met déjà de façon très volontariste).

 

La montée en puissance du chauffe-eau solaire comme de l'isolation du bâti ancien soulageraient les sacrifices à venir sur l'automobile.

 

Bref, la balle est surtout dans le camp des particuliers, au niveau du comportement journalier et au niveau du choix dans les investissements domestiques.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération de Montpellier prévoit de ce fait des mesures :

- d'information du public sur la qualité de l'air (résultats et synthèses des mesures sur le site Internet de l'association AIR LR),

- d'éducation de la population.

 

Bien sûr le public scolaire est visé mais aussi les adultes avec des sensibilisations concernant :

- l'utilisation des solvants,

- la limitation de l'usage des pesticides,

- la réduction des consommations énergétiques dans le résidentiel,

- les performances, les coûts et l'impact sur la santé des différents modes de transport,

- les modes doux de déplacement.

 

Concernant les pollens allergisants, le PPA ne propose aucune interdiction à la vente de certains végétaux ni leur suppression progressive dans les parcs, jardins, haies et alignements.

 

En revanche, des actions de sensibilisation des acteurs sont proposées.

 

Globalement, le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier penche plutôt pour une action sur les niveaux moyens de pollution de fond (baisse de 25 %) plutôt que sur un scénario visant à supprimer les pics de pollution.

 

En effet, les gains sanitaires sont plus élevés dans le premier cas de figures : 40 décès annuels évités (40 % de gain) contre 20 seulement avec la deuxième option (10 % de gain).

 

Le PPA va dans le sens de l’amélioration de la qualité de la vie en Languedoc-Roussillon qui a tout intérêt à cultiver ce point fort comme un avantage compétitif.

17/02/2013

La Députée Fanny Dombre-Coste en compte rendu de mandat à Castries

Fanny Dombre-Coste élue Députée de la 3ème Circonscription de l’Hérault, en juin dernier, avait promis de se plier à des bilans de mandat réguliers.

Ce sont les électeurs des cantons de Castries, de Castelnau-Le Crès, de Montpellier 2 (Clapiers, Montferrier, Montpellier Boutonnet-Hôpitaux-Facultés) et du Nord du Canton de Lunel (Boisseron, Saussines, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues et Villetelle)  qui l’ont désigné pour siéger au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale.

C’est samedi dernier, 9 février, 2013 à l’Espace Gare de Castries que Fanny Dombre-Coste avait donné rendez-vous à ses concitoyens, après 7 mois d’exercice de son mandat.

150 environ ont répondu à son appel pour l’entendre sur son action et la questionner.

La Députée a été présente dans 80 manifestations locales (commémorations, événements festifs, rencontres avec la population).

Elle a témoigné de l’ambivalence d’un député, à la fois aux côtés, à l’écoute de ses concitoyens sur le terrain et présent 3 jours sur 7 à Paris pour légiférer.

Elle est de permanence une semaine par mois où elle ne quitte pas son siège, ce qui lui permet le reste du temps de participer aux commissions de préparation des lois ou aux auditions d’experts en alternance avec une présence physique dans l’Hémicycle.

Les députés s’y relayent, sachant que les séances sont extrêmement longues.

Les ministres y sont présents en permanence lorsqu’un texte les concernant est discuté.

Fanny Dombre-Coste a été ainsi subjuguée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une Grande Dame engagée à autoriser le mariage pour tous, qui a répondu 6 jours non stop aux questions des parlementaires en revenant invariablement aux valeurs fondamentales de notre République, notamment à celle de l’égalité, avec des citations de haute volée.

Fanny Dombre-Coste est agréablement surprise par la combativité des nouveaux députés, forts nombreux, et de l’atmosphère générale qui n’est pas à donner un blanc seing au Gouvernement mais à amener une plus-value.

Elle s’est engagée dans la Commission de défense de la viticulture qui, avec le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour le maintien au niveau européen des droits de plantations et a évité au niveau national la taxation supplémentaire du vin au même titre que la bière.

Elle représente l’Assemblée Nationale à l’Observatoire national de consommation des terres agricoles qui constate une artificialisation au rythme inquiétant de l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

Fanny Dombre-Coste s’est aussi fortement impliquée sur la loi qui permet dorénavant de protéger les « lanceurs d’alerte » (à l’exemple des scientifiques qui ont précocement mis en garde contre l’amiante ou des médicaments par la suite interdits de commercialisation, au regard de leurs risques d’utilisation).

Elle a soutenu plusieurs amendements et déposé plusieurs propositions de loi.

Seul député artisan, Fanny Dombre-Coste s’attache aussi à ce que le Gouvernement intensifie sa politique en faveur des PME et des TPE.

Lors de son compte rendu de mandat, elle a affirmé l’espoir qu’elle met dans les emplois d’avenir et les emplois de génération pour lutter contre le chômage des jeunes.

Après avoir décrit l’état de la France en fin de règne de Nicolas Sarkozy (saturation de l’espace médiatique, profusion de lois sans début d’application, destruction des services publics, tendance à désigner des boucs émissaires ce qui dressait les Français les uns contre les autres), Fanny Dombre-Coste a aussi présenté plus longuement deux des plus importants chantiers politiques actuels.

Si déjà 40 des 60 propositions de François Hollande ont trouvé une concrétisation, c’est le rétablissement des grands équilibres économiques d’une part et la refondation de l’école d’autre part qui lui apparaissent comme essentiel.

Sur le front de la crise économique, François Hollande a choisi le sérieux budgétaire pour éloigner la pression, voire la tutelle des marchés financiers.

Ce redressement est en bonne voie puisque le déficit de l’Etat a pour la première fois depuis 1945 baissé en décembre, que la confiance dans l’Euro est revenue, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que le déficit du commerce extérieur est mieux maîtrisé.

Concernant la refondation de l’école, c’est le bien de l’enfant qui doit être recherché.

Le Président de la FCPE, fédération des parents d’élèves largement majoritaire en France, fait d’ailleurs actuellement le tour de France pour convaincre les élus locaux du bien fondé de la réforme des rythmes scolaires.

Fanny Dombre-Coste a appelé les maires au civisme, même si le contexte financier actuel est morose avec une baisse non démentie des dotations de l’Etat aux Collectivités territoriales.

Guy Cabanas, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castries, cheville ouvrière de cette matinée fort instructive, avait donné en préambule la parole à :

-         Gilbert Pastor, Maire de Castries et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération de Montpellier, chargée du développement économique,

-         Claudine Vassas-Mejri qui a succédé à Jean-Marcel Castet au Conseil Général de l’Hérault, en tant que représentante du Canton de Castries,

-         Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, qui assure avec brio et un grand investissement la suppléance de la Députée.

Joël Abati, Questeur au Conseil Régional, assistait aussi au débat.

Hussein Bourgi, Assistant parlementaire de Fanny Dombre-Coste, mais aussi nouveau Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Hérault en a profité pour faire un point sur la mobilisation des socialistes derrière l’action gouvernementale.

Fanny Dombre-Coste qui renouait avec une tradition instituée par Christine Lazerges, Députée de ce qui était à l’époque la 1ère Circonscription de l’Hérault, a conclu son bilan de mandat en répondant aux questions de la salle : déperdition d’un quart du plan de compétitivité des entreprises de 20 milliards d’euros en direction des banques et de la grande distribution, inquiétudes des maires quant au futur Acte III de la décentralisation, dernier accord paritaire Patronat/Syndicats, « front » du chômage, etc.

La Députée a réaffirmé ce besoin de remontée d’informations et d’analyses de terrain, en prenant date pour son prochain compte rendu de mandat.

