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01/10/2014

Un dimanche de Sénatoriales à Montpellier

2.364 grands électeurs étaient appelés ce dimanche 28 septembre 2014 à élire les 4 sénateurs de l’Hérault pour 6 ans.

12 listes étaient en présence ce qui constituait un record.

Du fait de sa démographie croissante, le département de l’Hérault est passé lors du précédent renouvellement de 3 à 4 sénateurs.

Le scrutin n’est plus majoritaire mais proportionnel, à la plus forte moyenne.

Il était donc attendu comme la fois précédente un partage égal des sièges entre la Gauche et la Droite.

En effet, si l’équilibre politique penchait assez nettement vers la Gauche d’après la Guerre jusqu’à une dizaine d’années, ce qui permettait aux Socialistes et apparentés d’emporter les 3 sièges, les forces en présence se sont progressivement équilibrées au fur et mesure de la perte par la Gauche de certaines municipalités.

Aujourd’hui, la Droite a totalisé 46,55 % des suffrages exprimés, l’Extrême-Droite 6,16 % (soit tout de même un score multiplié par 10 !) et la Gauche 47,29 %.

Les observateurs étaient d’accord sur le fait que 6 listes pouvaient prétendre à un élu.

La liste officielle du Parti Socialiste et deux dissidentes, d’une part.

La liste officielle UMP et deux dissidentes, d’autre part.

Les listes de ces deux grands partis semblaient hors d’atteinte et pourtant Jean-Pierre Grand, Maire de Castelnau le Lez, a réussi à les distancer très largement.

Il s'en est fallu de 23 voix seulement pour que sa deuxième de liste, Agnès Rouvière-Esposito, Maire de Buzignargues, n'accède pas au Sénat.

La Gauche a donc failli se retrouver avec 1 seul siège !

Le suspense planait sur le vainqueur des dissidents socialistes et c’est Robert Navarro, Premier Vice-Président du Conseil Régional Languedoc-Roussillon qui a coiffé de 20 voix Christian Bilhac, Maire de Péret et Président de l’Association des Maires de l’Hérault.

Robert Navarro est le seul Sénateur sortant reconduit puisque Raymond Couderc, ancien Maire de Béziers et Sénateur sortant a lourdement échoué.

En outre, Marie-Thérèse Bruguière, Maire de Saint-Aunès et Sénatrice sortante était en seconde position sur la liste UMP, à qui il a manqué tout de même 68 voix pour faire un doublé.

Enfin, Robert Tropéano, ancien Maire de Saint-Chinian et Sénateur sortant ne figurait qu’en 5ième place sur la liste du candidat malheureux Christian Bilhac.

6 listes permettaient surtout aux partis qui les soutenaient de « se compter » et d’exister sur l’échiquier politique.

38 grands électeurs absents vont devoir s’acquitter d’une amende, sauf s’ils peuvent justifier d’une bonne raison, le vote étant obligatoire.

Les Députés, les Sénateurs, les Conseillers régionaux et les Conseillers généraux pouvaient choisir un remplaçant s’ils étaient aussi grands électeurs d’une commune.

Ces derniers ont été élus par leurs conseils municipaux, courant septembre.

Toutefois, pour les grandes communes, comme le nombre de grands électeurs, croissant avec la population, dépasse le nombre de conseillers municipaux, ces derniers sont donc considérés comme des « délégués de droit » et ceux élus sur des listes d’électeurs de la commune, présentées par les listes représentées au Conseil municipal, constituent des délégués supplémentaires.

Avec l’avènement du tour unique dans l’Hérault, le scrutin s’accompagne d’une multiplication de l’offre politique.

Seules les têtes de listes, souvent des hommes, il faut bien le constater, peuvent être élus.

Les femmes, souvent en seconde position, ont peu de chance d’être élues, sauf à faire preuve de volontarisme.

L’alternance obligatoire des sexes sur une liste n’entraîne ainsi pas forcément la parité au Sénat.

Dans le cas de figure vécu dans l’Hérault, le scrutin proportionnel a permis des désignations à partir de 10 % à 15 % des voix.

Le scrutin majoritaire générait des seconds tours avec des tractations mouvementées et des ententes souvent byzantines à l’issue du premier ainsi qu’une adaptation rapide de l’électorat à une nouvelle donne, puisque au premier tour du matin succédait le second tour l’après-midi.

Le scrutin proportionnel peut, lui, créer des surprises de taille, juste avec un glissement de quelques voix (c’est un vote « sans filet ») : toutefois, il a l’avantage de promouvoir le vote d’adhésion sur le nom d’un candidat ou sur ceux d’une liste.

La Préfecture de l’Hérault a parfaitement organisé cette élection.

Les anciens grands électeurs étaient habitués de venir au Tribunal de Grande Instance qui a constitué une parenthèse historique en termes de lieu de vote.

L’unique bureau de vote héraultais était partagé dimanche en 10 sections.

Pour chacune, 4 grands électeurs (un Président, un Secrétaire, deux Assesseurs) organisaient le vote.

Les délégués des candidats veillaient au bon déroulement des opérations.

Il est clair que tous les participants avaient à cœur de promouvoir une démocratie irréprochable.

Résultats des élections Sénatoriales du 28 septembre 2014

 

Nom

Liste

Suffrages obtenus

Pourcentage

 

Inscrits

 

2364

 

 

Votants

 

2343

99,11%

 

Exprimés

 

2305

97,50%

 

Nuls ou blancs

 

38

1,61%

1

Jean-Pierre GRAND

UMP Dissident

492

21,34%

2

Michel COLAS

Divers Droite

18

0,78%

3

Marie-Christine AUBERT

Front National

135

5,86%

4

François COMMEINHES

UMP

447

19,39%

5

Robert NAVARRO

PS Dissident

257

11,15%

6

Christian BILHAC

PS Dissident

237

10,28%

7

Michèle COMPS

Verts

50

2,17%

8

Jean-Claude MARTINEZ

Extrême-Droite

7

0,30%

9

Henri CABANEL

Parti Socialiste

378

16,39%

10

Raymond COUDERC

UMP Dissident

116

5,03%

11

Jean-Pierre PEREZ

Parti Communiste Français

97

4,21%

12

René REVOL

Parti de Gauche

71

3,08%

   

Totaux

2305

100,00%

         
         
   

Total Gauche

1090

47,29%

   

Total Droite

1073

46,55%

   

Total Extrême-Droite

142

6,16%

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07/09/2014

Championnat du Monde de Bike Polo à Montpellier

Montpellier a accueilli du mercredi 27 au samedi 30 août les Championnats du Monde de Bike Polo, sur les plateaux sportifs en béton du Lycée Pierre Mendès-France, adjacents au Gymnase Spinosi.

C’était une consécration précoce au travail de pionniers lancé par une équipe de jeunes montpelliérains.

Créée en 2011 par quelques fondateurs, Enzo Flourès, Benjamin Hamon et Mathieu Chastaing, son premier président, « Montpellier Bike Polo » est maintenant dirigée par Benjamin Morceau (Cf. « Groupe de Montpellier de Bike Polo»).

Ce dernier n’a pas ménagé sa peine pour organiser l’événement avec les frères Romain et Julien Thouin et d’autres joueurs ou amis.

Un 1er tournoi de qualification a rassemblé le premier jour 32 équipes (qui jouent la « wild card ») dont sont sortis 18 qualifiés qui ont rejoint les équipes 46 sélectionnées d’office du fait de leurs classements dans les différents championnats continentaux (principalement Europe et Amérique du Nord mais aussi Asie et Pacifique).

64 équipes se sont affrontées, ensuite sur deux jours, sur 4 terrains aux dimensions d’un terrain de hand-ball ou de hockey (40 x 20 m) afin d’accéder à la phase finale.

Cette dernière s’est tenue le samedi pour départagées 28 équipes qualifiées.

Globalement, 300 participants environ se sont disputés le titre : Français bien sûr, Américains, Australiens, Suisses, Espagnols, Anglais, etc.

Le principe de classement dans ces tournoi est appelé « Swiss Round ».

Des équipes mixtes ou composées que de filles se sont alignées à l’occasion de cette compétition.

Les rencontres se disputent avec 3 joueurs. Elles se gagnent avec 5 buts ou au score à la fin de 10 minutes de jeu. En cas d’égalité à la fin de ce temps maximal réglementaire, le but en or départage les concurrents.

Chaque match gagné rapproche du titre.

Il s’agit en effet d’un « Tournoi à double élimination ».

Les gagnants restent dans le groupe dit du « Winner Bracket ». Tout perdant rejoint le groupe dit du « Loser Bracket ». Dans ce dernier, une défaite est éliminatoire. Les deux équipes ayant éliminé toutes les autres dans chacun de ces deux groupes se rencontrent en finale.

Le titre revient à l’équipe première du « Winner Bracket » si elle gagne ce match. En revanche, l’équipe première du « Loser Bracket » doit gagner pour être sacrée une première puis une deuxième partie.

Le vainqueur final  n’aura donc perdu au maximum qu’un seul match.

Après un premier tour tiré au sort, les équipes ayant respectivement gagné et perdu se rencontrent, en tenant compte du goal average de leur précédente rencontre.

L’équipe lauréate, constitués de Français habitant la Région parisienne, s’appelle « Call me Daddy ».

Ils ont pris le dessus sur l’équipe des « Beavers », des américains de Californie qui détenaient le titre.

Ce sont des coursiers à vélo américains qui ont inventé le Bike Polo : ils se rejoignaient le soir sur des terrains de basket et utilisaient au début un pignon fixe dont leur vélo était équipé.

Le sport est devenu à la mode ces dernières années et s’est structuré.

Il existe maintenant un Comité français de Bike Polo (pas de statut de fédération) qui gère les règles de jeu et les tournois.

A l’étranger, il existe notamment deux Ligues Ouest et Est aux USA où ce sport s’est codifié.

C’est un sport urbain, « de matériel », avec fréquemment de la casse :

-          vélo à géométrie compacte et à centre de gravité bas,

-          cadres de piste très rigides,

-          pas de dérailleur,

-          pédales automatiques,

-          freins à disques généralement à l’avant,

-          roues de 700 mm de diamètre ou de 26 pouces, à 48 rayons,

-          jantes renforcées en double ou triple parois,

-          cache ou grillage sur les roues pour éviter que la balle ne passe entre les rayons.

Les joueurs utilisent un maillet (tige aluminium et embout en tube plastique) pour diriger ou frapper une balle plastique ronde et creuse d’un diamètre de 8 centimètres environ.

Un arbitre central, secondé par deux référents chargés de surveiller si la balle entre dans les cages de la taille de celles du hockey, veille au respect des règles.

Il y a culturellement peu de contestations car les parties sont souvent auto arbitrées.

Les contacts autorisés sont les suivant : vélo contre vélo, épaule contre épaule, maillet contre maillet.

Si on met le pied à terre, on doit revenir frapper avec son maillet un côté du terrain sur la ligne médiane pour se remettre en jeu.

Des exclusions temporaires sont possibles.

Des grandes tactiques de jeu existent avec jusqu’à 3 joueurs dans le champ (on met la pression sur l’adversaire au risque d’une interception, d’un contre, d’un tir de loin) ou, à l’opposé deux postés devant les cages (le vélo, le compétiteur et son maillet font obstacles au but).

Les « blocages » consistent à interdire, en vis-à-vis, le déplacement d’un adversaire.

Les fondements de ce sport : les techniques de surplace, de pivot sur une roue, l’équilibre, la vélocité, l’adresse dans les tirs et les passes,  les capacités d’accélération, la qualité du maniement de la balle poussée, soulevée ou frappée et enfin la stratégie d’équipe.

C’est un sport assez dur sur le plan des traumatismes d’où des protections obligatoires : genouillères / casque de vélo classique ou de hockey.

Sport jeune, sport urbain, sport ludique, sport d’amis, sport festif, sport éthique : voilà qui résume bien le Bike Polo.

L’accolade de fin de partie est un des signes de l’excellent état d’esprit qui prévaut.

Tout un chacun est à la fois dirigeant, joueur, voire organisateur (hébergement des arbitres et de certains compétiteurs par exemple).

Le travail de l’équipe organisatrice a été apprécié, autant que le soleil et la chaleur montpelliéraine.

L’organisation a été locale, décentralisée, avec le renfort de volontaires étrangers le jour J.

La crème solaire et l’utilisation de parasols comme écran n’ont pas toujours suffi à préserver les peaux septentrionales.

Le tournoi a reçu l’appui de la Mairie et de l’Agglomération de Montpellier, notamment pour le prêt des terrains de sport et la fabrication des protections latérales des cours.

En effet, Montpellier possède seulement un terrain d’entraînement et n’est pas équipé d’installations fixes dédiées au Bike Polo parfaitement adaptées aux exigences de ce sport.

Les rencontres ont été filmées et diffusées en continu sur Internet : 300 internautes disséminés dans le Monde ont ainsi pu assister à la finale.

L’aspect festif de ce Championnat du Monde était frappant, tant sur les terrains que dans l’enceinte de la manifestation.

Les organisateurs avaient prévus des food trucks pour la restauration, un stand de réparation des vélos et la présence d’une équipe de la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme.

Signe de l’engouement pour le Bike Polo : des marques de fournisseurs avaient fait le déplacement.

L’Association « Montpellier Bike Polo » avait déjà organisé l’année dernière le Championnat de France au Gymnase de la Croix d’Argent.

Elle prévoit en direction des jeunes une Journée de découverte et d’initiation le dimanche 28 septembre 2014 au Parc Montcalm, à Montpellier.

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Crédit photographique : Michel Chastaing

24/08/2014

La Commune de Clapiers va t-elle intégrer la Métropole montpelliéraine ?

Pétition pour l’organisation

d’un référendum à Clapiers

concernant le passage à la Métropole

 

 

Le Conseil d'Agglomération de Montpellier du 17 juillet 2014 a validé le principe du passage en Métropole (3 contre, 11 abstentions).
http://www.montpellier-agglo.com/actualite/le-conseil-com

C'est une décision très importante qui engage pratiquement à jamais l'avenir de la Commune de Clapiers compte tenu des pouvoirs d'urbanisme transférés par la loi, de plein droit, à la Métropole. 

Les 4 listes en concurrence aux Municipales 2014 avaient affirmé leur opposition à ce sujet.

On ne peut donc démocratiquement décider de l'accord de Clapiers à ce passage en Métropole sans procéder préalablement à ce référendum communal.

Les communes ont normalement jusqu'au 17 octobre 2014 pour définir leur position.

La date limite du 16 août est certes dépassée pour un référendum réglementaire 2 mois avant le 17 octobre mais rien n’empêche la Municipalité de Clapiers de s’abstenir le 17 octobre jusqu’à la tenue d’un tel référendum…

Cela dépendra sûrement du succès de cette pétition !

Pétition en ligne réservée aux personnes inscrites comme électeurs à Clapiers... initiée par un citoyen Clapiérois indépendant des 4 listes.

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46646

 

 
 

 

La pétition ci-dessus est une proposition citoyenne indépendante des partis politiques et des listes en présence aux élections municipales 2014 à Clapiers.

Il m'a semblé personnellement fondamental de la relayer pour que vive la démocratie et afin que nos concitoyens aient enfin un minimum d’information, j’ai préparé, en supplément, le petit résumé suivant apportant des informations sur les métropoles.

 

Informations relatives au passage en Métropole

La Communauté d’Agglomération de Montpellier pourrait se transformer rapidement en Métropole, de périmètre constant, au 1er janvier 2015, si une majorité des conseils municipaux des 31 communes la constituant vote Pour, au mois de septembre et d’octobre 2014.

Sur le plan communal, le référendum local est une possibilité officielle existante pour obtenir l’avis de la population sur un sujet qui conditionne fortement l’avenir de Clapiers.

L’intégration à une Métropole est irréversible : chaque citoyen doit donc pouvoir être informé des conséquences de sa création.

Qu’en est-il ?

La Métropole prend des compétences aux communes, au Département et à la Région.

La Métropole conserve toutes les compétences de la Communauté d’Agglomération : transports urbains, politique du logement, eau, assainissement, gestion des déchets, …

La Métropole obtient l’exclusivité sur le développement économique, sur la voirie, sur l’incendie et le secours, sur les actions de maîtrise de l’énergie, sur l’insertion par l’économique, sur les affaires scolaires du collège au lycée.

Les communes perdent leurs compétences sur l’urbanisme et l’aménagement de l’espace (Plan Local d’Urbanisme, ZAC, ZAD, réserves foncières), sur les cimetières, sur la voirie et sur les dispositifs de prévention de la délinquance.

Les métropoles sont aussi dotées de davantage de pouvoirs que les communautés urbaines.

Les communes ne conservent plus que la gestion des équipements culturels, socio culturels, socio éducatifs et sportifs, à condition toutefois qu’ils ne soient pas d’intérêt métropolitain.

A sa demande, la Métropole peut en outre se voir confier :

  • de grands équipements et infrastructures relevant jusqu’alors de l’Etat,

  • l’action sociale.

Sur délibérations concordantes du Conseil de Métropole et d’un Conseil Municipal, la Métropole peut même percevoir la Dotation Globale de Fonctionnement d’une Commune (fonds versé par l’Etat) et la reverser aux communes concernées après application de critères de péréquation.

En outre, toujours suite à délibérations concordantes, il peut être procédé à l’unification de l’un ou de plusieurs des impôts ménages (taxe d’habitation, foncier bâti, foncier non bâti).

Chaque fois qu’une compétence sera transférée, les ressources qui lui étaient affectées précédemment le seront aussi.

Compte tenu de l’impact de l’agglomération montpelliéraine sur le plan démographique, social et économique, le Département de l’Hérault devrait ainsi perdre entre 40 et 50 % de son budget et la même proportion de personnel, tandis que le nombre de fonctionnaires territoriaux de la Métropole devrait approximativement doubler.

Sur le territoire de l’Agglomération de Montpellier, les actions du Département deviendront quasiment insignifiantes : excepté paradoxalement l’impact de son siège implanté en pleine ville ou encore de son pôle culturel du Château d’Ô (50 % du budget Culture du CG34 !).

Globalement, la transformation de communautés d’agglomération ou de communautés urbaines en métropoles est une des plus importantes modifications institutionnelles touchant les communes qu’ai connue la France depuis la Révolution.

Or, seul un référendum local permet aux citoyens de peser sur le choix proposé.

08/04/2014

L’ascension de Philippe Saurel

Parti de moins de 20 % dans les sondages, troisième homme pour les médias, Philippe Saurel a brillamment emporté les Municipales de Montpellier.

Avec près de 38 % de voix, son équipe s’est durablement installée aux commandes.

Elle distance en effet ses premiers concurrents de 10 points.

En leurs temps, Paul Alduy à Perpignan, Hubert Mouly à Narbonne et, bien sûr, Georges Frêche à Montpellier, ont ensuite conservé leur ville pour plusieurs mandats.

C’est le rejet profond des appareils politiques qui s’est extériorisé.

Le Parti Socialiste de l’Hérault s’est vu en un soir soudainement précipité dans une crise profonde.

Outil de conquête électorale, vidée de plus en plus de tout débat d’idée, incapable de régler ses problèmes de démocratie interne, ne sachant plus sélectionner ses leaders, la Fédération de l’Hérault entame une longue traversée du désert : d’au minimum 6 ans.

Pour Philippe Saurel, le message est clair : « Je n’ai qu’un parti : c’est Montpellier ».

Et : « Je me reconnais dans le socialisme de Jean Jaurès, pas dans celui d’Harlem Désir ».

Candidat antisystème, renouvelant l’image de la politique aux yeux des Montpelliérains, le nouveau Maire de Montpellier s’intéresse à la vie de ses concitoyens, notamment les moins bien lotis.

« Je gouvernerai la ville avec le maximum d’équité et de justice sociale ».

Il veut aussi redonner à la capitale régionale son pouvoir de séduction et son rayonnement.

Le projet de grande agglomération est relancé.

Exclu du Parti Socialiste, comme Christian Bourquin et Georges Frêche avant lui, il incarne un nouveau socialisme, non sectaire, réaliste, ouvert à sa Gauche comme au Centre et aux Démocrates.

Populaire, Philippe Saurel attire à lui la sympathie des quartiers : le vote extrême s’en trouve réduit et non favorisé comme à Béziers et d’autres grandes ville où la Gauche n’a pas pris à bras le corps les problèmes du quotidien : le développement économique et le logement.

« Nous sommes devenus les gardiens de la République en Languedoc-Roussillon. » : là où certains ont démissionné, Philippe Saurel sait s’engager.

Il aura le soutien au niveau national de son ami, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, nommé Premier ministre aujourd’hui.

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Au Gymnase Bernard Jouanique, aux Cévennes - Venue de François Hollande

pour la campagne de Ségolène Royal - Max Lévita n'est pas loin

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Avec Hélène Mandroux à la journée champêtre, à la manade Boch,

pour la Fête du Parti Socialiste de l'ex 3ième circonscription

Philippe Saurel,Montpellier, Municipales 2014

Au Congrès du Parti Socialiste de Reims,

un œil sur la cathédrale où tant de rois de France ont été sacrés

Philippe Saurel,Montpellier, Municipales 2014

Philippe Saurel, toujours souriant et proche des gens

 

Crédit photographique : Michel Chastaing



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05/02/2014

Les marchés alimentaires de plein vent autour de Montpellier

Les marchés alimentaires de plein vent sont en augmentation autour de Montpellier depuis une dizaine d'années.

7 Français sur 10 fréquentent ou souhaiteraient fréquenter un tel marché.

Cet engouement est :

- le résultat de l'engagement militant (associations ou personnalités),

- accompagné par certaines municipalités,

- animé par des bénévoles et de nouveaux professionnels de la vente (souvent directe),

- suivi et étudié par l'enseignement supérieur et la recherche.

Le fait que Montpellier soit le premier pôle agronomique de France n'est pas étranger au renouveau de l'intérêt constaté localement.

