Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

25/09/2011

Des Primaires près de chez vous

Les dimanches 9 et 16 octobre, de 8 h à 18 h, les citoyens de Gauche pourront choisir démocratiquement leur représentant à l’élection présidentielle de 2012. 

C’est une première historique en France : un grand parti s’en remet, en toute confiance, à ses électeurs et à ses sympathisants (plusieurs millions) au lieu de réserver cette désignation à ses seuls militants.

 

Les sondages nationaux annoncent près de 4 millions de participants, ce qui serait un grand succès populaire.

 

Sont candidats (ordre du tirage au sort national) :

- Arnaud Montebourg

- Martine Aubry

- Jean-Michel Baylet

- Manuel Valls

- François Hollande

- Ségolène Royal

 

Les Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011 sont ouvertes à tous les citoyens :

 

- inscrits sur la liste électorale des votes républicains (plus les jeunes devant atteindre 18 ans avant la Présidentielle et inscrits par Internet avant le 13 juillet 2011) du moment qu’ils se rendent dans leur bureau de vote de rattachement (voir carte en bas de note et le site http://www.lesprimairescitoyennes.fr),

 

- qui adhèrent aux valeurs de gauche (une charte sera affichée à l’entrée du bureau de vote et l’émargement vaudra acceptation de son contenu),

 

- qui s’acquittent d’une contribution d’au minimum 1 euro pour participer aux frais du scrutin.

 

Le vote respectera strictement le modèle des votes républicains : vérification de l’identité, vote sous enveloppe, passage dans un isoloir, urne sous clefs, présence de délégués des candidats, destruction des listes électorales et d’émargement après le dépouillement (particularité des Primaires citoyennes), proclamation publique des résultats, centralisation sécurisée des résultats.

 

Le vote par procuration n’est pas admis.

 

Le scrutin comprendra deux tours (sauf si un candidat atteint la majorité absolue à l’issue du premier tour), respectivement les dimanches 9 et 16 octobre 2011, ouvert aux seuls citoyens inscrits sur la liste électorale ou la liste complémentaire de Clapiers : aucune inscription ne pourra se faire sur le bureau de vote.

 

189 bureaux de vote sont prévus dans l’Hérault et environ 10.000 en France.

 

Les grandes villes auront plusieurs bureaux de vote :

 

- 2 respectivement à Bédarieux, Ganges, Clermont-l’Hérault ou encore à Lodève, où à chaque fois un bureau sera réservé à la ville-centre et un second dédié aux communes périphériques,

 

- 2 à Mèze, 3 à Lunel, 4 à Mauguio, 4 à Frontignan, 4 en Agde, 4 à Sète, 8 à Béziers et enfin 60 à Montpellier.

 

Les villes moyennes, essentiellement regroupées autour de Béziers et de Montpellier, seront dotées d’un bureau de vote unique (même lorsqu’elles connaissent plusieurs points de vote lors des élections républicaines).

 

Enfin, les électeurs des petites communes seront rattachés à un bureau de vote dans une commune proche.

La carte de la géographie politique du vote, en fin de la présente note, donne une idée de la densité des points de vote, traduisant bien une volonté de proximité afin de favoriser au mieux l’expression du peuple de Gauche.

A part dans le Nord-Est de Montpellier où notamment les communes de Guzargues et de Galargues ont été manifestement confondues, les rattachements géographiques sont cohérents.

108 communes de l’Hérault, sur 343 au total, ont au moins un bureau de vote.

Pour connaître la localisation exacte de son bureau de vote de rattachement, le mieux est de visiter le site : http://www.lesprimairescitoyennes.fr

Le site donne l’adresse précise du bureau de vote de rattachement, à partir du code postal, voire du nom du bureau de vote républicain habituel dans les grandes villes (table de correspondance).

Beaucoup de sections socialistes vont éditer des tracts informatifs, ciblés sur leur village ou leur canton en milieu rural, afin d’éclairer au mieux la population.

 

L’expression populaire fera suite au débat démocratique animé par les 6 candidats partout en France sur les priorités du programme de gouvernement de la France.

 

Le Parti Socialiste a misé sur un processus de désignation moderne, ouvert et transparent, exemplaire sur le plan démocratique.

 

Une grande adhésion populaire des citoyens et des militants de Gauche aux « Primaires citoyennes » sera annonciatrice d’une dynamique de succès permettant de porter, en mai 2012, un Président de Gauche à la Présidence de la République.

 

primaires citoyennes,présidentielle,gauche,parti socialiste,candidats,élection présidentielle,bureau de vote,élections républicaines,hérault

25/06/2011

Primaires citoyennes du Parti Socialiste : mode d’emploi

Le Parti Socialiste innove cette année en organisant des Primaires citoyennes pour désigner, les dimanches 9 et 16 octobre 2011, son candidat à l’élection présidentielle.

Les militants socialistes ont approuvé le choix des Primaires lors de la Convention nationale sur la rénovation du Parti Socialiste le 3 juillet 2010.

Le taux d’approbation a été de 76 %, certains militants socialistes ne souhaitant cependant pas se dessaisir de leur pouvoir de désignation.

Le souvenir de Ségolène Royal, plébiscitée par la population comme par les sympathisants et moins par les militants, était encore en mémoire de certains.

C’étaient précédemment les 130.000 adhérents du Parti Socialiste qui se chargeaient de désigner leur candidat, souvent d’ailleurs le Premier Secrétaire National.

Dans l’Hérault, cela concerne 4.290 militants, soit 3 % du corps électoral alors que la démographie héraultaise ne pèse que 1,5 % sur la France entière !

Par le jeu des absences le jour du scrutin ou de l’abstention (le vote étant au PS personnel et procuration ou vote par correspondance étant proscrits), ce sont à peine 100.000 Français, certes militants, qui décidaient pour les millions d’électeurs de Gauche.

En octobre 2011, les Français devraient être près de 3 millions à venir désigner le candidat du Parti Socialiste qui sera en réalité porteur des espoirs de toute la Gauche.

