Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08/02/2013

Le Lez et Natura 2000

Le Lez est considéré sur son cours supérieur par l’Europe comme un « Site d’Importance Communautaire ».

Notre fleuve côtier abrite en effet un petit poisson unique au Monde : le Chabot du Lez.

L’emblématique Chabot du Lez est donc une espèce endémique à sauvegarder au titre de la conservation de la biodiversité.

 

Ce poisson d’eau douce, dont les ancêtres sont des poissons marins, se nourrit jusqu’au seuil de La Valette, sur la commune de Clapiers, mais ne se reproduit que près de la Source du Lez.

 

Le programme de protection Natura 2000 couvrira 144 hectares de milieux humides et de ripisylves sur 5 communes : Les Matelles, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière, Montferrier sur Lez et Clapiers.

 

Le réseau Natura 2000 concerne des sites naturels à grande valeur patrimoniale du fait d’une flore et d’une faune exceptionnelle.

 

Cette politique de préservation décidée au niveau européen en 1992, suite au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, n’a été déclinée en France qu’à partir de 2001.

 

Après un diagnostic des enjeux écologiques du milieu (livré par le Cabinet Barbanson en juin 2011), une analyse socio-économique a listé les activités, les usages et les projets.

 

Depuis septembre 2012, des groupes de travail se sont attelés d’une part à la définition des objectifs de conservation et d’autre part à celle des mesures à prendre.

 

Le but est d’aboutir en avril 2013 à la définition d’un programme d’actions (fiches mesures et cahier des charges) ainsi que celle d’une Charte Natura 2000.

 

Ce travail se mène sous le contrôle de la Commission Locale de l’Eau (élus locaux, administrations, associations), véritable parlement de l’eau pour les problématiques relatives aux bassins versants de la Mosson, du Lez et des étangs palavasiens.

 

Enjeux écologiques

 

Les espèces et leurs habitats sont indissociables.

 

Sur le Lez, l’habitat le plus stratégique est constitué par l’aulnaie-frênaie à Frêne oxyphylle.

 

Sont aussi intéressants les cascades et seuils, les biefs (zones calmes entre deux seuils), les forêts de chênes verts, les tapis de characées (algues vertes bonnes bio-indicatrices d’un milieu aquatique à eaux claires et oligotrophe donc préservé de l’eutrophisation, c’est-à-dire des excès de nitrate et de phosphore) et enfin les herbiers aquatiques.

 

Concernant les espèces (toutes protégées sur le plan européen), au-delà du Chabot du Lez déjà cité, le Lez abrite :

-         le Toxostome (poisson brouteur d’une vingtaine de centimètres vivant en banc),

-         la Cordulie splendide (rare et magnifique libellule de dix centimètres d’envergure),

-         la Cordulie à corps fin (libellule vert métallique avec des marques jaunâtres sur la tête),

-         l’Agrion de Mercure (libellule aussi attachée aux sources et ruisseaux non pollués),

-         le Gomphe de Graslin (libellule héliophile à aire de répartition rare),

-         le Blageon (poisson de la famille des cyprinidés comme le Toxostome).

 

La Cistude d’Europe a déjà vraisemblablement disparu puisque les piégeages scientifiques de 2011 n’ont rien donné.

 

Objectifs de conservation

 

Les objectifs sont soit de portée générale :

-         assurer une qualité de l’eau favorable à la faune et à la flore / prévenir sa potentielle dégradation (rejets d’eaux usées, apports des affluents hydrographiques et apports de polluants diffus sont à surveiller),

-         assurer une quantité d’eau favorable aux espèces à fort enjeux (la Source du Lez étant exploitée pour l’alimentation de la Ville de Montpellier et d’autres communes alentours, la résurgence est rarement active d’où l’obligation d’injection en permanence d’un débit réservé de 160 litres par seconde en tête de cours d’eau),