Dans ce contexte porteur, une étudiante - Virginie Sancelme - en formation à l'Université Paris 1, est venue apporter un œil extérieur et son expertise, dans le cadre d'un stage de 6 mois encadré par :

- Claire Cerdan (Unité Mixte et de Recherche « Innovation ») du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement),

- Coline Perrin (UMR « Innovation »), de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique),

- Elodie Valette (UMR « Testis »), du CIRAD.

- Virginie Sancelme a exposé son travail pluridisciplinaire sur le sujet, en décembre 2013, devant un parterre d'acteurs du monde associatif, d'élus locaux, de fonctionnaires territoriaux, de chercheurs et de membres d'organisations syndicales agricoles.

Quel est l'état des lieux ?

Depuis 10 ans, le nombre de marchés de plein-vent alimentaires augmente autour de Montpellier.

Pour un territoire de 450.000 habitants, on dénombre 35 marchés.

Sur le territoire de Montpellier Agglomération, toutes les communes de plus 10.000 habitants possèdent un marché tandis que seulement 11 n'en ont pas.

La mobilisation des municipalités est variée et peut jouer sur :

 
- le choix du lieu d'implantation,

- la promotion du lien social,

- l'animation culturelle,

- la communication qui se limite toutefois souvent à la période de lancement,

- la recherche de complémentarité avec les commerces sédentaires.

Virginie Anselme a posé trois questions :

 
Comment soutenir les marchés dans leur lien avec l'agriculture locale et comment attirer les producteurs locaux ?

Comment organiser la coexistence entre marchés et commerces sédentaires ?

Peut-on imaginer une organisation des marchés à une échelle supra-communale ?

L'étudiante a apporté des éléments de réponse circonstanciés.

Comment soutenir les marchés dans leur lien avec l'agriculture locale et comment attirer les producteurs locaux ?

Le lien ville-monde agricole est en général peu valorisé par les municipalités qui communiquent plus sur le lien social que peut générer un marché.

Sur les 169 commerçants venant sur ces marchés, seulement 36 % ont sur leur étal des produits de leur production et 3 sur 4 habitent l'Hérault.

Pour faciliter la venue des producteurs locaux, il faudrait :

faire évoluer la réglementation (connaissances, possibilité d'abonnements saisonniers pour les producteurs, emplacements gratuits, priorité dans le choix des nouveaux commerçants),

- informer des places libres, sachant que pour l'instant il est nécessaire de contacter chaque mairie individuellement, d'où l'idée d'une plate-forme recensant les informations à l'échelle d'une région, cet outil posant d'ores et déjà quelques difficultés de mise en place.

Pour valoriser les productions locales, il faudrait :

 - rendre lisible la distinction entre la vente directe et l'achat-revente,

- réserver les « emplacements stratégiques » aux producteurs.

Le problème est que la règle de l’ancienneté prime à chaque arrivée d’un exposant sur un marché.

A signaler : le site Internet « Manger local » qui permet de connaître la liste et les caractéristiques des marchés du Languedoc-Roussillon.

Comment organiser la coexistence entre marché et commerces sédentaires ?

En réalité, c’est plus une complémentarité qu’une concurrence qui s’instaure entre ces deux types de commerces.

En effet, la zone de chalandise est dynamisée par la présence du marché.

La coexistence est donc à promouvoir.

Un travail de communication est toujours utile auprès des commerçants sédentaires préexistants au marché et forcément inquiets.

La perception d’une situation de conflit est souvent le lot des petites communes tandis que, dans les plus grandes villes, les commerçants sédentaires sont convaincus par avance de l’impact d’un marché à proximité de chez eux.

Mais en réalité donc, il peut exister des a priori négatifs tenaces.

Peut-on imaginer une organisation des marchés à une échelle supra-communale et comment améliorer la gouvernance d’un marché ?

Tout d’abord, un constat :

les municipalités jouent un rôle prépondérant depuis peu,

- de nouveaux acteurs sont apparus il y a une dizaine d’années (exemple de l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault).

L’idéal est une gouvernance participative avec un comité de marché.

Toutefois, pour le moment, ce type de structure est essentiellement constitué d’élus locaux

Les producteurs, les commerçants et les consommateurs pourraient avantageusement y être intégrés en plus grand nombre.

Il faut donner à cet outil de coordination un rôle consultatif.

Malheureusement, les participants pointent souvent des difficultés de fonctionnement rencontrées en général même si le comité du marché de Grabels peut être cité comme un exemple à suivre.

Les projets comme l’étiquetage des produits doivent être obligatoirement menés à l’échelle intercommunale.

Enfin, les experts extérieurs (chercheurs par exemple) sont un appui intéressant pour aider les municipalités dans leurs choix.

Exemple cité : le « Marché circuit-court de Grabels »

C’est un marché paysan avec une commission tripartite (élus, consommateurs, producteurs) qui prépare les décisions d’admission des nouveaux exposants.

L’atout de ce comité est qu’il crée la confiance.

Un système d’étiquetage a été mis en place afin de garantir la provenance des produits.

Cependant, cette expérience n’est pas forcément transposable à d’autres communes, les marchés s’inscrivant dans une grande diversité.

En conclusion et d’une manière générale, les marchés de plein-vent sont le miroir d’une société qui cherche :

- à retrouver de la proximité,

- à réinventer des lieux de rencontres périodiques,

- à permettre des alternatives à la grande distribution,

- à développer des débouchés aux productions paysannes et artisanales,

- à stimuler le commerce équitable.

marchés paysans,marchés de plein-vent,valérie sancelme,sup agro,montpellier,grabels,clapiers,association des marchés paysans de l'héraultEntrée du Marché paysan de Celleneuve à Montpellier

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Vue sur une partie des étals et de la fréquentation

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L'apiculteur est récoltant à Saint-Jean de Védas

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Le stand des fromages

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Le stand des vins n'est pas loin ...

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Le maraîcher Bio ou local est indispensable au marché paysan

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Visite des bénévoles de l'Association des Marchés Paysans de l'Hérault

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Yves Martinot, longtemps président, donne des explications à une journaliste

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Le système d'étiquettes de couleurs différentes est appliqué à Celleneuve

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La couleur verte pour ce qui est produit par le vendeur,

jaune pour du circuit-court et violette pour du commerce traditionnel

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 Stand d'un vendeur de salaisonnerie au Marché de Clapiers

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 Animation financée par la Mairie de Clapiers pour un marché exceptionnel

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 Le stand du boulanger artisanal presque vide en fin de marché

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D'autres stands alimentaires, toujours à Clapiers

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Le marché hebdomadaire est aussi un lieu de rencontres et de discussions

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

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13/10/2013

Comment réduire la pollution de l’air à Montpellier ?

La pollution atmosphérique à Montpellier est certes limitée par rapport à d’autres métropoles françaises mais les concentrations en matières particulaires (PM), en dioxyde d’azote NO2 et en ozone O3 sont tout de même trop importantes sur l’aire urbaine montpelliéraine et encore plus sur la ville centre.

Les connaissances scientifiques acquises récemment au niveau mondial imputent clairement à ces polluants des effets néfastes sur la santé humaine, même à des concentrations inférieures aux normes applicables à ce jour :

- pour les PM10 et PM2,5, maladies cardiorespiratoires, notamment la bronchite chronique, athérosclérose, cancer pulmonaire, du fait des particules elles-mêmes mais aussi du SO2, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des métaux lourds qu’elles fixent,

- pour le NO2, symptômes respiratoires,

- pour l’ozone, augmentation de la mortalité respiratoire, impact sur le développement cognitif, naissances avant terme.

 

La réduction de la durée de vie humaine imputable aux particules fines (PM2,5), principalement issues des moteurs diesel, est notamment chiffrée à 8,6 mois dans l’Union Européenne.

 

Une évaluation de l'impact local de la pollution atmosphérique a déjà été réalisée sur les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès, Grabels, Jacou, Juvignac, Montferrier sur Lez, Montpellier, Saint-Clément de Rivière, Saint Jean de Védas, Vendargues, soit environ 288.000 habitants.

 

Cette étude (période 1999 et 2000 pour la mortalité et 1999 à 2002 pour les admissions hospitalières) conclut à la responsabilité de la pollution atmosphérique dans 34 décès anticipés et dans 79 hospitalisations pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans.

 

De son côté, au vu des premières preuves scientifiques de la nocivité des polluants atmosphériques, l'Union Européenne s’apprête à réviser d’ici 2015 sa politique de qualité de l’air et à durcir ses normes qui jusqu’à présent étaient au mieux égales à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), édictées en 2005 et valables pour tous les pays du Monde.

 

On s’achemine donc vers :

- une réduction de la valeur limite pour les PM2,5 pour l’instant 2 fois supérieure à celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS et pourtant dépassée pour 80 % des Européens,

- un durcissement de la réglementation relative au NO2,

- la fixation de concentrations moyennes maximales d’ozone à long terme.

 

Particules en suspension

 

Elles proviennent des installations de chauffage, des combustions industrielles, de l’incinération et du transport automobile.

 

Au-delà des effets néfastes sur la santé humaine, elles perturbent la photosynthèse par dépôt sur les végétaux et salissent le bâti.

 

En milieu urbain à Montpellier, les PM2,5 s’inscrivent en moyenne annuelle dans une fourchette de 13 à 16 μg/m3 (10 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS) et les PM10 dans une fourchette de 21 à 25 μg/m3 (20 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS), sur les années 2000 à 2003.

 

La réglementation franco-européenne, en l’absence de preuves scientifiques, « couvrait » donc l’existant : avec des objectifs de qualité respectivement égaux à 20 et 30 pour les PM2,5 et les PM10, l’air dans Montpellier pouvait être jugé de qualité satisfaisante.

 

Ce ne sera plus du tout le cas en 2015 où les concentrations en particules devront baisser à Montpellier de 20 à 30 % (si l’Europe s’aligne en 2015 sur les choix de l’OMS datant de 2005 où aucune toxicité n’avait encore été démontrée), voire être divisées par un facteur 2 ou 3 si l’Union Européenne décidait de niveaux de pollution de l’air moitié de ceux de l’OMS.

 

Dioxyde d'azote

 

La valeur guide actuelle de l'OMS (idem en Europe) est de 40 μg/m3 (en moyenne annuelle) : elle est fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé.

 

A Montpellier, les stations dites trafic, enregistrent bon an, mal an, des moyennes annuelles comprises dans la fourchette 60 à 80 μg/m3.

 

A des concentrations dépassant 200 μg/m3, en moyenne horaire, sur de courtes durées, le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

 

Entre 1993 et 2003 inclus, ce seuil a été dépassé à la station Chaptal en moyenne 83 heures dans l'année (fourchette très ouverte allant de 1 heure en 2002 à 245 heures en 1999).

 

C'est aussi le principal agent responsable de la formation :

- des aérosols de nitrates qui représentent une proportion importante des PM2.5

- de l'ozone, en présence de rayons ultraviolets (les Composés Organiques Volatils, autres polluants primaires agissent de concert avec le NO2).

 

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité en centrale thermique, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Ozone

 

Ses précurseurs sont émis en ville.

 

Après la réaction photochimique le synthétisant, le nuage d'ozone gagne les zones rurales où sa teneur culmine en France à un niveau de l'ordre de 60 à 70 µg/m3 (en moyenne annuelle).

 

En ville, les polluants primaires consomment dans un premier temps l'ozone et sa concentration s'établit seulement dans une fourchette de 40 à 60 µg/m3.

 

Mais l'été, les pics d'ozone sont forts, surtout dans les régions ensoleillées comme celle de Montpellier.

 

Des concentrations bien supérieures au seuil de protection de la santé de 120 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures) imposé par la directive européenne 2008/50/CE (objectif de qualité pour la protection de la vie humaine) sont constatées au Nord et au Sud de Montpellier entre 60 et 120 jours par an !

 

Et entre 50 à 100 jours dans des quartiers de la ville tout de même.

 

Lors de l'été 2003, 27 jours ont même dépassé 180 µg/m3.

 

L'OMS a réduit la concentration limite recommandée à 100 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures), contre 120 µg/m3 auparavant sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone même inférieures à 120 µg/m3.

 

3 seuils d'alerte sont fixés en France, à respectivement 240, 300 et 360 µg/m3 (dépassement pendant 3 heures consécutives en moyenne horaire).

 

En août 2011, le premier seuil a été atteint dans le Gard où le Préfet avait réduit les vitesses autorisées sur routes et autoroutes.

 

Responsable de ces épisodes de pollution photochimique préjudiciables pour la santé, l'ozone est aussi accessoirement le troisième gaz à effet de serre après le gaz carbonique CO2 et le méthane CH4.

 

Quelles pourraient être les mesures à prendre sur Montpellier et ses alentours ?

 

Peut-être la fermeture à terme de l’usine d’incinération de Lunel-Viel, une fois l’investissement industriel amorti.

 

La résorption progressive du chauffage individuel ou collectif au fioul.

 

Forcément aussi des mesures de réduction de la circulation automobile.

 

En effet, particules en suspension, dioxyde d'azote et ozone (polluant photochimique secondaire principalement tributaire du dégagement de dioxyde d'azote) sont essentiellement produits par les moteurs des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a déjà pris le taureau par les cornes avec sa politique ambitieuse de transport en commun reposant sur 5 lignes de Tramway à l’horizon 2017.

 

L'intermodalité se développe aussi avec les parkings à voitures et les parcs à vélos équipant les lignes de Tramway tout comme avec le renforcement, futur mais programmé, de l'offre en Transport Express Régional (TER).

 

Le réseau de déplacement doux reste en revanche largement à parfaire : pistes cyclables et piétonnes.

 

Des systèmes de transport en commun de plus petite capacité doivent-ils seulement rester au stade du bus voire du minibus pour le transport à la demande ?

 

Quid du développement du covoiturage ?

 

Sans doute aussi une meilleure organisation des livraisons et du transport de marchandises en ville est possible : c’est un sujet vraisemblablement d’avenir.

 

Faut-il un service public de la livraison à domicile, suite à des commandes via Internet ?

 

Sachant qu’une circulation fluide est moins polluante, l’optimisation des flux est un enjeu fort : la limitation de vitesse à 110 km/h, voire 90 km/h, sur l’autoroute, la régulation sur certains feux tricolores sont déjà des avancées probantes.

 

Le lissage des pointes de circulation passe aussi vraisemblablement par des aménagements dans les horaires de travail et donc des accords avec les employeurs : administrations et privés.

 

Toutefois, la réduction de la circulation automobile est tributaire d’une évolution des mentalités.

 

Tout un chacun doit réfléchir sur l’impact collectif de ses propres pratiques :

- rentrer chez soi pour manger entre midi et deux,

- amener sa progéniture à l’école ou à une activité, avec souvent 2 aller-retour à la clef,

- fréquenter des centres commerciaux ultrapériphériques par rapport à son logement,

- habiter loin de son travail ou des services, etc.

 

L’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises avec des limitations autoritaires de circulation, rendues obligatoires pour préserver notre santé.

 

Qui sera l’autorité régulatrice dans les années à venir ?

 

Toujours l’Etat au travers du Préfet ?

 

Voilà un pouvoir de police bien peu populaire !

 

Le Préfet a déjà la possibilité de prendre des mesures de préservation d’urgence en cas de dépassement des niveaux d’alerte du dioxyde d’azote et de l’ozone :

- diminution de 20 km/h de la vitesse de circulation autorisée sur tous les axes réglementés habituellement à 90, 110 ou 130 km/h et même réduction de 30 km/h lorsque le deuxième ou le troisième niveau d’alerte pour l’ozone est atteint,

- circulation alternée ouverte seulement à la moitié des véhicules possédant la pastille verte, excepté pour les véhicules propres autorisés à se déplacer.

Il existe aussi d’autres mesures d’urgence dites complémentaires :

 - interdiction de la circulation dans les agglomérations des véhicules de plus de 7,5 tonnes du moment qu’il existe un itinéraire de contournement,

 - fermeture de certaines voies à la circulation,

- interdiction de l’utilisation des engins de chantier et des engins mobiles non routiers,

- interdiction des manifestations publiques de sport mécanique,

- interdiction des outils d’entretien extérieur non électriques et de produits à base de solvants.

Nous pouvons tout de même être « sauvés » par l'avènement de la voiture électrique (La Poste s'y met déjà de façon très volontariste).

 

La montée en puissance du chauffe-eau solaire comme de l'isolation du bâti ancien soulageraient les sacrifices à venir sur l'automobile.

 

Bref, la balle est surtout dans le camp des particuliers, au niveau du comportement journalier et au niveau du choix dans les investissements domestiques.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération de Montpellier prévoit de ce fait des mesures :

- d'information du public sur la qualité de l'air (résultats et synthèses des mesures sur le site Internet de l'association AIR LR),

- d'éducation de la population.

 

Bien sûr le public scolaire est visé mais aussi les adultes avec des sensibilisations concernant :

- l'utilisation des solvants,

- la limitation de l'usage des pesticides,

- la réduction des consommations énergétiques dans le résidentiel,

- les performances, les coûts et l'impact sur la santé des différents modes de transport,

- les modes doux de déplacement.

 

Concernant les pollens allergisants, le PPA ne propose aucune interdiction à la vente de certains végétaux ni leur suppression progressive dans les parcs, jardins, haies et alignements.

 

En revanche, des actions de sensibilisation des acteurs sont proposées.

 

Globalement, le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier penche plutôt pour une action sur les niveaux moyens de pollution de fond (baisse de 25 %) plutôt que sur un scénario visant à supprimer les pics de pollution.

 

En effet, les gains sanitaires sont plus élevés dans le premier cas de figures : 40 décès annuels évités (40 % de gain) contre 20 seulement avec la deuxième option (10 % de gain).

 

Le PPA va dans le sens de l’amélioration de la qualité de la vie en Languedoc-Roussillon qui a tout intérêt à cultiver ce point fort comme un avantage compétitif.

11/10/2013

Qualité de l'air à Montpellier

La région Languedoc-Roussillon est touchée par des dépassements répétés des normes pour plusieurs polluants atmosphériques.

L'aire urbaine de Montpellier est plus précisément affectée par un excès de dioxyde d'azote dans l'air.

L'Europe de son côté exerce une pression réglementaire sur la France pour qu'elle limite ses émissions de polluants atmosphériques.

Le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) de Montpellier, en application depuis novembre 2006, est actuellement en cours de révision.

Le projet de nouveau PPA prévoit des mesures concernant les secteurs de l'industrie, du transport, du tertiaire et du résidentiel.

La Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Languedoc-Roussillon (DREAL-LR), en charge du dossier, propose d'étendre le périmètre précédent au delà des 48 communes actuelles pour le faire correspondre avec l'aire urbaine de Montpellier, couvrant 115 communes.

Les polluants primaires visés sont :

- le dioxyde de soufre (SO2),

- le dioxyde d'azote (NO2),

- les particules fines en suspension (PM10),

- le Plomb (Pb),

- le benzène C6H6,

- le monoxyde de carbone (CO),

- les composés organiques volatils (COV),

- les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),

- le Nickel (Ni),

- l'Arsenic (As),

- le Cadmium (Cd),

- les pollens et les pesticides pour tenir compte du contexte local (climat méditerranéen caractérisé par la sècheresse estivale et viticulture en agriculture conventionnelle).

L'ozone O3, polluant secondaire conséquence de l'émission des polluants primaires, est aussi surveillé en tant qu'indicateur de la pollution photochimique.

Concernant l'ozone, ses précurseurs (NO et NO2, COV) sont produits ou émis en zone urbaine, surtout au niveau des axes de circulation automobile (responsable localement de l'émission de 85 % des NOx).

Ces polluants primaires, émis sur terre, migrent les matins d'été au dessus de la mer où ils génèrent de l'ozone sous l'effet des rayons de soleil (moyenne de 2.700 heures d'ensoleillement à Montpellier avec 147 jours d'ensoleillement quasi-continu et seulement 69 jours quasi-couverts).

La brise thermique marine ramène ensuite tout au long de l'après-midi, ce polluant secondaire à l'intérieur des terres.

Le monoxyde d'azote (NO) émis par le trafic détruisant l'ozone, ce sont paradoxalement les secteurs périphériques de la métropole qui sont impactés, parfois à longue distance, par l'ozone amenée par le vent du Sud et plus encore par la tramontane et le mistral, vents dominants (touchant alors spécifiquement les communes de Villeneuve lès Maguelone, Lattes, Pérols, Palavas les Flots, Mauguio-Carnon).

L'inventaire massique des polluants atmosphériques donne sur l'aire du PPA, pour l'année civile 2000, la répartition en pourcentages suivante :

- Secteur Résidentiel : 9 %

- Secteur Tertiaire : 3 %

- Secteur Industriel : 8 %

- Secteur Transport : 51 %

- Secteur Agricole : 7 %

- Secteur Stockage des déchets ménagers : 22 %

Depuis 2000,  plusieurs décharges ont été fermées, les biogaz de la décharge du Thôt à Lattes valorisés.

L'industrie et l'agriculture n'ont pas connu d'évolutions très significatives.

Le tertiaire et le résidentiel se sont étendus en surface mais maîtrisent mieux leur émissions.

Il en est de même pour le transport (avènement du tramway, bus roulant au Gaz Naturel de Véhicule après avoir fonctionné à l'aquazole, pot catalytique sur les véhicules individuels introduit en 1993, moteurs plus performants, etc.) mais ces progrès sont malheureusement contrebalancés par l'augmentation incessante du trafic routier.

A ce jour, ce dernier pèse vraisemblablement dans le périmètre du PPA toujours plus de la moitié de la pollution atmosphérique, si ce n'est les deux tiers, compte tenu du reflux du secteur Stockage des déchets ménagers.

L'autoroute et les grands axes expliquent ce phénomène mais aussi les nombreux déplacements en zone agglomérée, où les vitesses faibles engendrent davantage d'émissions.