D’ailleurs, d’autres partis politiques devraient soutenir ce candidat pour la Présidentielle, dès le premier tour.

L’élection présidentielle est l’élection reine : c’est la seule où l’abstention est résiduelle (par exemple en 2007 à Clapiers, même si c’était le record de citoyenneté des communes de plus de 3.500 habitants et donc difficilement généralisable, 96 % des 3.500 électeurs se sont prononcés soit au premier, soit au second tour et 92 % à chacun d’eux).

L’engouement pour les Primaires socialistes est très fort chez le peuple de Gauche.

 

Echaudés par l’exclusion de Lionel Jospin du second tour le 21 avril 2002, les électeurs se partageront à Gauche très majoritairement entre le pôle écologique et le pôle socialiste : c’est l’expression du vote utile.

 

Cette bipolarisation à Gauche sera accompagnée d’une tripolarisation à Droite avec un vote Centre / UMP / Front National.

Cette ventilation du vote à Droite va forcément pénaliser le Chef de l’Etat sortant.

Certains évoquent « l’inconstitutionnalité » d’une telle consultation : comme par hasard, ceux qui la craignent en terme de dynamique socialiste ou de Gauche ou encore en terme d’une désignation différente de celle qui serait issue d’un vote interne au Parti Socialiste.

C’est oublier un peu vite que la liberté, notamment celle d’expression, valeur fondamentale mise en exergue par notre Révolution de 1789, prime.

En outre, la Constitution ne peut être opposée qu’aux lois, décrets et circulaires votés ou édictés respectivement par le législatif et l’exécutif de notre République.

Seule la récente directive du Ministère de l’Intérieur, cadrant l’aide que peuvent apporter les communes, est peut-être attaquable sur ce point, ce qui n’a comme par hasard pas été le cas à ce jour.

La liberté de s’associer, notamment en partis politiques, existe et la puissance publique ne peut s’opposer qu’à ce qui est illégal ou troublerait l’ordre public.

 

Ce n’est manifestement pas le cas puisque aucun texte ne s’y oppose d’une part et que, d’autre part, ces Primaires soulèvent la sympathie et l’enthousiasme des Français.

 

Quelles seront les modalités pratiques de ces Primaires socialistes ?


Le scrutin de ces Primaires doit être empreint d’un grand respect de la démocratie : il doit être exemplaire et transparent.

De ce fait, ce sont les listes électorales officielles locales qui serviront de socle électoral.

Les règles présidant à un scrutin républicain classique seront de mises : bulletins en nombre suffisant, enveloppes, isoloirs, production de sa carte d’électeur et d’une pièce d’identité, urne en plexiglas à double serrure, présence d’assesseurs de sensibilités variées à Gauche et de délégués des candidats, dépouillement public, publication des résultats et consolidation au niveau départemental (une Commission départementale de recensement des votes existe) puis national (transmission des résultats de chaque bureau de vote par SMS sécurisé ou Audiotel).

Une charte sera affichée à l’entrée du bureau de vote et l’émargement vaudra acceptation.

Qui pourra voter ?

Non seulement tous les citoyens inscrits sur la ou les listes électorales des bureaux de vote républicains concernés mais aussi tous les mineurs qui auront 18 ans avant l’élection présidentielle de 2012 et les mineurs de plus de 16 ans au jour du scrutin des Primaires appartenant au Mouvement des Jeunes Socialistes.

Attention pour ces jeunes citoyens : afin de les intégrer dans les litses électorales - qui seront ensuite intangibles - il est nécessaire de s'incrire sur le site lesprimairescitoyennes.fr avant le 13 juillet 2011.

D'autre part, le vote par procuration ne sera pas autorisé.

Où pourra t’on voter ?

Le principe est de créer un maillage territorial de proximité sans qu’il y ait autant de bureaux de vote que pour les scrutins républicains (plus de 50.000 !).

L’idée est d’avoir un bureau de vote pour 2.000 électeurs de Gauche et au moins un bureau de vote par canton, en milieu rural.

 

Ségolène Royal a obtenu en 2007 environ 9,5 millions de suffrages au premier tour et presque 17 millions au second.

 

Dans l’Hérault, il est prévu environ 200 bureaux de vote (à comparer au nombre de 343 communes).

 

Le scrutin sera organisé sous l’autorité du Secrétaire de la Section du Parti socialiste local, personnalité légitime et ancrée localement.

 

Une anomalie dans un bureau de vote entacherait l’ensemble du scrutin national, d’où la grande vigilance des élus du Parti à veiller à un parfait déroulement du scrutin.

 

Ces Primaires citoyennes sont ouvertes à tous les citoyens adhérents aux valeurs de Gauche.

 

Afin de l’attester, chaque participant au scrutin signera un engagement écrit à les soutenir.

 

En outre, une participation symbolique minimale de 1 € sera demandée afin de couvrir les frais d’organisation des deux scrutins.

 

A n’en pas douter, les sections du Parti Socialiste se feront un point d’honneur de favoriser une ambiance festive avec un accueil de qualité et une mise à disposition de boissons comme de documentation militante.

 

Quels seront les candidats ?

 

Les candidatures aux Primaires citoyennes doivent être déposées avant le 13 juillet 2011.

 

François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, candidats déclarés et Martine Aubry vraisemblablement, s’affronteront lors du premier tour.

 

Et après les Primaires citoyennes ?

 

Il est clair que sitôt les Primaires closes, la campagne électorale pour la Présidentielle sera lancée à Gauche.

 

La candidature du candidat investi aux Primaires, fort de sa large légitimité, sera portée par un large rassemblement  populaire.

 

Jamais un candidat socialiste n’aura bénéficié d’un tel élan démocratique et militant.