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La salle de l'Espace Gare à Castries se remplit

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Guy Cabanas, Secrétaire de la Section de Castries, en Monsieur Loyal

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Les élus à la Tribune

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Une assistance très fournie

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Jean-Luc Bergeon, Suppléant de Fanny Dombre-Coste

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Fanny Dombre-Coste, Députée de l'Hérault (3ième circonscription)

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Hussein Bourgi, Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Hérault


Crédit photographique : Michel Chastaing

11/11/2012

Championnat de la Ligue de Tennis de table au Crès

Le club de tennis de table « Salaison-Le Crès » disputait le dimanche 21 octobre la 3ème journée du championnat de la Ligue.

Trois équipes recevaient à domicile Castelnau le Lez et Nîmes tandis que deux autres étaient en déplacement sur Narbonne.

Durant cette journée, des gestes vifs, des réactions rapides, furtives, tournoyaient autour des tables.

Le ping-pong est un sport rapide, précis, qui s’exerce sur une petite surface.

Mais l’aire réelle de déplacement est bien plus importante.

En effet, à voir à quelle distance de celle-ci les joueurs vont chercher la balle, on se rend compte que tout ne se passe pas que sur la table.

«Ça fait marcher le palpitant » : comme l’expliquait un des joueurs de l‘équipe de Castelnau le Lez.

Dans le tennis de table, un des moments les plus remarquables, c’est le service.

A ce moment-là, les pongistes ont des attitudes presque compulsives et leur visage, pour certains, se déforme.

Le ping-pong : un sport a priori confidentiel mais en réalité très pratiqué, un sport doux mais en réalité à haut niveau de dépenses énergétiques et nerveuses, un sport calme mais en réalité à forte expression corporelle.

Au fait, pourquoi choisir de pratiquer cette discipline?

Le tennis de table, c’est une histoire de famille !

En discutant avec de jeunes recrues, on se rend compte que leurs parents sont eux-mêmes pratiquants.

Il est vrai que le ping-pong est un sport qui se pratiquait à l’origine comme un divertissement.

Combien pratiquent régulièrement le ping-pong pendant les vacances ?

C’est un sport simple et convivial mais, dans une dimension plus « professionnelle », on retrouve l’idée de former une équipe, d’être soutenu par les autres quand on est face à un adversaire et de se dépasser.

Le club du tennis de table du Salaison est plein de promesses, peut-être en raison du fait que son président - Jean-Claude Xuereb - est un pratiquant de longue date.

En effet, 60 ans de pratique, de compétition et d’enseignement sont le signe évident de  l’amour, de la passion pour un sport.

Le classement des équipes du Crès en semble influencé : le club est premier en R1C et D3A, second  en R2D et troisième en R1A et D2B.

Ce club, né en 1972, s’est installé durablement à un excellent niveau régional.

Il a fédéré les joueurs, garçons et filles, de plusieurs communes autour du Crès.

Le climat des petites villes est propice au développement d’une multitude de sports, pour le plus grand profit de leur jeunesse.

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Crédit photographique : Fleur Dache

08/07/2012

L’aire d’accueil des gens du voyage à Castelnau le Lez

Les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou se sont associées pour créer une aire d’accueil intercommunale des gens du voyage, à proximité du boulevard Philippe Lamour, accessible par le chemin de Doscares, sur la commune de Castelnau, en limite de celle de Saint-Aunès.

D’une capacité de 40 places (20 emplacement doubles), cette aire d’accueil comprend des blocs sanitaires individuels (WC, lavabos/douches, évier, point d’eau, boîtier abritant des prises de courant).

Les eaux usées seront évacuées via un poste de refoulement sur le réseau existant ; un poteau d’incendie sécurise la zone et un merlon de terre protège l’aire du bruit de la circulation venant de l’avenue Philippe Lamour qui conduit ensuite, par la rue de la Vieille Poste, au Millénaire et au quartier de la Pompignane à Montpellier.

L’aire d’accueil, flambant neuve, est prête à accueillir ses premiers occupants.

L’architecte a choisi une trame circulaire retrouvant la forme d’un campement, favorisant les échanges communautaires, ménageant de grands espaces dédiés aux fonctions ménagères et de la vie sociale (nettoiement du linge, assemblées, repas, festivités, etc.).

Un local d’accueil sera occupé, à l’entrée, par un agent gestionnaire.

L’aire sera fermée 3 à 4 semaines par an pour permettre les travaux.

Un autre agent s’occupera de la maintenance du site.

Une conseillère en économie sociale et familiale à mi-temps interviendra pour prévenir les difficultés sociales (accueil et accompagnement personnalisés, action alimentaire dont épicerie sociale, accès aux droits sociaux, aides facultatives et actions éducatives pour les enfants).

L’aire d’accueil sera gérée en régie par le Comité Communal d’Action Sociale de Castelnau le Lez.

Le coût global de l’opération s’est monté, en investissement, à 1.172.628 € HT couvert par des subventions de l’Etat à hauteur de 426.880 €, du Département de l’Hérault de 122.000 €, de la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier de 18.280 € et par un autofinancement des communes proportionnellement à leur population, soit pour Castelnau le Lez 288.660 € (15.536 habitants), Le Crès 128.184 € (6.899 habitants), Jacou 94.572 € (5.090 habitants) et Clapiers 94.052 € (5.062 habitants).

Compte tenu des importantes aides versées par le Conseil Général de l’Hérault, le budget de fonctionnement (114.700 € de prévisionnel la première année dont 73.580 € du CG34) sera équilibré en 2012 comme 2013, sans participation financière des communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou.

A partir de 2014, le solde à partager entre les communes s’élèvera à 5.000 € par an, toujours au prorata de la population.

Un règlement intérieur autorise des séjours de 3 mois maximum, sauf pour les familles dont les enfants sont scolarisés.

Ces derniers seront répartis dans les écoles du secteur ou bien regroupés dans une classe dédiée.

Comme les écoles de Castelnau le Lez et du Crès ne sont pas accessibles à pied, les enfants fréquenteront vraisemblablement les restaurants scolaires.

Chaque famille déposera une caution de 100,00 € en arrivant, se verra facturer la consommation des fluides (eau et électricité pour environ 7 € par jour) qu’elle sera amenée à prépayer et s’acquittera d’un droit journalier d’usage de 3,00 €.

Ni bruit, ni dépôts, ni stockages, ni rejets d’eaux sales, ni stationnement en bordures de l'aire ne seront autorisés.

Le principe de l’accueil est la responsabilisation des familles par un engagement préalable au respect du règlement et une individualisation des équipements sanitaires.

L’accompagnement social est primordial pour une aire d’accueil des gens du voyage, orientée vers les familles comme celle de Castelnau le Lez.

Appui à l’insertion professionnelle, facilitation de l’accès aux soins, (grâce notamment aux cliniques montpelliéraines et au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier), aux prestations administratives et aux équipements de proximité, alphabétisation, scolarisation de la jeunesse, font partie des objectifs.

Ce type d’équipement permet d’accueillir dignement les gens du voyage, très attachés à revenir tous les ans sur des terres que leurs ancêtres parcouraient déjà, de leur donner une égalité d’accès aux droits sociaux, d'exercer aussi pleinement leurs devoirs et globalement de respecter leur citoyenneté (Liberté, Egalité, Fraternité).

 

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Intégration dans le site de l'aire d'accueil des gens du voyage de Castelnau le Lez

 

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Voie d'accès à partir du chemin de Doscares 

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 Vue du local d'accueil, du transformateur

et du local de collecte des ordures ménagères

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 Intégration dans le site et merlon anti-bruit

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  Vue intérieure côté Nord

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Blocs sanitaires individualisés pour 1 emplacement

(2 places de stationnement)

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 Trame circulaire pour le stationnement des caravanes et camping-car

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

24/12/2011

Les Foulées de la Solidarité au Crès

Comme pour saluer les participants dans leur démarche, ce samedi 26 novembre, le soleil prodiguait sa chaleur à l’occasion de cette 3ème édition des Foulées de la Solidarité, au Crès.