-         encourager et aider à l’évolution vers des pratiques agricoles (problème du lessivage des pesticides) et d’entretien de la ripisylve respectueuses des espèces et des habitats,

-         gérer la fréquentation afin de protéger les secteurs sensibles présentant des enjeux écologiques forts (piétinement des promeneurs, impact des vététistes, etc.),

-         sensibiliser et informer les acteurs locaux, les usagers, sur la flore, la faune et les habitats naturels d’intérêt communautaire,

-         assurer une coordination des interventions sur le site,

-         favoriser une gestion sectorisée du Lez en fonction des tronçons écologiquement homogènes en concertation avec les acteurs locaux (les enjeux maximum sont à l’aval immédiat de la résurgence du Lez),

-         assurer une fonctionnalité et une intégrité physique du Lez favorable à la faune et à la flore (dégradation de berge déjà constatée suite à de l’urbanisation, résorption des embâcles dangereux déjà effectuée, etc.,

 

soit de portée spécifique :

-         préserver les populations du Chabot du lez et leurs habitats,

-         améliorer l’état de conservation de la ripisylve et des zones humides,

-         préserver et favoriser le maintien des habitats aquatiques d’intérêt communautaire,

-         améliorer l’état de conservation des populations d’odonates (libellules) et de leurs habitats,

-         approfondir les connaissances sur la biodiversité du Lez aérien et du Lez souterrain,

-         lutter contre les espèces envahissantes avec des pratiques respectueuses de l’environnement.

 

Programme d’actions

 

Les actions à entreprendre en sont pour l’instant à la phase de réflexion.

 

Elles seront approuvées ultérieurement par arrêté préfectoral dans le cadre d’un DOCOB (« document d’objectifs »).

 

Pour le moment, elles sont regroupées par grandes thématiques : animation, gestion des espèces et des habitats, gestion des ouvrages de petite hydraulique, suivis et améliorations des connaissances, communication et sensibilisation.

 

Voici les principales mesures pressenties.

 

Volet « Animation » :

-         concertation avec les sociétés de pêche sur les pratiques d’alevinage et de lâchers de réempoissonnement,

-         établir des partenariats avec les acteurs de l’eau,

-         planifier les interventions et les modalités de réalisation des entretiens de la ripisylve dans un plan de gestion,

-         identifier les propriétaires des seuils pour éventuellement contractualiser leur gestion,

-         définir de bonnes pratiques pour les activités de loisirs,

-         établir un plan de surveillance des rejets directs et indirects en coordination avec la Police de l’eau (rejets agricoles et autres),

-         s’assurer du respect des prélèvements et du débit réservé à la source.

 

 

Volet « Gestion des espèces et des habitats » :

-         rétablir une gestion des seuils pour un retour à un fonctionnement naturel,

-         rétablir la continuité écologique du cours d’eau.

 

 

Volet « Gestion des ouvrages de petite hydraulique » :

-         réduire l’emploi des produits phytosanitaires et des engrais,

-         contractualiser avec les propriétaires riverains pour créer des bandes enherbées,

-         proposer un passage en agriculture biologique,

-         restaurer les connexions avec d’anciennes zones humides (zones d’extension de crues, laisses, fossés, etc.),

-         mise en défens de certains sites à enjeux écologiques forts (information sur place, fermeture de certains accès, dévoiement de cheminement, balisage des tracés, etc.),

-         prévoir ailleurs des aménagements pour limiter l’impact néfaste de la surfréquentation,

-         effacement ou aménagement du seuil de la source (une vasque a en effet été créée il y a très longtemps),

-         augmenter la largeur de la ripisylve,

-         gérer les fossés,

-         lutter contre les espèces invasives en supprimant la Tortue de Floride, en coupant régulièrement l’Ailanthe (Faux-vernis du Japon, espèce particulièrement difficile à contenir), en éradiquant la Jussie sur le Lirou et en limitant la prolifération des algues sur la partie aval du cours du Lez.