 

Pour que les Primaires soient réussies, il faudra cependant que certaines conditions soient réunies :

-         une campagne de chaque candidat respectueuse des autres candidats en lice,

-         une campagne qui éclaire suffisamment les électeurs potentiels des choix de société proposés, sur la façon de gouverner envisagée, sur la capacité à gouverner du candidat,

-         une campagne qui ne dévoile pas un programme présidentiel ce qui rendrait creuse la vraie campagne pour la Présidentielle,

-         bannir des alliances contre nature entre les deux tours,

-         un déroulement parfait du scrutin, en terme d’organisation,

-         des scores pas trop rapprochés au second tour pour écarter tout doute, éviter toute contestation et asseoir la légitimité du lauréat.

 

Plus généralement, quelles vont être les conséquences de cette innovation sur la vie politique française ?

 

Si le mouvement populaire qui se dessine se confirme, il est clair que les chances de la Gauche de gagner l’Elysée s’en trouveront décuplées.

 

Evidemment, les Législatives seront alors, compte tenu du scrutin majoritaire, une victoire pour la Gauche, avec l’effet d’entraînement qu’on connaît maintenant bien.

 

En outre, la reconduction du système dans 5 ans, alors ancré dans les mentalités des Français et intégré dans les stratégies des partis et hommes politiques conduira à une bipolarisation plus forte du paysage politique français et de l’élection présidentielle.

 

En effet, les Primaires désigneront LE candidat de la Gauche face au candidat de la Droite républicaine.

 

Seul un candidat du Front national pourrait incarner une troisième voie, quoique inéluctablement sans issue au second tour, à supposer toutefois que ce parti arrive à se démarquer suffisamment de la Droite républicaine dans les années à venir.

 

Il faudra donc veiller à instituer une dose de proportionnelle aux élections législatives afin de permettre une légitime représentation de toutes les sensibilités politiques.

Finalement, les Primaires citoyennes sont certes un laboratoire d’une démocratie élargie mais aussi une piste de refondation de la Gauche, avec un rapprochement progressif de certains de ses composantes.

primaires,présidentielle,parti socialiste,hérault,fédération,sections,vote démocratique

primaires,présidentielle,parti socialiste,hérault,fédération,sections,vote démocratique

primaires,présidentielle,parti socialiste,hérault,fédération,sections,vote démocratique

primaires,présidentielle,parti socialiste,hérault,fédération,sections,vote démocratique

primaires,présidentielle,parti socialiste,hérault,fédération,sections,vote démocratique

26/12/2010

Pour l’égalité réelle

Depuis les échecs répétés aux élections présidentielles de 2002 (Lionel Jospin absent du second tour) et de 2007 (les Français plébiscitent Nicolas Sarkozy), les Socialistes doutent.

 

Le dogme libéral a séduit les Français en 2002.

 

Le néolibéralisme a triomphé jusqu’à la récente crise économique et financière.

 

Les critères de Maastricht ont été assouplis de fait depuis une dizaine d’années (déficits publics et dettes publiques largement au-delà de respectivement 3 % du PIB et 60 % du PIB), sans que cela soit la panacée, pourtant invoquée inlassablement, par la « Gauche de la Gauche ».

 

Aucun parti en France ne prône plus la Révolution.

 

Les Socialistes sont donc sûrs d’une chose : seule la réforme, certes profonde, mais progressive de notre société, permettra de sortir de la crise sociale et de la crise écologique dans laquelle la mondialisation libérale et la financiarisation du capitalisme nous ont jetées.

 

Aujourd’hui, le Socialisme démocratique est le seul système de gouvernement à même de mener de pair progrès social et progrès économique.

 

Encore faut-il que le Socialisme français s’adapte à la modernité, à un Monde qui a changé ?

 

C’est à cette difficile tâche que se sont attelés les militants socialistes au cours de l’année 2010, avec la refonte des textes définissant la ligne politique du Parti Socialiste.

 

Ce dernier vient ainsi de clore récemment sa « Convention égalité réelle » (cf. Texte intégral).

 

Un vote des militants le 2 décembre 2010, a permis d’approuver ce texte qui fait des propositions pour lutter contre les inégalités d’éducation, de revenus, de conditions de vie, entre les territoires, femmes-hommes, en terme d’accès aux services publics, au logement et à la santé.

 

Ce sera la doctrine du Parti socialiste pour la prochaine élection présidentielle afin que l’égalité, obtenu par la Révolution de 1789, ne soit pas un vain mot.

 

En effet, la politique menée par Nicolas Sarkozy aggrave chaque jour les inégalités.

 

Les Français sont ainsi exposés au déclassement social.

 

Le Parti Socialiste, au contraire, fait le choix d’une société du progrès social où la mobilité et la promotion sociale sont un objectif.

 

Le Parti Socialiste donne la priorité à l’amélioration des conditions de vie des Français quelle que soit leur place dans la hiérarchie sociale.

 

A n’en pas douter, les inégalités sociales sont le moteur de l’appauvrissement économique, humain et intellectuel de la France.

 

Une société n’allant pas vers l’égalité devient de plus en plus violente, de plus en plus refermée sur elle-même, de plus en plus inefficace.

 

Parce qu’il est réformiste, le Parti Socialiste ambitionne de lutter contre toutes les inégalités dans la durée, en s’appuyant sur :

-         un Etat régulateur,

-         des services publics universels et personnalisés,

-         les collectivités territoriales (nouvelle étape de la décentralisation, péréquation des moyens entre collectivités, approfondissement de la démocratie locale),

-         la démocratie sociale (compromis social basé sur la négociation, rôle accru pour les partenaires sociaux)

-         et le milieu associatif (services de proximité, perception des nouveaux besoins et innovation sociale).

 

Les Socialistes veulent :

-         garantir des droits à tous les citoyens en luttant contre toutes les discriminations,

-         agir pour l’égalité des conditions d’existence : salaires, fiscalité, lutte contre la pauvreté, contre les ghettos, la marginalisation des banlieues et du monde rural,

-         traiter les inégalités à la racine en agissant pour l’éducation, la formation et la qualification de tous.