De nombreux participants ont fait le déplacement pour contribuer à l’approvisionnement des banques alimentaires tout en participant à des courses pédestres sur des circuits très sélectifs.

Plus de 400 coureurs, du plus jeune au plus âgé (+ 70 ans), venus de Ganges, Jacou, Clapiers, Castelnau et d’ailleurs, ont affronté les parcours organisés par l’équipe de la Mairie du Crès.

Près de 150 enfants ont participé, selon leur âge, aux courses de respectivement 200, 850 et 1.350 m tandis que 250 adultes s’élançaient et 220 parvenaient à franchir la ligne d’arrivée (120 hommes et 100 femmes soit une parité presque atteinte).

C’est Jean-Claude Tissot, Maire-adjoint, délégué aux sports, qui a eu l’idée de cette manifestation sportive ouverte à la solidarité, où les droits d’inscriptions s’acquittent en nourriture.

Pierre Bonnal, Maire du Crès et Conseiller général du Canton de Castelnau-Le Crès, a donné le départ de l’épreuve des adultes.

Les participants ont apporté 2 tonnes d’aliments sur un total de 8 tonnes collectées, le vendredi et le samedi, par la Banque alimentaire du Crès.

Au moment de l’enregistrement pour les courses, céréales, haricots verts et autres denrées alimentaires ont été collectées par de nombreux bénévoles chargés de les réceptionner, de les classer et de les transférer dans un camion.

Une fois stockées, tous ces aliments non périssables seront distribués, tout au long de l’année, aux familles connaissant des difficultés sociales.

Encore une fois, c’est donc une grande  preuve d’humanité qui a occupé le magnifique site du Lac du Crès.

Sur le plan sportif, les concurrents ont trouvé les tracés très difficiles du fait des fortes déclivités, mais aussi très attrayants

Les clubs cressois, reconnaissables à leur habillement homogène, « Run in Crès » tout en bleu (qui a édité un tee-shirt collector) et ACVS avec une chasuble rose (Athlétisme Club de la Vallée du Salaison) ont brillé par le nombre de leurs engagés mais aussi par les places d’honneur remportées.

Pendant ce temps et la veille, toutes les haltes alimentaires et banques alimentaires du secteur ont dépêché leurs bénévoles pour participer à cette grande collecte annuelle nationale.

Le Conseil municipal des Jeunes de Clapiers avait notamment décidé, dans le cadre de son mandat, de donner l’exemple.

Ces jeunes en CM2 et en Sixième ont secondé, dans une grande surface de Montpellier, les militants de la cause alimentaire.

Au Crès, alentours et dans tout l’Hérault, se sont ainsi mobilisés des centaines de bénévoles engagés dans le soutien de ceux qui, à côté de nous, souffrent.

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Collecte annuelle de la Banque alimentaire à Montpellier

 

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Le Conseil Municipal des Jeunes de Clapiers participe, à sa demande

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Des bénévoles de Clapiers en action, pour la bonne cause

 

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 Le site exceptionnel du Lac du Crès

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 La collecte des denrées alimentaires données par les participants à la course

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 Le départ des 250 adultes,  sous le soleil et la chaleur pré-hivernales

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Les arrivées s'égrennent et l'émotion est quelquefois au rendez-vous

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Le public participe et encourage volontiers les coureurs 

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 Jean-Claude Tissot anime, de mains de maître, l'événement

16/09/2011

Inauguration de la nouvelle crèche du Crès

La Commune du Crès vient de se doter d’un équipement public de grande classe pour accueillir dignement la petite enfance.

La Crèche « Les Marguerites » a ainsi été inaugurée le vendredi 2 septembre 2011 en présence de nombreux officiels, parents et habitants du village.

 

Le nom a été choisi en fonction du prénom partagé par plusieurs Cressoises engagées dans la création de la première crèche dès 1975, notamment Mesdames Garidou et Vermillard.

 

La dénomination vient donc honorer leur action.

 

L’établissement offre d’ores et déjà 65 places, en crèche principalement mais aussi en halte-garderie.

 

Cette capacité d’accueil est extensible à 90 places à moyen terme.

 

Pour la Commune du Crès, il s’agit d’accompagner son dynamisme démographique (bientôt 8.000 habitants), notamment suite à la livraison du quartier de Maumarin.

 

C’est l’ancien Centre de loisirs maintenant délocalisé aux écoles qui a servi de support à une rénovation et une extension.

 

La précédente crèche était située près de l’ensemble de services municipaux Fernand Rouché.

 

L’édification de la nouvelle crèche s’est faite sous maîtrise d’ouvrage de la Commune du Crès qui en tant que propriétaire loue le bâtiment à l’association familiale « Les Marguerites ».

 

Cette dernière, présidée par Jean-Claude Christol, gère la crèche.

 

Ce sont donc des parents qui administrent l’établissement et prennent les grandes décisions, en terme de personnel comme de modalités d’accueil des enfants.

 

L’Association familiale « Les Marguerites » adhère à « Collectif 34 » une structure qui fédère 40 crèches familiales dans l’Hérault et qui permet de mutualiser des expériences, des compétences et des ressources.

 

La Municipalité subventionne le fonctionnement de la crèche Cressoise en participant au prix de la journée d’accueil, suivant sa politique sociale.

 

L’aménagement du nouveau bâtiment a pris 18 mois et coûté 2,8 millions d’€ TTC dont 30.000 € couverts par le Conseil Général de l’Hérault et 442.500 € apportés par la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier.

 

Cette importante dernière part est issue des cotisations sociales prélevées sur les entreprises et sur les salariés, c’est-à-dire globalement sur le travail.

 

Le solde, près de 2,4 M€ est couvert par les collectivités locales, c’est-à-dire par les impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière, taxe professionnelle ou prélèvements l’ayant remplacée).

 

Montpellier Agglomération a financé quant à elle cet équipement à hauteur de 100.000 € dans le cadre de sa politique de soutien aux communes adhérentes dans le cadre des Projets d’Intérêt Commun.

 

Le besoin de garde d’enfants en bas âge est très fort dans la périphérie de Montpellier, avec une demande qui couvre maintenant des horaires atypiques (travail tard le soir, de nuit et le week-end).

 

Le mode de garde collectif est de plus en plus prisé par les parents, avec toutefois l’alternative des assistantes maternelles, souvent regroupées en RAM (Réseau d’assistantes maternelles).

 

A la Crèche « Les Marguerites », les enfants sont classiquement répartis en sections de « Petits », « Moyens » et « Grands » et sous les vocables respectifs plus originaux : Coccinelle, Abeille et Papillon.

 

La Directrice de la Crèche, Catherine Chiveau, le Maire et Conseiller général du Crès, Pierre Bonnal, vont pouvoir dorénavant offrir aux enfants en bas âge du village un service de grande qualité.

 

Le bâtiment conçu par Pascale Chaumont, Architecte DPLG établie à Montferrier sur Lez, totalement en rez-de-chaussée, sur un grand terrain particulièrement bien viabilisé, donne à la vue une ligne moderne.

 

Au-delà des grandes baies vitrées, d’un éclairage naturel soigné, des vastes espaces, des locaux techniques performants, la qualité du mobilier, très coloré, la présence de nombreuses structures de  jeux qu’on a plus l’habitude de trouver à l’extérieur et celle d’une salle dédiée aux jeux d’eau sont les éléments les plus marquants pour le visiteur.

 

Le bâtiment respecte les préconisations de la Réglementation thermique (RT 2012), notamment en ce qui concerne le confort d’été, sans nécessité de s’équiper en climatisation.

 

Les parents amènent déjà, depuis le 23 août 2011, leurs enfants.