Globalement, si l'on s'intéresse aux ratios de pollution par habitant, l'aire de Montpellier a essentiellement des efforts à faire en matière de NOx où elle atteint les 2/3 de la moyenne nationale.

Des actions sur le secteur des transports sont donc légitimes, d'autant qu'elles amélioreraient simultanément les émissions de COV et de CO, les deux autres polluants primaires les plus présents sur l’aire montpelliéraine, avec respectivement des niveaux égaux à 40 % et 30 % de l'intensité par habitant nationale.

Si l’on compare maintenant les ratios d’émissions de polluants atmosphériques de Montpellier à la moyenne nationale, en les ramenant cette fois-ci à la surface concernée, les résultats sont bien moins flatteurs du fait de la forte densité de population de la métropole montpelliéraine et de ses alentours : environ 2 fois plus de CH4, de CO, de COV, de PB et 3 fois plus de NOx.

Si l’air de Montpellier est donc globalement de bonne qualité, il n’en reste pas moins qu’il existe un potentiel de pollution qui pourrait être éliminé localement ce qui renforcerait encore l’attractivité environnementale de notre agglomération mais aussi soulagerait d’autres zones en France où les velléités de réduction de la pollution sont plus difficiles à mettre en œuvre (forte présence industrielle, sources de pollution très diffuses comme en milieu rural ou dans le secteur agricole).

L'Association Air-LR est chargée de mesurer la concentration en polluants atmosphériques.

Cette structure peut mener des études ponctuelles dans le temps (suivi d'un épisode de pollution) comme dans l'espace (impact d'une infrastructure, relevés dans un secteur déterminé).

Elle dispose de 6 stations fixes de mesures automatiques dont 4 à Montpellier dans les quartiers Chaptal, Cévennes, Près d'Arènes, Saint-Denis et périurbaines pour la quantification du taux d'ozone (sur les communes de Lattes et de Saint-Gély du Fesc).

Concernant les pollens, Montpellier a la chance de posséder le seul laboratoire français d'aéropalynologie, basé sur le campus de l'école Sup-Agro où un capteur est opérationnel ainsi qu'à proximité de la station Météo-France de l'aéroport de Montpellier-Méditerranée.

Certains pollens ont l’inconvénient d’être allergisants.

Leurs grains, de l’ordre de 25 μm de diamètre, peuvent entraîner rhinite, conjonctivite, voire crise d’asthme, d’urticaire, d’eczéma.

Les maladies allergiques ou pollinoses trouvent un terrain favorable chez les personnes aux voies respiratoires fragilisées du fait de la pollution atmosphérique.

Certaines plantes particulièrement allergisantes gênent au-delà du public prédisposé sur le plan héréditaire.

C’est le cas des thuyas et des cyprès utilisés à mauvais escient dans les haies monospécifiques ou encore de l’ambroisie, plante invasive, qui se propage dans notre région à partir du Nord du Gard.

Le calendrier des principaux pollens susceptibles de déclencher une maladie allergique à Montpellier est étendu du fait du climat méditerranéen :

 - cupressacées (thuyas, cyprès, genévriers) : janvier, février et mars,

 - platanes : avril,

 - graminées : mai à juillet,

 - orties et plantains : mai à août,

 - oléacées : juin,

 - ambroisie : août à octobre.

En 20 ans, il a été constaté à Montpellier une augmentation de 67 % de la concentration annuelle moyenne en grains de pollen.

En outre, une précocité dans l'apparition des variétés polliniques de 18 jours a été chiffrée : ce phénomène est à mettre sur le compte du réchauffement climatique.

Pour revenir au principal polluant à Montpellier, le NO2, il est en France à 60 % issu du trafic automobile : dans et autour la capitale régionale cette proportion atteint 85 % !

Ce gaz toxique et irritant pour les voies respiratoires contribue aux pluies acides et à la formation de l'ozone.

L’objectif de qualité est fixé réglementairement à 40 μg par m3 d’air en moyenne annuelle.

Pour la protection de la végétation, à 30 μg/m3 seulement.

Les textes fixent :

- le seuil d'information et de recommandation à 200 μg/m3, en moyenne horaire,

- le seuil d'alerte à 200 μg/m3, lui aussi en moyenne horaire.

Enfin, la valeur limite pour la protection de la santé humaine vaut 200 μg/m3 (c’est une valeur à ne pas dépasser plus de 18 heures par an).

Sur l'aire montpelliéraine, il est observé :

- un dépassement de la valeur limite de protection de la santé humaine pour la moitié des sites de mesures,

- un respect de l'objectif de qualité pour l'autre moitié.

En revanche, le seuil d'alerte n'a jamais été dépassé depuis 2000.

Concernant le benzène, les concentrations augmentent régulièrement depuis le début des mesures en 2001.

En 2003, les objectifs de qualité ont été franchis sur les sites de mesures urbains et largement dépassés sur les sites de mesures de trafic.

L’année 2003, à l’été caniculaire, a connu aussi un record d’heures de dépassement de la valeur horaire de 180 μg/m3 (seuil d’information et de recommandation) : une soixantaine d’heures que ce soit au Sud ou au Nord de Montpellier.

L’ozone est donc un polluant photochimique largement préoccupant sur l’aire montpelliéraine.

Le nombre de jours de dépassement du seuil de 110 μg/m3 sur 8 heures concernant l’objectif de qualité pour la protection de la santé humaine varie tout de même entre 30 et 110 par an suivant les années et les sites.

Heureusement pour les autres polluants aériens, la chance de notre région est que les inversions thermiques (stagnation d'air froid au sol surmonté d'une couche d'air chaud bloquant toute évasion de fumées et de polluants) sont rares (seulement 10 % d'occurrence).

En effet, la Mer Méditerranée est peu sensible au refroidissement nocturne contrairement à la terre, responsable à l'automne et en hiver, par temps clair, du refroidissement de la basse atmosphère.

Quant aux premiers reliefs, s'ils créent des ascendances favorables à la dispersion des polluants, ils favorisent aussi leur dépôt sur leur versant (orientés Sud pour notre région).

En outre, en ville, un effet canyon peut être aussi observé avec un piégeage de la pollution au sol dans les rues bordées d'immeubles lorsqu’elles sont parcourues perpendiculairement par le vent.

En conclusion, si l'aire urbaine montpelliéraine est plutôt privilégiée en matière de pollution atmosphérique, il n'en demeure pas moins que les taux de NOx et plus encore d’ozone O3 sont trop élevés et que le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier veut s'atteler légitimement à leur réduction (à suivre dans la prochaine note de « Montpellier Villages), conformément à la demande sociale d’un air sain.

06/05/2013

Montpellier en panne de logements sociaux ?

La crise du logement n’est pas vraiment nouvelle en France mais elle pénalise toujours de nombreux ménages.

1,7 millions d’entre eux sont mal logés et en attente d’un logement social.

Le renchérissement du foncier, le prix trop élevé de l’ancien comme des loyers pèse sur le budget des ménages, les transactions immobilières et la construction.

Depuis 1945, le problème est le même : il n’y a pas globalement pénurie de logements mais inadéquation entre la demande des ménages et la qualité ou la localisation des logements.

De nombreux logements sont ainsi vacants :

-         à la campagne, désertée depuis l’exode rural et le vieillissement qui s’en est suivi,

-         dans certaines régions, notamment de l’Est et du Nord, frappées par la désindustrialisation,

-         du fait du développement des résidences secondaires (phénomène qui touche même depuis peu, de façon certes marginale, Montpellier et sa périphérie),

-         en raison de leur insalubrité dans les centres anciens des villes,

-         à cause de la répugnance de certains propriétaires à prendre le risque de louer.

Le nombre de logements vacants mobilisables en France est estimé entre un et deux millions.

Pour inciter les propriétaires à leur bien, la loi Duflot a prévu une extension du dispositif « Solibail ». Il permet à des mal logés de bénéficier d’un logement à prix réduit.

Il offre aussi au propriétaire de nombreuses garanties : paiement du loyer et des charges locatives au prix du marché garanti, même en période de vide locatif, entretien du logement, remise en état, travaux gratuits, contribution en cas de rénovation, déduction des revenus fonciers de 30 à 70 %.

La Loi Duflot prévoit aussi un renforcement de la coercition :

- la réquisition par le représentant de l’Etat des logements en situation de vacance depuis 1 an et non plus 2 ans,

- le relèvement de la taxe sur les logements vacants : 12,5 % au lieu de 10 % la première année d’imposition, 15 % au lieu de 12,5 % la seconde, 20 % au lieu de 15 % à compter de la troisième.

Même si les logements vacants sont quasiment aussi nombreux en France que le besoin en logements sociaux, ils ne sont toutefois pas la cause du déficit de logements dans les grandes villes, leurs périphéries et les autres zones à forte croissance démographique.

C’est l’exemple type de Montpellier où de nombreux logements sociaux doivent être construits.

L’objectif du nouveau Gouvernement est d’atteindre 110.000 logements sociaux neufs par an d’ici 2016.

Au contact permanent de la population, la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) a pris à bras le corps la politique de l’habitat social.

Georges Frêche y était très attaché ainsi que son nouveau Président, Jean-Pierre Moure.

Depuis 2009, la CAM s’est vue déléguer par l’Etat la compétence de l’attribution des aides publiques à la construction des logements sociaux (idem d’ailleurs, depuis 2012, par l’ANAH pour les aides à la rénovation des logements privés).

Le Plan Local de l’Habitat (PLH) de la Communauté d’Agglomération de Montpellier vise sur la période 2013 à 2018, la production annuelle de 1.500 logements locatifs sociaux, répartie en :

-         450 « Prêts locatifs aidés d’intégration », dits PLAI, pour les publics les plus nécessiteux (répartition à 70 % pour le logement familial et à 30 % pour les places d’hébergement en structures collectives du type foyer de jeunes travailleurs ou maison-relais / pension de famille),

-         800 « Prêts locatifs à usage social », dits PLUS,

-         250 « Prêts locatifs sociaux ordinaires », hors étudiants et foyers, dits PLS ordinaires.

L’objectif fixé par le PLH a été atteint en 2012 puisque 1.534 logements sociaux ont été financés.

Types de financement

Objectifs 2012

Réalisé 2012

Objectifs 2013

PLAI

380

423

440

PLUS

730

1.072

730

PLS ordinaire

75

39

230

Totaux

1.185

1.534

1.400

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier recevra en 2013, 3.286.000 € de l’Etat, 1.652.000 € du « 1 % logement » et complètera ce budget par 3.000.000 € sur ses fonds propres.

Les nombres de logements précédents s’entendent hors résidences pour étudiants et hébergements de personnes âgées ou handicapées.

L’Etat prévoit ainsi en outre le financement, via la CAM, la réalisation de :

-         175 logements financés en « Prêt social location-accession », dits PSLA,

-         310 PLS « spécifiques » pour la création de résidences étudiantes et de places en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Le logement social bénéficiera globalement sur l’agglomération de Montpellier, en 2013, de presque 8 millions d’euros, soit en moyenne par logement ou place d’hébergement, au nombre de 1.885, une aide de 4.200 € (sachant que pour le PLAI, le dispositif le plus social, l’aide sera voisine de 10.000 €).

La crise immobilière ne touche donc pas localement la construction de logements sociaux, ce qui démontre l’intérêt du volontarisme politique.

Le problème demeurera toutefois le manque de logements sociaux en périphérie de Montpellier : en effet, si la Ville de Montpellier comptait, au 1er janvier 2011, 26,68 % de logements sociaux ramenés au nombre de résidences principales, seules les communes de Jacou (12,60 %), de Villeneuve lès Maguelone (10,59 %) et de Clapiers (10,06 %) dépassaient le seuil des 10 % dans le reste de l’Agglomération.

Le retard est encore plus fort dans la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or ou encore dans la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup, y compris dans les villes qui en font partie.

L’effort en terme de logements sociaux doit gagner obligatoirement toutes les communes : c’est la condition sine qua non pour mieux loger nos concitoyens.

C’est ce que nous examinerons lors de la prochaine note de « Montpellier Villages » qui s’intitulera : « Logement social : qui en a peur ? ».

 

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"Les Colombes" à Clapiers

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"Les Tourterelles" à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

04/01/2013

Un Premier de l’An dans la continuité ?

2013 se profile !!!

Il est donc temps de souhaiter que cette nouvelle année vous apporte santé, bonheur et plénitude.

J’aime ce petit poème qui résume bien l’esprit du Premier de l’an :

L’an que ven

Es un brave òme

Que promet

Tot çò qu’òm vòl.

Cadun pren

E cadun dòna.

Bona annada

E bon An nòu.

La nouvelle année, c’est bien sûr l’espoir d’une vie meilleure et cette charnière temporelle est l’occasion du partage, du don et du contre don.

Pourquoi une formule en occitan ?

Parce que notre culture à Montpellier s’est bâtie largement sur l’héritage de l’Occitanie.

Charles Camproux (1908-1994), témoin au sens propre et au sens figuré, de cette descendance, n’aurait pas contredit ce propos.

Montpelliérain, Professeur de la Faculté des Lettres, lié à Clapiers par son gendre Jean-Marie Petit (auteur de sa biographie la plus complète) et sa fille, il fut une figure et un militant incontournable de cette prise de conscience, de cette révélation, en tant qu’acteur de la culture occitane contemporaine.

Citons aussi un autre grand Professeur d’université, de Droit cette fois-ci, Professeur mais pas seulement (permettez-moi un sourire à la fois amical, respectueux et malicieux) : Georges Frêche !

Il répétait à l’envi la phrase de Lampedusa, tirée du livre et du film « Le Guépard » : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Celui qui a beaucoup fait bouger Montpellier, le voulait pour préserver notre qualité de vie et conserver notre culture et notre rang.

La vie est effectivement un continuum et la fin de 2012 débouche tout naturellement sur le début de 2013.

Notre société évolue très rapidement et pourtant notre histoire pèse toujours très fort.

Nous sommes nombreux à vouloir que les valeurs de liberté, égalité, fraternité perdurent malgré les ruptures économiques.

En Occitanie, les habitants ont aussi toujours été attachés à la solidarité, au partage, à l’équité, à la justice et à l’émancipation.

Deux valeurs sûres ne se perdent pas :

-         le bien vivre,

-         l’amitié et l’esprit de famille.

Plus que pour beaucoup de soit disant traditions, les permanences historiques sont frappantes en matière de Premier de l’An.

Pas forcément la tradition provençale des 13 desserts, à l’occasion du grand souper, nom local du réveillon (les quatre « mendiants » que sont les amandes, les noisettes, les raisins secs et les figues sèches, puis le nougat blanc, le nougat noir, les pruneaux, les noix, le melon vert conservé sur claies, les dattes, les poires, la pâte de coing et la pompe à huile) qui ancienne, à défaut d’être ancestrale, n’a pas franchi le Rhône.

Mais plutôt de nombreux symboles :

-         la célébration du jour lui-même,

-         la visite (sans la quête) adaptée de nos jours,

-         les vœux,

-         les étrennes.

Tous ces rites nous viennent de la civilisation romaine et peut-être même avant.

Le Premier de l’An le 1er janvier fut une décision de Jules César avant l’institution officielle de la même concordance à partir de l’édit du Roussillon de Charles IX en date du 9 août 1564.

« Lou cap de l’an » c’est le bout, l’extrémité, la fin mais aussi le début, dans une vision cyclique de l’année qui revient.

Janus, le dieu romain du mois de janvier, avait deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir.

Le Premier de l’An, c’est un jour particulier mais ce sont aussi les célébrations qui l’accompagnent.

Los vòts et les estrenas, c’étaient déjà les vœux et les étrennes en occitan mais aussi dès l’Antiquité.

La déesse Strenna (ou encore Strenia), divinité de la bonne santé, était fêtée le Premier de l’An.

Si ces étrennes ont pu avoir un côté paternaliste, fut un temps (dans les rapports patrons /employés, bourgeois/pauvres), elles sont aujourd’hui l’occasion de cadeaux et d’une solidarité générationnelle.

La visita et la quista, c’était cette tradition de rendre visite, début janvier, à ses amis et à sa famille.

C’était l’occasion d’être reçu pour échanger, pour boire ou pour le repas.

Les plus jeunes recevaient monnaie ou ravitaillement en échange de leurs vœux : cela n’est pas sans rappeler les quêtes de friandises de la Fête d’Halloween ou encore la quête d’argent pour le Carnaval avec la vente des fougassets.

Ce rite de la visite et de la quête (surtout) est transformé aujourd’hui mais subsiste toutefois, si l’on considère ces embrassades ou ces échanges de vœux à chaque fois que l’on rencontre, pour la première fois de l’an nouveau, une connaissance.

La visite, c’est aussi celle des Vœux institutionnels (collectivités locales, entreprises, associations, etc.) où l’on se rend en un même lieu pour rencontrer son entourage professionnel ou relationnel.

Au Québec, il s’agit de la « tournée des parents », celle qui existait chez nous quand en France les familles étaient moins éparpillées, moins dispersées sur le territoire.

Quant à la visite symbolique puis virtuelle, elle a d’abord pris la forme d’une carte de visite par porteur spécial puis d’une carte de vœux dès la démocratisation de la Poste et enfin, de nos jours, d’un message voix ou texte, téléphonique ou électronique.

Bon An nou !

C’est le cri éternel, empathique, humaniste, à l’occasion du saut d’année calendaire.

Bona et urosa annada 2013 !

Du bonheur, une bonne santé, de la réussite, de la prospérité, de l’amour, de bonnes résolutions personnelles et vis-à-vis des autres aussi !!!

De la justice, de la paix et de la fraternité !!!

Bon bout d’An et a l’An qué ven !

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16/07/2012

Révision du SCOT de l'agglomération de Montpellier

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a été une des premières à approuver un Schéma de cohérence territoriale (SCOT) le 17 février 2006.

Les SCOT sont nés de la loi du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain afin de donner une cohérence au développement des territoires, notamment en terme d’urbanisation.

Seule la région Ile de France possédait cet outil de planification qui permet d’anticiper sur les besoins en logements, les infrastructures de transport, les équipements collectifs, le développement économique et le résidentiel.

Georges Frêche avait souhaité aller vite sur la rédaction du SCOT pour anticiper sur l’avenir, quitte à invoquer dès le départ une révision assez précoce.

Cette dernière interviendra avant le 31 décembre 2015.

Un bilan d’étape vient d’être rendu :

-          79 % des sites d’extension potentielle identifiés dans le zonage du SCOT ont fait l’objet d’études préalables (quel type d’aménagement à mettre en œuvre ? notamment grâce à l’outil « Zone d’Aménagement Concerté » qui permet d’exproprier en cas de besoin et surtout de définir un projet cohérent),

-          une politique foncière a été mise en place pour lutter contre la spéculation et constituer des réserves foncières (outil de la Zone d’Aménagement Différé qui permet de geler le prix du terrain au niveau de celui constaté avant le passage en zone constructible - décision publique qui créé une rente financière très importante, exercice du droit de préemption urbain par les collectivités territoriales, achat et stockage de foncier par l’Etablissement Public Foncier Languedoc-Roussillon),

-          13 Plans Locaux d’Urbanisme ont été accompagnés dans leur rédaction par les communes.

Le SCOT 2006 a défini des indicateurs de suivi des objectifs fixés initialement : maîtrise du développement urbain, diversité des fonctions urbaines, mixité sociale de l’habitat, utilisation économe de l’espace, maîtrise de la circulation automobile et préservation de l’environnement.

Ces objectifs ont par exemple sous-tendu la conception du projet d’Ecocité de Montpellier à la Mer.

Maîtrise du développement urbain

98 % de l’urbanisation, entre 2008 et 2010, est restée à l’intérieur du zonage d’extension urbaine potentielle, signe d’un étalement urbain contenu.

Heureusement car 45 hectares par an de terres à vocation naturelle ou agricole ont quand même été urbanisés du fait de la réalisation de grands chantiers d’infrastructures ou d’installations admises par le SCOT (bâtiments agricoles, équipements d’intérêt général, etc.).

La poursuite du phénomène d’artificialisation n’a donc pas été enrayée.

Diversité des fonctions urbaines

Mixité sociale de l’habitat

L’objectif de 25 % de logements sociaux dans la construction neuve n’a pas été totalement atteint : 21 % seulement.

Néanmoins, le rééquilibrage de l’offre résidentielle sociale entre la ville centre (21 % de logements sociaux ramenés au parc de résidences principales) et les communes périphériques (moins du 10 % du parc résidentiel en locatif social) est encourageant : 20 % des constructions sur la période 2005-2007 seulement dans la périphérie mais 51 % sur la période 2010-2011 hors Montpellier.

Cette politique du logement social est indispensable pour loger toutes les catégories socio professionnelles, notamment les jeunes.

En effet, si le rythme de construction a été soutenu – 5.000 logements par an ! – les prix ont continué leur hausse (+ 17 % sur le m² de surface habitable privée entre 2007 et 2011), avec à la clef une solvabilité des ménages de plus en plus menacée.

Utilisation économe de l’espace

La part des logements collectifs dans le logement neuf des 30 communes périphériques a doublé de 32 % en 2000 à 61 % depuis 2005.

Les lotissements très dispendieux en surface par habitant régressent.

La consommation de l’espace s’avère donc plus limitée que prévue avec 55 hectares par an.

Si ce rythme raisonnable se maintenait (15 % seulement consommés), les gisements fonciers identifiés (soit 2.900 ha d’extension urbaine potentielle au total) ne seraient épuisés qu’en 2050, d’autant que la croissance démographie devient moins galopante (+ 1,4 % observés entre 1999 et 2007 pour une prévision de l’INSEE de seulement + 0,9 % entre 2007 et 2030).

C’est plus sur la demande en surface de parc d’activités que se situent les tensions.