 

Développons, dans les prochaines lignes, ce volet du programme du Parti Socialiste, essentiel pour donner ou redonner une chance à chacun.

 

Les Socialistes font l’analyse que notre système éducatif est en crise, n’évite pas la reproduction sociale, est très inégalitaire et génère trop d’échec scolaire.

 

Les Socialistes pensent que la nécessaire démocratisation et la massification du système éducatif français ne sont pas incompatibles avec la transmission d’un savoir de haut niveau.

 

Partout dans le Monde, plus les systèmes éducatifs sont égalitaires, plus ils sont efficaces en terme d’élévation du niveau des connaissances et plus ils conduisent à la réussite scolaire ou universitaire.

 

L’égalité des chances commence à la prime enfance : le PS souhaite réorienter les aides publiques vers les modes de garde collectifs (triplement du nombre d’enfants accueillis en 10 ans), rendre la scolarité obligatoire à 3 ans et augmenter les moyens consacrés à la protection de l’enfance, à la protection maternelle et infantile ainsi qu’à l’action sanitaire et médico-sociale.

 

Pour les parents, le PS souhaite partager à égalité le congé parental entre les deux parents et intégrer dans le droit français la directive européenne portant le congé de maternité à 20 semaines, ce à quoi la Droite se refuse.

 

Le Parti Socialiste veut en outre redonner de grandes ambitions à l’école en assignant des objectifs de 80 % d’une classe d’âge au Bac (contre 63 % aujourd’hui), de 50 % au niveau licence et de 100 % de jeunes sortant du système éducatif avec au moins un diplôme.

 

Concernant les rythmes scolaires, le PS prévoit de revenir à une semaine de 5 jours éducatifs, en lien avec les collectivités locales et les associations périscolaires, pour éviter les fatigues de la semaine des 4 jours.

 

Pour lutter contre l’échec scolaire, la modulation des horaires en fonction du niveau des élèves et l’appel à des associations de soutien scolaire sont prévues.

 

Le collège s’inscrira dans une plus grande continuité avec l’école primaire et les enseignements seront plus ouverts sur les activités artistiques, culturelles et sportives.

 

La priorité sera toutefois donnée à l’école primaire avec des effectifs restreints dans certaines classes ou établissements afin de personnaliser l’enseignement.

 

Le nombre d’élèves par classe ne devra pas dépasser la vingtaine sur tout le territoire.

 

Les moyens financiers seront dirigés partout où les besoins sont les plus importants (notamment dans les Zones d’Education Prioritaire) en rompant avec la politique actuelle du soupoudrage des crédits (« Internats d’excellence », plan « Espoir banlieue ») qui consiste à focaliser quelques maigres finances sur quelques élèves pour faire croire à une généralisation des mesures.

 

Une nouvelle carte scolaire sera mise en place avec une sectorisation respectant la logique territoriale et tenant compte d’un équilibre vis-à-vis des critères sociaux et scolaires.

 

Le PS souhaite aussi ouvrir le chantier de la scolarité jusqu’à 18 ans ce qui nécessite à l’évidence une profonde réorganisation du contenu de l’enseignement.

 

Notamment, la voie professionnelle, au travers les « lycées des métiers », regroupant des formations de tout niveau autour de spécialités, doit devenir une voie de réussite privilégiée.

 

Partant du constat que 10 % des jeunes de 16 à 17 ans sont déscolarisés, avec toutes les conséquences que cela engendre, il est nécessaire qu’ils soient pris en charge à l’intérieur même du système éducatif avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour l’enseignement supérieur, des moyens sont à apporter afin de permettre la massification : il faut non seulement pouvoir admettre plus de lycéens mais surtout contrer l’échec en premier cycle universitaire.

 

En vue d’améliorer la démocratisation de l’enseignement supérieur, des allocations d’études seront mises en place.

 

Concernant l’orientation, c’est un point faible en France avec une grande difficulté pour les enfants issus des milieux défavorisés à valoriser leurs compétences au travers du juste choix d’une filière ou d’une formation.

 

Que ce soit en Seconde ou dans l’enseignement supérieur, il faut instituer de vraies passerelles avec des possibilités de réorientation.

 

D’autre part, la formation des enseignants sera refondue avec une entrée progressive dans la carrière.

 

Le métier d’enseignant sera revalorisé et la précarisation des emplois sera réduite.

 

Le Parti Socialiste souhaite favoriser la co-éducation permettant à tous les intervenants (enseignants, parents, personnels de surveillance, agents techniques, etc.) de dialoguer et d’œuvrer collectivement dans une même direction.

 

C’est déjà ce qu’essaie de coordonner les collectivités locales dans les contrats éducatifs locaux où une synergie est recherchée entre activités périscolaires, bibliothèques, soutien scolaire, centres de loisirs, interventions d’associations, éducation populaire, etc.

 

Enfin, tout au long de la formation, les apprenants devront se voir offrir une ouverture sur la société et le monde de l’entreprise au travers de stages, visites, conférences, rencontres, forum des métiers, etc.

 

Certains penseront qu’en cette période de Noël et de bons sentiments, le programme du Parti Socialiste pour l’éducation relève de l’utopie.

 

Il s’agit, en tous cas, d’un chantier majeur pour la France et les Français si nous voulons garder notre rang dans les 10 plus puissants pays du Monde.

 

Il nous faut être collectivement ambitieux, éviter le renoncement.

 

Cette feuille de route servira au candidat socialiste lors de la Présidentielle de 2012 : elle a le mérite d’informer les électeurs sur la société que veut le Parti Socialiste, une société qui aille véritablement vers l’égalité réelle.

LogoPS2010Bis.jpg

29/10/2010

Frêche est irremplaçable

Georges Frêche, en disparaissant aussi brusquement, a surpris.

 

Nous le croyions éternel tant il était omniprésent dans les débats, tellement écouté, tellement décisif dans les grandes décisions, tellement structurant dans le choix des équipements publics, tellement visionnaire dans son approche de l’avenir.

