19/01/2011
Lancement de campagne
Suite à la réforme territoriale, les derniers conseillers généraux seraient élus les 20 et 27 mars prochains.
Ils céderaient la place à des conseillers territoriaux, à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux, élus sur des circonscriptions comprenant une population de l’ordre de 17.000 habitants.
Le renouvellement de la moitié des conseillers généraux du Département de l’Hérault en 2011 n’ouvre donc qu’un mandat de 3 ans.
La réforme territoriale, à laquelle la Gauche s’oppose et qui pourrait donc être remise en cause au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2012, conduirait au doublement, sur la Circonscription Montpellier 3, au doublement du nombre de cantons.
En effet, la première règle est que les nouveaux cantons seront dessinés à l’intérieur des circonscriptions issues du récent découpage.
La seconde règle du nombre d’habitants (de l’ordre de 17.000) conduiraient à 6 cantons, contre 3,5 actuellement : Castelnau-Le Crès, Montpellier 2 avec Clapiers et Montferrier, Castries et la moitié Nord du Canton de Lunel.
Les cantons comptant le plus d’électeurs dans l’Hérault sont : Agde (environ 34.000 électeurs), Castries (~ 31.000), Lunel (~ 30.000), Mauguio (~ 27.000), Béziers 4 (~ 26.000), Montpellier 8 (~ 24.000), Mèze (~ 23.000), Lattes (~ 23.000) et Montpellier 10 (~ 22.000).
Ils sont donc essentiellement concentrés sur la côte méditerranéenne ou son arrière-pays immédiat.
A l’opposé, des cantons, certes proches de Montpellier mais plus ruraux, regroupent très peu d’électeurs : Canton de Claret avec environ 3.000 électeurs et Canton de Saint-Martin de Londres avec environ 4.000 électeurs.
Ainsi, Christian Jean, Conseiller général du Canton de Claret fut élu avec 1.409 voix tandis que Jean-Marcel Castet dut obtenir 11.591 suffrages pour devenir conseiller général, soit le maximum atteint dans l’Hérault.
Ce dernier, à nouveau candidat sur le Canton de Castries, inaugurait son local de campagne à Jacou ce samedi 15 janvier 2011.
Loin des luttes fratricides au sommet du Parti Socialiste et des vicissitudes que subit la Fédération de l’Hérault depuis sa mise sous tutelle par les instances nationales, le lancement de la campagne de Jean-Marcel Castet s’est faite dans la convivialité et la fraternité.
Il faut dire que le Conseiller général sortant a été le seul candidat à l’investiture interne : il a fait l’unanimité auprès des camarades du Parti Socialiste du canton.
Autour de lui se sont pressés les militants socialistes du secteur mais aussi des sympathisants et des personnalités souhaitant son élection.
Sa suppléante, Claudine Vassas-Mejri, Maire-adjointe de la Commune de Castries chargée de l’environnement, de l’aménagement de l’espace, du tourisme et du patrimoine, a pu donner les raisons de son engagement.
De nombreux élus locaux étaient venus de toutes les communes voisines pour signifier leur soutien plein et entier.
Jean-Marcel Castet, Maire de Jacou, est un grand rassembleur, de la Gauche certes, mais aussi de nombreux progressistes issus de différents mouvements politiques proches du Centre.
Sa personnalité, calme et pondérée, le travail qu’il a mené sur le terrain lors de ces dernières années, font qu’il inspire une grande confiance à de très nombreux habitants des communes d’Assas, Guzargues, Teyran, Montaud, Buzignargues, Galargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Beaulieu, Restinclières, Sussargues, Saint-Drézéry, Castries, Jacou, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès et Saint-Geniès des Mourgues.
Jean-Marcel Castet qui recevait, le même jour, des mains du Préfet de l’Hérault, les insignes de l’Ordre National du Mérite, pour son engagement syndical, militant, professionnel et institutionnel, a pu constater, à l’aune du millier de citoyens venus fêter cet événement, sa popularité.
En reprenant le bon mot de Simon Sitbon, militant syndical CFDT engagé dans l’économie sociale, qui opposait en souriant l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à l’« Ecole Nationale Ouvrière » que constituait dans les années 70 cette centrale syndicale, le Préfet Balland a rendu un hommage appuyé à celui qui, issu du peuple, a su capter sa confiance et le représenter dignement.
La popularité d’un candidat, la mobilisation des militants et l’engouement des électeurs, lorsqu’ils sont au rendez-vous, mènent souvent à la victoire.
Sur le Canton de Castries, les grands partis seront présents pour cette importante échéance démocratique : le Parti Socialiste, donc, avec Jean-Marcel Castet, mais aussi le Front National, l’UMP, Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, etc.
Ces derniers essaieront dans les semaines qui viennent de passer des alliances avec de plus petites formations ou mouvements politiques pour augmenter leurs chances de succès.
Les élections cantonales, par nature uninominales, laissent aussi une chance à des personnalités locales se présentant sans étiquette.
Pour que la démocratie vive, il est important que les électeurs bénéficient d’une réelle diversité programmatique et que la campagne se déroule dans une bonne ambiance.
Le droit de vote, surtout pour les femmes, est nouveau à l’échelle de notre histoire.
Ce n’est souvent que quand on en est privé qu’on se rend compte de son extrême importance : celle de pouvoir nous exprimer en toute liberté et d’influer sur le cours de notre pays.
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08/08/2009
Le rural victime de la déferlante libérale
Les territoires ruraux sont abandonnés par le Gouvernement Fillon, au nom d’une forte idéologie libérale.
On ne compte plus en France les perceptions, les bureaux de poste, les hôpitaux et autres services publics qui ferment.
A la rentrée scolaire prochaine, la vague aveugle de coupes budgétaires va frapper, non plus seulement en terme d’insuffisance d’enseignants remplaçants, mais en terme de fermeture sèche de classes.
Fin 2008, pour la première fois dans l’histoire de la défiscalisation du logement neuf à objet locatif (notamment lois Lienemann, Besson, de Robien, Borloo), le Gouvernement de Droite a exclu du nouveau dispositif, dit Scellier, les communes rurales : exit donc les investisseurs dans la pierre en milieu rural et la dynamisation de la construction en cette période de marasme économique.
Pendant les décennies 80 et 90, au vu de l’émergence de nouvelles technologies, telles la téléphonie satellitaire, Internet et l’espoir du télétravail, au vu de la dématérialisation des échanges et de l’importance du cadre de vie pour les travailleurs, notamment les cadres, nous avons pourtant crû, avec satisfaction, au grand retour de la campagne. Le rural avait alors le vent en poupe et l’occupation du territoire était à la fois un objectif et une réalité rassurante.
Certes, la population agricole allait en disparaissant et la catégorie socioprofessionnelle dominante était devenue celle des ouvriers, ce qui dénotait d’une profonde mutation culturelle, mais la dépopulation s’était arrêtée. Mieux, avec le phénomène de rurbanisation, avec l’arrivée de néo ruraux, de très nombreux territoires ruraux se repeuplaient.
L’élection de Nicolas Sarkozy a constitué un tournant d’autant plus saillant que Jacques Chirac était, lui, un défenseur du monde rural.
Le Gouvernement tait cette politique de la terre brûlée mais garde un cap inflexible : les menaces de démission de certains édiles n’ont pas ébranlé son indifférence.
Le désert guette déjà de nombreuses zones isolées de l’Est ou du Massif Central. Tout va très vite quand l’école ferme, quand le médecin s’éloigne à quelques dizaines de kilomètres, quand les incessants, mais obligatoires, déplacements en voiture deviennent trop coûteux.
Même si dans l’Hérault, la ville est rarement loin, certaines communes rurales sont déjà en voie de paupérisation.
Moins d’habitants, c’est en effet plus de logements vacants, moins de rénovation immobilière et moins de taxe d’habitation. Moins d’habitants, c’est aussi moins de clientèle pour les petits commerces, moins de main d’œuvre qualifiée et un tissu d’entreprises qui se délite d’où moins de taxe professionnelle et moins de services marchands.
Les territoires ruraux sont mis en concurrence avec les autres territoires français comme étrangers : comment gagner cette compétition avec des contraintes d’éloignement, d’enclavement, avec des réseaux d’eau potable, d’assainissement, de téléphone, d’électricité forcément plus coûteux qu’en ville, avec une population exigeant quasiment le même niveau de services (restaurant scolaire, garderie des enfants, culture), sans un solide appui spécifique de la collectivité nationale ?
Alors, reste-t-il un espoir, une marge de manœuvre, aux territoires ruraux, du fait de leur mise à l’index, de fait, par le Gouvernement Fillon ?
Et bien, tout d’abord, il faut que les territoires ruraux exploiter au maximum leurs propres ressources : notamment l’espace, les paysages, le tourisme, le bois, l’agriculture de proximité, le petit agro-alimentaire.
Mais aussi, il leur faut profiter de la possibilité de se regrouper entre collectivités de même taille ou avec les villes voisines.
Et enfin, il faut que les territoires ruraux contractualisent, dans une optique forcément de développement durable, avec leur Conseil général, leur Conseil régional sur les opérations liées au développement économique et bien sûr avec l’Europe qui sont les fidèles soutiens du monde rural.
16:41 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rural, communes rurales, territoire, politique, libérale, libéralisme, compétition, loi scellier, fermeture, classe