 

 

Volet « Suivis et améliorations des connaissances » :

-         mettre en place un suivi démographique des populations du Chabot du Lez,

-         réaliser une étude sur les seuils et leur rôle écologique,

-         identifier et cartographier les espèces invasives.

 

 

Volet « Communication et sensibilisation » :

-         sensibiliser les usagers sur les enjeux écologiques (journées d’information, panneaux, etc.),

-         réalisation d’un guide de bonnes pratiques.

 

Les actions visent ainsi à préserver la faune et la flore spécifiques du Lez, dépendantes de la qualité de l’eau et du non envahissement de ses habitats.

 

Le maintien, voire l’extension, de la ripisylve sont essentiels.

 

De même, les seuils des anciens moulins jouent un rôle fondamental en faisant alterner des zones de chutes, de rapides, au rôle oxygénant et des zones d’eau calme.

 

D’une manière générale, les actions envisagées seront coordonnées dans le cadre de plans de gestion.

 

Concernant le financement des mesures contraignantes pour les agriculteurs, il existe déjà de larges possibilités dans le cadre des mesures agri-environnementales de la Politique Agricole Commune (notamment pour la conversion en Agriculture Biologique).

 

Cette dernière applique depuis une décennie l’écoconditionnalité, c’est-à-dire qu’elle lie le versement des aides financières au respect de règles environnementales.

 

Pour les autres propriétaires fonciers, le même type de contractualisation sera à mettre en place, avec des indemnisations en provenance d’autres sources, de provenance locale, nationale ou européenne.

 

Conclusion

 

Globalement, le programme Natura 2000 sur le Lez devrait être bien accepté.

 

Nous sommes en effet loin des levées de bouclier observées dans de nombreuses régions, le fait bien souvent de chasseurs ou d’agriculteurs.

 

Il est vrai que le site du Lez n’est pas précurseur et sa préservation est envisagée à une époque où les enjeux de développement durable sont mieux compris.

 

Le Lez, dans sa partie aval non urbaine, est un écrin de verdure exceptionnel par sa beauté et sa richesse.

 

Natura 2000 contribuera à le sauvegarder pour nos enfants. 

 

IMG_0308.JPG

Un des nombreux anciens moulins du Lez

IMG_0309.JPG

 Qui dit moulin, dit seuil

IMG_0335.JPG

Le Lez vu au travers de sa ripisylve

IMG_0332.JPG

Début d'embâcle

IMG_0326.JPG

Arbre centenaire remarquable en lisière de ripisylve

IMG_0406.JPG

Une palombière ! Si, si !!!

IMG_0432.JPG

Le Lez au loin dans sa vallée

IMG_0405.JPG

Un méandre qui se déplace au fil du temps 

IMG_0431.JPG

Un bief, miroir de la végétation

IMG_0441.JPG

Une cascade, profitant d'une fissure dans un seuil ancestral

IMG_0451.JPG

"Bain à grosses bulles" en aval d'une cascade

IMG_0414.JPG

La prise d'eau de l'ancien moulin du Martinet

 
 Crédit photographique : Michel Chastaing

05/02/2012

Le Cirque Balthazar à Montferrier

Le cirque n’est pas un art mineur : au contraire, c’est un art complet et populaire.

C’est ce que vit et démontre, au jour le jour, l’Association Balthazar.

En tant que « Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon » , elle propose de nombreuses activités et animations :

-         Spectacles,

-         Pistes ouvertes,

-         Café cirque,

-         Recherches artistiques,

-         Formations, adultes, enfants et professionnelle.

L’Association Balthazar organise aussi des stages :

-         autour de la circomotricité pour les petits,

-         sur la thématique trampoline pour les plus grands.

Pour les enfants, il s’agit d’une découverte du cirque au travers d’un éveil corporel, d’un apprentissage ludique de l’acrobatie, de la jonglerie, des équilibres sur objet et des évolutions aériennes.

