Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17/10/2013

Inauguration Viavino à Saint-Christol

Belle inauguration samedi 5 octobre pour le pôle œnotouristique Viavino à Saint-Christol (Hérault).

 

Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, Vice-Président de la Communauté de Communes du Pays de Lunel, Président de l’Office de Tourisme intercommunal du Pays de Lunel, initiateur du projet il y a déjà 8 ans, pouvait être fier du chemin parcouru.

 

Cette vitrine des vins locaux a ouvert ses portes au public dès le 22 juin 2013.

 

L’obtention du label « Pôle excellence rurale » en décembre 2006, véritable reconnaissance par l’Etat de son intérêt, a donné de la crédibilité au dossier.

 

Partagé, réfléchi entre de nombreux partenaires et acteurs locaux, ce projet est celui de tout un territoire.

 

Ce territoire est un « espace de respiration entre les agglomérations de Nîmes et de Montpellier », fait de coteaux dominant Lunel, encadré au Nord par les garrigues et au Sud par la Petite Camargue.

 

Un « jardin à la fois viticole, culturel et de loisirs entre Cévennes et Méditerranée ».

 

Le terroir des vins de Saint-Christol domine la plaine languedocienne maraîchère, fruitière, céréalière, densément peuplée et la vallée du Vidourle occupée par une agriculture diversifiée.

 

Le vignoble occupe sur les collines un sol fait de cailloutis Villafranchiens (petits galets roulés et déposés par le Rhône à l’ère quaternaire lorsque son cours était orienté Est-Ouest) cimentés d’argile rouge ou enveloppés d’un sable jaune clair à rouge foncé, typique des Costières de Nîmes.

 

Viavino est à la confluence des routes des Vins :

-     de l’AOC / AOP de Saint-Christol (surtout des rouges) avec comme producteurs la Cave coopérative des Coteaux de Saint-Christol présidée par Nicolas Baniol et des caves particulières (Domaine de la Coste, Domaine Guinand, Château des Hospitaliers, Domaine de l’Ocelle, …),

-    du Muscat de Lunel (Vin Doux Naturel à base du cépage de Muscat blanc à petit grain) passant par la Cave coopérative des Coteaux de Vérargues.

 

Viavino est dirigé par Joyce Arends.

 

L’équipement a été porté par la Communauté de Communes du Pays de Lunel (présidée par François Berna, Maire de Saint-Sériès).

 

Il a coûté 6,5 M€ et a bénéficié des subventions du Département de l’Hérault (1,5 M€ dans le cadre d’un contrat territorial), de la Région Languedoc-Roussillon (0,3 M€), de l’Etat et de l’Europe (1,2 M€ au globalement).

 

Le Département de l’Hérault et son Président André Vezinhet ont fortement soutenu le projet en tant qu’investissement structurant.

 

Viavino est en effet complémentaire des sites patrimoniaux recelés par le Pays de Lunel : site archéologique et gallo-romain d’Ambrussum, capitelles, Château de Marsillargues, Orangeraie de Lunel-Viel, etc.

 

Le caveau-vitrine hébergé par Viavino propose les vins de 95 % des vignerons locaux.

 

Il ne vient pas en concurrence des points de vente existants (une quinzaine de caveaux dans un rayon de 3 kilomètres notamment) car sa vocation est au contraire de servir de porte d’entrée vers des visites de domaines viticoles.

 

Le caveau-boutique est tenu par Pascal Conge, ancien Directeur des Coteaux de Saint-Christol, et par Thierry Avesque.

 

Ce lieu ouvert aux gens du pays et aux touristes offre aussi :

-     une maison de tourisme offrant les services de l’Office de tourisme du Pays de Lunel, en termes de documentation, de réservation d’hébergement et organisant des visites,

-     un restaurant / bar à vins, « L’Autenthic »,

-     un caveau boutique avec les vins locaux mais aussi tous les produits alimentaires emblématiques du secteur,

-     un relais vers des activités de pleine nature (randonnées pédestres et équestres notamment dans les vignobles, parcours VVT, accrobranche,  via ferrata de la Roque à Saint-Sériès, canoë-kayak sur le Vidourle, etc.) et des séjours aventure, proposés par la société « Cyrpéo-Active 4 Events »,

-     un atelier du goût équipé pour les dégustations de vins,

-     une salle du terroir permettant une visite numérique dédiée au vin et aux traditions camarguaises.

 

Idéalement adossé au village de Saint-Christol, plein Sud, Viavino possède des espaces extérieurs d’agrément :

- un patio circulaire, en claires-voies,

- un jardin aromatique,

- une vigne pédagogique,

- un théâtre de verdure,

- une arène de jeux pour les enfants.

 

La scénographie a été particulièrement bien étudiée : elle est l’œuvre d’Arc-en-Scène.

