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30/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol (suite)

La porte d’entrée touristique du Pays de Lunel

Le pôle oeno touristique de Saint-Christol est un parc d’attraction intelligent en phase avec la culture locale.

Cette opération de prestige a un objectif : devenir l’emblème d’un territoire.

Le complexe est idéalement positionné à 2 km de l’échangeur autoroutier.

Ses visiteurs seront guidés vers des circuits locaux de découverte synonymes de séjour prolongé.

50.000 touristes sont espérés par an, à terme, chiffre à comparer aux 20.000 du site d’Ambrussum et aux 30.000 d’Accrobranche.

Un projet relancé

Ce projet oeno touristique, décidé par la Communauté de communes du Pays de Lunel, a franchi une étape, avec le choix au premier semestre 2009 de l’équipe des maîtres d’œuvre.

Il devra notamment compter avec la concurrence de Terra Vinea à Portel des Corbières dans l’Aude et de Vinipolis à Florensac dans l’Hérault.

Le pôle de Saint-Christol doit occuper une parcelle de 3 hectares sur le site de « La glacière », entre vignes et village ancien, avec lequel il sera relié par des cheminements doux. 1.100 m² de bâti sont prévus.

Le site prendra la forme d’un amphithéâtre tourné vers le Sud. Au point haut, au Nord, une Esplanade sera occupée par les bâtiments. Elle dominera un parc viticole dit jardin ampélographique (représentatif des différentes variétés de vigne) ainsi qu’au point bas une prairie.

Du « terroir » au « développement durable »

Le projet, initialement très « terroir », a évolué en intégrant une plus-value environnementale et climatique forte : puits provençal pour tempérer l’air, chai de vieillissement semi-enterré avec des murs en pierre très épais, ventilation naturelle.

Les énergies renouvelables sont mobilisées : chaufferie-bois, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, petite éolienne.

Globalement, l’autonomie énergétique du complexe est atteinte.

En outre, les eaux de pluie sont récupérées, les eaux usées traitées par lagunage et les matériaux naturels utilisés pour la construction : bois, pierre locale et terre crue.

Une ambiance méditerranéenne est recherchée, les lieux intérieurs et extérieurs sont mêlés, les façades ombragées l’été et ensoleillées l’hiver.

Un pôle à attractions multiples

Les équipements sont en rapport avec les ambitions du projet : faire connaître l’histoire de la vigne, comme du vin, et faire déguster le vin.

Il s’agit donc notamment d’initier à l’œnologie (l’art de fabriquer le vin), de faire découvrir des saveurs, couleurs et odeurs, de former à l’association des mets culinaires et des vins.

Les bâtiments comprennent un patio ombragé pour le repos, un atelier du vin avec son caveau de dégustation/vente, un chai de stockage, un bar à vin, un restaurant, un village d’hôtes pour l’hébergement, une halle camarguaises pour un accueil polyvalent, une salle de conférence, un musée ampélographique et une vigne pédagogique.

Tous ces équipements permettent d’organiser sur place ou dans le terroir avoisinant, des ateliers de dégustation, des stages d’oenologie, des visites d’exploitations agricoles, des repas, des balades vigneronnes, des circuits de plusieurs jours combinant des activités liées au vin et des activités touristiques ou de loisirs.

Un partenariat public-privé à finaliser

Comme pour les autres projets territoriaux de ce typel (on peut prendre l’exemple voisin du Chemin des Verriers), la difficulté est de rentabiliser le fonctionnement de l’équipement dans un délai pas trop long.

En ce qui concerne les investissements, la Communauté de communes du Pays de Lunel peut compter sur 800.000 € de l’Etat et de l’Europe au titre des pôles d’excellence rurale, sur son partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault et sur ses fonds propres.

Le choix du ou des gestionnaires (du musée, de la boutique et du restaurant notamment), privés ou issus de l’économie mixte, conditionnera la pérennité de cette grande aventure pour le Pays de Lunel.

13/07/2009

Prix du foncier agricole dans l’Hérault

On s’interroge souvent sur les prix du foncier agricole dans l’Hérault.

Bien entendu, il s’agit toujours de cas particuliers et le prix est souvent d’autant plus élevé que le bien est petit ou que l’urgence pour le demandeur d’accéder au foncier est grande.

L’Observatoire Foncier de l’Hérault qui relève du Conseil général de l’Hérault reçoit les demandes d’intention d’aliéner (dites DIA) de la part des notaires, préalablement à toute mutation à titre onéreux.

En effet, le Département de l’Hérault a institué à son profit un droit de préemption : le droit de préemption sur les espaces naturels et sensibles. Ce droit concerne les zones NC (dites agricoles) et ND (dites naturelles) des plans d’occupation des sols (POS). Dans les plans locaux d’urbanisme qui succèdent progressivement aux POS, ces zones sont appelées respectivement A et N.

Le Département de l’Hérault peut donc, s’il le souhaite, acquérir des biens fonciers, éventuellement après avoir demandé au juge la baisse d’un prix manifestement surévalué, en vue de leur acquisition par la Collectivité et de leur protection. Ces biens entrent dans le Domaine public du Département : à ce titre, ils deviennent inaliénables, insaisissables et imprescriptibles.

L’Observatoire foncier qui dépend du Département de l’Hérault a constaté en 2006, sur 5.263 DIA notifiées portant sur 8.909 hectares, les prix de transaction au mètre-carré dipsonible dans le fichier ci-joint : TableauPrixFoncierHérault2006.doc

Les chiffres donnés par l’Observatoire foncier permettent les analyses suivantes, sur le plan quantitatif :
- entre la moyenne décennale précédente et l’année 2006, le nombre de transactions diminue de 20%,
- entre la moyenne décennale précédente et l’année 2006, les superficies échangées diminuent de 15 %,
- la part des superficies échangées concernant les agriculteurs ou assimilés, déjà faible, baisse d’environ 25 % à environ 15 %,
- le passage à l’urbanisation a augmenté de 4 % à 5 % des superficies échangées, ce qui représente environ 500 ha en 2006,
- les vignes qui représentaient 1/4 des superficies vendues ne représentent plus que 1/8 en 2006 (la crise viticole et l’arrachage sont « passés » par là),
- la « part de marché » perdue par les vignes se retrouve sur les prés et les terres,
- les transactions sur les vergers, les oliveraies et les jardins ne dépassent pas 50 ha par an,
- enfin, les terrains classés dans la catégorie « Bâti accessoire », représentent 30 % des surfaces, ce qui est conséquent.
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Sur le plan financier, entre la moyenne décennale 1996-2005 et 2006, l’augmentation des prix :
- est réelle mais faiblement supérieure à l’inflation pour les postes « Bâti essentiel », « Lotissement », « Morcellement agricole » qui concernent tous les trois l’urbanisation, « Prés et terres » ainsi que « Vignes » qui traduisent une demande plus faible de la part des agriculteurs,
- est, en revanche, très forte pour les postes « Terrains à bâtir » (résidentialisation d’espaces précédemment agricoles ou naturels), « Bâti accessoire » et « Vergers-Oliviers-Jardins ».

Globalement donc, 2/3 du foncier rural dans l’Hérault a vu son prix faiblement croître tandis que le tiers restant a connu une forte hausse annuelle, en moyenne de 5 % en euros courants et de 3 % en euros constants, c’est-à-dire hors inflation.

Les données issues de l’Observatoire foncier sont très instructives car elles permettent de donner un minimum d’éclairage sur le marché du foncier agricole qui est peu liquide et, c’est le moins que l’on puisse dire, peu transparent.

Concernant l’année 2008, la SAFER Languedoc-Roussillon constate sur notre région une baisse du prix moyen du terrain agricole à 0,64 €/m² (soit – 4,0 % sur 2007) et au niveau français une forte hausse à 0,52 €/m² (soit + 5,6 % sur 2007).

En France, le prix d’achat de terres par des non-agriculteurs, c’est-à-dire à destination résidentielle, a fortement chuté ces dernières années.

En revanche, c’est la forte augmentation des prix des terrains à destination agricole qui a fait progresser le prix moyen national.

La réalité du marché du foncier agricole est donc la suivante :
- les primes à l’hectare de la Politique agricole commune (PAC), à hauteur de 10 milliards d’euros par an en France, poussent les agriculteurs à l’agrandissement de leurs exploitations (ces gros exploitants empêchent notamment les installations des jeunes), sauf dans les régions comme la nôtre concernées par des spéculations exclues de la PAC comme le maraîchage, les vergers, la vigne ou touchées par une crise sectorielle (viticulture chez nous),
- cet agrandissement alimente la spéculation foncière et une faim de terre de la part des petits paysans,
- l’urbanisation et les grandes infrastructures de transport consomment certes des terrains agricoles (d’autant plus que la croissance démographique est forte comme c’est le cas en Languedoc-Rousssillon) mais avec la volonté des acquéreurs de payer un juste prix (la crise vécue depuis 2008 va accélérer cette exigence).

05/07/2009

Le Festival de la Tomate à Clapiers

Le 3ème Festival de la Tomate est programmé dimanche 6 septembre 2009, dans le très ombragé et magnifique Parc municipal de Clapiers, de 9 h à 17 h.

Cette manifestation s’inscrit dans le cycle des événements visant à fêter l’agriculture méditerranéenne autour de Montpellier avec la Fête de l’Olive à Pignan en octobre, la Fête des Vignes en novembre/décembre sur la place de la Comédie et la Fête de la Truffe en janvier/février à Saint-Géniès des Mourgues.

C’est l’occasion d’une rencontre conviviale entre producteurs locaux, habitants des quartiers de la grande métropole et habitants des villages autour de Montpellier.

Organisé en partenariat avec la commune de Clapiers, la Communauté d’agglomération de Montpellier, l’Association des marchés paysans de l’Hérault et l’Association Terres Vivantes, le Festival de la Tomate est l’occasion de découvrir, de déguster mais aussi d’acheter des produits paysans régionaux de grande qualité.

Il s’agit de promouvoir des paysans dans une démarche d’agriculture durable, installés sur de petites exploitations, privilégiant les circuits courts de distribution et la vente directe : marchés de plein-vent, commercialisation sur Internet, boutiques de producteurs, vente de paniers, associations de maintien de l’agriculture paysanne dites AMAP.

Ces nouvelles pratiques permettent de garantir une meilleure traçabilité des produits agricoles ou alimentaires et d’offrir des moments de rencontres et d’échanges avec le consommateur.

Plusieurs producteurs régionaux de l’Hérault et du Gard présenteront et vendront leurs productions : tomates (plus de 250 variétés) mais aussi légumes variés, produits agro-alimentaires du terroir (conserves, jus de fruits, préparations culinaires, …), fruits « oubliés » comme certaines variétés de raisin de table, semences variées. Nombre d’entre eux proposent des produits Bio, cultivés sans pesticides.

Pour que cette manifestation soit une fête, plusieurs animations seront proposées :
- dégustations de variétés de tomates anciennes,
- musique et sketches humoristiques par le groupe « Tub’Hercule Poireau »,
- exposition de Terres Vivantes sur l’agriculture peuplante et le développement rural,
- exposition et éducation au bien manger par le CIVAM Racines,
et pour les enfants :
- pêche à la truite,
- atelier de maquillage et de déguisement sur le thème de la tomate,
- éducation au goût et à une alimentation saine,
- contes par Birgit Pape-Thoma, auteure de la bande dessinée « Ti Jojo aux pays des tomates multicolores ».

Un repas convivial, tiré du sac ou acheté sur place, est organisé après l’inauguration officielle prévue à 11 heures.

Le Festival de la Tomate : le rendez-vous de la rentrée qui rapproche le monde rural et le monde urbain.

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Stand du CIVAM Bio


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Dégustation de variétés de tomates anciennes


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Stand du Tomatologue Eric Pédebas
installé à Maurin (Lattes)


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Stand de l'association Touselle