Pour les adultes, il s’agit d’une approche des arts du cirque croisant les disciplines plus classiques, évoquées plus haut pour les petits, et celle du trampoline, plus ludique.

L’Association Balthazar se situe donc à la confluence de la pédagogie et de l’artistique, de la vulgarisation et de l’excellence, de la construction et de la promotion du cirque actuel.

Le Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon produit également des compagnies de cirque, en tant qu’organisateur de spectacles.

C’est ainsi que dans le cadre de « L’Agglo en fête », en décembre 2011, l’Association Balthazar a planté un de ses deux chapiteaux sur le sol des communes de Lavérune, Saint-Drézéry et Montferrier.

Cette manifestation est à tout à la fois festival, rencontre et vitrine.

Un public familial a répondu à chaque fois avec enthousiasme à l’appel du spectacle.

Toutes ces représentations se sont jouées à guichet fermé.

A Montferrier sur Lez, c’est la « Compagnie Singulière » qui a présenté le spectacle dénommé « SoliloqueS ».

Cette compagnie a été lauréate de l’opération « Jeunes talents du cirque » en 2006.

Ce spectacle drôle et émouvant tient à la fois du théâtre, de la comédie, de l’interrogation philosophique et sociale, de l’expression corporelle, de la gymnastique au sol et du cirque.

Le sujet touche à la place de l’individu dans la société.

L’unique acteur de la « pièce de cirque » est altruiste et généreux.

Protée et pourtant humble, il sait tout de même mimer le groupe d’artistes qui seraient censés constituer avec lui une troupe unie où chacun aurait sa spécialité.

Le personnage démontre qu’au cirque il faut être un touche-à-tout et que la quintessence de l’art circassien n’est obtenue qu’après une longue immersion, un lent apprentissage et de nombreuses répétitions.

Seul sur la piste, l’acteur fait vivre plusieurs personnages et son jeu, quasiment chorégraphique, est l’aboutissement d’une mise en scène sûre et rodée.

Jouer avec les mots, accompagner le verbe d’évolutions, occuper l’espace de la piste et tenir en haleine petits et grands constitue une belle performance.

Equilibriste, l’artiste du spectacle « SoliloqueS » l’est entre son discours et ses figures acrobatiques, entre sa solitude et sa capacité à capter la sollicitude, entre sa posture imaginaire et sa prise sur la réalité.

Tour à tour fil de fériste, danseur, contorsionniste, trapéziste, au tissu et à la corde lisse, l’acteur unique, avec une énergie démultipliée, met en valeur de nombreuses disciplines du cirque.

« SoliloquesS » renouvelle le spectacle de cirque en rajoutant une touche de poésie.

 

Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon

04.67.42.28.36 – info@balthazar.asso.fr

Lieux de formation :

L’Etoile – 54, rue Estelle – Montpellier

Le Garage – 16, rue Toiras - Montpellier

 

IMG_4442.JPG

IMG_4448.JPG

IMG_4463.JPG

IMG_4465.JPG

IMG_4475.JPG

IMG_4482.JPG

IMG_4487.JPG

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

IMG_3429.JPG

IMG_3431.JPG

IMG_3432.JPG

IMG_3433.JPG

IMG_3434.JPG

IMG_3461.JPG

IMG_3457.JPG

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/04/2011

Le paysage au sommet

Samedi 2 avril 2011, un spectacle complet a permis la présentation du livre de Luigi di Zarlo : « Le grand chemin des crêtes de l’Hérault », à Montferrier, dans le cadre de la magnifique de la salle du Dévézou.

C’est l’Association Marco Polo qui a accepté d’éditer ce livre de 240 pages et de 1.000 photos, illustrant un circuit de 450 km fait de chemins aériens et de falaises calcaires.

Des chemins balisés bien sûr mais aussi bien d’autres où Luigi di Zarlo a eu l’impression que personne n’était passé avant lui.