 

Georges Frêche occupait, en maître, l’espace politique régional : il en était le porte-drapeau à Paris ou en Chine ; il en était le tribun et le stratège ; il en était l’incarnation populaire.

 

Il avait beaucoup plus d’ambition pour le Languedoc et les Languedociens que pour lui-même.

 

Le succès électoral total des dernières Régionales a démontré l’amour que lui portait un très grand nombre d’habitants de Montpellier et des alentours.

 

Beaucoup de maires de Droite de la périphérie montpelliéraine, connaissant sa popularité, s’étaient d’ailleurs astucieusement ralliés à sa candidature avant le premier tour, en anticipant le ras de marée électoral.

 

Sa disparition laisse localement un grand vide au Parti Socialiste : il en était resté le leader naturel malgré son exclusion par les instances nationales.

 

Georges Frêche est irremplaçable que ce soit à la tête des collectivités qu’il dirigeait ou que ce soit au sein du Parti Socialiste.

Il ne sera possible que de simplement lui succéder dans ses fonctions de Président de la Région et de la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

 

Il faut en effet beaucoup de temps pour construire ce que Georges Frêche a bâti : une ville moderne, une agglomération porteuse d’avenir, une région doté des moyens de ses ambitions.

 

Il faut aussi beaucoup de temps pour s’imposer auprès des électeurs et auprès des militants socialistes.

 

Il faut beaucoup de temps pour être respecté et craint.

 

Pour grandir politiquement, l’intelligence, l’habileté, la hardiesse, la cohérence, la constance et la pugnacité, déployés au plus haut niveau par Georges Frêche, n’y suffiront pas : il faudra y rajouter la durée.

 

Après tout décès, le temps est au recueillement et au deuil : ce n’est que bien plus tard que sont évoqués la succession.

 

Dans une grande famille, cette succession échappe aux frères et aux sœurs car elle échoie aux conjoints et aux enfants.

 

En politique, ce passage de témoin correspond, au niveau des élus, à un changement de génération.

 

Georges Frêche appelait de ses vœux ce renouvellement depuis quelques années, lui qui, un des premiers au niveau national, a su faire entrer en politique les femmes et imposer la parité.

 

Globalement, nous hériterons tous de ses grandes analyses, de sa vision du Languedoc-Roussillon.

 

Georges Frêche restera dans l’Histoire et dans la légende populaire comme celui qui aura réveillé cette belle endormie qu’était Montpellier et voulu reproduire ce succès au niveau régional.

 

Il est mort au travail, il est mort en président, il est mort sur scène comme Molière, il est mort debout.

 

Il va beaucoup nous manquer en tant qu’homme, en tant que tribun et en tant que leader.

 

 

IMG_8252.JPG

Souvenirs de novembre 2006 : préparation de l'élection présidentielle de mars 2007

IMG_8267.JPG

Georges Frêche brandit sa petite surprise : une pancarte "Ségolène, on t'aime"

IMG_8248.JPG

Ségolène Royal réagissant aux propos truculents de Georges Frêche

IMG_8305.JPG

Le tribun, en plein exercice, livrant son analyse

Crédit photographique : Michel Chastaing

03/07/2010

La rénovation du Parti Socialiste

Le peuple des militants socialistes héraultais s’est réuni en Assemblée générale le mardi 22 juin 2010 à Mauguio pour débattre de la Rénovation du Parti Socialiste et examiner les amendements au texte national proposés par les sections socialistes du département.

 

 

AGPSMauguio22062010N2.jpg

Sylvette Jeantet, Laurent Pradeille et Philippe Vidal lançant le débat

L’Hérault compte une centaine de sections pour environ 5.000 encartés : c'est la 5ème fédération française par le nombre des militants.

 

Le texte national proposé a ensuite été approuvé lors d’un vote, section par section, le jeudi 24 juin que ce soit au niveau départemental ou que ce soit au niveau national : 77 % Pour, 14 % Contre et 9 % de blancs ou nuls.

 

Une Convention nationale permettra aux délégués des fédérations de ratifier, au Carrousel du Louvre, le 3 juillet 2010, cet important texte sur la rénovation du Parti Socialiste.

 

Que recouvre le slogan choisi : « Primaires, renouvellement, parité, diversité » ?

 

Concernant la Présidentielle, le Parti Socialiste souhaite une concurrence à Gauche et une présélection du candidat, socialiste ou non, qui portera ses couleurs afin d’éviter un affrontement fratricide du type de celui vécu le 22 avril 2002 où Lionel Jospin fut éliminé dès le premier tour et le Front National présent au second.

 

Ces primaires ouvertes seront tranchées par tout Français justifiant de son inscription sur la liste électorale, s’engagent sur l’honneur à partager les valeurs de la Gauche et cotisant 1 euro pour participer aux frais du scrutin, organisé dans un grand nombre de communes.

 

Cette désignation démocratique augurera d’une dynamique derrière le candidat majeur de la Gauche dont les chances de gagner seront « décuplées ».

 

Il ne s’agit pas d’imposer le bipartisme mais de s’adapter à la bipolarisation du second tour de l’élection présidentielle.

 

Cette dernière est en effet le choix d’un homme ou d’une femme pour diriger le pays et l’élimination de son concurrent.

 

 

AGPSMauguio22062010N1.jpg

Laurent Pradeille, Secrétaire de la Section de Mauguio

et Sébastien Denaja, Secrétaire de la Section de Sète 2, menant les débats

 

 

Concernant le renouvellement des cadres au sein du Parti Socialiste, il est intéressant de citer Arnaud Montebourg : « Rien ne sera plus jamais comme avant au Parti Socialiste ! Fini le temps des éléphants et place aux jeunes lions ! » (Libération du 18 juin 2007).

 

Cette prise de position provocatrice ne l’a pas empêché d’être désigné par Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Socialiste à la tête de la Commission de Rénovation du Parti.