 

Viavino parle du terroir : de ses vignes, de son vin, de ses traditions : la Petite Camargue, la course libre, les fêtes votives.

 

La culture donne tout son sens à ce nouvel équipement touristique.

 

Viavino est à la fois ludique et pédagogique.

 

Le visiteur se sent bien accueilli dans cet écrin méditerranéen.

 

Soleil, vent, lumière jouent avec une architecture résolument contemporaine qui prolonge le village ancien.

 

Les matériaux naturels utilisés ont été mis en œuvre en résonnance avec leur usage local : terre battue des arènes pour les circulations et places extérieures, pierre sèche des capitelles, bois en claustra façon palox (ces palettes-cages servant à stocker les pommes et les fruits d’été), peinture rouge utilisée dans les caves et rappelant la lie de vin ou encore les barrières d’une arène ou les portes d’un toril.

 

L’objectif de l’architecte de renommée internationale - Philippe Madec - et du maître d’ouvrage, la Communauté de Communes du Pays de Lunel, était de s’inscrire dans le cadre d’une construction éco-responsable.

 

Les bâtiments de Viavino offrent ainsi un bilan énergétique globalement nul.

 

Ils bénéficient d’une excellente isolation (50 cm de laine de roche) et d’une parfaite étanchéité à l’air.

 

Les capteurs solaires (eau chaude sanitaire et surtout d’électricité via 60 m² de panneaux photovoltaïques) fournissent autant d’énergie que n’en consomment deux petits poêles à bois (chauffage d’appoint pour la Halle camarguaise et l’Espace Terroir), le complément au gaz pour le restaurant et la chaufferie-bois pour l’ensemble du site.

 

Cette dernière, alimentée par des plaquettes forestières, dessert un réseau de chauffage central.

La chaufferie-bois peut aussi utiliser des granulés à base de sciure de bois ou même des noyaux d’olive, sous-produit de l’extraction de l’huile d’olive.

 

La ventilation naturelle a été choisie et la climatisation excluse.

 

Un puits canadien équipe la Halle Camarguaise.

 

Les bois et la pierre sèche (issue d’une carrière située à moins de 5 kilomètres) ont été sélectionnés localement.

 

Viavino sera vraisemblablement souvent cité à l’avenir comme un exemple de valorisation du bois en construction, tant il est omniprésent sur le site.

 

Viavino a d’ailleurs déjà été honoré par la visite de deux ministres : Sylvia Pinel, Ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme, venue lancer la saison touristique estivale 2013 en France début juillet et Cécile Duflot, Ministre de l’égalité des territoires et du logement, début octobre.

 

Comme tout équipement touristique de cette ampleur, Viavino doit gagner plusieurs challenges :

-    attirer et plaire à des publics variés (scolaires, familles, troisième âge, oenophiles, commerciaux du vin),

-    élargir la saison touristique au-delà des mois de juillet et d’août,

-    équilibrer ses comptes dans la durée tout en supportant les coûts d’entretien et d’embellissement,

-    renouveler régulièrement ses expositions et ses animations,

-    créer des événements exceptionnels de nature festive, culturelle, patrimoniale, ...

 

Souvent la création d’un club, d’une association des amis de la structure est un plus, surtout à l’époque des réseaux sociaux.

 

Quoiqu’il en soit, bien que notre région Languedoc-Roussillon possède le plus grand vignoble du Monde et surtout le plus diversifié, il n’y a pas pléthore d’accueil collectif dans le domaine œnotouristique.

 

Des secteurs géographiques entiers se retrouvent sans locomotive, sans lieu d’excellence, faute d’entente entre les acteurs, trop divisés, et d’une certaine pudeur des professionnels de la vigne à communiquer : c’est ainsi que pour obtenir des informations sur les vins ou sur les terroirs on est trop souvent obligé de se rabattre sur les sites Internet des loueurs de gîtes ou des professionnels du tourisme.

 

Il est vrai que ce dernier secteur d’activité représente 15 % du PIB en Languedoc-Roussillon contre seulement 4 % pour l’agriculture (dont la sylviculture et la pêche) et les industries agro-alimentaires.

 

Avec 15 millions de touristes (dont 1/3 d’étrangers) et 100 millions de nuitées (dont 20 % pour les étrangers), le vivier des visiteurs potentiels est vaste.

 

Sans compter que l’agri-loisir tourisme, cher à Paul-Marie Durand, bénévole à l’Office de Tourisme Via Domitia de Castries, est un fait de société.

 

Ce néologisme décrit bien le tourisme de proximité, de grande ampleur, touchant toutes les classes sociales, lié à la proximité des populations nîmoise et montpelliéraine.