Contrairement à d’autres éditeurs, elle a accepté la parution de photos atypiques, dites « photos d’appoint », notamment prises des jours privés de soleil.

Luigi di Zarlo, qui est en réalité appelé Gino, est randonneur.

Il aime escalader et saisir des vues imprenables.

Originaire de Calabre, il retrouve dans notre région des paysages méditerranéens très voisins.

Son livre de photographe illustre la beauté de nos montagnes héraultaises vue sous des angles souvent inédits.

La soirée a consisté en fait en un spectacle complet alliant un diaporama dynamique de quelques clichés du livre, un accompagnement à la guitare par Gino di Zarlo lui-même, guitariste à ses heures, et l’intervention de Jacques Palliès, au travers de lectures, d’improvisations, de chants et de récits.

Ce dernier, bien connu à Montpellier et à Montferrier, est un fervent défenseur de la chanson d’auteur.

Il a accompagné le diaporama de textes anciens mais aussi de créations poétiques de sa part.

Gino di Zarlo et Jacques Palliès, à l’image de Frédécic Bazille qui a inventé la peinture de paysage, ont suscité, pour un soir à Montferrier, la musique et la poésie de paysage, pour le plus grand bonheur d’une assistance attentive et captivée.

L’Association montferriéraine « Association Culture et Loisirs », regroupant 750 adhérents, pouvait être fière de cette animation ainsi que du concert caritatif organisé le lendemain, toujours dans la salle du Dévézou.

Si Jacques Paillès est poète, auteur-compositeur, interprète, il est aussi la cheville ouvrière d’une association très importante pour la chanson française : l’Acte Chanson.

« Nous sommes des militants de la chanson d’auteur, celle que vous ne connaissez pas. Les choses pour exister ont besoin d’être vues pour exister ».

L’Acte Chanson est en fait une compagnie de création existant en Languedoc-Roussillon depuis 15 ans.

Cette association est au service des artistes et de leur professionnalisation.

Acte Chanson milite inlassablement au profit de la chanson de création, pour le spectacle vivant et la culture de proximité : elle s’inscrit donc dans la longue tradition de l’éducation populaire et de l’accès à la culture pour tous.

Pour 2011, L’Acte Chanson a d’ores et déjà programmé les événements suivants :

-         du 12 au 14 mai 2011, « Semaine d’Acte Chanson » au Théâtre Gérard Philippe avec des concerts d’Hervé Tirefort, de Cécile Veyrat et de Fabrice Lançon,

-         les 21 et 22 octobre 2011, Festival « A Brassens », à Saint-Gély du Fesc.

Le concert-conférence, organisé dans le cadre du Festival des voix et des sens de Montpellier fut donc en ce samedi 2 avril 2011, une expérience très riche.

Chacun a pu voir dans les photographies les crêtes de son enfance ou de ses ballades.

Luigi di Zarlo a été ému en rencontrant les mouflons ou encore ces stèles de maquisards assassinés par l’Occupant et ses Collaborateurs français.

Le chemin des crêtes ce n’est pas qu’une ligne de partage des eaux, c’est aussi le souvenir de la vie de ces paysans et de ces familles qui l’ont parcouru, au cours des siècles.

L’aspect naturaliste est aussi précieux avec par exemple les forêts héraultaises de séquoïas.

Quant au pouvoir évocatoire de la toponymie, il est magique quand les images l’illustre et l’accompagne : forêts des Avants-Monts, Somail, Escandorgue, Somail, Espinouse, Larzac méridional, Aigoual, Pic de Vissou, Caroux, Cardonille, Ortus, Pic Saint-Loup, …

Pour ce dernier, l’inoubliable définition de Gaston Baissettes a été rappelée par Jacques Palliès : « Ni colline, ni montagne, mais résolument un pic. »

Un débat a clos la soirée montferriéraine avec questions-réponses.