 

Bien sûr, l’intéressé cumule des mandats de député et d’exécutif local (président de conseil général), n’est pas une femme et ne fait pas parti d’une minorité visible.

 

Bien sûr, l’intéressé venu dans l’Hérault a préféré snober la « base » en organisant une conférence de presse sur la rénovation du Parti à Montpellier, en s’assurant un one man-show à Frontignan et en évitant le débat départemental officiel organisé le même jour à Mauguio, assemblée dont il est fait état au début de ce cette note.

 

Comment donc les jeunes lions vont-ils pouvoir succéder aux éléphants ?

 

Disons tout de suite qu’il ne s’agit pas d’une fin en soi car l’âge n’est pas une garantie de dynamisme.

 

Toutefois, le texte proposé frappe un grand coup en décidant unilatéralement (les autres partis ne pourront y être assujettis que s'ils se l'appliquaient eux-mêmes ou si le Parlement le décidait après les élections de 2012) le non cumul des mandats pour les parlementaires.

 

En réalité, il s’agit de rendre incompatible pour les élus socialistes le cumul de la charge de député ou de sénateur et d’un exécutif local : maire-adjoint ou maire, vice-président ou président d’une communauté de communes, d’agglomération ou urbaine, d’un conseil général ou d’un conseil régiona).

 

Le texte, approuvé et intégré dans les statuts du Parti Socialiste, limite aussi au nombre de 3 les mandats électifs successifs dans la même fonction.

 

En outre, pour éviter le « tous contre un » ou le « tous contre une », seuls les représentants des motions arrivées aux deux premières places lors des Congrès triennaux pourront briguer les suffrages des militants socialistes en vue de devenir Premier Secrétaire national.

 

Cette nouvelle clause évitera le cas de figure consécutif au Congrès de Reims où Bertrand Delanoë (représentant la seconde motion) a prêté main forte, une fois distancé au premier tour, à Martine Aubry (représentante de la troisième motion) qui a finalement coiffé sur le fil Ségolène Royal (pourtant représentante de la motion - largement - majoritaire).

 

 
AGPSMauguio22062010N3.jpg

Une partie de l'assistance rassemblée pour un débat démocratique

Concernant l’application de l'égalité vis-à-vis des femmes, du renouvellement et de la diversité, la parité intégrale sera appliquée dans l’ensemble des instances du Parti.

 

Notamment pour les élections législatives de 2012, le Parti Socialiste présentera au moins 50 % de femmes et visera l’objectif ambitieux de 50 % d’élues.

 

Cette grande avancée que les Français devraient plébisciter ne sera toutefois positive que si les députés socialistes sortant ne sont pas systématiquement reconduits aun niveau de l'investiture, ce qui entraînerait l’éviction des hommes jeunes.

 

Afin de permettre aux nouveaux candidats (il est important que la variété de profession, d’origine, de parcours, existante dans la société française soit respectée) de s’implanter le plus tôt possible, le Bureau national du Parti Socialiste définira en décembre 2010 un nombre de circonscriptions réservées au renouvellement et à la diversité.

 

Ces nouveaux candidats seront parrainés par les grands élus locaux.

 

 

AGPSMauguio22062010N4.jpg
Michel Chastaing, Secrétaire de la Section de Clapiers, intervenant sur les Primaires
et plaidant pour des cotisations proportionnées aux moyens financiers des militants
 
 

Le Parti Socialiste change : il se modernise pour mieux représenter les Français et pour être en capacité de gouverner au mieux la France.

 

Le Parti Socialiste de l’Hérault, toujours dirigé par une large majorité de camarades ayant voté pour la motion emmenée au Congrès de Reims par Vincent Peillon et Ségolène Royal, contribue activement à cette rénovation.

 

Crédit photographique : Florent Bellouard

15/12/2009

Elections régionales 2010 : les dés sont jetés !

En Languedoc-Roussillon, l’offre politique pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010 est déjà quasiment connue, trois mois à l’avance.

 

Division à Gauche, division à Droite : voilà un résumé qui souligne bien la situation.

 

C’est relativement logique pour un scrutin de liste : chacun veut se compter au premier tour.

 

Chaque parti souhaite présenter son propre programme et ce dernier est d’autant mieux reçu par les électeurs qu’il est « authentique » et non le fruit d’un consensus qui viendrait affadir son contenu et brouiller ses messages.

 

En outre, plusieurs mouvements régionalistes profitent de la tribune offerte pour donner une visibilité à leurs idées : c’est l’effet tribune.

Au total, dans chaque département du Languedoc-Roussillon, une vingtaine de listes briguera donc les voix des électeurs.

 

A Droite, les principaux concurrents seront l’UMP, les dissidents de l’UMP et le FN.

 

Au Centre, le Modem occupe l’espace.

 

A Gauche, l’émiettement est extrême : Lutte ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Front de Gauche (soit le Parti de Gauche plus le Parti Communiste Français), Les Verts, Parti Socialiste.

 

Dans l’Hérault, et dans l’Hérault seulement, une liste dissidente du Parti Socialiste n’est pas à exclure, même si à chaque jour qui passe, elle devient de plus en plus hypothétique.

 

Le scrutin des Régionales est un scrutin proportionnel de liste, à deux tours, avec prime à la liste arrivée en tête (la majorité absolue est nécessaire au premier tour tandis que la majorité relative suffit au deuxième).

 

Cette prime est de 25 % des sièges (arrondi à l’unité supérieure), les autres postes étant répartis à la plus forte moyenne

La circonscription de vote étant le département, les conseillers régionaux sont élus dans chacun d’entre eux (10 dans l’Aude, 18 dans le Gard, 24 dans l’Hérault, 3 en Lozère et 12 dans les Pyrénées-Orientales) et forment ensemble l’assemblée régionale (67 conseillers régionaux au total).

 

Compte tenu du nombre des listes dans chaque département, il y aura partout (excepté peut-être en Lozère) des seconds tours.