Pour 10 ha par an disponibles actuellement et 25 ha par an à moyen terme, le besoin moyen s’élève à 25 ha par an.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier souhaiterait dans le futur SCOT « dégager des fonciers nouveaux aptes à recevoir des activités de type extensif ou incompatibles avec la proximité de zones habitées » et plus généralement « répondre aux besoins des entreprises ».

Il y a là, à mon avis, occasion de réorienter radicalement les objectifs du prochain SCOT en projetant de densifier fortement, comme cela a été fait pour l’offre résidentielle, les parcs d’activités.

Etages au lieu d’un seul rez-de-chaussée, limitation de la surface des parkings, mitoyenneté des bâtiments, réduction de la largeur des voiries, alignement des constructions sur le réseau viaire sont nécessaires pour éviter que notre cadre de vie ne se transforme en une vaste zone de chalandise, industrielle et/ou tertiaire.

C’est déjà le cas dans les faubourgs de Béziers ou dans la vallée du Rhône avec des espaces occupés par du bâti commercial déclassé, des hangars délabrés, des bâtiments vides, des stockages extérieurs de matériels ou de rebus.

Il est nécessaire de densifier fortement ces zones d’activités : la décision ne peut venir que des élus locaux car un investisseur incline volontiers à acheter de la surface constructible 3 fois moins cher que pour du résidentiel (prix moyen actuellement pratiqués de 100 € en moyenne le m² pour favoriser le développement économique et 190 € le m² de Shon pour les projets tertiaires) mais qui, un jour ou l’autre, sera gagnée par du résidentiel de qualité (exemple des Prés d’Arènes à Montpellier).

Bien sûr, des zones d’activités « à l’ancienne » sont requalifiées mais il en reste quelques unes de particulièrement dégradées qui mériteraient un réinvestissement urbain.

Maîtrise de la circulation automobile

Sur la période 2004-2010, 50 % des constructions ont été implantées à moins de 500 mètres du tramway (le double de l’objectif du SCOT !) ce qui est le résultat d’une forte dynamique de réinvestissement urbain le long des lignes de ce mode de transport collectif moderne et écologique.

Les déplacements en vélo et à pied reconquièrent aussi la ville.

Cette « ville des courtes distances » permet une meilleure préservation de l’environnement.

Ainsi, le SCOT actuel a plutôt atteint, voire dépassé, ses objectifs.chocomiel.caramel@yahoo.fr

Le nouveau SCOT à l’horizon fin 2015 ne remettra pas en cause les grands équilibres de la planification actuelle.

Notamment, les ajustements à apporter ne conduiront vraisemblablement pas à augmenter les capacités d’extension urbaine, soit 2.900 hectares.

En revanche, le développement durable, suite aux lois Grenelle 1 et 2 de l’environnement devient central (maîtrise des consommations d’énergie, de l’émission des gaz à effet de serre, des besoins de circulation automobile et développement du transport collectif).

L’objectif de renouvellement urbain sera renforcé avec la restructuration des espaces construits, la revitalisation des centres urbains (et ruraux loin de Montpellier), la recherche de qualité urbaine, architecturale et paysagère dans les entrées de ville.

L’impératif de mixité est complété par des objectifs de répartition géographique équilibrée, non seulement entre habitat et emploi, mais dorénavant entre offre touristique, commerciale et de services.

Le prochain SCOT de l’Agglomération de Montpellier devra intégrer de nouvelles données en se mettant en cohérence avec :

-          le Document d’aménagement commercial (DAC) relatif à l’équipement commercial et aux localisations préférentielles des zones de chalandises,

-          le prochain Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) qui vise à la préservation des continuités écologiques et donc de la protection de la « trame verte et bleue », biotope ou couloir de circulation de la faune,

-          le Schéma régional climat air énergie (SRCAE) en cours d’élaboration et les plans climat énergie territorial (PCET) de l’Agglo comme des communes.

Il fera l’objet d’une vaste concertation tant avec les mairies qu’avec la population.
 

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 Montpellier, vu du Sud (ligne 4 du Tramway et Polygone bien visibles)

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Pépinières d'entreprises Cap Oméga

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Zone d'activités du Millénaire : façade photovoltaïque

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Immeuble de bureaux au rond-point Benjamin Franklin

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Immeuble de bureaux, rue de Pommessargues 

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Quartier mixte (résidentiel, commerces et rond-point Ernest Granier)

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Immeubles des Jardins de la Lironde (1)

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Immeubles des Jardins de la Lironde (2)

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 Commerce "branché" en bordure de l'avenue de la Mer

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 Quartier Rives du Lez, à forte densité d'habitations (1)

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Quartier Rives du Lez, à forte densité d'habitations (2)

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 La nouvelle Mairie de Montpellier,

nouvel emblème du mouvement architectural

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

02/07/2012

« J’ai soif !»

« J’ai soif » : c’est-ce que nous risquons de dire et répéter si nous ne prenons pas conscience rapidement de la problématique de l’eau.

Pendant la semaine de l’environnement, l’Agence Locale de l’Environnement proposait à Baillargues une conférence sur l’eau afin de nous  rappeler l’attitude irresponsable de l’homme concernant cette ressource.

Le département de l’Hérault, qui subit une mauvaise répartition naturelle de l’eau de pluie à l’année, en est malheureusement un parfait exemple car on note une surconsommation due à plusieurs facteurs.

Un problème d’entretien des réseaux d’eau potable mais également un comportement chez certains particuliers qui, habitant dans le Sud, veulent tout de même de l’herbe bien verte toute l’année.

Pour tenter de palier à ces méfaits, il faut commencer par dénicher les éventuelles fuites qui peuvent représenter une quantité importante de pertes, préjudiciable notamment au porte-monnaie de l’usager.

Ensuite, il existe des économiseurs d’eau à visser sur les robinets pour en contrôler le débit.

Egalement, il faut apprendre à ne pas laisser les robinets ouverts pour rien et privilégier les douches plutôt que les bains.

Pour les amoureux de la nature, des paysagistes spécialistes de la végétation locale peuvent créer de superbes jardins, beaucoup plus adaptés aux conditions climatiques de la région.

Le jardin sec est un concept qui s’impose pour les espaces verts gérés par les collectivités territoriales.

D’autres solutions encore, pour les particuliers possédant une maison avec un terrain : les récupérateurs d’eau de pluie de plusieurs sortes, du plus simple au plus élaboré.

Il est ainsi possible d’arroser son jardin sans utiliser les réseaux, nettoyer sa voiture et pour les plus sophistiqués, brancher une partie du réseau chez soi pour alimenter la chasse d’eau et le lave-linge.

En effet, certains récupérateurs sont de véritables systèmes d’épuration étanches et régénèrent l’eau afin qu’elle soit utilisable, même si elle demeure non consommable (pas d’utilisation possible ni pour le lave-vaisselle, ni pour la douche).

Ainsi, l’eau de pluie peut se stocker pendant 6 mois, voire plus.

Le problème des récupérateurs d’eau de pluie, c’est évidemment leur coût car l’investissement demandé en fonction de la complexité du système reste important.

Cependant, sur toute une vie, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?

Il existe aussi des systèmes de phyto-épuration encore expérimentaux qui consistent à reproduire le schéma naturel de l’épuration de l’eau.

Ils ont notamment été expérimentés à Cantercel sur le Larzac méridional.

Dans le même esprit, on voit aussi des piscines naturelles basées sur une régénération de l’eau par les plantes.

Pour des renseignements détaillés ou pour vous aider dans vos projets, l’Agence Locale de l’Energie est à votre disposition.

Elle vient en soutien des communes de la Communauté d’Agglomération de Montpellier et des particuliers dans le domaine des économies d’énergie et de fluides.
 

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Les différents usages de l'eau potable

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Les gaspillages qui nous guettent

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Les mousseurs sur robinet réduisent la consommation d'eau

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Les équipements sanitaires s'adaptent aux besoins d'économie

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La récupération des eaux de pluie se vulgarise

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L'idée du jardin sec, adapté au climat méditerranéen, fait son chemin

 

Sources : Agence Locale de l'Energie

19/02/2012

Le changement climatique dans l’Hérault

Le mois de février 2012 offre un profil très hivernal avec des températures fortement négatives.

Cet épisode extrême ne doit pas faire oublier un automne et un début d’hiver très chauds dans la lignée de ce que le réchauffement climatique nous promet.

La conclusion du GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique) regroupant la communauté scientifique, énoncée en 2003, est toujours d’actualité : « Le réchauffement climatique est sans équivoque ».

Ce phénomène est « vraisemblablement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre anthropiques ».

Il est vrai que les scientifiques constatent, depuis 400.000 ans au moins, sur Terre, une corrélation très nette entre taux de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4) dans l’atmosphère, principaux GES (gaz à effet de serre), et température du globe.

Or, la même relation de cause à effet est constatée depuis l’avènement de l’ère industrielle : les émissions passées de GES, stockés dans l’atmosphère, correspondent à un réchauffement global de la planète de 0,2 °C par décennie.

Les taux de CO2 en volume dans l’air sont passés d’environ 200 / 300 à 360 millionièmes, entre les derniers millénaires et maintenant.

Les taux de CH4, directement aujourd’hui liés aux activités agricoles, sont passés, quant à eux, de 300 / 900 à 1.700 milliardièmes.

Si l’augmentation du taux de CO2 paraît non alarmante en valeur absolue, ce qui ne lasse pas d’inquiéter, c’est l’emballement des émissions récentes : + 80 % de 1970 à 2004 (et multiplication par 3 pour le méthane sur la même période).

Ainsi, pour que la quantité de CO2 s’arrête d’augmenter dans l’atmosphère, il faut diviser par 2 les émissions quantifiées en 1990 d’ici 2050, sachant que c’est d’autant plus compliqué que nous avons connu une croissance de 40 % entre 1990 et 2004.

Une petite anecdote - fortement symbolique au demeurant - est parlante : depuis peu, les voitures émettent plus de CO2 que les êtres humains sur Terre !

Un objectif d’émission moyen à 1,6 tonne de CO2 par habitant et par an dans le Monde est souhaitable d’après le GIEC.

Or, si les pays industrialisés représentent 20 % de la population (et 60 % de la richesse), ils émettent 50 % des gaz à effet de serre.

L’octroi d’un droit à émettre du CO2, égal pour chaque Terrien, oblige les Américains et les Canadiens à diviser par 2 leurs émissions, les Allemands par 6, les Espagnols et les Italiens par 5 et les Français par 4 seulement (compte tenu de l’importance de l’électricité nucléaire peu émettrice de GES).

Il s’agit pour les Français du fameux « Facteur 4 », applicable d’ici 2050.

Par secteurs d’activités, les croissances d’émission ont représenté au niveau mondial, entre 1970 et 2004 : + 120 % pour le transport (le point dur), + 65 % pour l’industrie, + 40 % dans l’agriculture (de plus en plus intensive) et + 26 % dans le bâtiment.

Ce réchauffement climatique entraîne des bouleversements qui seront plus sensibles dans notre région.

Tout d’abord, les mers et océans qui ont absorbé 80 % de la chaleur supplémentaire connaissent une dilatation de leurs eaux ce qui génère une élévation du niveau de la mer de 1,8 mm par an de 1961 à 2003.

Nos côtes seront en première ligne et d’autant plus vulnérables qu’elles sont plates et dotées de lagunes d’une grande richesse mais aussi d’une grande fragilité.

Question pluviométrie, l’augmentation au Nord des Amériques, de l’Asie et de l’Europe aura pour corollaire une diminution sur le Sahel et la Méditerranée.

Notre région va connaître une extension des surfaces touchées par la sècheresse estivale.

Les précipitations moins importantes en volume annuel n’en seront que plus concentrées et plus extrêmes, avec des risques d’érosion des terres et d’inondation accrues.

Les pluies orageuses fileront plus volontiers à la mer qu’elles ne s’infiltreront pour réalimenter les aquifères.

Pour l’instant, l’Association Climatologique de l’Hérault (ACH) pointe une stabilité des précipitations sur notre département, de 1950 à 2006.

Toutefois, les printemps et les étés sont et seront plus secs tandis que l’automne est et sera plus humide mais avec des pluies diluviennes peu efficaces pour alimenter les ressources en eau ou recharger les réserves d’eau des sols.

De plus, l’ETP (évapotranspiration), c’est-à-dire le besoin en eau d’une culture, a crû fortement dans l’Hérault, en passant de 1.150 à 1.350 mm de pluviométrie (1.000 mm de pluviométrie équivalant à 1 m3 d’eau par m² de sol).

Sachant que l’eau reçue du ciel a varié entre 400 et 1.200 mm par an (avec une moyenne proche de 700 mm autour de Montpellier), résultat de la forte variabilité du climat méditerranéen, le déficit hydrique devient de plus en plus marqué !

Il n’est pas étonnant que l’agriculture se réfugie dans les périmètres irriguées, que des rendements s’effondrent certaines années (en blé dur par exemple), qu’on parle d’irriguer la vigne ou encore que la Région Languedoc-Roussillon développe son projet d’avenir « Aqua Domitia ».

Cet impact climatique oblige à une réflexion sur la disponibilité de la ressource en eau (aménagements de stockage comme les retenues collinaires, substitution d’eau brute à la consommation d’eau potable, irrigation par goutte à goutte, etc.).

Le GIEC affirme aussi qu’au-delà de + 2,5 °C d’élévation de température moyenne annuelle, les écosystèmes subiront une sérieuse évolution.

Au-delà d’un réchauffement de 3 °C, ce sont les rendements agricoles qui seront affectés.

La disponibilité en eau sera plus faible, les risques pour la santé accrus (canicule, qualité de l’air, allergies, maladies parasitaires, etc.) ainsi que les risques de feux de forêts.

Les températures devant augmenter autour de la Méditerranée, bien plus qu’ailleurs, les dangers évoqués vont croître autour de Montpellier.

L’Association Climatologique de l’Hérault a d’ores et déjà constaté, de 1950 à 2006, une augmentation régulière d’au total 1,0 °C (contre 0,7 °C seulement au niveau mondial sur la même période), la température annuelle moyenne passant de 14,0 à 15,0 °C.

Ce réchauffement concerne essentiellement le printemps (+ 2,0 °C) et l’été (+1,6 °C).

Il impacte donc le cycle végétatif des cultures.

Le réchauffement est moindre, mais constaté, en hiver (+ 0,3 °C) et en automne (+ 1,0 °C).

Globalement, les logements mal conçus en terme de confort d’été coûteront chers en climatisation mais la dépense d’une saison de chauffe sera en revanche réduite.

Cette baisse des besoins de chauffage atteint déjà presque 10 % (sachant qu’à la station météo de Montpellier-Fréjorgues, les « DJU annuels base 18 ° » sont égaux à 1590 °C - avec DJU = Somme sur la saison de chauffe de la différence journalière entre 18 °C et la température moyenne de la journée, soit la somme des températures minimum et maximum divisée par deux – en se rapprochant à moitié de l’écart qui nous séparait des 1.400 °C actuels de la Corse).

En outre, les températures excédant largement les normales saisonnières connaissent et connaîtront, une forte croissance en climat méditerranéen, notamment autour de Montpellier.

Sur les mois de juin à août, le nombre de jours connaissant des températures extrêmement chaudes est déjà passé, entre 1950 et 2006, d’une poignée à une vingtaine !

Bref, le spectacle des impacts de l’influence de l’homme sur le climat ne passera pas inaperçu dans notre région et provoquera de grands bouleversements.

Parce que nous sommes en première ligne, en Languedoc-Roussillon et dans l’Hérault, des changements climatiques, plus accentués qu’ailleurs, nous devrons donc être aussi ceux qui montrent l’exemple en faisant preuve de sobriété énergétique, en inventant des machines plus efficaces, en développant les énergies renouvelables.

Parce que nous savons qu'après cet hiver et ses températures si froides ces jours-ci, viendra un printemps plus chaud qu'avant.

05/02/2012

Le Cirque Balthazar à Montferrier

Le cirque n’est pas un art mineur : au contraire, c’est un art complet et populaire.

C’est ce que vit et démontre, au jour le jour, l’Association Balthazar.

En tant que « Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon » , elle propose de nombreuses activités et animations :

-         Spectacles,

-         Pistes ouvertes,

-         Café cirque,

-         Recherches artistiques,

-         Formations, adultes, enfants et professionnelle.

L’Association Balthazar organise aussi des stages :

-         autour de la circomotricité pour les petits,

-         sur la thématique trampoline pour les plus grands.

Pour les enfants, il s’agit d’une découverte du cirque au travers d’un éveil corporel, d’un apprentissage ludique de l’acrobatie, de la jonglerie, des équilibres sur objet et des évolutions aériennes.

Pour les adultes, il s’agit d’une approche des arts du cirque croisant les disciplines plus classiques, évoquées plus haut pour les petits, et celle du trampoline, plus ludique.

L’Association Balthazar se situe donc à la confluence de la pédagogie et de l’artistique, de la vulgarisation et de l’excellence, de la construction et de la promotion du cirque actuel.

Le Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon produit également des compagnies de cirque, en tant qu’organisateur de spectacles.

C’est ainsi que dans le cadre de « L’Agglo en fête », en décembre 2011, l’Association Balthazar a planté un de ses deux chapiteaux sur le sol des communes de Lavérune, Saint-Drézéry et Montferrier.

Cette manifestation est à tout à la fois festival, rencontre et vitrine.

Un public familial a répondu à chaque fois avec enthousiasme à l’appel du spectacle.

Toutes ces représentations se sont jouées à guichet fermé.

A Montferrier sur Lez, c’est la « Compagnie Singulière » qui a présenté le spectacle dénommé « SoliloqueS ».

Cette compagnie a été lauréate de l’opération « Jeunes talents du cirque » en 2006.

Ce spectacle drôle et émouvant tient à la fois du théâtre, de la comédie, de l’interrogation philosophique et sociale, de l’expression corporelle, de la gymnastique au sol et du cirque.

Le sujet touche à la place de l’individu dans la société.

L’unique acteur de la « pièce de cirque » est altruiste et généreux.

Protée et pourtant humble, il sait tout de même mimer le groupe d’artistes qui seraient censés constituer avec lui une troupe unie où chacun aurait sa spécialité.

Le personnage démontre qu’au cirque il faut être un touche-à-tout et que la quintessence de l’art circassien n’est obtenue qu’après une longue immersion, un lent apprentissage et de nombreuses répétitions.

Seul sur la piste, l’acteur fait vivre plusieurs personnages et son jeu, quasiment chorégraphique, est l’aboutissement d’une mise en scène sûre et rodée.

Jouer avec les mots, accompagner le verbe d’évolutions, occuper l’espace de la piste et tenir en haleine petits et grands constitue une belle performance.

Equilibriste, l’artiste du spectacle « SoliloqueS » l’est entre son discours et ses figures acrobatiques, entre sa solitude et sa capacité à capter la sollicitude, entre sa posture imaginaire et sa prise sur la réalité.

Tour à tour fil de fériste, danseur, contorsionniste, trapéziste, au tissu et à la corde lisse, l’acteur unique, avec une énergie démultipliée, met en valeur de nombreuses disciplines du cirque.

« SoliloquesS » renouvelle le spectacle de cirque en rajoutant une touche de poésie.

 

Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon

04.67.42.28.36 – info@balthazar.asso.fr

Lieux de formation :

L’Etoile – 54, rue Estelle – Montpellier

Le Garage – 16, rue Toiras - Montpellier

 

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28/11/2011

Une nouvelle taxe d'aménagement

La loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 modifie, dans son article 28, le régime des taxes d’urbanisme.

Les objectifs poursuivis étaient une simplification des règles, tout en maintenant ces ressources fiscales bénéficiant aux collectivités territoriales.

Compte tenu de la tendance à l’étalement urbain, le nouveau texte favorise l’économie d’espace.

Les nouvelles taxes s’appliqueront à toutes les demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à compter du 1er mars 2012.

Cette réforme substitue aux taxes et participations suivantes la taxe d’aménagement :

-          la Taxe locale d’équipement (TLE),

-          la Taxe départementale pour le financement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (TDCAUE),

-          la Taxe départementale des espaces naturels et sensibles (TDENS) qui sert in fine à acquérir publiquement des espaces à protéger tout en les ouvrant au public,

-          et la Taxe pour aménagement d’ensemble (PAE) dans les opérations groupées.

La taxe de raccordement à l’égout (TRE) et la Participation pour voirie et réseaux (chaussée, trottoir, éclairage, pluvial, électricité, gaz, téléphone, etc.), appelée PVR, sont maintenues jusqu’au 31 décembre 2014.

La participation en Zone d’aménagement concerté (ZAC) subsiste : c’est elle qui concerne les grosses opérations, bien maîtrisées par la Collectivité, à Montpellier et dans les principaux villages autour.

La taxe d’aménagement est constituée de 3 parts destinées respectivement :

-          aux communes ou aux communautés de communes, communautés d’agglomération (pour leurs investissements),

-          aux départements (pour leur fonctionnement),

-          à la région mais seulement en Ile-de-France,

-          à hauteur de 3 % pour les frais de gestion revenant à l’Etat.

La taxe est due pour :

-          les constructions, les reconstructions, les agrandissements,

-          les installations et les aménagements soumis à une autorisation au titre du Code de l’Urbanisme,

-          les procès-verbaux suite à infraction.

La taxe d’aménagement doit être notamment utilisée à des actions et des opérations visant à :

- une utilisation économe et équilibrée des espaces,

- la gestion des espaces naturels (forêts, zones humides, ...),

- la diversité des fonctions urbaines (commerces, services publics, …),

- la construction d’équipements publics (écoles, médiathèques, crèches, ...).

La taxe d’aménagement est établie par les Services de l’Etat et elle est recouverte par les comptables publics (percepteurs) :

-          en 1 fois, 12 mois après la délivrance du permis de construire, de lotir ou tout autre autorisation d’urbanisme, si son montant est inférieur à 1.500 € (actuellement 305 €) ou en cas de permis modificatif,

-          en 2 échéances égales, 12 mois puis 24 mois après, dans les autres cas.