 

Ils sont grandement satisfaits de cet équipement souhaité par la Municipalité du Crès et qui a mobilisé, en travail d’équipe autour du premier magistrat Pierre Bonnal, l’action conjointe de nombreux adjoints au maire : notamment Maryèle Bermond et Véronique Irigoyemborde, déléguées à la Solidarité (famille, action sociale et périscolaire), Eliette Amico, déléguée à la Jeunesse, Brigitte Pau, déléguée aux Travaux publics, Bernard Jean, délégué aux finances et Francis Miloszyk, délégué à l’Urbanisme. 

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

11/03/2011

Equitable-concert

Vendredi 18 février 2011, à la Salle Georges Brassens du Crès, l’Association « Equitable-concert » proposait une soirée comédie musicale au profit de l’Association « Bola ».

 

« Equitable-concert » est fondé sur le principe du partage et de la synergie que peut créer un groupe d’êtres humains unis dans une même volonté.

 

L’idée de ce concept a pour origine la passion d’une jeune femme, Perrine. Aujourd’hui disparue, c’est en sa mémoire que l’Association « Equitable Concert » se bat pour faire perdurer le travail qu’elle avait commencé.

 

Sa mère, Maryèle Bermond-Rizzoli, cheville ouvrière de l’Association « Equitable-concert », fait ainsi perdurer la passion de sa fille pour le spectacle et le commerce équitable.

 

« Equitable concert », c’est donc amener le public à prendre des risques.

 

Lâcher sa télévision pour découvrir ce que l’on ne connaît pas.

Mieux connaître le commerce équitable.

 

Apporter un soutien à des associations humanitaires, comme l’Association « Bola » qui développe des projets agricoles, de forage de puits et éducatifs dans les villages de Bô et Lâ au Burkina Faso.

 

Donner une visibilité aux artistes locaux.

 

Ainsi, la troupe de la « Clémentine » dirigée par Jacques Barant interprétait ce soir-là Frou Frou les Bains de Patrick Handecoeur.

 

Partager, échanger et donner pour aider les autres.

 

En effet, l’équipe d’Equitable-concert est entièrement bénévole.

 

Cette Association est particulièrement originale puisqu’elle œuvre gratuitement pour d’autres associations.

 

Les entrées sont totalement reversées à l’association humanitaire invitée au Crès.

 

Les subventions servent à payer les artistes et l’unique source de financement qui revient à l’association Equitable-concert est la buvette.

 

Cet esprit solidaire et fort est à applaudir des deux mains.

 

Le public, lui, a beaucoup applaudi la comédie musicale joué par « Clémentine » pour l’excellente soirée qu’elle a fait passer et les rires qu’elle a su provoquer.

 

Ce public vient certes pour la qualité des spectacles mais aussi parce qu’il participe à une économie solidaire.

 

Nous retrouverons toute l’équipe d’Equitable-concert le 18 mars 2011 pour « Aléas de la chanson », avec des chansons des années 30, au profit de l’Association « Halte-Pouce », puis le 15 avril 2011 avec Luigi de Zarlo, pour une improvisation de guitare sur défilé d’images, au profit de « Luciole ».

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L’EQUITABLE CONCERT

6, impasse des Ruches – 34920 Le Crès

Organisation de concerts au profit d’œuvres humanitaires

Président : Clément BERMOND
Téléphone : 06.26.04.97.78

Contact : BERMOND-RIZZOLI Maryèle
Téléphone : 04.67.70.12.82 et 06.73.79.83.51
E-mail :
b.maryele@voila.fr


Site Internet : www.equitable-concert.org

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 Crédit photographique : Fleur Dache

23/12/2010

Bilan du Téléthon 2010

Le Téléthon, concept venu des Etats-Unis, est né en France en décembre 1987.

 

Il a tout de suite dépassé les prévisions d’adhésion de la population.

 

C’est l’exemple d’un événement parti de la Télévision, en l’occurrence Antenne 2, avant que de très nombreuses bonnes volontés locales s’en emparent.

 

Parti d’en haut, le Téléthon est aujourd’hui le fait d’une myriade d’associations qui récoltent tout de même 1/3 des promesses de dons.

 

Le spectacle télévisuel, mobilisant des professionnels du spectacle appointés, rebute de plus en plus nos concitoyens.

 

En revanche, ils apprécient la mobilisation dans leur village dont l’effet d’entraînement est certain.

Les multiples manifestations locales stimulent la convivialité et la motivation à participer financièrement ou bénévolement.

 

Autour de Montpellier de nombreuses communes se sont mobilisées : Frontignan, Vic la Gardiole, Mireval, Fabrègues, Saussan, Pignan, Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Védas, Villeneuve lès Maguelone, Montpellier et ses nombreux quartiers, Palavas, Pérols, Lattes, Palavas les Flots, Juvignac, Grabels, Saint-Gély du Fesc, Saint-Clément de Rivière, Montferrier, Prades le Lez, Grabels, Montarnaud, Vailhauquès, Ganges, Teyran, Vendargues, Le Crès, Castelnau le Lez, Baillargues, Castries, Restinclières, Beaulieu, Saint-Drézéry, Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Brès, Saturargues, Lunel, Lunel-Viel, Saint-Just et Marsillargues, sans vouloir et pouvoir être exhaustif !

 

La « Coordination Téléthon Hérault Est » s’est efforcée de recenser toutes les actions menées.

 

Quant à la collecte financière, elle avait atteint en 1987, sur toute la France, 2,8 m€, pour croître ensuite très fortement jusqu’à atteindre le record de 101,5 m€ en 2006.

 

Depuis, la générosité des Français faiblit un petit peu : 90,8 m€ de dons en 2010, soit tout juste autant qu’en 2009.

 

L’Association française contre les myopathies (AFM) collecte 3 % de tous les dons annuels des Français.

 

Cette collecte populaire, la plus importante au Monde, est essentiellement consacrée à la recherche et à l’accompagnement des malades.

 

La polémique sur les réserves en trésorerie et les biens immobiliers de l’AFM n’enlève rien à la gestion en bon père de famille de cette Association et à son utilité sociale.

 

La collecte de dons par ce qui est appelé la « Force T », c’est-à-dire les manifestations locales, représente un tiers de toutes les sommes collectées.

 

Les communes les plus dynamiques sont celles où le Téléthon est devenu un rendez-vous traditionnel du début de l’hiver.

 

La mobilisation est aussi plus forte dans les communes où vivent des enfants et de jeunes adultes atteints de myopathies.

 

C’est le cas à Saint-Georges d’Orques ou encore au Crès.

 

Dans ce dernier village, la somme collectée a atteint le record de 47.034 €.

 

Compte tenu de la population, c’est comme si les dons en France s’étaient élevés à plus de 400 millions d’euros !

 

Cette collecte est précédée de l’engagement de milliers de bénévoles du domaine philanthropique, culturel, sportif, etc.

 

La force du local devient patente pour ceux qui seraient tenter de la nier.

 

Au Crès, les festivités se sont étalées du samedi 27 novembre au dimanche 5 décembre avec au programme : loto, soirée vinyles, concerts, ventes et expositions, activités sportives diverses et variées (paintball, baptêmes moto, tir à l’arc, baptêmes de plongée avec bouteille, démonstration d’arts martiaux, stage de danse, match de rugby, randonnée pédestre), jeux pour enfants, atelier de poterie, vide-grenier,vente de brioches, restauration et buvette en journée, repas dansant en soirée …

 

Rémi Gaillard, jeune Cressois touché par une myopathie, a été le parrain du Téléthon tandis que Thierry Bermond, sa cheville ouvrière, l’a animé de bout en bout avec l’appui de Pierre Bonnal, le Maire, et celui de Jean-Michel André, Maire-adjoint délégué à la vie associative.

 

Le Téléthon du Crès a été emblématique de ces Téléthons de village si authentiques.