 

Les petits plus de Viavino résident :

-     en la qualité de la communication qui l’entoure (photographies, film documentaire),

-     dans la valorisation des savoir-faire locaux, dont des métiers et des hommes qui les exercent,

-     dans l’ouverture signifiante du site, au sens physique du terme, avec une absence de clôture périphérique et au contraire un périmètre reposant sur des murettes basses en pierre sèche,

-     dans la volonté d’offrir au visiteur un espace de détente et de bien-être,

-     dans son esprit cohérent écologique et nature.

 

Fierté de son territoire, Viavino a été parfaitement imaginé et réalisé pour offrir du symbole, du sens et du plaisir à des visiteurs exigeants venus de tous horizons.

IMG_4647.JPG

Viavino, au pied du village de Saint-Christol (Hérault)

IMG_4654.JPG

L'inauguration a attiré une foule d'élus, de viticulteurs

et d'habitants du Lunellois

IMG_4664.JPG

Une assistance attentive lors des discours

IMG_4671.JPG

La capitelle vue de l'intérieur du caveau-vente-dégustation

IMG_4683.JPG

Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol : l'initiateur du projet

IMG_4698.JPG

 La vigne collection pédagogique et la promenade

IMG_4710.JPG

 Viavino s'inscrit dans un territoire de forte identité et de forte culture

IMG_4699.JPG

La rotonde en bois pour les spectacles et le repos des visiteurs

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

12/10/2011

Vérargues : 8ième édition des Vendanges à l’ancienne

Samedi 24 septembre 2011, Vérargues accueillait un concert jazzy, avec le jeune quatuor « Impérial Orphéon ».

Cette manifestation  s’est inscrite dans le cadre de la 8ième édition des « Vendanges à l’ancienne ».

La cave coopérative des Coteaux de Saint-Christol et les caves particulières des alentours sont venues faire déguster leurs crus.

L’association « Jazz à Junas », organisatrice au mois de juillet du fameux festival de jazz du même nom, assurait la programmation et la restauration (pizzas et pissaladières).

Son Président, Stéphane Pessina-Dassonville, s’est chargé des présentations.

Le Maire de Vérargues, Louis Adell, a souligné qu’il s’agissait du premier concert de jazz dans sa commune, spectacle permis par la nouvelle salle, dotée d’une excellente acoustique et offrant un grand confort au public.

Le groupe « Impérial Orphéon », sur un style jazz mêlé de soul et de funk, a joué un répertoire italien, bulgare et brésilien.

Bref, une musique créative faite pour des mélomanes aimant se laisser surprendre.

Ce quatuor aime fusionner de multiples influences et déploie beaucoup d’énergie comme de souffle.

La musique de « Imperial Orphéon », vivante, originale et exigeante, est très entraînante même si elle n’est pas forcément  facile d’accès.

Les quatre musiciens maîtrisent plusieurs instruments, notamment toute la famille des saxophones :

-         Rémy Poulakys : accordéon, chant, scat,

-         Gérald Chevillon : saxophone basse, ténor, soprano, graille,

-         Damien Sabatier : saxophone baryton, alto, sopranino, flûtes,

-         Antonin Leymarie : batterie, percussions, klaxons, chant.

L’Office de Tourisme du Pays de Lunel est à l’origine de l’opération maintenant très connue « Vendanges à l’ancienne ».

Cette dernière concerne en fait plusieurs villages du Haut-Lunellois, encore si viticole.

Le dimanche 25 septembre 2011, les participants ont pu cueillir les grappes de raisins à l’ancienne, à la serpette ou au sécateur.

La récolte a été transportée par les ânes bâtés de Saint-Christol dans des charrettes entoilées.

Les vendangeurs ont pu déguster les vins des domaines viticoles invitant et un petit-déjeuner dans les vignes.

Enfin, le chef traiteur « A Table » de Lunel a servi au Domaine de Theyron, à Boisseron, ses spécialités à l’occasion du déjeuner.

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

viticulture,jazz,jazz à junas,impérial orphéon,coteaux de saint-christol,office de tourisme du pays de lunel,saint-christol,boisseron,vérargues

Crédit photographique : Michel Chastaing

25/05/2011

L’âne travailleur

Dimanche 15 mai 2011, à Saint-Christol, sur le site de l’ancienne gare, était organisée une grande journée dédiée à l’âne.

Les bénévoles du Comité des fêtes de Saint-Christol, de l’association « Les métiers d’autrefois » de Garons (Gard) et de l’association « L’Âne Bajanet » de Marsillargues étaient à pied d’œuvre.

Cette manifestation a attiré un nombreux public, malgré un vent du Nord à décorner les bœufs, vent qui avait découragé une partie des exposants du marché artisanal et de produits régionaux.

La peña Lou Pati, toujours venue du plat pays de Marsillargues, a assuré l’animation musicale.