« Si au sommet d’une crête, tu n’aperçois pas la vérité, ouvre les yeux et tu la verras. »

 

Coordonnées :

L’Acte Chanson – BP 44136 – 34091 Montpellier cedex 5

Tél 04.67.04.08.61 / Fax 04 67 41 42 84

Mèle : actchanson@free.fr

Site : http://www.actechanson.fr

le grand chemin des crêtes de l’hérault,gino de zarlo,jacques palliès,poésie,illustration musicale,l’acte chanson,festival des voix et des sens de montpellier,salle dévézou,montferrier

le grand chemin des crêtes de l’hérault,gino de zarlo,jacques palliès,poésie,illustration musicale,l’acte chanson,festival des voix et des sens de montpellier,salle dévézou,montferrier

le grand chemin des crêtes de l’hérault,gino de zarlo,jacques palliès,poésie,illustration musicale,l’acte chanson,festival des voix et des sens de montpellier,salle dévézou,montferrier

le grand chemin des crêtes de l’hérault,gino de zarlo,jacques palliès,poésie,illustration musicale,l’acte chanson,festival des voix et des sens de montpellier,salle dévézou,montferrier

le grand chemin des crêtes de l’hérault,gino de zarlo,jacques palliès,poésie,illustration musicale,l’acte chanson,festival des voix et des sens de montpellier,salle dévézou,montferrier

le grand chemin des crêtes de l’hérault,gino de zarlo,jacques palliès,poésie,illustration musicale,l’acte chanson,festival des voix et des sens de montpellier,salle dévézou,montferrier

12/04/2010

Doublement de la RD 65 : du chantier à l’équipement structurant

La Route Départementale 65 contourne la commune de Montpellier au Nord, en reliant Celleneuve à Vendargues.

 

Elle permet à de nombreux habitants de Montferrier, Prades, Clapiers, Jacou, Teyran, Le Crès, Vendargues, Baillargues, Castries et de bien d’autres communes encore, de rejoindre les quartiers Nord de Montpellier où sont concentrés les emplois des facultés, des hôpitaux, des centres de recherche et autres technopoles.

 

Les étudiants, bien qu’essentiellement logés dans la capitale régionale représentent toutefois un flux additionnel sensible d’octobre à mars.

 

Qualifiée précédemment de « route des ronds-points » ou « route des bouchons », la RD 65 connaît des pointes moins marquées depuis la livraison des lignes 1 et 2 du Tramway.

 

En revanche, les embouteillages, certes moins sévères, sont maintenant présents dans les deux sens de circulation alors qu’ils concernaient auparavant presque exclusivement le retour, le soir, des habitants des villages.

 

Ce mouvement pendulaire est aussi nourri des déplacements d’agrément (courses, loisirs, visites familiales et amicales, ballades, départs en vacances, etc.).

 

Ce sont cependant les déplacements professionnels concentrés sur les mêmes horaires qui génèrent les pointes.

 

Le trafic de transit entre l’Autoroute A9 et l’Autoroute A 750 est, quant à lui, minoritaire.

 

Globalement, les tronçons les plus chargés de la RD 65 supportent un flux d’environ 25.000 véhicules par jour.

 

Le passage à 4 voies de la RD 65, lancé mi 2009 par le Conseil général de l’Hérault, vise à fluidifier le trafic, essentiellement local, tout en imposant une vitesse limitée (70 km/ en secteurs urbains et 90 km/h en rase campagne) compatible avec des objectifs de réduction du bruit et des émissions de CO2.