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Vente de marrons chauds au bénéfice du Téléthon du Crès  

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 La place de la Mairie, siège de nombreuses animations  

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 Le stand du club de tir à l'arc propose un atelier d'adresse

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 Atelier de peinture et d'expression artistique pour les enfants 

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 Les bikers participent eux aussi en proposant des baptêmes en moto 

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Stand de restauration : les bénévoles préparent des crêpes variées 

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 L'affiche du Téléthon 2010

 

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Thierry Bermond annonce le montant de la collecte au Crès 

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 Les bénévoles, tous réunis, fatigués mais heureux

 

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/12/2010

Un village très solidaire

Sur les bords du Lac du Crès, était organisé, samedi 27 novembre, la 2ème édition des « Foulées de la Solidarité ».

Pour participer, adultes ou enfants, un slogan : « Soyez solidaires ».

 

L’inscription se paye ainsi, selon le choix du participant, en conserves de haricots, en boîtes de céréales, en sachets de pâtes, etc. 

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La participation des coureurs sous forme de denrées alimentaires

  

Le concept de participation est original et on ne tourne pas autour du pot : « Aidons ceux qui n’ont pratiquement rien à manger ».

 

La collecte bénéficie à la Banque alimentaire : plus d’une tonne de denrées alimentaires ont été de la sorte collectées.

 

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Les dons sont triés dans des cartons en prévision du stockage

  

En effet, les banques et haltes alimentaires sont depuis quelques temps de plus en plus sollicitées et elles ont beaucoup de mal à faire face aux besoins.

 

Alors que pouvait faire la Commune du Crès pour les soutenir dans leur action ?

 

Organiser cette manifestation sportive où les participants paient leur inscription avec de la nourriture a imaginé Jean-Claude Tissot, Conseiller municipal délégué au sport et aux événements sportifs.

 

Cette proposition a été volontiers validée par Pierre Bonnal, le Maire du Crès, et son équipe municipale.

 

Ainsi naissaient, en 2009, les premières « Foulées de la Solidarité ».

 

L’engouement de la première édition en a engendré une seconde qui a réuni cette année près de 250 participants, dont une centaine d’enfants !

 

En effet, cet événement attire aussi des coureurs venus des alentours : Castelnau le Lez, Lunel, Castries, Montpellier et d’ailleurs.

 

La volonté d’intergénérationnel est forte.

 

Pour les enfants, différentes courses sont proposées en fonction des âges et deux courses adultes sont prévues dans la journée.

 

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Le départ est donné par Pierre Bonnal, Maire du Crès 

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Le groupe de tête d'une des courses des enfants

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Le passage de la course adultes

  

Participer à ce type de manifestation, c’est se valoriser en aidant les autres, peut-être moins chanceux.

 

C’est donner encore plus de valeur au partage et ne pas oublier que personne n’est à l’abri d’être un jour dans le besoin.

 

C’est aussi la preuve d’une conscience collective des difficultés que peuvent éprouver certains de nos jours.

 

Tout ceci sous l’œil vigilant des bénévoles des associations « Run in Crès » et « Alex O2 » qui supervisent le bon déroulement de l’événement, collectent les inscriptions et distribuent les récompenses.

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 Tous les enfants auront leur médaille : une récompense de leur participation

 

Pas de perdant pour les « Foulées de la Solidarité » : tout le monde est gagnant, ceux qui courent comme ceux qui reçoivent des denrées alimentaires toute l’année.

 

Cette manifestation est emblématique de l’esprit de solidarité qui règne au Crès, esprit largement soutenu et encouragé par les élus municipaux.

 

Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la troisième édition : le samedi 26 novembre 2011 toujours, bien sûr, au Lac du Crès.

 

Crédit photographique : Fleur Dache

01/09/2010

Vive la "fin de l'été"

Les vacances d’été tirent à leur fin tandis que les fêtes de village se succèdent autour de Montpellier.

 

L’ambiance est plus détendue qu’au mois de juillet où la canicule fatigue souvent les organismes.

 

La lumière est celle qu’apprécient les peintres : le public est coloré et les peaux dorées.

 

Le cadre, le spectacle, ses acteurs et le public sont hauts en couleurs.

 

Le vent du Nord ou, selon les heures et les jours, la brise marine rafraîchissent.

 

Les participants sont ravis de retrouver leurs villages après des vacances parfois exotiques.

 

Ce retour au bercail est apprécié.

 

Liesse populaire et ambiance décontractée font bon ménage.

 

Les parents viennent admirer les exploits de leur progéniture tant il est vrai que les fêtes votives mobilisent avant tout la jeunesse.

 

La fierté de monter les chevaux camarguais et d’élever ces taureaux si vifs, si belliqueux et si imprévisibles dans leur comportement, se lit dans les yeux des hommes de manades.

 

C’est ainsi que la Fête du Crès (19 au 24 août 2010) a été un grand succès populaire.

 

Le Maire Pierre Bonnal a apprécié le gros travail fourni par les bénévoles et Maxime Chavance, Maire-adjoint aux festivités.

 

La spécificité de la Fête du Crès est l’alliance, le soir, de la culture et de la convivialité au travers de repas spectacle.

 

L’organisation de jeux entre équipes de jeunes offre un encadrement et une occupation dans l’après-midi.

 

En effet, l’inactivité, l’ennui et l’effet de groupe pourraient engendrer quelquefois des dérives.

 

A Saint-Geniès des Mourgues, c’est la journée à l’ancienne qui marque le plus les 10 jours ! de festivités (20 au 29 août 2010).

 

Les costumes des anciens sont de sortie ainsi que les accessoires : ceinturons, ombrelles, etc.

 

Ce village, qui a su garder son âme, abrite sur son territoire la Manade Vitou.

 

La fête votive est organisée par la Municipalité (avec Jean-Claude Imbert, 1er adjoint, comme responsable de l’événement), l’Association « La Classe » et le Club taurin « Le Trident ».

 

Après le déjeuner au pré, en costumes, animé par la peña Mithra, suivi de la ferrade d’anoubles, les calèches et charrettes rejoignent, en cortège, le village tandis que les gardians conduisent, en abrivado, les taureaux camarguais au cœur de Saint-Geniès.

 

7L Télé (télévision locale montpelliéraine) a pu immortaliser la journée grâce au journaliste Jean Cahn et son émission « Opinion sur rue ».

 

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Le Maire, Yvon Pellet, en costume, accueille villageois et citadins

 

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Les gardians ont rabattu un anouble devant être marqué au fer

 

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Les attrapaïres à l'oeuvre devant la charrette mettant en sécurité femmes et enfants

 

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Des spectateurs très attentifs

 

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Les hommes du village apprécient le travail des gardians

 

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L'heure du retour au village a sonné pour les attelages

 

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Arrivée dans Saint-Geniès des Mourgues des charrettes, vélos et tandem anciens :

ils précédent l'abrivado long entre la Manade Vitou et le village

 

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L'abrivado est terminé : l'heure de l'apéritif est venue

 

 

A Teyran (fête du 27 au 30 août 2010), la Manade Vellas est indissociable du village, même si ses terres, le long du Salaison, jouxtent Jacou et Le Crès.

 

La famille Vellas veille à la parfaite organisation des festivités.

 

Luc Vellas préside le Club taurin "Lou Biou" ; son frère, Didier, mène les nombreux gardians tandis que le fils de ce dernier, Rémi, dirige la manade au Mas du Pont.

 

Les arènes ovales sont propices aux courses de vachettes et de veaux (Manade Alain) : les adolescents, à l’exercice, et les enfants, plus en rêve qu’en actions, les affrontent, en offrant un spectacle mouvementé.

 

Enfin, le festival de bandidos (manades Vellas et Vassal) trouve un cadre idéal au sommet de la colline tutélaire de Teyran, avec comme attraction spectaculaires : les échappées dans le « petit bois ».