Concernant la part communale ou intercommunale, la taxe d’aménagement est issue du calcul suivant : Assiette x Valeur x Taux

Assiette pour les constructions : surfaces de plancher closes et couvertes dont la hauteur sous plafond est supérieure à 1,80 m (auparavant la base était la Shon, surface hors œuvre nette)

Valeur pour les constructions : 660 €/m²

Assiettes et valeurs pour quelques installations et quelques aménagements :

-          nombre d’emplacements de tente, caravane ou résidence mobile de loisirs x 3.000 €

-          nombre d’emplacements d’habitations légères de loisirs x 10.000 €

-          superficie des piscines en m² x 200 €

Taux : de 1 à 5 % en fonction de la décision communale ou intercommunale

Ce taux pourra être porté à 20 % dans certains secteurs nécessitant des travaux substantiels en termes d’équipements publics (voirie, réseaux, etc.), des participations financières aux travaux ne pouvant plus alors être demandées en sus.

Un abattement de 50 % est prévu, de plein droit notamment pour :

-          les logements bénéficiant d’un prêt aidé de l’Etat pour leur construction,

-          les 100 premiers mètres carrés des résidences principales,

-          les locaux industriels ou artisanaux.

Une exonération de plein droit est prévue pour :

-          les services publics,

-          les logements sociaux financés par un Prêt locatif aidé d’intégration (PLAI),

-          les exploitations agricoles,

-          les constructions et aménagements dans les ZAC (versement de participations financières où le prix d’achat du terrain intègre tous les équipements pris en charge par la Zone d’aménagement différé y compris pour les réseaux à l’extérieur du périmètre concerné mais nécessaires à la réalisation de l’opération),

-          la reconstruction de locaux sinistrés, sous certaines conditions,

-          les constructions de moins de 5 m².

D’autres exonérations sont possibles, si les collectivités les décident pour les :

-          autres logements sociaux que ceux financés par un PLAI,

-          les habitations construites grâce au Prêt à taux zéro renforcé (PTZR), sur 50 % de leur surface excédant 100 m²,

-          locaux industriels,

-          locaux commerciaux d’une surface inférieure à 400 m²,

-          immeubles classés ou inscrits.

Pour les constructions sans autorisation ou en infraction à une autorisation, il existe une possibilité de taxation jusqu’au 31 décembre de la 6ème année qui suit l’achèvement des constructions.

Une sanction financière, en l’occurrence une majoration de 80 % du montant de la taxe, est appliquée.

Pour les constructions sans autorisation, une procédure de taxation d’office s’applique.

En revanche, pour les constructions en infraction à une autorisation, la pénalité est négociée avec l’Administration (possibilité de remise après avis de la Collectivité concernée).

Pour les départements, le principe d’imposition est globalement le même.

La taxe est alors affectée à la protection des espaces naturels et sensibles, au financement du fonctionnement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement ainsi qu’aux équipements collectifs (collèges et infrastructures de transport).

Concernant le taux de la taxe d’aménagement, les collectivités locales doivent le voter en Conseil municipal, pour le 30 novembre 2011.

Elles le fixent librement dans les limites arrêtées par la loi (entre 1,0 et 5,0 % au maximum et 2,5 % pour les départements qui eux n’ont pas le choix) et elles peuvent même sectoriser son montant : il est cependant douteux que cette opportunité soit saisie en dehors des grandes villes, au nom du principe d’égalité.

Globalement, la nouvelle taxe d’aménagement continuera à donner quelques moyens indispensables aux collectivités locales pour équiper leur cité.

20/09/2011

Projet de dédoublement de l’A9 à Montpellier

Le projet de « Déplacement de l’Autoroute A9 au droit de Montpellier » vise à améliorer la fluidité du trafic (saturation fréquente) et à restaurer la sécurité (forte accidentologie).

Ce projet a fait l’objet ces derniers mois d’une concertation publique, organisée par la Commission Nationale de Débat Public.

La « Future A9 », demeurant une autoroute à péage vouée au trafic de transit, serait déplacée plus au Sud au droit de Montpellier entre Saint-Jean de Védas et Vendargues tandis que l’actuelle emprise serait affectée au seul trafic local.

Bien entendu, le coût d’entretien de ce contournement Sud de Montpellier relèverait des financements de l’Agglo de Montpellier et dans une moindre mesure, compte tenu des usagers concernés, du Département de l’Hérault et de la Région Languedoc-Roussillon.

La question des péages sur les boulevards urbains, c’est-à-dire la participation des usagers aux frais d’entretien, tabou à ce jour, se posera peut-être dans les années à venir comme un instrument de régulation et de réduction du trafic automobile non indispensable.

Le doublement de l’A9 vise en fait 3 objectifs :

-          Séparation des flux de transit et de desserte locale,

-          Connexion des différents systèmes de transport et réseaux routiers,

-          Sécurisation de l’A9.

Pour les décideurs locaux, le projet de déplacement de l’Autoroute A9 au droit de Montpellier doit être appréhendé dans le cadre plus global des déplacements urbains, intégrant les modes doux (à pied, à vélo), les transports en commun (bus de ville, Bus à Haut Niveau de Service, Tramway, Train Express Régional) et les voies routières existantes ou projetées.

Le Tramway connaît un grand succès technique et commercial à Montpellier : 135.000 voyageurs par jours de semaine en période scolaire pour la Ligne 1, 60.000 pour la Ligne 2, une estimation globale de 75.000 + 14.000 pour la Ligne 3 complétée par la Ligne 4 semi-circulaire (« ring »), toutes deux livrées début 2012.

Cette politique volontariste menée par les édiles socialistes dotera Montpellier dès 2012 du premier réseau français de Tramway par sa longueur, soit 58 km !

Une ligne 5 entre le Stade Yves du manoir et Clapiers (avant des extensions respectivement vers Lavérune et Prades le Lez) viendra compléter ce dispositif dès 2018 tandis que les prochaines lignes destinées à desservir des zones plus lointaines profiteront d’une nouvelle technologie permettant de porter la vitesse de pointe de 70 km/h à 100 km/h.

Bref, le Tramway assurera avec efficacité le transport de masse à Montpellier et dans sa proche périphérie (Saint-Jean de Védas, Lattes, Castelnau le Lez notamment).

Cependant, il ne résoudra pas les besoins des habitants des communes plus lointaines de Montpellier (la « grande agglomération » qui correspond au bassin de vie) contrairement à l’Autoroute A9 doublée qui elle accélèrera singulièrement les déplacements.

Sont notamment concernés à l’Ouest (20.000 véhicules/jour), Frontignan, tout le Sétois et surtout à l’Est (55.000 véhicules/jour),  Montaud, Saint-Drézéry, Castries, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Christol, pour ne citer que quelques communes, et tout le Lunellois.

Pour ces habitants, nombreux à travailler, à consommer et à se divertir à « Montpellier », la congestion du trafic devient inquiétante et même dangereuse tant les différences de vitesse, les risques de cisaillement et de ralentissements intempestifs se multiplient.

Bien sûr, la décision prise par le Préfet de réduire la vitesse à 110 km/h est une excellente mesure qui permet une diminution de l’émission des gaz à effet de serre, une régulation du flux et une minoration de la dangerosité.

Bien sûr que l’on peut plaider pour une réduction à 90 km/h (et même à 70 km/h au droit des échangeurs les plus saturés) mais il n’en demeure pas moins que des embouteillages se  forment toujours, matin et soir, aux différents sorties.

L’aménagement des échangeurs, pour la plupart incomplets (des demis échangeurs en fait) ne fera pas disparaître comme un coup de baguette magique les goulots d’étranglement lors des connexions sur les voies urbaines.

La saturation du trafic et cette inquiétante coexistence de voitures arrêtées sur la voie de droite avec un trafic à grande vitesse sur les autres voies nécessitent des solutions durables et efficaces.

Si la Vallée du Rhône enregistre un trafic autoroutier moyen d’environ 70.000 véhicules par an, au droit de Montpellier ce chiffre se monte en effet au record de 100.000 et même 140.000 en été !

Le tronçon entre Nîmes et Montpellier est aussi très chargé (85.000) comme le tronçon Béziers-Montpellier (75.000) mais loin derrière le tronçon gratuit au droit de Montpellier évoqué ci-dessus (100.000).

A titre de comparaison, le Viaduc de Millau voit passer en moyenne annuelle 15.000 véhicules seulement !

Le tronçon autoroutier Avignon-Marseille n’atteint pas 60.000, Narbonne-Toulouse pas 40.000 et le trafic au Perthus pas 40.000 non plus.

Au droit de Montpellier se pose le problème de la conjonction :

-          du trafic de transit avec notamment la multiplication des poids lourds (15.000 par jour),

-          du trafic pendulaire radial entre Lunel et Béziers,

-          du trafic local en fort accroissement.

Pour éviter son asphyxie, Montpellier a donc besoin d’un contournement Sud indépendant de l’Autoroute actuelle d’où le projet proposé à la concertation publique.

En effet, la capitale régionale souffre d’un manque de périphérique qui se dessine toutefois au Nord avec la Liaison Intercommunale d’Evitement Nord et la RD 65 dont les aménagements respectifs devraient être terminés d’ici une dizaine d’années.

Certes, la création de la Ligne Grande Vitesse, permettant le trafic ferroviaire à la fois voyageurs et fret, libèrera des fréquences pour un Train Express Régional à forte fréquence, ce qui aura un effet bénéfique en terme de réduction de la circulation automobile.

Certes, le Plan de Déplacement Urbain de la Communauté d’Agglomération de Montpellier prévoit un fort développement des déplacements à pied et à vélo.

Il n’en reste pas moins qu’une autoroute, limitée à la vitesse modérée de 70 - 90 km/h et dédiée au trafic local, est l’assurance de déplacements rapides y compris pour des lignes de transport en commun qui l’emprunteraient ou des futures générations de véhicules individuels plus propres (au biogaz, à la pile de combustible ou électriques).

Les déplacements sont partie intégrante de notre mode vie et sont nécessaires au développement économique.

Encore faut-il que ces flux n’engendrent pas des nuisances insupportables pour l’environnement (une vitesse stabilisée génère heureusement incomparablement moins de polluants que de longs moments passés dans des bouchons) et pour les riverains (le dossier présenté à la concertation publique acte la mise aux normes en terme de protection phonique de l’autoroute actuelle une fois dédiée au transit local).

Il est d’ailleurs prévu que le concessionnaire de l’ouvrage, en l’occurrence Autoroutes du Sud de la France, finance sur ses propres deniers la requalification du boulevard urbain (bassins de rétention des eaux pluviales, aménagement des échangeurs, installation de dispositifs anti-bruit).

La concertation publique a porté sur le « Doublement court »,.

Le « Doublement long » quant à lui est défendu par les Collectivités territoriales (Ville de Montpellier, Communauté d’Agglomération de Montpellier, Département de l’Hérault, Languedoc-Roussillon) : il a fait l’objet précédemment d’un avis négatif des commissaires enquêteurs.

Il est aussi intéressant de connaître la position d’au moins une association.

En l’occurrence, l’Association de défense de la qualité de vie et de l’environnement de Baillargues a été créée en 2002.

Elle fédère de nombreux habitants du secteur et a été très active.

Cette association est, en ce qui la concerne, est opposée au doublement long initialement proposé par l’Etat (d’une longueur de 22 km entre Saint-Jean-de Védas et Baillargues) car ce projet n’intègre ni un nouvel échangeur à l’Est de Saint-Brès, loin de l’urbanisation, ni la déviation de la RN 113 au droit du secteur Baillargues-Saint-Brès et impose enfin la construction d’une nouvelle gare de péage comprenant 15 postes, au Nord de Baillargues avec des vents dominants susceptibles de pousser les nuisances olfactives et sonores .

Il faut aussi préciser que l’option « Doublement court » en 2 x 2 voies « simple » a été abandonnée par l’Etat pour insuffisance de débit (90.000 véhicules/jour attendus en pointe dont environ 20 % de trafic poids lourds).

C’est en fait une 2 x 2 voies « accompagnée d’une gestion dynamique de la bande d’arrêt d’urgence » qui est proposée par l’Etat à la concertation publique.

L’ouvrage, dit « Future A9 », est prévu entre les échangeurs de Saint-Jean de Védas et du Zénith-Millénaire, sur un développé de 11 km, avec un trafic annuel moyen à absorber de 60.000 véhicules/jour.

Ces travaux de création de la « Nouvelle A9 » ne pouvant pas intervenir avant un délai de 6 à 9 ans au minimum, se pose dès aujourd’hui la question cruciale des améliorations de gestion du trafic, au travers notamment de compléments d’échangeurs, à charge de l’Etat ou du concessionnaire actuel, Autoroutes du Sud de la France.

Si le doublement court de l’A9 paraît inéluctable, pour des raisons de fluidité et d’accidentologie, sans que le terme de sa réalisation ne soit connu avec certitude, il est important que les citoyens et les élus locaux redoublent en parallèle de zèle concernant le développement du transport en commun et des déplacements doux.

Ce serait en effet une erreur de se reposer sur ce projet autoroutier pour résoudre tous  les embarras de la circulation à « Montpellier ».

En outre, pour éviter d’investir dans des équipements surdimensionnés, saturés seulement aux heures de pointe matin et soir, il serait aussi nécessaire d’avoir une réflexion sérieuse sur la gestion des temps : est-il utopique d’imaginer des décalages horaires d’entrée et de sortie dans les grandes entreprises, les commerces, les hôpitaux, les lycées et les universités ?

Le doublement de l’autoroute A9 dans sa version courte - celle qui a le plus de chance d’aboutir – semble être le meilleur compromis, économique et environnemental, pour éviter l’asphyxie de Montpellier.

Cet aménagement demeure dans le sillon déjà impacté par les grands équipements de transport (A9, voie de chemin de fer, future LGV), avec certes comme corollaire un impact non négligeable sur le foncier au Sud de Montpellier.

En contrepartie, ces travaux auront un effet bénéfique au Nord de Montpellier en minorant le trafic de transit empruntant à ce jour la RD 65, notamment celui de l’A750, dite autoroute du Massif Central.

Il sera possible d’interdire le trafic poids lourds de transit sur ce boulevard urbain, d’ores et déjà limité à une vitesse de 70 km/h, au motif qu’il traverse les quartiers résidentiels de Montpellier-Nord et de plusieurs villages,

Enfin, la réalisation effective du doublement de l’A9 au droit de Montpellier chassera une dangereuse épée de Damoclès qui pesait sur les communes des garrigues : il s’agit de l’« Autoroute du Piémont » portée par les députés de Droite il n’y a pas si longtemps que ça et qui préconisaient l’ouverture d’une nouvelle autoroute, dite A 9, entre Valence, via Alès, et Narbonne, en passant notamment au Nord de Montpellier dans des secteurs résidentiels.

Il suffit de lire une partie de la réponse de la CPDP (l’équivalent de la CNDP aujourd’hui) à la question posée par un habitant de Sauve, le 24/05/2006, pour comprendre à quel massacre les communes du Nord de Montpellier semblent avoir échappé.

« Le projet quitterait la vallée du Rhône à partir de Loriol, puis se dirigerait vers Alès, traverserait le pays de l'Ardèche pour atteindre le Gard, passerait au droit de Privas, Aubenas et Alès, en restant en piémont des Cévennes puis des monts du Minervois, avant de se raccorder sur l'A9 au sud de Narbonne.

Cette autoroute, qui capterait en 2020 entre 5.000 et 11.000 véhicules par jour en moyenne annuelle, aurait un profil en travers à 2 x 2 voies. En outre, elle s’inscrirait dans des milieux sensibles et aujourd’hui préservés (nombreuses zones classées Natura 2000, notamment les garrigues du Montpelliérais, les zones humides du Narbonnais et le massif de Fontfroide, la moyenne vallée de l’Ardèche, les bois de Païolive et des Barthes) en y introduisant un effet de coupure, ainsi que des émissions de polluants. Elle traverserait également des zones très sensibles aux crues rapides des cours d’eau cévenols. Pour autant, elle ne se traduirait pas par un gain environnemental sur les autoroutes existantes et couperait en deux une des plus vastes « zones de tranquillité » de la région. »

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Réseau du Tramway à "Montpellier" à l'horizon 2020

(Source : Agglomération de Montpellier)

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Trafic autoroutier moyen annuel sur l'A9 (Source ASF)

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Schéma du système multimodal de déplacement à terme

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Emplacements des différents raccordements et équipements de transport

 

Documents extraits du dossier de concertation publique (Source : CNDB)

30/06/2011

16ème Festival des Fanfares à Montpellier et à Clapiers

L’association « Arc-en-ciel des faubourgs » vient de réussir, le 18 juin 2011, son 16ème Festival des Fanfares : une fiesta géante attirant plusieurs dizaines de milliers de personnes.

La fête est populaire, certes familiale, mais aussi de plus en plus jeune.

Les fanfares viennent se produire gratuitement de France bien sûr (Paris, Marseille, Bordeaux, Nantes, Grenoble, Vichy, Saint-Sever du Moustier, Nîmes, Vendémian, Montpellier) mais aussi d’Italie (Bologne), d’Allemagne ou encore d’Espagne (Santiago de Compostéla).

Les « fanfarons » sont attirés par l’ambiance qu’ils contribuent à créer et qu’ils aiment partager.

Les 120 bénévoles mobilisés, dont une vingtaine toute l’année, assurent la qualité de l’accueil, de l’hébergement, de la restauration et de la programmation.

C’est une aventure, chaque année renouvelée, de réussir cet événement, un des plus marquants à Montpellier qui transfigure ces quartiers déjà accueillants que sont les Beaux-Arts et Boutonnet.

Depuis quelques années, le Festival des Fanfares a en outre pris l’habitude d’occuper le Parc municipal Claude Leenhardt à Clapiers, pour une avant-première.

A la fraîcheur des frondaisons puis de la nuit, les groupes de visiteurs se forment autour des fanfares qui sortent leurs instruments après le repas.

Dans une douce cacophonie, chacun s’exerce pour le lendemain.

Ce « Off » permet au public de découvrir les nouveaux venus d’une part et les nouvelles interprétations des fanfares habituées de l’événement d’autre part.

Il s’agit notamment des « Kadors » et de « Bakchich », fanfares montpelliéraines qui sont co-organisatrices de la manifestation.

L’association de quartier « Bout’Entrain », l’association de quartier Beaux-Arts / Pierre Rouge et « Focus Project » prennent, de concert, aussi part à l’organisation du Festival des Fanfares.

Si cet événement est « une réjouissance sonore et visuelle » pour le public, c’est parce que toutes les musiques du monde sont interprétées, sans oublier les grands standards.

Les musiciens sont aussi comédiens et leurs accoutrements valent le détour.

Les accessoires vestimentaires sont nombreux, les habits colorés, des mises en scènes développées et l’espace urbain apprivoisé.

Les clins d’œil sont légion.

Pour cette édition 2011, bien entendu : « 18 juin : L’Appel des Fanfares », clin d’oeil à celui, plus solennel, du Général de Gaulle à Londres.

Humour, dérision, ambiance décalée, joie de vivre et de partager, plaisir d’être ensemble, sont manifestes.

Le succès populaire est croissant d’année en année.

Sur un budget de l’ordre de 55.000 €, 60 % sont couverts par le bénéfice des buvettes, c’est dire si l’affluence est grande et si la musique fanfaronne exacerbe la soif, en ces mois de juin souvent « lourds » et chauds !

Quant aux fanfares, elles sont en phase avec l’esprit de la manifestation.

Il n’est que de voir les noms qu’elles ont choisis, plus désopilants ou plus énigmatiques les uns que les autres : « Fiéra Bras », « Les Gratkipoils », « La Grasse Bande », « Lalyre.com », « Les 38 tonnes », « Touzdec », « Attila et les Huns, II, III, IV !», « Banda Roncali », sûrement le seul nom tant soit peu classique, « Bérézina », « The Louisiana Funky Butts Brass Band », « A Magnifique Bande Dos Homes », « Irkargh Debozarts », « La Collectore », « Les Carreleurs Américains », « Manguidem Taftaf ».

On ne s’ennuie pas au Festival des Fanfares et c’est pour ça qu’on y revient !

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Le "Off" a débuté à Clapiers dès le vendredi 17 juin 2011, au soir

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Les cuivres au repos pendant que leurs propriétaires se restaurent 

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Le grand soir pour les bénévoles organisateurs 

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 L'assistance attroupée devant une fanfare

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"Les Irkarghs" en action 

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L'équipe de bénévoles profite d'un instant calme bien mérité

Crédit photographique : Michel Chastaing

12/02/2011

Serment d’Assas

Le 40ème anniversaire du « Serment d’Assas » a réuni de nombreux maires et élus locaux à Vailhauquès, le mercredi 2 février 2011. 

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Le cortège des élus se forme

Au début des années 70, la viticulture a vécu une crise sévère liée aux importations, à la surproduction et à l’inadéquation entre production et demande.

 

En effet, à partir de 1970, l’entrée de l’Espagne et de l’Italie dans le Marché commun avaient entraîné une ouverture des frontières.

 

L’afflux de vins de ces pays avait induit un effondrement des prix et une mévente des vins français, comme du temps des importations des vins algériens.

 

Les viticulteurs étaient alors très inquiets mais aussi très en colère.

 

La viticulture vacillant, c’était toute l’économie de la région Languedoc-Roussillon qui était menacée, c’était tout le peuple de la vigne qui craignait pour son avenir.

 

Aussi, les vignerons ont-ils reçu le soutien des maires.

 

Dans l’Hérault, plusieurs d’entre eux occupèrent, dans un élan de résistance citoyenne, le Pavillon populaire à Montpellier, sur l’Esplanade.

 

Ces maires venaient essentiellement :

-         du Saint-Chinianais (Raoul Bayou de Cessenon sur Orb, le grand député, ardent défenseur de la viticulture, Armand Petit et Aimé Martin, Adjoints à Causses-et-Veyran),

-         du Biterrois (Louis Lapalu de Cers, Jean Sénégas de Puimisson et Alfred Crouzet de Servian),

-         du Piscénois (Jean Abbes d’Alignan du Vent, Fernand Combes de Cabrières, Armand Bilhac de Péret, Jean Toudon de Nézignan l’Evêque et André Espitalier de Fontès),

-         du Nord de Montpellier (Henry Moynier d’Assas, Marcel Gibily de Teyran, Augustin Recouly des Matelles, Senaux Adjoint à Castries et Marius Sauvan de Saint-Vincent de Barbeyrargues),

-         d’autres coins de l’Hérault, avec Marius Cauquil de Minerve et Emile Casanave de Siran pour le Minervois, Raynal Adjoint à Ceyras, Georges Caumeil de Saint-Guiraud et Jean Brusque de Saint-Jean de la Blaquière pour les premiers contreforts du Larzac méridional, Théophile Luce de Mauguio et Charles Prieur de Mireval comme rares représentants de la côte, mais pas n’importe laquelle, en ce qui concerne la commune proche de Frontignan, puisque complantée en cépage Muscat et productrice de Vins doux naturels (VDN).

 

Il s’agissait pour ces édiles héraultais de montrer leur solidarité envers les viticulteurs.

 

Henri Moynier, premier magistrat de la Commune d’Assas, s’en alla quérir dans sa Mairie ce qui allait devenir l’insigne de cette nouvelle mairie symbolique, plantée au Pavillon populaire, où voulaient résister, nuit et jour, les maires héraultais.

 

L’occupation dura deux jours, les 2 et 3 février 1970, une grande manifestation populaire prenant le relais le 4 février.

 

Un an plus tard, une manifestation se tint à Assas réunissant « Les maires du 2 février 1971 » pour commémorer, avec gravité et solennité, l’occupation du Pavillon populaire.

 

Ainsi fut signé le « Serment d’Assas » qui entra dans l’histoire et qui n’en est pas sorti depuis, l’Association des Maires de l’Hérault n’ayant jamais failli à ranimer la flamme, au jour anniversaire.

 

Le « Serment d’Assas » fut ainsi rédigé :

 

« Réunis à la Mairie d’Assas pour rappeler la manifestation de Montpellier et leur occupation du Pavillon populaire du 2 février 1971, « Les maires du 2 février » :

 

Conscients de traduire le sentiment profond de la quasi-unanimité de leurs collègues du département

Fermement décidés à oublier les nuances politiques qui peuvent les séparer pour ne retenir que leur farouche volonté de lutter en commun pour assurer l’avenir des populations qu’ils représentent.

 

Certains qu’en défendant le vin, ils travaillent pour une juste cause et sauvegardent toute l’économie du département.

 

Prennent l’engagement de rester unis pour soutenir totalement et de toutes leurs forces, la profession de l’agriculture et tout particulièrement la viticulture, victime d’une politique gouvernementale qui cherche à la déshonorer par une médisance sans répit et la ruiner par une série de décrets et de lois particulièrement nocifs, tant sur le plan national qu’à l’échelle d’un marché complètement défiguré. »

 

Ce mouvement des Maires de l’Hérault s’est inscrit dans la longue tradition de défiance du Midi par rapport au pouvoir central, en réaction à Paris, incarné localement par le Préfet et au national par le Gouvernement.

Les événements de 1971 constituèrent l’étincelle d’une longue période de protestation.

 

Ce fut le début de l’escalade de la violence qui connut comme point d’orgue les funestes événements de Montredon des Corbières, le 4 mars 1976.

 

Après de grandes manifestations et des heurts répétés, après des mois et des mois de quasi-insurrection, le Pouvoir central souhaitait une issue, une fin, quel qu’en soit le prix.

 

Emile Pouytes, vigneron d’Arquettes en Val (Aude) et Joël Le Goff, Commandant de CRS, tombèrent successivement, morts, à Montredon des Corbières, touchés chacun par une balle entre les deux yeux (ces héros, indissociablement liés par leur infortune funeste, sont depuis honorés tous les ans par un hommage populaire et public lors de chaque premier dimanche du mois de mars au Pont de Montredon).

 

Ce 4 mars 1976, un face à face s’était instauré entre les très nombreux manifestants et les non moins nombreuses forces de l’ordre, tous harassés.

 

La tension était à son comble.

 

De Paris, plusieurs fonctionnaires d’autorité et des ministres ont suivi en direct, minute après minute, la tragédie de Montredon où des manifestants viticulteurs s’étaient déplacés pour interrompre la circulation ferroviaire.

 

Le Pouvoir central allait obtenir l’électro-choc qu’il attendait vraisemblablement, compte tenu des décisions prises et ordres transmis : le dénouement dans le sang d’un mouvement de protestation populaire qui s’éternisait.

 

Le lendemain des événements du 4 mars 1976, le Midi se réveilla sonné devant la mort de ces deux innocents.

 

Il y a bien eu un « avant-Montredon » avec des manifestations de masse qui faisaient trembler le pouvoir (à l’image de ce qui s’est passé en 1907 avec la « Révolte des vignerons » lancée par Marcellin Albert et orchestrée par Ernest Ferroul) et la force de frappe, sous forme d’exactions, du Comité régional d’action viticole (CRAV).

 

L’« après-Montredon » fut une retour à la non violence, à l’arrachage primé mais aussi à l’obtention des premiers signes de qualité (VDQS de Saint-Chinian et de Saint-Saturnin de Lucian sur l’impulsion de Raoul Bayou et de Gilbert Sénès, députés de l’Hérault) et à la révolution qualitative qui fera perdre au Languedoc sa première place en terme quantitatif mais qui lui fera, en revanche, demain, mériter son appellation de « Plus grand vignoble du Monde », cette fois-ci via une métaphore devenue qualitative. 

 

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 Les maires, adjoints et conseillers généraux convergent vers le lieu de commémoration

  

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 L'assistance est attentive et concentrée sur cette page d'histoire

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 André Vezinhet, Président du Conseil général de l'Hérault

et Kléber Mesquida, Président de l'Association des Maires de l'Hérault

sous le drapeau des "Maires du 2 février 1971"

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 Une petite exposition retraçant les événements et les commémorations successives,

 au travers de la presse régionale

 
 

 

 

 

Crédit photographique : Fleur Dache

11/09/2010

Inauguration d'Aréna à Montpellier

La Région Languedoc-Roussillon et l’Agglomération de Montpellier se sont unies pour construire la « Grande Salle », dénommée Aréna dans l’attente d’un nom complémentaire.

Cette salle modulable est la deuxième plus grande de France (16.000 places) après celle de Paris-Bercy.

 

Cet équipement est idéalement implanté à proximité de la Domitienne et du Parc des expositions de Montpellier où de nombreux languedociens ont leurs habitudes en fonction de leurs centres d’intérêts (équipement de la maison, vigne, cheval, Bio, etc.).

 

Compte tenu du succès de l’inauguration, le samedi 5 septembre 2010 (8.000 participants), l’ouvrage connaît déjà une grande notoriété.

 

Nul doute que les spectacles organisés par Enjoy auront un retentissement régional, voire national.

 

Le sport dont les rencontres, les coupes ou les prix internationaux, le cirque, les spectacles équins ou taurins, les évolutions sur glace, les jeux d’eau, les sons et lumières, les congrès, les concerts, tout semble permis dans cette salle dotées des derniers équipements techniques.

 

Georges Frêche a su, une nouvelle fois, être visionnaire et valoriser les atouts de Montpellier, notamment la forte implantation étudiante et la présence de nombreux touristes l’été sur la côte.

 

Aréna comblera vraisemblablement petits et grands qui, à un moment ou à un autre de leur vie, seront amenés à découvrir et à fréquenter cette magnifique salle de spectacles.

 

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La "Grande Salle" vue de l'extérieur

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Des escaliers monumentaux pour mener aux gradins

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La bulle-buvette conçue en toile tendue par la société montpelliéraine Télia

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La succession des phases de l'immense chantier

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Une foule immense s'est pressée à l'inauguration

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Hélène Mandroux et Georges Frêche cohabitent à la tribune

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 Un avant-goût de bel canto

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Les people et la variété sont au rendez-vous

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Le sport, ici à la fois acrobatique et artistique, n'est pas oublié

23/04/2010

Les nouvelles circonscriptions électorales dans l’Hérault

Après le fameux découpage Pasqua de l’année 1986, le découpage Marleix des nouvelles circonscriptions électorales de l’Hérault entrera en application lors des prochaines élections législatives de juin 2012.

 

Le département de l’Hérault élira 9 députés, au lieu de 7 précédemment.

 

Avec environ 1 million d’Héraultais et une règle nationale de 1 député pour 113.000 habitants (+/- 15 %), notre département bénéfice d’une représentation exactement proportionnelle à sa population.

 

Si certains départements gagnent des députés, c’est que d’autres en perdent puisque leur nombre total reste fixé à 577.

 

Les créations de circonscriptions concernent les cantons les plus dynamiques sur le plan démographique (Castries et Pignan en premier lieu mais aussi ceux de Castelnau-Le Crès, Mauguio, Saint-Gély du Fesc, Lunel et en réalité beaucoup d’autres dont ceux de Montpellier).

 

C’est pourquoi, de nombreux habitants des alentours de Montpellier seront concernés par la refonte des circonscriptions électorales.

 

Certes, ils voteront pour la plupart dans le même bureau de vote mais ils constateront forcément un changement de têtes, certaines figures électorales, jusqu’alors inamovibles, étant dorénavant candidates dans la circonscription voisine.

 

C’est donc la porte ouverte à une nouvelle génération de candidats et vraisemblablement d’élus.

 

Faisons le bilan des changements autour de Montpellier.

 

La 2nde circonscription « Montpellier 2 » (quartier de La Paillade, du Petit-Bard et des Cévennes notamment à Montpellier), déjà à Gauche, perd le 2ième canton de Montpellier et gagne le 3ième canton de Montpellier plus à Gauche que le 2ième. C’est donc de fait un sanctuaire pour le Parti Socialiste afin de donner plus de chance aux candidats UMP dans les circonscriptions voisines.

 

La 1ère circonscription « Montpellier-Saint-Jean de Védas » gagne le 8ième canton (Saint-Jean de Védas, Lavérune et quartier Estanove de Montpellier) au détriment du 4ième canton (quartier Port Marianne de Montpellier). La commune de Villeneuve lès Maguelone lui est aussi rattachée.

 

La 4ième circonscription « Montpellier-Lodève » perd les cantons de Clermont l’Hérault, de Pignan et de Montpellier 8 mais gagne le canton de Mèze.

 

La 8ième circonscription « Montpellier-Frontignan », nouvellement créée, comprend les cantons de Frontignan (sans la commune de Villeneuve lès Maguelone), de Pignan et de Montpellier 10 (Grabels, Juvignac et quartier Euromédecine à Montpellier).

 

La 9ième circonscription « Montpellier-Lunel-Mauguio », nouvellement créée, comprend les cantons de Mauguio, une partie de celui de Lunel (amputé de 7 communes au Nord) et le canton de Montpellier 4. Elle est manifestement taillée pour un candidat de Droite.

 

Enfin, la 3ième circonscription « Montpellier Nord-Est », est la plus compliquée à décrire. Elle comprend 30 communes au total. Elle regroupe les cantons de Castelnau le Lez (Castelnau et Le Crès), de Castries (Assas, Baillargues, Beaulieu, Buzignargues, Castries, Galargues, Guzargues, Jacou, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Sussargues), l’enclave du Canton de Claret (Campagne et Garrigues), de Montpellier 2 (Clapiers, Monferrier et quartiers Hôpitaux-Facultés) et une partie nord de celui de Lunel (Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Sériès, Villetelle, Saturargues et Vérargues).

 

Cela donne sur le plan cartographique, après respectivement les découpages Pasqua et Marleix :

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Précédentes circonscriptions électorales dans l'Hérault

depuis le découpage Pasqua 1986

 

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Nouvelles circonscriptions électorales dans l'Hérault depuis le découpage Marleix 2010

 

 

Depuis l’avènement de la République et hors les périodes de scrutin proportionnel départemental (notamment en 1945 et en 1986) ou encore hors la période de suspension des libertés publiques sous Pétain, la fixation des limites territoriales des circonscriptions électorales de l’Hérault a été la suivante :

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 Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1958 à 1981

 

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Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1928 à 1936

 

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Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1902 à 1914

 

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Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1893 à 1898

 

 

Une véritable démocratie passe par une juste et égale représentation des citoyens au Parlement.

 

On sait que ce n’est malheureusement pas le cas en France que ce soit au Sénat (sur-représentation des départements ruraux) ou que ce soit à l’Assemblée nationale (découpage Pasqua puis Marleix favorisant la Droite).

 

Quoiqu’il en soit, les Français auront à cœur, en 2012, d’élire les meilleurs candidats.

 

Ils choisiront bien entendu au travers d’eux les valeurs, les idées, le programme politique et le choix de société des partis que des hommes ou des femmes représenteront.

 

Gageons que les électeurs privilégieront un renouvellement et un rajeunissement de leurs élus.

17/03/2010

Une énigme solutionnée : celle du nom de la ville antique de Murviel-lès-Montpellier

Si Montpellier domine par son rayonnement tout le Grand Est de l’Hérault, Lattara (maintenant Lattes), le site du Castellas (sur la commune de Murviel-lès-Montpellier) Sextantio (aujourd’hui Castelnau le Lez) ou encore Maguelone (commune actuelle de Villeneuve les Maguelone) ont connu leur heure, et bien souvent leurs siècles, de gloire.

 

Ces villes se sont construites autour du pouvoir économique, du pouvoir religieux et du pouvoir administratif.

 

Concernant le site du Castellas, Patrick Thollard, Maître de conférences à l’Université Montpellier 3, le développement de cette ville antique s’explique par son rôle de chef-lieu administratif d’un territoire, durant une longue période à la charnière du début de l’ère chrétienne.

 

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 Le site du Castellas occupé en partie aujourd'hui

par les vignes et les chênes-verts

 

 

La concentration des pouvoirs crée et attire les notables, stimule l’urbanisation et pousse à la monumentalisation.

 

Si les notables partent alors la ville périclite.

 

C’est ce qu’il advient si l’autorité supérieure retire au chef-lieu ses prérogatives administratives.

 

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 Mur de soutènement construit en grand appareil

 

 

Or, le pouvoir central de Rome n’a cessé de réorganiser, de César à Auguste, la carte administrative de la Provincia Narbonnæ.

 

Dans le droit latin, subsistaient des territoires autonomes, aux frontières des colonies de Narbonne, Béziers et Nîmes.

 

Le site du Castellas était l’un de ces territoires autonomes.

 

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 Entrée du forum par un escalier de marbre blanc

 

 

Sa situation, en limite de la plaine et de la garrigue, comme Sextantio, permettait les échanges avec l’arrière-pays et le Massif Central.

 

Contrairement aux villes gallo-romaines investies dans l’agriculture, cette ville antique regroupait uniquement des activités artisanales, notamment de potiers (stockage des vins et de l’huile dans les dolia).

 

Au-delà du manque d’eau courante (des citernes d’eau de pluie nécessaires), de l’éloignement de la Via Domitia, c’est une restructuration administrative qui a scellé très vraisemblablement la disparition de la cité du Castellas.

 

Cette certitude acquise, les scientifiques, fouillant la ville antique, se posaient encore récemment la question de la date de l’événement déclencheur de cette décadence.

 

Cette question était importante car elle pouvait donner des indices en vue de découvrir le nom de cette ville.

 

En effet, Pline a relaté cette réforme territoriale datée des années 20 à 15 avant Jésus-Christ : 19 territoires ont été à cette occasion rattachés à d’autres, 43 sur 70 ont perdu leur autonomie tandis que 24 ont été rattachés à Nîmes.

 

Pline en bon historien, cite les territoires touchés par la restructuration ainsi que les autres conservant leur autonomie.

 

Le site de Murviel lès Montpellier appartenait forcément à la deuxième catégorie du fait de la découverte d’une table de mesures mentionnant le nom d’un édile (signe d’autonomie), soit C. Masclius Secundus édile (du patronyme gaulois de Masculus fraîchement romanisé).

 

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Vestiges mis à jour d'un forum et de ses colonnades

 

Il restait à trouver des écritures donnant un indice sur le nom de la ville antique.

 

Or, en 2009, des fragments d’une grande inscription furent découverts.

 

Le comparatif des quelques lettres identifiables rapprochées de la liste des cités de Pline permit à Patrick Thollard de conclure que les anciens habitants du Castellas s’appelaient « Samnagenses » et la ville soit Samnagum, soit Samnaga.

 

Pour le scientifique : « Il y a certes une grande satisfaction à découvrir un buste en bronze dans un grand fleuve mais aussi à résoudre une énigme historique ».

 

Les habitants de Samnaga(um), appelés Samnagenses, symbolisent ce vivre en paix, ce mélange des cultures, ce brassage des populations que nous continuons d’affectionner dans ce Midi languedocien, terre de passage et terre d’accueil.

11/02/2010

Les berges du Lez enfin classées au titre des paysages de Frédéric Bazille

Le projet de « classement, parmi les sites du département de l’Hérault, du site des Berges du Lez, paysages de Frédéric Bazille, sur les territoires des communes de Castelnau le Lez, Clapiers et Montpellier » a enfin abouti.

 

Après plus de deux ans et demi d’instruction du dossier et de réflexion au niveau du Ministère de l’environnement, le décret en Conseil d’Etat est paru le 25 janvier 2010.

 

Le classement des monuments naturels et des sites est prévu par la loi du 2 mai 1930 (article L341-1 à L341-22 du Code de l’environnement).

 

L’Etat a souhaité classer deux sites remarquables : le Bois de Montmaur et les Berges du Lez entre le pont de Castelnau (station Tramway Ligne 2 Charles de Gaulle) et le pont de la RD 65 proche du pôle Agropolis.

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Le Lez dans son écrin de verdure

 

Le dossier de classement a été soumis à enquête publique du 2 au 23 octobre 2006, dans les mairies de Montpellier, Castelnau le Lez et Clapiers.

 

Toutes les personnes intéressées ont pu mentionner leurs remarques sur le registre d’enquête ou les adresser par lettre recommandée au Préfet de l’Hérault.

 

En outre, tous les propriétaires concernés ont été invités à faire connaître leur opposition ou leur consentement au projet.

 

Certains d’entre eux n’ont pas souhaité le classement d’où la nécessité d’un décret en Conseil d’Etat et non pas d’un simple arrêté ministériel.

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Le seuil de La Valette

 

L’enquête administrative a porté sur la « Redéfinition des périmètres de protection des sites » :

-         classé et inscrit du Bois de Montmaur,

-         classé et inscrit du domaine de Méric

-         inscrits des bords du Lez et du domaine de La Valette. »

 

Le classement entraîne une protection rigoureuse.

 

L’« inscription » qui concernait précédemment les Berges du Lez constituait un niveau de protection inférieur au « classement ».

 

Si les travaux d’exploitation et d’entretien sont autorisés, les altérations sont en revanche interdites.

 

La publicité est interdite ; les réseaux doivent être enfouis ; les travaux de restauration et de mise en valeur peuvent être subventionnés par l’Etat.

 

Le classement est réservé aux sites les plus prestigieux.

 

Dès 1946, le législateur avait jugé les Berges du Lez dignes d’une « inscription », du fait de la qualité paysagère du site.

 

Mais seuls les espaces exceptionnels par leur caractère artistique, pittoresque, historique, légendaire ou scientifique peuvent accéder au classement.

 

Si l’Etat juge les Berges du Lez et le Domaine de La Valette « pittoresques et artistiques » c’est qu’elles constituent le motif des tableaux de Frédéric Bazille, peintre pré impressionniste, ami de Monnet et de Renoir.

 

Toutefois, l’Etat aurait pu aussi retenir les épithètes « historique » et « scientifique » car, avec ses centres de recherche de niveau mondial, le Domaine de La Valette héberge des équipes scientifiques reconnues.

 

De même, il possède une valeur historique, puisque le site a accueilli, en expérimentation ou en démonstration, les balbutiements du machinisme agricole, notamment celles des premières machines à vendanger, dans le cadre du Salon International de la Vigne et du Vin.

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Le Domaine de La Valette encore le siège d'expérimentations agronomiques

 

En ce qui concerne la Commune de Clapiers, son Conseil municipal a donné, dès 2006, un avis favorable au classement des berges du Lez.

 

Il s’agit en effet d’une confortation de sa politique de préservation des espaces naturels, cette Municipalité ayant classé inconstructible, de longue date, le Domaine de La Valette.

 

Que ce soit sur Clapiers ou sur Montpellier, la Vallée du Lez est aussi, non seulement classée en zone Natura 2000, mais aussi en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF).

Pour entrer dans le détail, le dossier d’enquête a proposé en 2006 :

-         le déclassement du terrain de l’ancienne patinoire à Montpellier,

-         une extension du site classé de Méric (à ce jour le château et ses dépendances) aux Berges du Lez, ces dernières étant d’ores et déjà aménagées pour la promenade par la Ville de Montpellier,

-         le classement d’une partie du bois de Montmaur, déjà inscrit dans sa totalité,

-         le classement des berges du Lez (périmètre inscrit en 1946), excepté le bois de La Valette, la Ville de Montpellier craignant des contraintes trop fortes pour l’exploitation du Zoo de Lunaret.

 

La Direction régionale de l’environnement (DIREN) voulait désinscrire le quartier de la Pompignane, très fortement urbanisé, mais la Ville de Montpellier n’a pas voulu, relayant en cela le souhait des habitants de ce quartier qui souhaitaient conserver cette protection règlementaire.

 

En classant les Berges du Lez, la DIREN a voulu protéger les principaux lieux d’inspiration du peintre Frédéric Bazille.

 

En fait, le paysage, qui a très peu bougé en un siècle, est le motif de ses tableaux.

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Le grand paysage des Berges du Lez

 

Le site des Berges du Lez est tout simplement le témoin de la naissance de la peinture de plein-air.

 

Cette dernière est un enjeu essentiel dans l’histoire de l’art et du paysage dans les années 1860.

 

C’est un moment historique où la peinture pré-impressionniste développe ses sujets de recherches sur les formes, la couleur, la diffraction de la lumière.

 

Les points de vue croqués par Bazille nourrissent ses tableaux : « Vue du Village », « Terrasse à Méric », « Scène d’été », « Les baigneurs », « La robe rose », …

 

La DIREN souhaiterait que soient initiés, comme à Collioure et à Céret, des circuits de découvertes intégrant la dimension culturelle du site.

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La Vallée du Lez façonnée par l'homme 

 

L’ambiance générale du site des Berges du Lez est remarquable : « Petites falaises couronnées de bosquets, de pins, rives fraîches et ombragées du Lez, campagne jardinée, chemins ruraux, site très méditerranéen par sa lumière et ses palettes, étroite forêt-galerie jalonnée de moulins, quartier de Ferran à Castelnau (toponymie rappelant la traversée du Lez par la voie Domitienne), coteau boisé de Clapiers ».

 

C’est pourquoi, le classement des Berges du Lez s’est fait à titre artistique et pittoresque.

 

Enfin, l’Opération Lez Vert, déjà bien initiée par la Ville de Montpellier, était jugée dans le dossier mis à l’enquête « parfaitement compatible », connaissant ses objectifs :

-         faciliter l’accessibilité de cette coulée verte au public,

-         créer des circulations douces,

-         aménager des équipements d’accueil du public,

-         mieux gérer l’espace par un entretien soutenu,

-         informer le public des richesses naturelles (faune/flore), culturelles et paysagères du site.

 

Avec le classement des Berges du Lez, au titre des paysages de Frédéric Bazille, c’est un illustre passé qui est préservé ainsi qu’une coulée verte entre la Métropole régionale et ses communes périphériques.

02/02/2010

L’endettement des communes autour de Montpellier

Les communes sont incomparablement moins endettées que l’Etat.

 

En effet, fin 2009, la dette de l’Etat s’établissait aux alentours de 1.450 milliards d’€ contre environ 65 milliards d’€ pour les communes.

 

Cela représente approximativement la somme de 22.000 € par habitant pour l’Etat et de seulement 1.000 € par habitant pour les communes, soit 4,5 % par rapport à l’Etat.

 

Toutefois, les communes se doivent de rester vigilantes pour éviter d’être en incapacité d’investir ou pire en incapacité de rembourser les annuités de leurs emprunts.

 

Une commune se doit de dégager, dans le cadre de son budget fonctionnement, un excédent financier, appelé « capacité d’autofinancement » (ou CAF) qui résulte de l’excédent des recettes réelles nettes sur les dépenses réelles nettes (c’est l’épargne annuelle dégagée sur le fonctionnement).

 

Cette CAF doit au moins couvrir le capital à rembourser annuellement.

 

Lorsque ce dernier lui est déduit, on parle de « capacité d’autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts ».

 

Cette somme peut abonder le budget d’investissement.

 

Elle peut être majorée de subventions, notamment du Département et de la Région, de nouveaux emprunts, de ventes de biens immobiliers et de recettes issues de l’urbanisation (taxe locale d’équipement notamment).

 

Les sommes globalement disponibles au budget d’investissement permettent d’équiper la commune (écoles, bâtiments publics, voirie, forêt communale, matériels nécessaires aux services municipaux, etc.).

 

Compte tenu de leur histoire, des besoins de leurs habitants, de la gestion des équipes municipales successives, toutes les communes n’atteignent pas en 2008 le même niveau d’endettement.

 

Ce dernier est jugé une fois ramené à l’habitant, sachant toutefois qu’il est normal que les grandes communes soient plus endettées que les petites car la ville offre plus de services publics.

 

Pour corriger cette distorsion, le Ministère des Finances fournit des moyennes nationales d’endettement des communes en fonction de strates d’habitants.

 

En outre, il est aussi fondamental de s’intéresser à la capacité de désendettement d’une commune : c'est-à-dire le nombre d’années qu’il lui faudrait pour rembourser sa dette si elle lui affectait la totalité de sa capacité d’autofinancement (ce qui lui interdirait d’ailleurs tout investissement durant cette durée).

 

Cette capacité de désendettement mesure le degré de solvabilité d’une commune.

 

Il faut savoir que certaines communes ne dégagent certaines années aucune épargne et donc sont dans l’incapacité, tant que cette situation dure, de rembourser leur dette !

 

Le tableau ci-dessous permet de juger du niveau d’endettement de 69 communes autour de Montpellier en ce qui concerne l’année 2008.

 

Tableau de classement des 69 communes autour de Montpellier en ce qui concerne leur niveau d'endettement pour l'année 2008

 

 

Communes Population (doubles comptes) Endettement en 2008      (en k€) Endettement 2008 par habitant en € Moyenne endettement par habitant de la strate Capacité d'autofinancement en k€ Capacité de désendettement en années
Assas 1523 93 61 597 242 0,4
Baillargues 5910 9157 1549 892 628 14,6
Beaulieu 1415 1161 820 597 111 10,5
Boisseron 1523 1332 875 597 96 13,9
Buzignargues 200 318 1590 493 30 10,6
Campagne 235 42 179 493 55 0,8
Castelnau le Lez 15594 28290 1814 951 1675 16,9
Castries 5676 9806 1728 892 657 14,9
Cazevielle 120 197 1642 493 -21 > 100
Clapiers 5364 4227 788 892 886 4,8
Combaillaux 1301 353 271 597 -62 > 100
Cournonsec 1983 4593 2316 597 -38 > 100
Cournonterral 5111 5756 1126 892 189 30,5
Le Crès 6855 5217 761 892 1318 4,0
Fabrègues 5943 9127 1536 892 517 17,7
Fontanès 208 66 317 493 5 13,2
Galargues 523 272 520 597 91 3,0
Garrigues 128 57 445 493 63 0,9
Grabels 5493 6279 1143 892 764 8,2
Guzargues 351 67 191 475 60 1,1
Jacou 4791 2640 551 788 421 6,3
Juvignac 6841 14951 2185 892 -133 > 100
Lattes 15592 16561 1062 951 4055 4,1
Lavérune 2619 2508 958 702 576 4,4
Lunel 22582 21218 940 1072 4371 4,9
Lunel-Viel 3218 1414 439 702 195 7,3
Les Matelles 1448 429 296 597 134 3,2
Mauguio 14974 16457 1099 951 4684 3,5
Montaud 871 282 324 597 87 3,2
Montferrier sur Lez 3556 495 139 702 379 1,3
Montpellier 229055 112308 490 1091 40890 2,7
Murles 295 100 339 475 48 2,1
Murviel-lès-Montpellier 1636 1237 756 597 90 13,7
Palavas 5446 12050 2213 892 1583 7,6
Pérols 7794 5692 730 892 1562 3,6
Pignan 5710 4010 702 892 884 4,5
Prades le Lez 4900 5197 1061 788 639 8,1
Restinclières 1468 825 562 597 27 30,6
Saint-Aunès 2847 2362 830 702 481 4,9
Saint-Bauzille de Montmel 932 142 152 597 113 1,3
Saint-Brès 2528 637 252 702 48 13,3
Saint-Christol 1230 464 377 597 81 5,7
Saint-Clément de Rivière 5581 24916 4464 892 1106 22,5
Sainte-Croix de Quintillargues 518 513 990 597 26 19,7
Saint-Drézéry 2180 1477 678 702 294 5,0
Saint-Gély du Fesc 7740 1018 132 892 1701 0,6
Saint-Geniès des Mourgues 1528 1433 938 597 140 10,2
Saint-Georges d'Orques 5182 9135 1763 892 736 12,4
Saint-Hilaire de Beauvoir 279 1045 3746 475 27 38,7
Saint-Jean de Cornies 697 424 608 591 31 13,7
Saint-Jean de Cuculles 357 67 188 475 89 0,8
Saint-Jean de Védas 8216 12444 1515 892 607 20,5
Saint-Just 2522 1776 704 702 1186 1,5
Saint-Mathieu de Tréviers 4566 5498 1204 788 570 9,6
Saint-Sériès 745 840 1128 597 80 10,5
Saint-Vincent de Barbeyrargues 574 807 1406 597 70 11,5
Saturargues 733 313 427 597 149 2,1
Saussan 1459 929 637 597 210 4,4
Saussines 785 355 452 597 79 4,5
Sète 40220 73330 1823 1072 5954 12,3
Sussargues 2150 2082 968 702 176 11,8
Teyran 4293 2185 509 788 636 3,4
Le Triadou 335 757 2260 475 53 14,3
Vailhauquès 2201 624 284 702 260 2,4
Valergues 2054 816 397 702 351 2,3
Vendargues 5259 7617 1448 892 1020 7,5
Vérargues 571 86 151 597 27 3,2
Villeneuve les Maguelone 7400 17948 2425 892 1645 10,9
Villetelle 1260 1680 1333 597 -7 > 100
  515194 478504 929 978 85697 5,58

 

Sources : Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi / Ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat

 

Un tableau détaillé est disponible en fichier joint.

 

L’analyse de ces données réserve quelques surprises.

 

Tout d’abord, la commune de Montpellier a un endettement par habitant très réduit (490 €/hb à comparer aux 1.091 €/hb de sa strate démographique).

 

La moyenne sur les 69 communes autour de Montpellier étant de 929 €/hb, la Ville de Montpellier n’est qu’à 52,8 % de cette moyenne.

 

47 communes sur 69 ont même un endettement par habitant supérieur !

 

C’est la commune de Saint-Clément de Rivière (plus de 5.000 habitants) qui bat le record local avec 4.464 €/hb, suivie de près par la petite commune de Saint-Hilaire de Beauvoir avec 3.746 €/hb.

 

Un deuxième groupe de communes s’avère très endetté, au regard de la moyenne pondérée sur la zone (rappel : 929 €/hb) : Villeneuve les Maguelone (2.425 €/hb), Cournonsec (2.316 €/hb), Le Triadou (2.260 €/hb), Palavas (2.213 €/hb) et Juvignac (2.185 €/hb), toutes au dessus d’un seuil de 2.000 €/hb.

 

Au dessus d’un seuil de 1.500 €/hb, on trouve dans l’ordre : Sète (1.823 €/hb), Castelnau le Lez (1.814 €/hb), Saint-Georges d’Orques (1.763 €/hb), Castries (1.728 €/hb), Cazevieille (1.642 €/hb), Buzignargues (1.590 €/hb), Baillargues (1.549 €/hb), Fabrègues (1.536 €/hb) et Saint-Jean de Védas (1.515 €/hb).

 

Toutes ces communes ne sont pas forcément en difficulté financière, cette dernière étant jugée sur la capacité de désendettement calculée en années (en moyenne de 5,6 ans sur les 69 communes étudiées).

 

Toutefois, les communes de Juvignac et de Cournonsec, les plus fragiles financièrement, sont dans l’obligation urgente d’améliorer leur capacité d’autofinancement.

 

Dans une moindre mesure, les communes de Saint-Jean de Védas, Cazevielle, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint Clément de Rivière et Saint-Jean de Védas vont-elles aussi devoir tailler dans leurs dépenses ou alors trouver de nouvelles recettes (impôts locaux notamment).

 

Il est difficile d’échapper longtemps à l’orthodoxie financière, surtout quand on cumule un fort endettement et une faible capacité à couvrir les annuités des emprunts.

15/01/2010

Contraste de richesse entre littoral et intérieur des terres autour de Montpellier

Certains opposent souvent dans l’Hérault « rural » et « urbain ».

 

En revanche, le contraste de richesses saisissant entre les communes côtières, occupant le littoral méditerranéen, et celles de l’arrière-pays est rarement mis en avant.

 

Les 11 communes balnéaires résidentielles (Vendres, Sérignan, Valras, Portiragnes, Vias, Agde, Marseillan, Frontignan, Palavas, Mauguio-Carnon, La Grande-Motte) totalisent pourtant à elles seules 16% des recettes fiscales du département de l’Hérault (343 communes au total) au niveau de la Taxe d’habitation et de la Taxe sur le foncier bâti, ou encore 57 % des recettes de la Ville de Montpellier.

 

Le budget de ces 11 communes est, en sus, largement abondé par les droits additionnels sur les mutations à titre onéreux, c’est-à-dire les ventes d’immeubles ou les cessions de baux commerciaux qui sont nombreux dans les stations touristiques, du fait d’un parc immobilier conséquent et d’un turn-over rapide.

 

De plus, des revenus patrimoniaux, du type redevance d’occupation du domaine public pour les cafés-restaurants ou les plages privées, viennent améliorer l’ordinaire communal.

 

La taxe de séjour, quant à elle, acquittée pour chaque nuitée dans un hôtel ou un camping, sert à couvrir une partie des frais générés par l’afflux touristique.

 

En outre, la présence fréquente d’un casino assure des recettes de taxe professionnelle substantielles.

 

Enfin, toujours en matière de finances communales, l’Etat dote davantage ces communes en rajoutant à la Dotation globale de fonctionnement (DGF) une majoration liée à l’existence d’activités touristiques.

 

Ces stations balnéaires, pour la plupart des villes petites ou moyennes, bénéficient ainsi d’un niveau de vie incomparablement supérieur à celui de leur voisines de l’intérieur des terres.

 

N’essayons pas, par pudeur, une quelconque comparaison avec les communes des hauts-cantons !

 

De même, la clientèle visée, mais pas toujours au rendez-vous, est celle d’individus ou de familles à fort pouvoir d’achat.

 

En réalité, les communes côtières ne vivent pas dans le même monde (c’est d’autant plus vrai pour le Cap d’Agde, Palavas, Carnon et La Grande-Motte) :

-         les résidences secondaires prévalent largement sur les résidences principales,

-         leur population explose l’été (multiplication par 10 ou plus),

-         la saisonnalité estivale est inverse (arrivée des commerçants et travailleurs saisonniers ainsi que des touristes versus départ en vacances des autochtones dans l’arrière-pays),

-         leur électorat ne réside qu’en partie à l’année,

-         la population permanente est faite de davantage de retraités ou d’inactifs,

-         les habitants sont issus, encore plus que dans le reste du Midi, de toute la France et de toute l’Europe.

 

Ces contrastes transparaissent dans la presse quotidienne régionale (L’Hérault du jour, Midi Libre, La Gazette de Montpellier) : concours internationaux, concerts de portée nationale, animations commerciales à fort budget, concentrations de visiteurs, commerces de luxe, équipements publics sortant de l’ordinaire, communication et promotion hypertrophiées, etc., sont l’apanage de ces communes ayant une forte notoriété et exerçant sur le voisinage une forte attractivité.

 

Ces unités touristiques bénéficient de transferts monétaires très importants et elles développent à outrance les services marchands pour capter ce flux.

 

Les communes avoisinantes servent de réservoir pour fournir la nombreuse main d’œuvre nécessaire, pour grossir le tourisme de proximité - qui prime - et les Languedociens considèrent volontiers qu’il s’agit de « leur » Méditerranée et de « leurs » plages.

 

Cette proximité géographique n’est donc pas faite de deux mondes qui s’ignorent.

 

Toutefois, les communes de la plaine et des garrigues ne pourront jamais avoir les mêmes ambitions que les communes balnéaires.

 

L’intérieur des terres ne brillera jamais autant que la façade maritime.

12/01/2010

La ville à la plage et la plage à la campagne

Le département de l’Hérault est très touristique : le nombre de nuitées est supérieur à celui d’un pays comme la Tunisie.

 

Le tourisme héraultais certes évolue - tourisme culturel, sportif, de ville, d’arrière-pays - mais demeure encore largement centré sur la plage.

 

Les estivants affluent ainsi tous les ans sur la côte méditerranéenne.

 

Cette dernière était vouée, il y a un siècle, à la pêche et à la viticulture.

 

La mission Racine a bousculé ces activités primaires, dans les années 50, avec le lancement d’unités touristiques nouvelles : il y eut La Grande-Motte puis Le Cap d’Agde.

 

Ces stations balnéaires ont rejoint celles plus historiques de Valras-Plage et de Palavas les Flots.

 

Les premières se sont, au fond, construites sur le modèle des premières, avec un grand nombre de logements pour générer une grande capacité d’accueil touristique.

 

Elles se sont toutes appuyées sur la présence de plages de sable fin, sur l’établissement de nombreux commerces, sur l’exploitation d’un casino, sur l’attirance d’une clientèle aisée (d’abord bourgeoise puis faite de classes moyennes notamment issues de pays européens à fort pouvoir d’achat).

 

Les premières stations se sont développées à proximité des deux grandes villes (respectivement Béziers et Montpellier) et les secondes, toujours assez proches des deux  métropoles, sont desservies par des aéroports.

 

De même, sont apparues, dans les stations « modernes », des ports de plaisance indispensables pour densifier la capacité d’accueil et pour capter une clientèle haut de gamme.

 

Dernières grandes caractéristiques : Palavas les Flots a conservé une partie de ses activités traditionnelles (pêche en mer et dans les étangs) et Valras est restée relativement populaire.

 

Ces quatre stations balnéaires sont très urbanisées : elles se sont développées suivant le modèle de « la ville à la plage ».

 

Il s’agit certes de villes mais spécialisées, tournées vers le récréatif, le ludique, le plaisir, le farniente, la détente.

 

A côté de ces quatre grandes stations balnéaires, se sont développées des stations familiales, avec d’Ouest en Est : Vendres, Sérignan-Plage, Portiragnes-Plage (autrement appelée La Redoute), Vias-Plage, Marseillan-Plage, Frontignan-Plage et Carnon-Mauguio.

 

Ces nouvelles stations se sont développées, sans plan d’ensemble, avec des constructions moins imposantes, en front de mer et le long des axes routiers perpendiculaires à la mer.

 

Le résidentiel y domine fortement, quelquefois sous forme de lotissements en retrait de la cote, et les commerces s’y sont établis progressivement.

 

La cabanisation (habitat léger disparate occupé essentiellement l’été), l’hôtellerie de plein-air (immenses campings avec même un Club Méditerranée « sous tentes » dans les années 70) et les espaces naturels (que le Conservatoire national du Littoral reconquiert patiemment grâce à une politique d’acquisition foncière) occupent les espaces entre ces petites stations touristiques.

 

Sète et Villeneuve-lès-Maguelone possèdent d’interminables lidos (ceux respectivement de l’Etang de Thau et des Etangs palavasiens) vierges de toute urbanisation.

 

Le tourisme dans ces deux communes est donc singulier en Languedoc-Roussillon puisque les touristes n’occupent les lieux, momentanément, que la journée sans que la nature et le paysage n’aient à pâtir d’une quelconque urbanisation : c’est en quelque sorte « la plage à la campagne ».

 

Ce second modèle pose la question de la rapidité et de la fiabilité des transports pendulaires entre villégiature de vacance et mer (d’où notamment le projet de ligne 3 du Tramway à Montpellier pour rejoindre les plages) tandis que le premier modèle interroge quant à la capacité des propriétaires, loueurs de meublés, à rénover un parc vieillissant et exigu (beaucoup de studios cabine) afin de le mettre en accord avec les exigences des nouveaux estivants.

 

Globalement, la dépendance au tout-voiture, l’érosion du trait de côte, la montée des eaux de la Méditerranée dans le Golfe du Lion (2 mm par an), la concurrence des destinations exotiques, la baisse du pouvoir d’achat des ménages européens, la difficulté d’entrer dans un cercle vertueux de développement durable sont les menaces qui planent sur nos stations balnéaires.

24/12/2009

Intercommunalité et concurrence, sur fond de réforme territoriale, autour de Montpellier

Le bassin de vie (travail et chalandise) de Montpellier n’est qu’en petite partie couvert par le territoire de la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

 

Les communes de Palavas, Saint-Gély du Fesc, Saint-Clément de Rivière et Teyran, initialement intégrées à cette Agglo, en sont sorties pour rejoindre des communautés de communes avec lesquelles elles avaient une continuité territoriale.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier a ainsi de nombreuses voisines (plusieurs communautés de communes et même la Communauté d’agglomération de Sète) :

-         au Sud-Ouest, Communauté de communes de l’Etang de l’Or, avec notamment Mauguio et Palavas,

-         à l’Ouest, Communauté de communes du Pays de Lunel,

-         au Nord-Ouest, Communauté de communes de Ceps et Sylves, avec par exemple Galargues et Saint-Jean de Cornies,

-         toujours au Nord-Ouest, Communauté de communes de l’Orthus, avec notamment Claret,

-         au Nord, Communauté de communes du Pic-Saint-Loup, avec notamment Assas, Teyran, Saint-Gély du Fesc, Combaillaux et Vailhauquès,

-         plus au Nord, Communauté de communes de Séranne – Pic Saint-Loup, avec notamment Saint-Martin de Londres,

-         au Nord-Est, Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault, avec notamment Gignac, Saint-Paul et Valmalle, Saint-André de Sangonis,

-         au Sud-Est, Communauté d’agglomération de Sète, avec notamment Frontignan.

 

Les communautés de communes du Pic Saint-Loup, de l’Orthus et de Séranne - Pic Saint-Loup fusionnent au 1er janvier 2010, suite au souhait des élus locaux entériné par le Préfet de l’Hérault, pour créer la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

 

Le dénominateur commun de toutes ces collectivités est qu’elles fixent les taux de deux taxes qui sont leur principale ressource

 

Il s'agit de la Taxe professionnelle (dite TP) et la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (dite TEOM) : cf. tableau récapitulatifs de ces taux en fin de note.

 

La TEOM est payée par les particuliers et les entreprises sur la base d’imposition de la Taxe sur le foncier bâti, c’est-à-dire sur la moitié de la valeur locative des immeubles.

 

En outre, elle abonde un budget annexe afin de permettre non seulement la collecte mais aussi le tri, la valorisation et le traitement (compostage, méthanisation, incinération, etc.) des ordures ménagères.

 

Si les intercommunalités ne font aucun bénéfice sur la TEOM, c’est-à-dire si cette dernière ne profite pas à leur budget général, elle n’en constitue pas moins une charge pour les entreprises.

 

Pour les grandes agglomérations, comme c’est le cas pour celle de Montpellier, il existe aussi (pour mémoire) une Taxe transport dont s’acquitte les entreprises (car elles génèrent des déplacements de salariés ou de clients).

 

Cette Taxe transport est celle qui permet le développement des transports en commun (bus et tramway).

 

La taxe professionnelle, même si elle ne possède plus de part salariale (supprimée par le Gouvernement Jospin), est la ressource principale des intercommunalités.

 

Elle abonde leur budget général et permet donc les politiques culturelles, sportives, de la ville (logement social notamment), du transport en commun, etc.

 

Cette TP pesait sur les immobilisations des entreprises (c’est-à-dire leurs investissements) et sur leur foncier.

 

Avec la réforme de la Taxe professionnelle, souhaitée par le Gouvernement et votée fin 2009, ce transfert de richesse de l’entreprise vers la collectivité va se réduire comme peau de chagrin.

 

Globalement, les intercommunalités étaient en concurrence pour accueillir de nouvelles entreprises créatrices de richesse, d’emplois et de nouvelles ressources fiscales.

 

Elles investissaient dans leur image et surtout dans des infrastructures comme les parcs d’activités pour attirer les entreprises.

 

Ce lien territorial entre entreprise et collectivité territoriale va disparaître avec la récente réforme.

 

Les petites collectivités, plus éloignées des grands axes de communication, offrant moins de services (ADSL, pépinières d’entreprises, incubateurs, etc.), moins attirantes aussi pour les cadres, usaient d’un avantage compétitif : un taux de Taxe professionnelle bas.

 

Or, cette possibilité de « dumping » est maintenant derrière nous.

 

En revanche, la TEOM demeure.

 

Ce sont donc les intercommunalités où la TP était forte et la TEOM faible qui vont être, financièrement, les plus attrayantes pour les entreprises.

 

Les gagnantes, à ce petit jeu de modification institutionnelle, sont, dans l’ordre : les communautés de communes de Lunel et de l’Etang de l’Or, puis la Communauté d’agglomération de Montpellier.

 

Or, ce sont les mieux placées par rapport à l’Autoroute A9 ou encore par rapport au port de Sète.

 

En revanche, les communautés de communes de Ceps et Sylves comme du Grand Pic Saint-Loup perdent un avantage concurrentiel significatif.

 

Quant à la Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault et, surtout, la Communauté d’agglomération de Sète, elles vont rester chères pour un entrepreneur sensible à ce type de charge fiscale.

 

Taux de la Taxe professionnelle

et de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères

en 2008 dans les différentes intercommunalités autour de Montpellier

 

 

Intercommunalité

Taux de la Taxe professionnelle

Taux de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères

Communauté de communes de l’Orthus

9,62 %

16,10 %

Communauté de communes du Pic Saint-Loup

15,00 %

Entre 9 % et 15 %

Communauté de communes Séranne-Pic Saint-Loup

3,63 %

SIVOM

Communauté de communes Ceps et Sylves

16,28 %

14,25 %

Communauté de communes du Pays de Lunel

21,40 %

6,89 %

Communauté de communes de l’Etang de l’Or

Environ 22 %

(convergence vers une Taxe professionnelle unique)

8,25 %

Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault

Environ 19 %

(convergence vers une Taxe professionnelle unique)

17,03 %

Communauté d’agglomération de Montpellier

22,71 %

11,30 %

Communauté d’agglomération de Sète

Environ 27 %

18,50 %

01/12/2009

Le débat public sur la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Montpellier-Perpignan

La construction d’une seconde ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan, retardée plusieurs fois sous la Présidence de Jacques Chirac, a été relancée en octobre 2007 à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

 

Le train est en effet un mode de transport plus durable que la voiture ou le camion. Il est largement en tête pour la consommation énergétique au passager.kilomètre transporté et pour les émissions de CO2.

 

Déjà en 1995, un tracé précis (bande de 100 mètres) avait été arrêté et qualifié de « Projet d’Intérêt Général » en 2000.

 

Les caractéristiques de ce tracé, notamment par ses pentes, excluaient la mixité du trafic, c’est-à-dire la coexistence des trafics voyageurs et fret.

 

Sur la ligne devant relier la Vallée du Rhône (TGV Méditerranée) à Barcelone, la déviation Nîmes-Montpellier en est cours et celle de Perpignan-Figueras sera terminée prochainement.

 

Un débat public a été organisé du 3 mars au 3 juillet 2009, par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

 

Ce débat a mobilisé 3.500 participants lors de 12 réunions publiques, suscité environ 2.000 questions, 700 avis, 18.000 connexions sur le site Internet, 80 cahiers d’acteurs (collectivités territoriales, chambres consulaires, syndicats, associations de défense de l’environnement, etc.) et 5.600 articles de presse.

 

Concernant ce projet de nouvelle Ligne à Grande Vitesse, 5 questions étaient posées pour nourrir la concertation.

Première question : Faut-il, ou non, construire une ligne nouvelle ?

 

La réponse est « Oui », à la quasi unanimité des acteurs, les retards pris étant en général stigmatisés.

 

Deuxième question : Faut-il une ligne voyageurs seulement, voyageur-fret ou fret, avec ou sans grande vitesse, pour cette option ?

 

C’est le scénario alliant mixité et grande vitesse qui est le plus souhaité (collectivités territoriales et public).

 

Certes, c’est l’option la plus coûteuse, avec la nécessité d’un financement des collectivités territoriales, mais c’est celui qui répond le mieux aux enjeux sur le long terme.

 

Dans cette hypothèse, les trains de voyageurs se déplacent à 300-320 km/h et les trains de marchandises à 120 km/h.

 

Les édiles socialistes ont soutenu le scénario de la ligne mixte à grande vitesse.

 

Les écologistes, de leur côté, ont « ménagé la chèvre et le chou » et plaidé pour une solution de court terme : c’est-à-dire une vitesse limitée à 220 km/h, pénalisante sur le plan économique et en terme de concurrence avec l’avion.

 

Troisième question : Quels couloirs de passage et quelles précautions ?

 

Le couloir Sud proche, du tracé de l’A9, est préféré par les acteurs à un tracé Nord.

 

Il faudra protéger des espaces naturels, le patrimoine et la biodiversité, ne pas aggraver les effets des inondations, prévenir le bruit et protéger la viticulture de qualité.

 

Ces contraintes lourdes sont légitimes pour un équipement qui se veut, et se doit, d’être durable.

 

Quatrième question : Faut-il utiliser les gares actuelles des centres villes ou en créer de nouvelles ?

 

C’est un sujet polémique avec des opinions contraires.

 

Le public demande des gares facilement accessibles, en voiture ou par transport en commun.

 

Le projet envisageait plusieurs sites de gares dans les secteurs de Perpignan, Narbonne, Montpellier et Nîmes.

 

A Montpellier, une gare nouvelle est incontournable du fait de la saturation de la gare SNCF Saint-Roch.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier a choisi une implantation au Sud-Est, sur le site de la Mogère qui sera relié à la gare centrale par le Tramway.

 

La Ville de Sète aurait, quant à elle, préféré une nouvelle gare à Saint-Jean de Védas, à proximité du nœud autoroutier.

 

Une localisation à l’Est de Montpellier n’est pas neutre vis-à-vis de tous les villages du secteur dont l’attractivité se verra renforcée.

 

Techniquement, la multiplication des gares entraîne des temps de trajet supérieurs (un train met en effet 15 km pour atteindre sa vitesse de croisière).

 

En outre, pour la SNCF et ses concurrents, un arrêt ne se justifie que si la clientèle est suffisante.

 

Les écologistes ont préconisé des arrêts systématiques en centre ville ce qui rajoute un retard proche d’un quart d’heure, à chaque arrêt, à la lenteur, de l’option 220 km/h qu’il ont appuyé en parallèle.

 

 

En effet, un arrêt en centre ville « coûte » 20 minutes contre seulement 7 minutes dans une nouvelle gare.

 

 

Cinquième question : Quel financement ?

 

 

Un financement, indicatif et approximatif, est évoqué :

-         25 % RFF (le propriétaire des lignes) et SNCF (l’exploitant),

-         40 % Etat (principal bailleur de fonds dans ce type d’infrastructure d’intérêt national et même européen),

-         25 % Collectivités territoriales,

-         10 % Union Européenne.

 

 

Un renchérissement des billets est envisagé par la SNCF comme quand le TGV s’est substitué, sur certaines lignes, au Train Corail.

 

 

Cette phase de concertation terminée, le maître d’ouvrage, Réseau Ferré de France (RFF), doit maintenant arrêter un projet tenant compte des enseignements du débat public, obtenir les autorisations préfectorales, acquérir les emprises foncières (ce qui va être un soulagement pour les propriétaires dans la « bande des 100 mètres » sur lesquels pesait une douloureuse incertitude), dégager les financements et engager les travaux.

 

 

Encore quelques années à attendre cette nouvelle Ligne à Grande Vitesse, mais pour sa concrétisation, le plus tôt sera le mieux !

26/11/2009

6ième Fête des Vignes à Montpellier : une allégorie de la campagne en ville

La 6ième Fête des Vignes se tient les 27 et 28 novembre 2009, sur la Place de la Comédie, à Montpellier.

Un « village vigneron » va accueillir 42 producteurs (Vins de Pays, AOC Pic Saint-Loup et AOC Grés de Montpellier).

 

Le dimanche 29 novembre, ces derniers recevront dans leur caveau les curieux et les acheteurs.

 

Pour 6 bouteilles achetées, une septième sera offerte sur présentation du coupon de dégustation.

 

Ce dernier, d’un coût de 2 €, permettra le vendredi et le samedi d’acheter un verre à vin gravé au logo de la Communauté d’agglomération de Montpellier et de déguster trois crûs de son choix.

 

Le bénéfice de la vente sera reversé à une association humanitaire, en l’occurrence, cette année 2009, au Sidaction.

 

6ièmeFêtedesVignes2009.jpg

Cette manifestation s’inscrit dans la politique de soutien des activités viticoles, agricoles et aux traditions rurales, menée par Montpellier Agglomération.

Il s’agit de mettre à l’honneur les vignerons des communes de Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Grabels, Montaud, Montpellier, Murviel lès Montpellier, Pignan, Restinclières, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone, etc.

 

La Fête des Vignes a été complétée sur l’année calendaire par la Foire de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues, le Festival de la Tomate à Clapiers et la Foire de l’Olive à Pignan.

 

Un soutien à la Fête de la Pierre à Beaulieu est à l’étude.

 

Pour revenir à la Fête des Vignes, caves particulières et caves coopératives ont leur stand sur la Comédie.

 

C’est aussi le cas du Muscat de Frontignan (sans concurrence sur le territoire de l’Agglo de Montpellier) et il existe une demande de certains vignerons, hors Agglomération de Montpellier, de profiter de l’aubaine : une affluence se comptant en plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, juste avant les fêtes de Noël.

 

Montpellier confirme bien son rôle de capitale de la viticulture en Languedoc-Roussillon. 

15/09/2009

Fête de la Fraternité à Montpellier

Le mouvement Désir d’Avenir Hérault organise le samedi 19 septembre 2009, au domaine de Grammont à Montpellier (près du Zénith), la « Fête de la Fraternité » dont Ségolène Royal sera la vedette.

Désir d’Avenir est le mouvement créé par cette dernière en vue d’accompagner sa candidature à la Présidentielle de mai 2007.

Désir d’Avenir a été le fer de lance de sa campagne de consultation qui a permis de recueillir, dans le cadre d’un grand exercice de démocratie participative (notamment sur Internet et par blogs interposés), la volonté des Français.

Depuis, Désir d’Avenir est restée une association loi 1901 qui rassemble de très nombreux Français renouvelant leur soutien à Ségolène Royal, cette fois-ci pour l’échéance de 2012.

Concernant son ascension au sein du Parti Socialiste, il n’est pas inintéressant de relater une petite anecdote.

En octobre 2005, la Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault organisait à Montpellier un banquet républicain réunissant, en plein-air, près de deux mille socialistes et sympathisants.

Cette manifestation, « en famille », visait à honorer la traditionnelle venue annuelle du Premier Secrétaire national, en l’occurrence François Hollande, déjà fortement connu dans la capitale régionale.

« Contre toute attente », c’est Ségolène Royal qui a suscité un mouvement de foule, capté toutes les attentions et déchaîné les passions : François Hollande s’en est trouvé quelque peu éclipsé.

C’était le signe que Ségolène Royal avait déjà le soutien d’une large majorité des militants du Parti Socialiste, ce qui a été confirmé en novembre 2006 quand elle fut choisie, dès le premier tour, comme candidate à la Présidentielle, dans le cadre d’une primaire interne au Parti Socialiste, face pourtant à deux poids lourds de la politique française : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

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Pour revenir à la Fête de la Fraternité à Montpellier, le samedi 19 septembre 2009, elle débutera à partir de 11 heures.

Des animations musicales sont prévues toute la journée.

Des associations et comités proposeront des stands avec de la documentation mais aussi la possibilité de se restaurer et de se désaltérer sur place.

Dès 12 heures, débutera un débat sur le rôle des nouvelles technologies numériques en politique.

A partir de 13 heures, se tiendra l’« Université permanente participative » sur les thèmes :
- d’une part, de l’Education (Ecole, Collège, Lycée),
- d’autre part, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ségolène Royal interviendra en milieu d’après-midi.

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Ségolène Royal fera le point sur la situation économique et politique en France et dans le Monde.

Quelques semaines à peine après l’Université d’été du Parti Socialiste à la Rochelle et après l’avancée de sa propre proposition de Primaire présidentielle à Gauche, son intervention est déjà très attendue, dans une ville et un département qui l’ont toujours fortement soutenue.

Un concert permettra de clôturer cette journée à la fois conviviale, studieuse et festive.

Pour plus d’informations, la consultation du Site suivant est opportune :
http://coeur-a-gauche.over-blog.com

Crédit photo : Michel Chastaing

 

30/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol (suite)

La porte d’entrée touristique du Pays de Lunel

Le pôle oeno touristique de Saint-Christol est un parc d’attraction intelligent en phase avec la culture locale.

Cette opération de prestige a un objectif : devenir l’emblème d’un territoire.

Le complexe est idéalement positionné à 2 km de l’échangeur autoroutier.

Ses visiteurs seront guidés vers des circuits locaux de découverte synonymes de séjour prolongé.

50.000 touristes sont espérés par an, à terme, chiffre à comparer aux 20.000 du site d’Ambrussum et aux 30.000 d’Accrobranche.

Un projet relancé

Ce projet oeno touristique, décidé par la Communauté de communes du Pays de Lunel, a franchi une étape, avec le choix au premier semestre 2009 de l’équipe des maîtres d’œuvre.

Il devra notamment compter avec la concurrence de Terra Vinea à Portel des Corbières dans l’Aude et de Vinipolis à Florensac dans l’Hérault.

Le pôle de Saint-Christol doit occuper une parcelle de 3 hectares sur le site de « La glacière », entre vignes et village ancien, avec lequel il sera relié par des cheminements doux. 1.100 m² de bâti sont prévus.

Le site prendra la forme d’un amphithéâtre tourné vers le Sud. Au point haut, au Nord, une Esplanade sera occupée par les bâtiments. Elle dominera un parc viticole dit jardin ampélographique (représentatif des différentes variétés de vigne) ainsi qu’au point bas une prairie.

Du « terroir » au « développement durable »

Le projet, initialement très « terroir », a évolué en intégrant une plus-value environnementale et climatique forte : puits provençal pour tempérer l’air, chai de vieillissement semi-enterré avec des murs en pierre très épais, ventilation naturelle.

Les énergies renouvelables sont mobilisées : chaufferie-bois, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, petite éolienne.

Globalement, l’autonomie énergétique du complexe est atteinte.

En outre, les eaux de pluie sont récupérées, les eaux usées traitées par lagunage et les matériaux naturels utilisés pour la construction : bois, pierre locale et terre crue.

Une ambiance méditerranéenne est recherchée, les lieux intérieurs et extérieurs sont mêlés, les façades ombragées l’été et ensoleillées l’hiver.

Un pôle à attractions multiples

Les équipements sont en rapport avec les ambitions du projet : faire connaître l’histoire de la vigne, comme du vin, et faire déguster le vin.

Il s’agit donc notamment d’initier à l’œnologie (l’art de fabriquer le vin), de faire découvrir des saveurs, couleurs et odeurs, de former à l’association des mets culinaires et des vins.

Les bâtiments comprennent un patio ombragé pour le repos, un atelier du vin avec son caveau de dégustation/vente, un chai de stockage, un bar à vin, un restaurant, un village d’hôtes pour l’hébergement, une halle camarguaises pour un accueil polyvalent, une salle de conférence, un musée ampélographique et une vigne pédagogique.

Tous ces équipements permettent d’organiser sur place ou dans le terroir avoisinant, des ateliers de dégustation, des stages d’oenologie, des visites d’exploitations agricoles, des repas, des balades vigneronnes, des circuits de plusieurs jours combinant des activités liées au vin et des activités touristiques ou de loisirs.

Un partenariat public-privé à finaliser

Comme pour les autres projets territoriaux de ce typel (on peut prendre l’exemple voisin du Chemin des Verriers), la difficulté est de rentabiliser le fonctionnement de l’équipement dans un délai pas trop long.

En ce qui concerne les investissements, la Communauté de communes du Pays de Lunel peut compter sur 800.000 € de l’Etat et de l’Europe au titre des pôles d’excellence rurale, sur son partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault et sur ses fonds propres.

Le choix du ou des gestionnaires (du musée, de la boutique et du restaurant notamment), privés ou issus de l’économie mixte, conditionnera la pérennité de cette grande aventure pour le Pays de Lunel.

28/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol

Dès 2004, la Communauté de communes du Pays de Lunel et la Commune de Saint-Christol ont travaillé « à l’émergence d’un pôle œnologique et oeno touristique, vitrine du territoire ».

Ce projet était initialement très « terroir » s’adressant « aux amoureux de la bonne table, aux passionnés des vieilles pierres ».

Il s’agissait de valoriser le potentiel viticole local qui est protégé par deux AOC (Appellation d’origine contrôlée), en l’occurrence Coteaux du Languedoc et Muscat de Lunel.

L’oeno tourisme était appréhendé comme « une nouvelle manière de conjuguer développement touristique et production viticole locale ».

Depuis, le projet de pôle a perdu son volet stricto sensu œnologique car les centres de recherches, de développement ou techniques, dans ce domaine, sont déjà fermement ancrés à Montpellier, Nîmes ou encore Narbonne.

La vocation du pôle oeno touristique de Saint-Christol est d’attirer la fréquentation touristique issue du bassin Gard/Hérault, voire plus éloignée (Clermont-Ferrand, Barcelone, Lyon ou encore Marseille étant à moins de 3 ou 4 heures de temps).

Une fois cette clientèle touristique captée, l’idée est qu’elle profite des richesses du Pays de Lunel et contribue donc localement à créer des emplois.

Ces richesses sont, au-delà du vin (17 caveaux à visiter dans le Pays de Lunel) : les autres produits agricoles, le patrimoine (Oppidum d’Ambrussum, village viticole de Saussines, églises romanes, fondations templières et hospitalières, châteaux, villages fortifiés), les activités de pleine nature (randonnée pédestre, VTT, « Accrobranche »), les traditions camarguaises (course libre par exemple).

L’intention de 2004 a fait l’objet d’une réflexion approfondie et le nouveau projet a été labellisé en décembre 2006 comme « Pôle d’excellence rurale ».

L’Etat en a sélectionné 379 en France, sur appel à projet.

Cette politique de pôles d’excellence rurale, lancée en décembre 2005 avait pour « objectif de soutenir 300 initiatives locales porteuses de projets créateurs d’emplois, innovants, ambitieux, bâtis autour de partenariats publics-privés ».

Dans l’Hérault, la labellisation a porté sur 5 pôles : « Forêt Occitane pour le Renouveau d’un Eco-développement durable Structurant du Territoire, dit FOREST, autour de la Salvetat sur Agout », « Couleurs de pierre » avec le Syndicat Mixte du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, « Avène, eau, Nature et Santé », « Développement d’un pôle de performance patrimonial dans les gorges de l’Hérault à Saint-Guilhem le Désert et le « Pôle d’oeno tourisme en pays de Lunel : tourisme d’excellence au travers du vin et de l’histoire»).

Pour plus de détails sur les pôles d’excellence rurale héraultais : site de la Délégation Interministérielle d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (DIACT).

Après un sommeil de 2 ans, le projet de la Communauté de communes de Lunel vient d’être accéléré avec le lancement d’un concours d’architecture fin 2008.

Les 3 propositions retenues ont été analysées et ont abouti, au premier semestre 2009, à la sélection d’une équipe pluridisciplinaire alliant architectes, paysagistes, scénographes et bureaux d’études techniques.

C’est l’esquisse de Philippe Madec & Co qui a été retenue.

Ce dernier a été maître d’œuvre de plusieurs grandes réalisations : « Les nouveaux mondes de Sindibad » à Casablanca (Maroc), « L’écoquartier des Mesniles » à Verson (Calvados) ou encore le « Musée archéologique du Château de Mayenne » dans la commune et le département éponymes.

Suite dans la note du 30 août 2009.