Dès le matin, une charrette attelée de 11 ânes a défilé dans le village.

« L’Âne Bajanet » organisait précédemment cette manifestation attachante à Marsillargues et ce depuis 2006, avec 6 ânes.

La tradition dans cette association veut que chaque année soit mobilisé un âne supplémentaire : pour l’édition 2011, ce sont donc 11 amis asins qui se sont déplacés.

Les ânes sont élevés par les membres (originaires de Castries, Lunel et Mauguio notamment) de cette association qui partagent le plaisir de l’élevage, du harnachement, de l’attelage et du travail attelé.

« L’Âne Bajanet », présidé par Claude Catarsi,  promeut et maintient les traditions de l’âne à Marsillargues et dans sa région.

Cette association n’hésite pas à animer les villages des coteaux lunellois, comme Saint-Christol mais aussi précédemment Saturargues.

A Marsillargues, « L’Âne Bajanet » n’hésite pas à atteler un âne à une charrette anglaise pour faire la tournée du Père Noël dans les écoles maternelles.

En outre, en avril 2010, cette association a organisé sa première transhumance en mobilisant 800 animaux (moutons, boucs, brebis) qui ont traversé Marsillargues en un impressionnant troupeau, coloré et bruyant.

Mais cette association s’exporte aussi jusqu’à Marseille où elle a contribué à faire défiler, sur le Vieux Port et la Canebière, une « carreto ramado » attelée de 68 ânes, battant un record de France.

Bref, la passion des ânes !

Du moment qu’ils travaillent !

En transportant des enfants comme en contribuant aux travaux des champs.

Des ânes qui oeuvrent, qui sont les auxiliaires de l’homme dans les travaux agricoles et forestiers : débardage de bois, labour, transport de personnes et de produits agricoles, etc.

Des ânes qui font preuve de toute leur intelligence, de toute leur puissance et de toute leur adresse.

Pour revenir à l’événement de Saint-Christol, l’après-midi a été consacrée à des démonstrations de maniabilité d’attelages tractés par des ânes, toujours à l’Espace Gare.

Enfin, pour terminer en beauté la journée, « L’Âne Bajanet » a opéré un lâché d’ânes dans le vieux village de Saint-Christol, traversant le cœur du village, en passant par l’avenue de l’Occitanie et en arrivant aux arènes, où le public put ovationner les bénévoles organisateurs et les héros du jour : les ânes travailleurs !

 

 

25/10/2010

Vive le vin nouveau !

L’arrivée du vin primeur est fêtée dans de nombreuses caves particulières et caves coopératives ainsi que dans les bars et restaurants.

 

Ce fut le cas vendredi 23 octobre dans les caves coopératives de Vendargues, de Saint-Christol et d’Assas.

 

Le vin primeur peut être en effet commercialisé, en Languedoc-Roussillon, à compter du 3ième jeudi d’octobre.

 

La sortie de ce « vin nouveau » est l’occasion d’événements festifs partout en Languedoc-Roussillon.

 

Le Conseil Général de l’Hérault a d’ailleurs financé, en son temps, l’opération « Primeurs d’automne- Primeurs d’Hérault », en soutenant les Foyers Ruraux (maintenant Mouvement rural) et la Fédération Départementale des Caves Coopératives de l’Hérault (aujourd’hui Vignerons coopérateurs de l’Hérault).

 

A Assas, Yves Euzet, le Président de la cave coopérative des Vignerons du Pic et Bruno Daneluzzi, le Directeur, ont fait déguster aux habitants du secteur :

- un blanc constitué d’un assemblage de Chardonnay, Sauvignon et Muscat (une nouveauté),

- un rouge fait de 80 % de Merlot et de 20 % Syrah.

 

Ces deux nectars, de couleur brillante et aux arômes de fruits, ont accompagné la fougasse, les moules issues d’une brasucade et la saucisse languedocienne.

 

En musique, les participants ont pu sympathiser durant une soirée extrêmement conviviale.

 

Ce rendez-vous est en effet très attendu car il symbolise le début d’un nouveau cycle bucolique que le cours du temps va mener, via la taille et les autres façons culturales, à de nouvelles vendanges.

 

Pour les hommes de cave, il reste encore à finaliser la vinification des vins classiques qu’ils soient blancs, rosés, rouges, tranquilles ou effervescents, secs, doux ou liquoreux.

 

C’est cette profusion de cépages, de terroir, de travailleurs de la terre, de cultures locales qui enchantent ceux qui aiment le vin.

 

Les vins primeurs doivent être consommés sous un an car ce ne sont pas des vins de garde.

 

Ils sont donc dégustés au cours de leur premier millésime : ils sont toutefois quelquefois meilleur durant l’été car leur verdeur s’estompe au bout de quelques mois.