 

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Après-midi pour la jeunesse avec vachettes et veaux dans les arènes de Teyran

 

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Les jeunes à l'oeuvre et à la manoeuvre

 

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Le veau en piste a de l'énergie à revendre et franchit plusieurs fois la barrière

 

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Bandido : un taureau échappé sort du "petit bois"

 

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L'attrapaïre est bien accroché : le taureau l'emporte sur son cou à vive allure

 

 

Toutes ses fêtes permettent aux amis de se retrouver et aux jeunes de grandir ensemble tout en se divertissant.

 

La « fin de l’été », c’est aussi les prémisses de la rentrée scolaire comme celles de la reprise du travail : une nouvelle année débute !

08/07/2010

La langue de Molière est bien vivante

La Compagnie des Azamites a offert vendredi 2 juillet un spectacle enlevé et enjoué, au domaine de Fondespierre, à Castries.

 

Les Azamites sont connus dans le monde de l’improvisation théâtrale et pour leurs sketches.

 

A Castries, ils ont proposé une pièce de théâtre ambitieuse.

 

Le spectacle monté par cette troupe d’amateurs s’intitulait « Molière en pièces ».

 

Le mot « pièces » devait s’entendre :

-         au sens propre, compte tenu d’un découpage chronologique de la vie de Jean-Baptiste Poquelin, né à Paris et devenu Molière à Pézenas, sous la protection du Prince de Conti, avant de séduire la Cour du Roi de France,

-         au sens figuré, avec l’irruption de nombreux clins d’oeil contemporains.

 

Au final, un spectacle non pas comique mais drôle et raffiné, revisitant la vie et l’œuvre du grand metteur en scène et comédien.

 

Des costumes soignés, un jeu millimétré, de l’esprit et de la malice « en veux-tu, en voilà » ont enchanté les très nombreux spectateurs installés dans le théâtre de pierre du Domaine de Fondespierre.

 

Dans cet espace à la fois ouvert, sur les magnifiques arbres méditerranéens l’enserrant, mais aussi fermé par une enceinte en pierres calcaire, un mur rucher minéral, une terrasse et une arche monumentale, la scène fut très en valeur, surtout lorsque la nuit noire fut tombée.

 

Les 12 acteurs avaient annoncé la couleur : « Tout ce que vous souhaitez savoir sur Jean-Baptiste Poquelin sans jamais oser le demander ».

 

Ce pari fut tenu car le public se rappela sans effort que la langue de Molière était bien vivante et que le personnage était un passionné amoureux du public et de la comédie.

 

L’absence d’une scène sur la mort de Molière en pleine représentation fit même la démonstration qu’il n’était pas vraiment disparu puisque, assurément, il était bien là, sur les planches, au milieu de ses acteurs et face à son éternel public.

 

Plus en saison, le cadre du Domaine de Fondespierre servira d’écrin au Festival de Jazz « Les Nuits du Rucher », du vendredi 16 juillet au dimanche 18 juillet 2010.

 

La programmation prévoit « Vitamines Jazz Band » le vendredi 16, « Aurore Quartet » le samedi 17 et « Nicky Nicoll », « Thierry Saumande » et « Alain Rattier Big Band », pour le final, le dimanche 18 juillet 2010.

 

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Quant à la Compagnie des Azamites du Crès, elle s’était déjà produite avec « Molière en scènes », dans son propre village, le jeudi 1er juillet 2010, dans le cadre du Festival « Molière hier, aujourd’hui et demain ».

 

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 Accueil en musique avec le Jazz band de Castries

 

 

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 Le mur rucher attire les enfants

 

 

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 Le public commence à affluer et colonise chaises ou bancs en pierre

 

 

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 Molière en chair et en os

 

 

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 Les avatars d'un speed dating plein d'anachronismes

 

 

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 Travail des comédiens mais aussi des costumières

 

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Un acteur en frère jésuite ou l'éducation par le bâton

 

 

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De la pantomime à la comédie, il n'y a qu'un pas

 

 

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Les 12 acteurs bissés par le public

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

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 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

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 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

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 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

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Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

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 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

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Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

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 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

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 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

12/11/2009

Comment Castelnau le Lez va devenir une grande ville ?

Castelnau le Lez a toujours été la commune la plus proche de Montpellier, au sens propre et au sens figuré.

site officiel ville castelnau le lez

Dès 1899 et jusqu’en 1949, un « service par tramway » assurait la liaison Castelnau le Lez - place de la Comédie, comme un cordon ombilical permanent. La ligne Castelnau – Celleneuve , traversant Montpellier de part en part, exista même avant Guerre.

"mairie castelnau le lez"

Castelnau le Lez est la seule commune d’importance de la grande couronne autour de Montpellier, avec déjà plus de 1.000 habitants en 1900, à avoir multiplié par plus de 10 sa population en un siècle, à l’image de communes plus petites comme Le Crès, Lattes, Saint-Gély du Fesc et Saint-Jean de Védas et d’autres, initialement minuscules, comme Clapiers, Combaillaux, Jacou, Juvignac, Teyran et Villetelle.

Castelnau le Lez est donc une agglomération historiquement conséquente.

 

Ses origines romaines (vers 120 avant Jésus-Christ), sans compter son oppidum primitif, lui donnent une antériorité sur Montpellier.

6ième station relais (« mutatio ») sur la Voie domitienne depuis les Pyrénées, d’où le nom de Sextantio, Castelnau le Lez n’a jamais eu peur des voies de communication.

 

La ligne 2 du tramway contemporain met Castelnau à quelques minutes à peine du centre de la capitale régionale : aucune autre commune de l’agglomération ne possèdera jamais cette proximité avec Montpellier.

 

Le Crès, qui constituait avec Castelnau la même paroisse dans l’Ancien régime et qui ne devint commune qu’en 1872 seulement, plus rurale dans un premier temps, a été rattrapée par le tramway et son destin est maintenant difficilement dissociable de sa voisine.

 

Castelnau était « urbs » dans l’Antiquité, elle est restée ville : c’est notamment la seule, l’unique commune des alentours de Montpellier à voir sa démographie décoller dans les années 20, en passant sur une décennie de 1.000 à 2.000 habitants !

 

Depuis le mouvement ne s’est pas arrêté et la population légale culmine à 15.536 habitants au 1er janvier 2009.

 

Cette croissance va-t-elle s’arrêter ?

 

Sûrement pas, car l’actuelle municipalité semble prise, en ce début de 21ème siècle, d’une frénésie urbaine.

 

Castelnau a en ligne de mire Agde, Frontignan, Lattes, Lunel et Mauguio qu’elle se verrait bien dépasser pour devenir la 4ème ville du département, derrière Montpellier, Béziers et Sète.

 

L’urbanisme castelnauvien avance à marche forcée :

-         place du Marché : 60 logements,

-         ZAC du Domaine de Caylus : 600 logements à terme à proximité du terminus de la ligne 2 du Tramway à Jacou, avec beaucoup de logements sociaux,

-         avenue de l’Europe : 2.200 logements à terme.

 

 

Avec tous ces programmes immobiliers, soit tout simplement 3.000 logements en plus, la population prévisionnelle peut être estimée à 23.000 habitants dans les quelques années à venir.

 

L’avenue de l’Europe (ex RN 113) va devenir l’entrée Ouest de Montpellier.

 

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Avenue de l'Europe : la ligne 2 du Tramway traversant un secteur urbain en pleine reconversion

 

D’autres rues sont dans le collimateur des promoteurs : une villa cédée, rasée et remplacée par un immeuble et c’est le propriétaire d’une villa voisine qui perd ses repères de quartier résidentiel et qui se pose la question de la vente de son habitation.

 

On assiste à une mutation urbaine accélérée là où se situait des friches commerciales ou artisanales, mais aussi dans des secteurs pavillonnaires où, avec l’âge, de nombreux propriétaires sont plus enclins à vendre.

 

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Les immeubles se substituent aux villas

 

Dans les secteurs du PLU récemment ouverts à la densification, la spéculation semble s’insinuer « partout ».

 

En ce qui concerne les nouveaux immeubles, les acquéreurs des appartements sont aux 2/3 des investisseurs : les nouveaux Castelnauviens seront donc principalement des locataires.

 

En revanche, les futurs propriétaires occupants, et plus encore les primo accédants, se font rares.

 

Le développement économique frappe aussi à la porte :

- plus de 6.000 m² de commerces et de bureaux attendus avenue de l’Europe,

- 230.000 m² de bureaux programmés sur les 39 hectares du Parc Eurêka (sous l'égide de la Communauté d'agglomération),

- un projet de « Gérontopôle », sur une surface de 70 hectares, consacré au vieillissement avec des laboratoires, des industries de la santé, des établissements publics et privés de soins, des centres de recherche et des organismes de formation (projet Ville - Agglomération).

 

Ces nouvelles zones d’activités seront irriguées à terme par la future ligne 5 du Tramway, prévue entre l’ensemble multimodal de Sablassou et le Millénaire, reliant les actuelles lignes 1 et 2.

 

Cette affluence d’entreprises est permise par la transformation antérieure, providentielle pour Castelnau, du District de Montpellier en Communauté d’agglomération.

 

En effet, la taxe professionnelle communale très élevée à Castelnau à l’époque et donc faisant fuir les entrepreneurs a pu baisser de plus d’un tiers grâce à l’intercommunalité (via la Taxe professionnelle unique, partout sur le territoire de l’Agglomération).

 

Toutefois, pour les particuliers, les taux de taxe d’habitation (TH) et de taxe sur le foncier bâti (TFB), toujours du ressort de la Municipalité, demeurent dans la fourchette haute des taux décidés par les communes de l’agglomération.

 

Certes, la Municipalité s’est lancée dans des opérations de rénovation de l’habitat ancien, avec une OPAH (opération programmée pour l’amélioration de l’habitat visant à la mise aux normes et à la mise en sécurité de certaines copropriétés) et, depuis 1998, une opération de rénovation des façades dans le centre historique.

 

Toutefois, c’est le terme de « ville champignon » qui vient, car la priorité est presque exclusivement donnée au neuf.

 

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Les grues occupent l'horizon, même au Centre ville

 

A l’évidence, le centre de gravité de Castelnau descend de la colline et s’éloigne du sillon du Lez pour s’établir dans l’ancienne plaine agricole.

 

Dans l’ancien cœur de village, la place de la Liberté et la place du Marché, pourtant symboliquement majeures, semblent  d'une taille insignifiante au regard de la nouvelle cité.

 

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Place de la Liberté : l'ancien coeur battant de Castelnau

 

Il n’est pas étonnant qu’une partie de la population s’émeuve par exemple du manque de sécurisation de la rue Emile Combes, rue étroite menant à la Clinique du Parc, établissement de soins de grande renommée, étrangement enclavé dans une ville qui explose, ou encore de la mauvaise desserte des quartiers Nord par les bus (quartiers de Caylus / Domaine des Olivieurs et Devois).

 

De même, les espaces publics dans le Centre ancien, comme la place de l’ancienne mairie ou encore comme la place du Marché envahie par les nouveaux immeubles, apparaissent à beaucoup de Castelnauviens comme non proportionnés à la taille de la ville nouvelle.

 

Comment conserver l’âme d’une ville, s’il n’existe plus d’espaces à vivre, de lieux emblématiques, symboles de la cité ?

 

L'écueil est en effet que Castelnau le Lez se résolve à n'être que le faubourg de Montpellier.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

02/11/2009

Comment maîtriser les nuisances sonores engendrées par l’aéroport Montpellier-Méditerranée ?

Tout aérodrome soumet son environnement à des nuisances sonores : l’aéroport de Montpellier-Méditerranée ne fait pas exception.

 

Sont concernées les communes de Lattes, surtout, de Palavas, Pérols, Montpellier, Castelnau le Lez, Mauguio, Le Crès, Saint-Aunès, Vendargues et Baillargues mais aussi, dans une seconde couronne, de Clapiers, Jacou, Castries, Saint-Brès et Valergues.

 

Le bruit est généré par les vols commerciaux mais aussi les vols des écoles de formation, l’aviation d’affaires, les aéroclubs.

 

Ces trois dernières sources de bruit impactent fortement la zone de Boirargues, sur la commune de Lattes.

 

Concernant l’aviation commerciale, activité principale, les avions sont classés suivant 3 niveaux de bruit (approche en phase d’atterrissage, décollage à pleine puissance, survol).

 

L’émission sonore est de plus en plus limitée en fonction de leur date de certification : avant 1977, entre 1977 et 2006 et après 2006.

En 30 ans, les gains ont tout de même été de 20 dB (décibels).

 

Des seuils de bruit (99 dB à l’arrivée et 104,5 dB au départ) sont fixés par le Service de la navigation aérienne, un service de l’Etat, qui peut infliger des amendes de plusieurs milliers d’euros aux contrevenants.

 

L’absence de vols de nuit (entre minuit et 5 heures du matin) à Montpellier est un avantage certain pour les riverains.

 

Une association, forte de plusieurs centaines d’adhérents, veille sur les nuisances sonores de l’Aéroport Montpellier-Méditerranée : il s’agit de l’ADECNA (Association de défense contre les nuisances aériennes).

 

Cette association est d’une grande vigilance et d’un grand sérieux. Elle participe au comité de suivi mis en place par les gestionnaires de l’aéroport.

 

L’ADECNA est indépendante des financements publics et ne vit que des cotisations de ses adhérents.

 

Cette association a mis en place un « guichet unique » qui comptabilise par téléphone, télécopie ou mèl, toutes les plaintes liées au bruit excessif ce qui permet d’établir un calendrier des nuisances et d’élaborer une meilleure argumentation lors des négociations.

 

D’après la société aéroportuaire, les riverains se plaignent essentiellement de l’activité de l’aviation légère (25 %), des vols d’entraînement en piste principale (18 %), des atterrissages face à la mer et des départs vers la vallée du Rhône (12 %).

 

L’ADECNA est formellement opposée aux vols de nuit et à l’allongement de la piste.

 

Cette association a obtenu ces dernières années des améliorations importantes.

 

La trajectoire verte (= « trajectoire idéale » compte tenu de l’urbanisation existante) que l'ADECNA préconisait a été retenue, en novembre 2007, par le Préfet, après analyse de plusieurs hypothèses.

 

Auparavant, les trajectoires passaient au dessus de Castelnau le Lez, de Montpellier, du Crès, de Saint-Aunès et de la Grande-Motte.

 

Dorénavant, les départs vers le Nord suivent l’autoroute A9, en direction de Lunel.

 

L’utilisation de la piste principale par tous les avions a aussi été bénéfique (certains empruntaient précédemment la piste secondaire).

 

Le maire de Baillargues s’est opposé à cette trajectoire verte et la commune de Saint-Aunès est moins bien lotie qu’avant.

 

Toutefois, globalement, la trajectoire verte est une avancée très importante pour des dizaines de milliers d’habitants.

 

Pour que le bruit soit minimisé au décollage, il faut que les avions montent très rapidement car plus l’aéronef est haut et moins le bruit au sol est important (pour donner un ordre d’idée : à 6 km de la piste, un avion est à 1.000 pieds d’altitude, soit environ 800 m).

 

Les techniques à utiliser sont les suivantes :

-         au décollage, une poussée des moteurs réduite en s’aidant au maximum des dispositifs hypersustentateurs (volets, becs de bord d’attaque) jusqu’à une hauteur de 1.200 pieds, soit 1.000 m environ, avant d’accélérer,

-         à l’atterrissage, la non utilisation des inverseurs de poussée, très bruyants.

 

Les Melgoriens sont largement bénéficiaires de la trajectoire verte puisque 10 % des départs, contre près d’un tiers auparavant, survolent maintenant Mauguio.

 

Toutefois, 50 % des pilotes ne respectent pas cette trajectoire verte. Les raisons sont multiples : pour gagner du temps, économiser du carburant, par facilité ou par ignorance (un pilote peut enchaîner 5 vols par jour et autant d’aéroports !).

 

La société aéroportuaire, quant à elle, souhaite « apporter une contribution active à la poursuite des objectifs de la charte de qualité de l’environnement sonore ».

 

Elle a signé, le 7 octobre 2008, un code de bonne conduite environnementale.

 

Les compagnies aériennes ont signé ce code préconisé par la « Charte d’environnement sonore » dont s’est doté l’aéroport.

 

Ainsi, tous les pilotes sont tenus de suivre des trajectoires prédéfinies, pour réduire les nuisances aériennes.

 

Toutefois, les compagnies low-cost, sans représentation locale, n’ont pas signé, à ce jour, le code de bonne conduite, même si en terme de respect de la réglementation édictée par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), elles ont les mêmes obligations que les autres compagnies.

 

D’autre part, les stations de mesure de bruit au sol ont été déplacées, en juin 200,8 pour tenir compte de la nouvelle trajectoire verte : elles sont implantées au Lycée Champollion sur la commune de Lattes et à l’école Georges Brassens à Baillargues.

 

Enfin, un PEB (Plan d’exposition au bruit) a été arrêté : il permet, comme les plans de prévention des risques d’inondation ou d’incendie de forêt, de règlementer l’urbanisation.

 

Ce zonage est d’une grande utilité : le seul bémol à émettre est que l’ACNUSA (Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires) a décidé de ne pas prendre en compte la "zone D" dans le PEB de l’Aéroport Montpellier-Méditerranée, comme l’aurait souhaité l’ADECNA.

 

Cette critique est à relativiser puisque la zone D recouvre en fait un niveau de bruit très faible.

 

Quelles sont les améliorations à attendre à l’avenir ?

-         l’aéroport pourra se doter d’un ILS (= balise d’approche et d’atterrissage) permettant un meilleur respect des trajectoires mais ce dispositif est pour l’heure extrêmement coûteux,

-         les avions de la génération postérieure à 2006, beaucoup moins bruyants, vont s’imposer à la longue.

10/07/2009

Tous au chevet de l’Etang de l’Or

Les zones humides sont en régression partout dans le Monde. Ce sont pourtant les milieux les plus riches en terme de faune et de flore.

L’étang de l’Or n’en est donc que plus précieux : il est notre patrimoine écologique, paysager et architectural. Il abrite des écosystèmes riches, fragiles et complexes.

Recul de la qualité des nappes d’eau douce souterraines sur son bassin versant, eutrophisation de ses eaux saumâtres et comblement progressif de l’étang, dégradation des zones humides notamment avec la régression des roselières, sont les menaces principales.

Jusqu’à présent, le Syndicat mixte de gestion de l’étang de l’Or (SMGEO) gérait le site et son périmètre. Un contrat de baie (études et mesures de préservation) a couvert les années 1996-2006 avec les objectifs suivants :
- améliorer la qualité de l’eau de l’étang (réduction des rejets d’eaux usées par exemple),
- réhabiliter les cours d’eau (entretien de la ripisylve et suppression des prélèvements pour l’irrigation) mais aussi lutter contre leurs inondations,
- gérer les marais (amenée d’eau douce par pompage, barrages anti-sel, pêche artisanale, sites d’hivernage, de nidification et de migration des oiseaux),
- connaître les échanges de l’étang avec la mer, les canaux et les cours d’eau,
- informer les populations.


Dans un but de meilleure cohérence et d’efficacité des politiques publiques dans le domaine de la gestion globale des eaux et des milieux aquatiques, le SMGEO va laisser la place d’ici fin 2009 à un syndicat de bassin, appelé Syndicat mixte de bassin de l’Or (SYMBO).

Il s’agit de passer la vitesse supérieure en associant le Département de l’Hérault et 68 communes représentées par leurs intercommunalités (Communautés de communes de l’Etang de l’Or, du Pays de Lunel, du Pic Saint-Loup et Communauté d’Agglomération de Montpellier).

Il est en effet important de faire jouer la solidarité amont-aval.

N’oublions pas que :
- les ruisseaux du Nègue-Cats ou de la Jasse viennent des quartiers sud-est de Montpellier,
- le Salaison naît à Guzargues et passe à Teyran, Le Crès, Saint-Aunès, Mauguio,
- la Cadoule naît au Nord de Guzargues et passe par Castries, Baillargues et Mauguio,
- la Bérange naît à Saint-Drézéry,
- le canal de Lansargues qui collecte la Viredonne et le Berbian, la Canalette du Languedoc et le Canal de Lunel se déversent tous dans l’Etang de l’Or.

Cette union sacrée autour de l’Etang de l’Or conditionnait les aides financières de la Région, de l’Etat et de l’Europe.

07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.

04/07/2009

Le bruit et le trafic

Notre terre a toujours été un lieu de passage préférentiel.

La voie Hérakléenne fut pratiquée par les marchands grecs, sur les traces mythiques de leur héros, Héraklés. Hannibal l’emprunta avec ses éléphants de combat pour envahir Rome.

La Via Domitia passa par Forum Domitii (Montbazin) et reprit des étapes de la voie Hérakléenne, à Ambrussum (près de Villetelle sur le Vidourle) comme à Sextantio (Castelnau le Lez). Elle visait à relier les péninsules italique et ibérique et non pas Massilia, l’amie de Rome, entièrement tournée vers la Méditerranée.

Depuis, avec la multiplication des échanges, les trafics ferroviaires, et surtout autoroutiers, ont explosé. L’été, l’A9 enregistre notamment des pointes journalières à 170.000 véhicules par jour et des pics à plus de 5.000 véhicules par heure dans un sens.

La Languedocienne est l’infrastructure la plus bruyante sur notre territoire.

Son impact en terme de nuisances sonores a fait l’objet d’une cartographie de la part de la Communauté d’agglomération de Montpellier engagée dans une démarche réglementaire de Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE).

Cartes des niveaux de bruit pour les communes de Saint-Jean de Védas, Montpellier, Castelnau le Lez et le Crès accessibles sur :
http://www.montpellier-agglo.com/64796936/0/fiche___pagel...

Dans un corridor de 200 m de large, le bruit moyen dépasse 70 dB(A) et pour 400 m de large, il est compris entre 65 et 70 dB(A). Pour les autres grandes voies routières et la voie ferrée, ces corridors sont 4 fois moins larges !

L’autoroute est donc la principale nuisance sonore de la zone.
Mais cela ne doit pas être pris comme une fatalité.

Quelles sont les solutions possibles ?
- des progrès sur l’aérodynamique et la motorisation des camions (20 % du trafic) émetteurs dans des bandes d’octaves particulières et générateurs de trafic nocturne,
- des avancées sur le bruit de roulement provoqué par le contact entre pneumatique et chaussée (pour les véhicules routiers légers, ce bruit prédomine aux vitesses moyennes et élevées sur le bruit du moteur), en mettant en œuvre des chaussées plus silencieuse dont la porosité permet une meilleure absorption acoustique,
- des aménagements de protection sonore comme les buttes ou les murs anti-bruit,
- des réductions de vitesse à l’image des régulations actuelles de vitesse pour limiter les bouchons.

C’est aux sociétés autoroutières sur une partie de leurs bénéfices, au transport routier comme aux autres utilisateurs de l’autoroute, pour le loisir comme pour le travail, sur leurs péages, de prendre en charge financièrement le coût de la tranquillité des riverains.