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30/12/2012

Clapiers honoré par la revue nationale des Communes forestières

La revue officielle de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) a mis en exergue, en novembre 2012, la politique menée dans l'Hérault et notamment à Clapiers, par ses représentants locaux.

Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers et Trésorier des niveaux départementaux et régionaux, y explique son attachement à la forêt méditerranéenne.

Politique d'acquisition foncière, coopération avec l'Office National des Forêts pour améliorer les peuplements, protection contre les incendies avec la mise en place des obligations légales de débroussaillement, mobilisation de nombreux bénévoles dans le cadre du Comité Communal Feux de Forêts, ouverture maîtrisée au public, ...

En signant la "Charte régionale du bois-construction" lors du salon Energaïa de 2009, Michel Chastaing a ouvert la porte aux édifices publics en bois sur Clapiers : cuisine au Parc municipal Claude Leenhardt, chaufferie-bois et silo à granulés à l'école élémentaire Victor Hugo - site du Calvaire.

Les dernières constructions municipales ont ainsi mis en œuvre un bardage bois, dit "Red Cedar", sans traitement.

Un projet de toilettes publiques, au Parc municipal, devrait faire appel à la même technique.

Francis Cros, Conseiller général du Canton de la Salvetat sur Agout, Président de la COFOR 34 et de la COFOR LR, est de son côté mis à l'honneur pour avoir fait avancer le dossier de la plate-forme de tri des bois feuillus du Somail et le bois-énergie dans toute la région Languedoc-Roussillon.

Francis Cros siège au Conseil d'Administration de la FNCOFOR où il fait valoir les spécificités de la forêt méditerranéenne.

Passant aux "travaux pratiques", la Commune de Clapiers, sur l'impulsion de son Adjoint aux Travaux, aux Services techniques et aux Energies nouvelles, aidée des conseils d'Hérault Energie puis de l'Agence Locale de l'Energie de Montpellier, met en service pour le tout début janvier une chaufferie-bois à l'école évoquée plus haut (1.200 m² rénovés au standard Effinergie, promu par la Région Languedoc-Roussillon et plus strict que le label national BBC).

Deux points faibles subsistent toutefois en matière de politique forestière au nord de Montpellier :

- l'absence de charte forestière de territoire qui pourrait notamment conduire à la réalisation de pare-feux (protection des habitations) ou encore au rapprochement de l'offre et de la demande en bois-bûche, plaquettes forestières et granulés à base de sciure,

- l'exploitation des pins d'Alep dépérissants ou arrivés à maturité afin de mobiliser du combustible et en enlever aux feux récurrents dans le secteur, tout en favorisant la réémergence du couvert autochtone de Chênes-verts.

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Une de la revue de la FNCOFOR

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Article de Michel Chastaing, Maire-adjoint à Clapiers

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Réunion Languedoc-Roussillon ONF - communes forestières

 

Sources : Revue Communes forestières - n° 57 - Novembre 2012 

23/11/2009

La crise agricole frappe aussi durement le Montpelliérais

La Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault a organisé à Capestang, le lundi 16 novembre 2009, un débat sur la viticulture et l’agriculture en général.

 

Claude Nayral, Secrétaire de la section de Capestang a accueilli les 200 participants, sur une commune traversée par l’emblématique Canal du Midi et restée fortement viticole.

 

Robert Navarro, Premier secrétaire fédéral de la Fédération de l’Hérault, a précisé le cadre de la soirée : alimenter le débat national pour parvenir d’ici juin 2010 à une profonde rénovation du Parti Socialiste.

 

Michel Chastaing, Secrétaire fédéral à l’agriculture et à la ruralité de la Fédération de l’Hérault, a présenté les apports majeurs du Parti socialiste au secteur agricole avec comme résultats remarquables :

-         une forte revalorisation des retraites des exploitations agricoles,

-         le vote de la loi d’orientation agricole de 2000,

-         la mise en place des contrats territoriaux d’exploitation, ensuite supprimés par le Gouvernement Raffarin, pour éviter un prélèvement sur les primes des grands céréaliers.

 

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La rénovation du Parti Socialiste passe aussi par une victoire aux élections régionales de mars 2010

 

 

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a une vision de la France strictement urbaine, contrairement à celle de Jacques Chirac, ancien ministre de l’agriculture, défenseur de la Corrèze, et au-delà, de l’agriculture de montagne.

 

Un symbole fort pour le Midi : c’est la première fois qu’un candidat ne buvant jamais de vin est élu Président de la République française.

 

Au-delà de ce constat sur un désamour croissant entre gouvernement actuel et paysans, Michel Chastaing a souligné l’intensité de la crise agricole, conséquence directe de la crise financière.


Après octroi de 200 M€ d’aides publiques, notamment européennes, en 2007 et 2008, le revenu net d’exploitation agricole (dit RNEA) en Languedoc-Roussillon est passé de 300 M€ en 2007 à 150 M€ en 2008 !

 

La baisse du revenu agricole a été de 60 % entre 2007 et 2008 en Languedoc-Roussillon !

 

Sans les primes, les agriculteurs de notre région auraient dû débourser 50 M€ de leur poche tout en devant vivre 12 mois sans aucun revenu : on comprend que la révolte gronde !

 

90 % des agriculteurs du Midi sont dans l’incapacité de payer le solde annuel de leurs cotisations sociales qui intervient en novembre 2009.

 

Qu’en est-il de l’agriculture autour de Montpellier ?

 

A l’évidence, le mouvement de disparition des exploitations s’y observe comme dans le reste du département et de la région.

 

L’urbanisation consomme de l’espace tout en générant des rentrées financières non négligeables pour les propriétaires terriens, dont certains sont agriculteurs.

 

La mise en place de Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Communauté d’agglomération de Montpellier a le double intérêt :

-         de réserver des secteurs à l’agriculture,

-         d’envoyer un signal fort aux propriétaires sur le risque qu’ils prennent pariant sur une urbanisation future de terres, pour l’instant en zone naturelle.

 

Il est tout de même évident que certains propriétaires anticipent une plus-value sur leur foncier d’où le refus de location aux paysans et l’apparition de nombreuses friches qui viennent miter un paysage dont la qualité est souvent liée à la présence de cultures.

 

Globalement, l’agriculture autour de Montpellier est plutôt moins en difficulté.

 

Les explications sont les suivantes :

-         il s’agit d’une agriculture plus diversifiée avec du maraîchage, des fruits (objet de crises cycliques), des grandes cultures irriguées,

-         la proximité de consommateurs avisés et à fort pouvoir d’achat offre des opportunités de vente en circuit court, avec des prix plus équitables pour les paysans,

-         de grands propriétaires fonciers, fraîchement installés, tiennent leur fortune d’une autre activité économique et ne recherchent pas forcément la rentabilité de leur exploitation, ayant en fait une approche patrimoniale,

-         l’agriculture familiale, la plus exposée à la crise, est moins nombreuse que dans le reste du département et de la région et, point positif, bien organisée en coopératives.

 

Toutefois, l’agriculture entre Sète et Montpellier d’une part, Montpellier et Nîmes d’autre part, régresse en surface et encore plus en nombre d’agriculteurs.

 

L’agriculture autour de Montpellier est donc menacée d’une disparition lente : elle doit donc faire l’objet d’une grande attention à la fois des consommateurs, des citoyens et des pouvoirs publics.

 

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Beaucoup de militants socialistes mais aussi beaucoup de viticulteurs et d'agriculteurs présents

 

Lors de la soirée de Capestang, Thierry Garriguenc, Président de la Cave coopérative de Roquebrun, a notamment parlé de la très faible récolte régionale en 2009 (12 Mhl), du négoce affaibli, de la demande européenne qui baisse, de la nécessité de réorganiser l’outil de production, de réguler les marchés via l’Union européenne et de gérer l’après monoculture de la vigne en maintenant une activité agricole.

 

Serge Azaïs, le second intervenant professionnel, ancien porte-parole de la Confédération paysanne de l’Hérault, a regretté le quasi tarissement de l’installation des jeunes, l’absence d’une interprofession viticole unique sur la région et le retard pris en matière de production Bio.

 

Georges Frêche, Président de la Région Languedoc-Roussillon, venu écouter les échanges, a décrit les grands domaines d’intervention de la Région Languedoc-Roussillon : notamment les actions pour exporter (Sud de France), pour favoriser la diversification (projet Aqua Domitia d’amenée de l’eau du Rhône jusque dans les Pyrénées-Orientales pour permettre la diversification des cultures) et pour développer la consommation du Bio dans les restaurants scolaires des lycées.

 

Le Montpelliérais est aussi touché par la crise, la plus grave depuis 1907 et l’historique « Révolte des Vignerons » qui avait engendré un engagement solennel des maires à soutenir la viticulture : le « Serment d’Assas », intervenu en réalité au Pavillon populaire à Montpellier, sur l’Esplanade.

 

Les aides de la Région Languedoc-Roussillon seront fort utiles aux nombreux viticulteurs, arboriculteurs, céréaliculteurs, maraîchers qui veulent continuer à vivre de leur travail autour de Montpellier.