 

La RD 65 sera donc un boulevard urbain à 4 voies :

 

-         interrompu sur Montpellier par des carrefours à feux,

 

-         équipé de buttes ou de murs anti-bruit conformes aux nouvelles normes acoustiques,

 

-         doté de bassins de rétention destinés à préserver les eaux de la Mosson, de la Lironde, du Lez, du Salaison,

 

-         éclairé sur une grande partie de sa longueur,

 

-         bordé de trottoirs sécurisés faisant de cette voie une rue accessible aux piétons,

 

-         longé du début à sa fin d’une piste cyclable, à double sens et en site propre (sans croisement des voies de circulation), ouvrage très structurant en terme de concrétisation du schéma de cheminements doux.

 

La restriction de vitesse est obtenue par la création de voies relativement étroites.

 

Certains ont émis l’opinion que le doublement de la RD 65 allait constituer un « aspirateur à voitures » et même aux camions de transport international (sachant que le flux total de poids-lourds représente pour l’instant seulement 2 à 3 % du trafic).

 

Or, l’aménagement prévu n’a pas les caractéristiques autoroutières qui l’y destineraient.

 

C’est en revanche le cas pour le LIEN (Liaison intercommunale d’évitement nord), certes à 2 voies mais qui a vocation à capter le trafic de transit, notamment le transport de marchandises.

 

En effet, le LIEN, très souvent construit en déblais donc peu générateur de pollution sonore, est tracé dans la campagne à distance des zones habitées.

 

Cette liaison offrira le meilleur temps de transit entre l’A9 et l’A750, une fois le dernier tronçon manquant entre Saint-Gély du Fesc et Bel-Air réalisé.

 

Malgré les restrictions budgétaires, le LIEN pourrait être fini à l’échéance 2014 tandis que la RD 65 n’aboutira aux confins de Vendargues, Castries et de l’extrémité Est du LIEN pas avant 2016.

 

Le passage à 4 voies de la RD 65 constitue un chantier de plusieurs dizaines de millions d’euros nécessitant un phasage dans le temps car la circulation existante ne peut pas être interrompue.

 

La reprise du double rond-point d’Alco, devant le siège du Conseil général de l’Hérault et le Lycée Jean Monnet, débute à peine.

 

Le pont sur le Lez et la passerelle pour vélos l’accompagnant sont en revanche terminés.

 

Le passage inférieur au Fesquet, au droit de Clapiers, sera livré dans 18 mois et il faudra attendre sûrement davantage pour la livraison du passage supérieur au carrefour d’Agropolis et de Montferrier.

 

L’arrivée de la Ligne 5 du Tramway, vers 2017 (desserte de Clapiers, Montferrier et Prades), dans le cadre notamment de l’opération Campus, ouvrira la porte à une intermodalité voiture-Tram, via notamment des parkings de dissuasion.

 

Ce secteur deviendra ainsi la porte d’entrée privilégiée dans Montpellier de milliers d’habitants de la périphérie Nord, Nord-Ouest et Nord-est de la capitale régionale.

 

Avec l’émergence (lente) du covoiturage, le renforcement de la fréquence des lignes de bus, la livraison de la piste cyclable le long de la RD 65 et enfin l’inauguration vers 2016 de la ligne 4 du Tramway, c’est toute une panoplie de solutions de déplacements, plus en phase avec l’exigence de développement durable, qui sont devenus ou deviendront à moyen terme possibles.

 

IMG_2484.JPG

 Le second pont sur le Lez terminé

 

 

IMG_2497.JPG

 La passerelle à vélos presque prête à entrer en service

 

IMG_2575.JPG

 Un merlon végétalisable servant de butte anti-bruit

 

 

IMG_2584.JPG

Un bassin de rétention des eaux pluviales,

avec le clocher et la Médiathèque de Clapiers au loin

 

 

IMG_6697.JPG

Poésie de la jungle urbaine, avant le chantier, sous l'ancien pont

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

IMG_1371.JPG

 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

IMG_2081.jpg

 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

IMG_1376.JPG

 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

IMG_2090.jpg

Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

IMG_1368.JPG

 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

IMG_2066.jpg
Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

IMG_2085.jpg

 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

IMG_2103.jpg

 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing