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27/03/2010

La Tarente sort de son hibernation

La Tarente commune (Tarentola mauritanica) a colonisé les côtes méditerranéennes et s’étend notamment autour de Montpellier.

 

Elle se serait introduite en Méditerranée du Nord par les ports.

 

La Tarente commune est un gecko partiellement nocturne.

 

La pupille de son œil est donc verticale, contrairement aux lézards diurnes qui possèdent une pupille ronde.

 

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 Une pupille verticale caractéristique

 

Une écaille transparente protège son œil qui n’a pas de paupière mobile.

 

C’est un animal paisible, très élégant, avec de belles écailles.

  

Les geckos sont capables de grimper sur les surfaces verticales grâce à des coussinets adhérents disposés sous leurs cinq doigts.

 

Ces coussinets sont faits d’une multitude de poils très fins (appelés setae), ramifiés à leur extrémité, donnant une adhérence hors pair (que les scientifiques essaient de reproduire au travers de matériaux synthétiques, mais sans réel succès, vu le peu de longévité des produits obtenus).

 

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Un gecko en plein jour, sur un mur crépi, au Nord de Montpellier

 

Insectivore, la Tarente commune se repère sur les murs extérieurs la nuit : elle chasse où se concentrent les insectes volants, notamment dans le halo des éclairages publics ou domestiques.

 

Ce lézard atteint 14 à 16 cm à la taille adulte.

 

Il est ovivipare en zone tempérée, car les oeufs doivent être sous la protection de la température de son corps.

 

Le jeune gecko a une croissance très rapide et atteint sa taille adulte en un an.

 

Les tarentes communes sont des squamates, c’est-à-dire qu’elles muent à intervalle régulier.

 

La première mue intervient un mois après la naissance.

 

Ce gecko est très territorial : il est fidèle à la maison qui lui sert d’abri.

 

C’est un animal très discret qui se protège quelquefois près des compteurs électriques extérieurs où les pertes par effet Joule le protégent du froid hivernal.

 

Dès le printemps, l’hivernation sitôt finie, la Tarente commune, retrouve ses lieux d’affût où elle attend le passage des insectes.

 

C’est à cette saison qu’elle est le plus facilement observable, de jour, sur les murs des constructions.

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 Une tarente commune, au sol, avec ses cinq doigts à coussinets adhérents

 

Elle donne l’impression d’étendre son territoire à l’occasion du printemps mais peut-être est-ce sa discrétion qui empêche de la remarquer le reste du temps.

 

On peut notamment la retrouver au printemps à l’intérieur des bâtiments non habités où elle a souvent trouvé refuge l’hiver.

Elle est concurrente du Lézard des murailles (ou Lézard gris – Podarcis muralis).

 

La Tarente commune est localisée dans les zones littorales et s’est étendue de proche en proche jusqu’au Nord de Montpellier.

 

Les vieilles maisons et leurs « écailles » d’enduit à la chaux ayant tendance à se désolidariser du mur lui-même sont les plus accueillantes pour ces geckos car elles offrent des abris multiples.

 

Si la Tarente commune est en Languedoc-Roussillon, le compagnon de l’homme, dans les villages, en Provence, ce gecko colonise aussi les milieux naturels.

 

C’est un animal très utile à l’homme, à protéger.