 

La plupart des vins primeurs n’ont pas fait leur fermentation malolactique, celle qui les stabilise et qui succède, plus ou moins rapidement, à la fermentation alcoolique.

 

Avec environ 20.000 hectolitres produits en Languedoc-Roussillon, les vins primeurs ne représentent qu’une part infime des vins languedociens (11,5 millions d’hl en 2010).

 

En outre, leur consommation est fortement en retrait par rapport à une décennie : le Beaujolais lui-même souffrant d’une certaine désaffection avec des volumes commercialisés maintenant inférieurs à 250.000 hl.

 

Il n’en reste pas moins que les vins primeurs sont annonciateurs de la mise en marché des vins classiques.

 

Compte tenu de la faiblesse de la récolte 2010 en Languedoc-Roussillon, le cours des vins devraient enfin repartir à la hausse.

 

Ces tarifs rémunérateurs sont nécessaires pour éviter la disparition des viticulteurs, leur permettre d’investir dans l’outil de production, ralentir l’arrachage des vignes et corrélativement freiner la perte de paysages emblématiques et de patrimoine culturel.

 

DSCN0190.JPG

Le caveau des Vignerons du Pic à Assas

DSCN0192.JPG

Le logo de la coopérative

 

DSCN0203.JPG

Les convives issus des alentours d'Assas se regroupent par affinité

DSCN0194.JPG

L'occasion de se retrouver entre amies

DSCN0202.JPG

... ou entre amis

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

IMG_2434.JPG

Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

IMG_2439.JPG

 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

IMG_2420.JPG

 

La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

IMG_2449.JPG

 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

IMG_2442.JPG

Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

IMG_2453.JPG

Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

IMG_2457.JPG

Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

IMG_2460.JPG

 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

IMG_2468.JPG

 

Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

IMG_2474.JPG

Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

20/12/2009

La hiérarchisation des vins autour de Montpellier

Les vins du Midi ont acquis de haute lutte une reconnaissance nationale en quelques dizaines d’années.

 

La Guerre de 40-45 a failli ruiner tous les vignobles de France, y compris du Bordelais et du Bourgogne, du fait de l’absence des prisonniers de guerre et du fléchissement de la consommation.

 

Les femmes et les hommes non mobilisables ont sauvé ce qui pouvait l’être.

 

Pour le Midi, ce sont les événements de Montredon (Aude), le 4 mars 1976, où le Commandant des CRS Joël Le Goff et le vigneron Emile Pouytès perdront la vie dans le cadre d’une manifestation viticole, qui marquent la fin d’une viticulture de masse.

 

La révolution qualitative sera soutenue dans les années 80 par le Député socialiste héraultais Raoul Bayou (Maire de Cessenon et Conseiller général du Canton de Saint-Chinian) qui obtiendra la mise en place de « Vins délimités de qualité supérieure » (VDQS).

 

C’est à cette époque que le Saint-Chinian, le Saint-Saturnin, le Saint-Georges ou encore le Saint-Christol « montent à Paris » et se font connaître dans les meilleurs restaurants.

 

Depuis, l’Institut national des appellations d’origine (INAO) a reconnu que le vignoble languedocien méritait des Appellations d’origine contrôlée (AOC), même si notre région n’en compte quantitativement que quelques pourcents par rapport aux centaines décernées au niveau national.

 

Cette complexité de dénomination des grands vins est de moins en moins lisible pour le consommateur, dont la « culture vin » décline et qui est soumis à une offre plus simple de la part de nouveaux pays producteurs, dits du "Nouveau monde" (Californie, Chili, Argentine, Australie, Afrique du Sud, etc.).

 

Ce souci de simplification est en fait une démarche de hiérarchisation des vins, en partant d’AOC génériques jusqu’à des AOC prestigieuses.

 

Dans notre région, il existait, dans les années 2000, plusieurs AOC viticoles : Fitou, Corbières, Minervois, Côtes du Roussillon, Limoux et Coteaux du Languedoc (née en 1985).

 

Cette dernière couvrait notamment l’Hérault où les vignobles de qualité sont dispersés.

 

Il existe alors, au sein de l’AOC Coteaux du Languedoc, 3 crus (Saint-Chinian, Faugères, tous 2 classés AOC en 1982) et Clairette du Languedoc, plus une quinzaine de terroirs.

 

Par décret du 30 avril 2007, l’AOC des Coteaux du Languedoc a été remplacée par l’AOC Languedoc.

 

Cette nouvelle AOC se veut fédérative et recouvre donc toutes les appellations du Languedoc et du Roussillon.

 

L’AOC Coteaux du Languedoc constituait un potentiel de production de 400.000 hl tandis que l’AOC Languedoc regroupe 600 à 800.000 hl (soit l'équivalent de 100 millions de bouteilles).

 

En atteignant cette masse critique, il est maintenant possible d’avoir une stratégie de classification proche de celle du Bordeaux.

 

Pour reconnaître les terroirs les plus en avance qualitativement parlant, certains terroirs font l’objet de décrets spécifiques : Banyuls, Cabardès, Clairette du Languedoc, Corbières et Corbières-Boutenac, Costières de Nîmes, Côtes du Roussillon, Côtes du Roussillon Les Aspres, Côtes du Roussillon Villages (avec accolé le nom d’une des 4 communes concernées), Faugères, Fitou, Grand Roussillon, Limoux et Blanquette de Limoux, Malepère, Maury, Minervois et Minervois-La Livinière, Frontignan Vin doux naturel, Muscat de Lunel, Muscat de Mireval, Muscat de Rivesaltes, Muscat de Saint-Jean de Minervois, Saint-Chinian, Saint-Chinian-Berlou, Saint-Chinian-Roquebrun, Tavel.

 

Dans les terroirs où il est possible de produire des Vins doux naturels (VDN), comme le Muscat, il est aussi possible d'avoir l'appellation "Vin de liqueur" : les VDN sont issus de la fermentation du moût de raisin, comme un vin classique, mais stoppée par ajout d'alcool vinique tandis que les Vins de liqueur (c'est aussi le cas du Ratafia ou encore du Pinot des Charentes), aussi appelés "mistelles", sont issus du moût de raisin non fermenté additionné d'alcool vinique (cet alcool étant le "fruit" dans les deux cas d'une distillation de vins, de marc, etc.).

 

La hiérarchisation des vins AOC en Languedoc-Roussillon est ainsi en marche, avec une pyramide à 3 étages :

-         appellation régionale (Appellation « Languedoc »),

-         appellations sous-régionales correspondant à des zones climatiques ou régions pédoclimatiques (Appellation « Languedoc Grés de Montpellier » et Appellation « Languedoc Pic Saint-Loup » ou Appellation « Languedoc Terres de Sommières », par exemple),

-         appellations communales, ou « appellation village », c’est-à-dire le « sommet de la pyramide » correspondant à des noms de terroirs dans les appellations sous-régionales (Appellation « Languedoc Saint-Georges d’Orques », par exemple, et idem avec La Méjanelle, Saint-Drézéry, Saint-Christol et Vérargues).

 

Les Grés de Montpellier englobent 48 communes à l’Est et à l’Ouest de Montpellier.

 

Le terroir des Grés de Montpellier correspond à une zone climatique sous influence maritime.

 

Nuits fraîches et journées chaudes sont les caractéristiques de ce terroir.

 

Le terroir du Pic Saint-Loup s’étend, quant à lui, sur les communes de Cazevielle, Claret, Corconne, Fontanès, Lauret, Les Matelles, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Gély du Fesc, Saint-Jean de Cuculles, Saint-Mathieu de Tréviers, Sauteyrargues, le Triadou et Valflaunès.

 

Le terroir du Pic Saint-Loup est essentiellement argilo-calcaire avec une pluviométrie relativement élevée pour le Languedoc ce qui permet une modération du stress hydrique.

 

En ce qui concerne les appellations village, le décret de l’Appellation Languedoc offre la possibilité de mentionner une des dénominations géographiques suivantes :

- « La Méjanelle » : communes de Castelnau le Lez, Montpellier, Mauguio, Saint-Aunès,

- « Saint-Christol » : commune de Saint-Christol,

- « Saint-Georges d’Orques » : commune de Saint-Georges d’Orques, Murviel-les-Montpellier, Juvignac, Lavérune et Pignan,

- « Saint-Drézéry » : commune de Saint-Drézéry,

- « Vérargues : communes de Beaulieu, Boisseron, Lunel, Lunel Viel, Restinclières, Saint-Géniès des Mourgues, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues,

- et dans le reste de l’Aude (partie autour de Narbonne) et de l’Hérault : Cabrières, Montpeyroux, Picpoul de Pinet, Quatourze, Saint-Saturnin.

 

En revanche, il n’existe pas pour l’instant d’appellation village pour le Pic Saint-Loup.

 

Cette demande de reconnaissance est en cours : ce n'est qu'après passage du Pic Saint-Loup d'appellation sous-régionale à appellation village que l'extension de son aire de production, objet à ce jour de polémiques, pourra être envisagée.

 

Au niveau des Vins de pays (VDP), il existe toujours autour de Montpellier :

-         les Vins de Pays d’Oc (vins de pays régionaux),

-         les Vins de Pays de l’Hérault (et autres vins de pays de département – Aude, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales),

-         les Vins de Pays des Collines de la Moure, les Vins de Pays des Coteaux du Bérange, les Vins de Pays des Coteaux de la Bénovie, les Vins de Pays des Sables du Golfe du Lion (30), les Vins de Pays du Val de Monferrand (vins de pays de zone / une cinquantaine au total sur LR).

 

On retrouve, dans les VDP, des vins issus de cépages non autorisés par l’AOC (Cabernet, Merlot, etc.), issus de zones hors AOC ou de vins non agréés en AOC car non représentatifs de leur appellation.

 

Depuis la récente réforme européenne de 2009, ont été créées :

- l'Appellation d’origine protégée (AOP) qui correspond à l'ancienne AOC,

- l'Indication géographique protégée (IGP) qui correspond aux Vins de pays.

 

Pour être complet - et ils existent autour de Montpellier - certains vins ne bénéficient pas d'indication géographique : ce sont les anciens Vins de table. Ces derniers pourront dorénavant afficher un millésime et un cépage, ce qui leur était interdit précédemment. Ils peuvent être produits sans limitation de rendement. Certains producteurs mettent en marché des Vins de table de grande qualité.

 

La richesse des vins est donc grande autour de Montpellier qui a maintenant supplanté Béziers comme « Capitale du plus grand vignoble du Monde ».

 

Deux manifestations emblématiques sont la reconnaissance de cette nouvelle centralité :

-         la Fête des Vignes, organisée par la Communauté d’agglomération de Montpellier, qui attire avant les fêtes de Noël plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, en offrant la possibilité de déguster des vins et de participer à des animations ou des conférences autour du thème de la viticulture,

-         les Estivales de Montpellier, organisées par la Ville de Montpellier, qui attirent tout l’été 15 à 18.000 personnes chaque jour sur l’Esplanade Charles de Gaulle, en donnant l’occasion de boire un verre entre amis ou de découvrir les produits du terroir.

30/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol (suite)

La porte d’entrée touristique du Pays de Lunel

Le pôle oeno touristique de Saint-Christol est un parc d’attraction intelligent en phase avec la culture locale.

Cette opération de prestige a un objectif : devenir l’emblème d’un territoire.

Le complexe est idéalement positionné à 2 km de l’échangeur autoroutier.

Ses visiteurs seront guidés vers des circuits locaux de découverte synonymes de séjour prolongé.

50.000 touristes sont espérés par an, à terme, chiffre à comparer aux 20.000 du site d’Ambrussum et aux 30.000 d’Accrobranche.

Un projet relancé

Ce projet oeno touristique, décidé par la Communauté de communes du Pays de Lunel, a franchi une étape, avec le choix au premier semestre 2009 de l’équipe des maîtres d’œuvre.

Il devra notamment compter avec la concurrence de Terra Vinea à Portel des Corbières dans l’Aude et de Vinipolis à Florensac dans l’Hérault.

Le pôle de Saint-Christol doit occuper une parcelle de 3 hectares sur le site de « La glacière », entre vignes et village ancien, avec lequel il sera relié par des cheminements doux. 1.100 m² de bâti sont prévus.

Le site prendra la forme d’un amphithéâtre tourné vers le Sud. Au point haut, au Nord, une Esplanade sera occupée par les bâtiments. Elle dominera un parc viticole dit jardin ampélographique (représentatif des différentes variétés de vigne) ainsi qu’au point bas une prairie.

Du « terroir » au « développement durable »

Le projet, initialement très « terroir », a évolué en intégrant une plus-value environnementale et climatique forte : puits provençal pour tempérer l’air, chai de vieillissement semi-enterré avec des murs en pierre très épais, ventilation naturelle.

Les énergies renouvelables sont mobilisées : chaufferie-bois, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, petite éolienne.

Globalement, l’autonomie énergétique du complexe est atteinte.

En outre, les eaux de pluie sont récupérées, les eaux usées traitées par lagunage et les matériaux naturels utilisés pour la construction : bois, pierre locale et terre crue.

Une ambiance méditerranéenne est recherchée, les lieux intérieurs et extérieurs sont mêlés, les façades ombragées l’été et ensoleillées l’hiver.

Un pôle à attractions multiples

Les équipements sont en rapport avec les ambitions du projet : faire connaître l’histoire de la vigne, comme du vin, et faire déguster le vin.

Il s’agit donc notamment d’initier à l’œnologie (l’art de fabriquer le vin), de faire découvrir des saveurs, couleurs et odeurs, de former à l’association des mets culinaires et des vins.

Les bâtiments comprennent un patio ombragé pour le repos, un atelier du vin avec son caveau de dégustation/vente, un chai de stockage, un bar à vin, un restaurant, un village d’hôtes pour l’hébergement, une halle camarguaises pour un accueil polyvalent, une salle de conférence, un musée ampélographique et une vigne pédagogique.