 

Pour se maintenir au second tour, une liste devra obtenir au premier un nombre de suffrages au minimum égal à 10 % du nombre des exprimés.

 

Pour fusionner avec une autre liste en vue du second tour, une liste devra obtenir au premier un nombre de suffrages au minimum égal à 5 % du nombre des exprimés

Il faut savoir que suite à la réforme Jospin en 1999, ces seuils valaient respectivement 3 % et 5 %, ce qui permettait la représentation des petits partis et donc le pluralisme.

 

Mais depuis la réforme Raffarin en 2003, ces seuils ont été augmenté à respectivement 5 % et 10 % : drôle de conception de la démocratie qui consiste à éliminer toutes les petites listes !

 

Autrement dit, seules les listes des grands partis (puisque aucune grande coalition de petits mouvements n’a pu voir le jour en Languedoc-Roussillon) auront la possibilité de se maintenir au second tour.

 

Quant aux listes ayant franchi la barre des 5 %, sans atteindre celle des 10 %, elles seront à la merci des listes arrivées en tête qui peuvent – sans y être obligées – accepter une fusion.

 

La logique de ce mode de scrutin est claire : elle pousse à l’union dès le premier tour car, après, c’est la plupart du temps trop tard !

 

En effet, entre le premier et le second tour, les fusions sont difficiles car :

-         elles nécessitent une entente programmatique,

-         elles constituent un sacrifice en terme de nombre d’élus pour les listes qui pensent finir en tête,

-         elles désorientent les électeurs qui peuvent se sentir floués dans leurs idées et donc s’abstenir,

-         elles n’apportent que peu de voix supplémentaires aux listes arrivées en tête qui sont certaines, compte tenu de la réalité du vote utile, de « siphonner » les voix des petites listes dont l’idéologie est proche.

 

Cela signifie que le classement du premier tour se retrouvera au second, avec des écarts éventuellement creusés.

 

Du fait du rapport des forces en présence, en Languedoc-Roussillon, seules 3 ou 4 listes pourront se maintenir au second tour (dont celles de Georges Frêche et de Raymond Couderc et peut-être celles des Verts et du Front National) et au maximum 1 ou 2 (2 dans le cas où les Verts ne peuvent pas se maintenir) tenter une fusion.

 

En terme de lutte pour le pouvoir, 5 listes au maximum, sur la vingtaine en présence, pourront véritablement peser.

 

En Languedoc-Roussillon, la grande différence entre les listes UMP et les listes socialistes, c’est que les premières auront très peu de réserves de voix pour le second tour.

 

En revanche, les listes soutenant Georges Frêche, dans les cinq départements du Languedoc-Roussillon, attendent le renfort, au second tour, de l’Alliance Ecologique Indépendante et du Modem.

 

Georges Frêche, ayant l’avantage d’être sortant et d’avoir un bon bilan, sera donc très difficile à battre, d’autant qu’il a reçu le renfort dès le premier tour du Parti Radical de Gauche (PRG), du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), de communistes (dont Jean-Claude Gayssot), d’écologistes (Yves Piétrasanta notamment) et de personnalités en vue de la société civile.

 

Aux électeurs, bien entendu, de trancher, en toute souveraineté !

09/09/2009

Enfin une Primaire à Gauche !

J’appelais de mes vœux mi-juillet à l’organisation à Gauche d’une Primaire afin de désigner le héraut de la Gauche à la Présidentielle de 2012.

Jean-Louis Bianco (pour Ségolène Royal), Arnaud Montebourg, Vincent Peillon ont tant et si bien boosté l’idée que Martine Aubry s’y est ralliée.

Pourquoi le Parti Socialiste approuvera-t-il, très certainement avec plus de 90 %, cette innovation ?

Il est malheureusement derrière nous le temps du Front populaire, du Programme commun de la Gauche ou encore de la Gauche plurielle : la Gauche affaiblie est aujourd’hui dans l’incapacité de s’unir et de s’accorder sur un programme de gouvernement.

Pourtant, cette union se ferait automatiquement derrière tout Premier Ministre de Gauche.

En effet, seuls les partis qui se disent de la « gauche radicale » - pour ne plus s’afficher à « l’extrême-gauche » - refuseraient d’envoyer un de leur cadre au Gouvernement : ils sont et demeureront des partis d’opposition, ce qui est leur fond de commerce et leur permet de proposer un programme qu’ils savent irréalisable mais qui attire d’autant les électeurs.

Or, le préalable à un gouvernement de Gauche, du fait du quinquennat et de l’inversion du calendrier électoral, c’est l’élection d’un Président ou d’une Présidente de Gauche.

Penser à la cohabitation d’une Assemblée de Gauche avec un Président de Droite est tout simplement une vue de l’esprit du fait du découpage des circonscriptions, très avantageux pour la Droite, par Charles Pasqua et maintenant par Alain Marleix.

Quelle est la meilleure tactique pour qu’un Président de Gauche soit élu ?

Il y a l’union de la Gauche mais elle n’est pas possible actuellement, sinon elle serait déjà faite.

D’ailleurs le Nouveau Parti Anticapitaliste n’en veut pas avec des Socialistes et les Verts sortent trop forts des élections européennes pour accepter « l’hégémonie » du Parti Socialiste.

Il y a aussi le traditionnel chacun pour soi du premier tour où les voix de la Gauche s’atomisent pour conduire éventuellement à une absence au second tour (Lionel Jospin évincé au profit de Jean-Marie Le Pen en 2002).

Bien entendu dans cette configuration de forte concurrence, les petits partis n’ayant aucune chance de parvenir au second tour, ou ne souhaitant pas gouverner, font le forcing et n’engagent pas toujours leurs électeurs à se reporter au second tour sur le candidat de Gauche y parvenant.

Absence de consigne de vote, désistement ambigu, coup de pied de l’âne (du style « appel à faire obstacle à la Droite »), appel à l’abstention : les années récentes ont enregistrées toute la panoplie du parfait torpilleur.

Bien sûr, c’est toujours la faute du candidat de Gauche au second tour, en l’occurrence le Socialiste, s’il perd :
- « il n’était pas assez à Gauche pour les Français » qui, c’est tout de même troublant, préfèrent le candidat de Droite qui comme chacun le sait, est le plus à gauche,
- « sa campagne était mauvaise »,
- « il y a eu une erreur de casting ».

La réalité, c’est que la France est de plus en plus ancrée à Droite et que pour triompher à la Présidentielle, un candidat de Gauche doit créer une dynamique d’espoir dans le pays.

L’organisation de Primaires à Gauche est susceptible de créer les conditions d’une telle victoire.

Cette Primaire doit-elle être ouverte aux citoyens non encartés dans des partis ?

La réponse est bien entendu : « Oui ».

Sinon, on revient à la triangulaire (Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal) interne au Parti Socialiste.

En effet, le fait que le candidat soit choisi par de nombreux électeurs de Gauche va susciter un engouement, une adhésion précoce, un mouvement populaire notamment pour orienter le programme.

Qui pourra se présenter à cette Primaire ?

Il y aura des candidats du Parti Socialiste : c’est une évidence au vu des personnalités et des ambitions déjà affichées.

Je ne vois pas personnellement comment on pourrait empêcher un candidat issu d’un autre parti de Gauche de se présenter : il s’agit bien, dès lors, d’une « Primaire de la Gauche ».

Qu’aucun candidat des Verts, du Parti Radical de Gauche, du Parti Communiste Français, du Mouvement Républicain et Citoyen ne s’y risque, pour pouvoir se compter au premier tour, pour faire valoir ses idées et son programme ou pour éviter d’être défait, n’y changera rien.

C’est le corps électoral, fait de personnes allant voter volontairement à cette Primaire, qui donnera le « la ».

Si les gens de Gauche se déplacent massivement, alors ce sera une « Primaire de la Gauche » et des candidatures concurrentes ne pourront pas effacer l’étiquette « Candidat de la Gauche au premier tour » qui accompagnera le vainqueur de la Primaire.

C’est donc la popularité, la réussite de cette Primaire qui fera la décision.

Si elle est boudée par les Français, ce qui sera le signe précurseur de l’incapacité à initier un mouvement de masse, nous reviendrons au fonctionnement des élections présidentielles de 2002 et de 2007, ouvrant en 2012 un boulevard à Nicolas Sarkozy qui vient d’unifier la Droite en agrégeant « Chasse Nature Pêche et Traditions » (sauf pour l’Hérault) et le « Mouvement Pour la France » de Philippe De Villiers à son puissant parti, l’Union pour la Majorité Présidentielle.

18/07/2009

Présidentiables au Parti Socialiste

La Constitution de la 5ème République donne la prééminence au Président de la République sur le Parlement. Le quinquennat et l’organisation de la Présidentielle juste avant les Législatives vont dans le même sens.

Quasiment tous les partis politiques français sont « caporalistes » : un seul homme peut prétendre être candidat.

Ce n’est pas le cas toutefois au Parti Socialiste où le nombre de prétendants est substantiel.

C’est une richesse (humaine) mais aussi une faiblesse (politique).

Passons en revue la galerie des portraits des présidentiables du Parti de Jaurès.

Ségolène Royal : elle a l’avantage d’avoir été une première fois désignée par les militants socialistes face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn et d’avoir été la première femme à participer à un second tour de Présidentielle. Elle a toujours le soutien d’une majorité de militants socialistes et elle incarne une Gauche moderne et participative.

can 1065.jpg


Martine Aubry : elle dirige l’appareil mais un Congrès du Parti Socialiste en 2011 va rebattre les cartes juste avant l’échéance de 2012. Elle peut plus facilement que d’autre envisager un bon report des voix de la gauche de la Gauche car elle incarne un socialisme traditionnel et populaire.

can1000.jpg


Dominique Strauss-Kahn : il peaufine son aura et sa stature au Fonds Monétaire International. Sa position d’observateur le favorise en cas de défaillance des autres prétendants : il peut être « l’homme providentiel ». En outre, il est en capacité de capter des voix au Centre, celles qui font les majorités.

can 1147.jpg


Laurent Fabius : la Présidence de l’Europe semblait devoir lui échoir un jour mais son choix, surprenant, de défendre le Non au Traité Constitutionnel Européen, contre le vote majoritaire des militants, a brouillé son image.

can 1102.jpg


François Hollande : c’est la première fois qu’un Premier Secrétaire national du Parti Socialiste ne se présente pas à la Présidentielle. L’intéressé pense que c’est partie remise pour 2012. Il garde un réseau extrêmement structuré de relais dans les fédérations départementales ce qui est un avantage concurrentiel.

can 1130.jpg


Vincent Peillon : il est brillant et dans le sillage de Ségolène Royal. Il était prévu qu’il gère le Parti Socialiste après le Congrès de Reims de novembre 2008 pendant que Ségolène Royal travaillait son image de prochaine Présidente de la France, mais il a manqué une poignée de voix pour qu’il en soit ainsi.

can 1120.jpg


Manuel Valls : il s’est déclaré au lendemain de l’échec socialiste aux dernières Européennes de juin 2009. Il représente la nouvelle génération, plus réaliste, qui sans renier ses valeurs cherche à proposer une gouvernance plus adaptée aux évolutions de la société française. Si certains le voient en poisson pilote d’un(e) candidat(e), il se prépare plus sûrement pour 2017.

can 1142.jpg


Pierre Moscovici : c’est un outsider encore peu connu du grand public.

can 1119.jpg


La nouvelle donne pour la désignation du candidat socialiste en 2012, c’est l’organisation vraisemblable de primaires ouvertes à l’expression des Français se réclamant de Gauche : cela favorise bien sûr les grandes pointures que sont Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Crédit photo : cliché n° 2 Parti Socialiste, clichés n° 1, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 Michel Chastaing