Tous ces équipements permettent d’organiser sur place ou dans le terroir avoisinant, des ateliers de dégustation, des stages d’oenologie, des visites d’exploitations agricoles, des repas, des balades vigneronnes, des circuits de plusieurs jours combinant des activités liées au vin et des activités touristiques ou de loisirs.

Un partenariat public-privé à finaliser

Comme pour les autres projets territoriaux de ce typel (on peut prendre l’exemple voisin du Chemin des Verriers), la difficulté est de rentabiliser le fonctionnement de l’équipement dans un délai pas trop long.

En ce qui concerne les investissements, la Communauté de communes du Pays de Lunel peut compter sur 800.000 € de l’Etat et de l’Europe au titre des pôles d’excellence rurale, sur son partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault et sur ses fonds propres.

Le choix du ou des gestionnaires (du musée, de la boutique et du restaurant notamment), privés ou issus de l’économie mixte, conditionnera la pérennité de cette grande aventure pour le Pays de Lunel.

28/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol

Dès 2004, la Communauté de communes du Pays de Lunel et la Commune de Saint-Christol ont travaillé « à l’émergence d’un pôle œnologique et oeno touristique, vitrine du territoire ».

Ce projet était initialement très « terroir » s’adressant « aux amoureux de la bonne table, aux passionnés des vieilles pierres ».

Il s’agissait de valoriser le potentiel viticole local qui est protégé par deux AOC (Appellation d’origine contrôlée), en l’occurrence Coteaux du Languedoc et Muscat de Lunel.

L’oeno tourisme était appréhendé comme « une nouvelle manière de conjuguer développement touristique et production viticole locale ».

Depuis, le projet de pôle a perdu son volet stricto sensu œnologique car les centres de recherches, de développement ou techniques, dans ce domaine, sont déjà fermement ancrés à Montpellier, Nîmes ou encore Narbonne.

La vocation du pôle oeno touristique de Saint-Christol est d’attirer la fréquentation touristique issue du bassin Gard/Hérault, voire plus éloignée (Clermont-Ferrand, Barcelone, Lyon ou encore Marseille étant à moins de 3 ou 4 heures de temps).

Une fois cette clientèle touristique captée, l’idée est qu’elle profite des richesses du Pays de Lunel et contribue donc localement à créer des emplois.

Ces richesses sont, au-delà du vin (17 caveaux à visiter dans le Pays de Lunel) : les autres produits agricoles, le patrimoine (Oppidum d’Ambrussum, village viticole de Saussines, églises romanes, fondations templières et hospitalières, châteaux, villages fortifiés), les activités de pleine nature (randonnée pédestre, VTT, « Accrobranche »), les traditions camarguaises (course libre par exemple).

L’intention de 2004 a fait l’objet d’une réflexion approfondie et le nouveau projet a été labellisé en décembre 2006 comme « Pôle d’excellence rurale ».

L’Etat en a sélectionné 379 en France, sur appel à projet.

Cette politique de pôles d’excellence rurale, lancée en décembre 2005 avait pour « objectif de soutenir 300 initiatives locales porteuses de projets créateurs d’emplois, innovants, ambitieux, bâtis autour de partenariats publics-privés ».

Dans l’Hérault, la labellisation a porté sur 5 pôles : « Forêt Occitane pour le Renouveau d’un Eco-développement durable Structurant du Territoire, dit FOREST, autour de la Salvetat sur Agout », « Couleurs de pierre » avec le Syndicat Mixte du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, « Avène, eau, Nature et Santé », « Développement d’un pôle de performance patrimonial dans les gorges de l’Hérault à Saint-Guilhem le Désert et le « Pôle d’oeno tourisme en pays de Lunel : tourisme d’excellence au travers du vin et de l’histoire»).

Pour plus de détails sur les pôles d’excellence rurale héraultais : site de la Délégation Interministérielle d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (DIACT).

Après un sommeil de 2 ans, le projet de la Communauté de communes de Lunel vient d’être accéléré avec le lancement d’un concours d’architecture fin 2008.

Les 3 propositions retenues ont été analysées et ont abouti, au premier semestre 2009, à la sélection d’une équipe pluridisciplinaire alliant architectes, paysagistes, scénographes et bureaux d’études techniques.

C’est l’esquisse de Philippe Madec & Co qui a été retenue.

Ce dernier a été maître d’œuvre de plusieurs grandes réalisations : « Les nouveaux mondes de Sindibad » à Casablanca (Maroc), « L’écoquartier des Mesniles » à Verson (Calvados) ou encore le « Musée archéologique du Château de Mayenne » dans la commune et le département éponymes.

Suite dans la note du 30 août 2009.