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12/10/2011

Vérargues : 8ième édition des Vendanges à l’ancienne

Samedi 24 septembre 2011, Vérargues accueillait un concert jazzy, avec le jeune quatuor « Impérial Orphéon ».

Cette manifestation  s’est inscrite dans le cadre de la 8ième édition des « Vendanges à l’ancienne ».

La cave coopérative des Coteaux de Saint-Christol et les caves particulières des alentours sont venues faire déguster leurs crus.

L’association « Jazz à Junas », organisatrice au mois de juillet du fameux festival de jazz du même nom, assurait la programmation et la restauration (pizzas et pissaladières).

Son Président, Stéphane Pessina-Dassonville, s’est chargé des présentations.

Le Maire de Vérargues, Louis Adell, a souligné qu’il s’agissait du premier concert de jazz dans sa commune, spectacle permis par la nouvelle salle, dotée d’une excellente acoustique et offrant un grand confort au public.

Le groupe « Impérial Orphéon », sur un style jazz mêlé de soul et de funk, a joué un répertoire italien, bulgare et brésilien.

Bref, une musique créative faite pour des mélomanes aimant se laisser surprendre.

Ce quatuor aime fusionner de multiples influences et déploie beaucoup d’énergie comme de souffle.

La musique de « Imperial Orphéon », vivante, originale et exigeante, est très entraînante même si elle n’est pas forcément  facile d’accès.

Les quatre musiciens maîtrisent plusieurs instruments, notamment toute la famille des saxophones :

-         Rémy Poulakys : accordéon, chant, scat,

-         Gérald Chevillon : saxophone basse, ténor, soprano, graille,

-         Damien Sabatier : saxophone baryton, alto, sopranino, flûtes,

-         Antonin Leymarie : batterie, percussions, klaxons, chant.

L’Office de Tourisme du Pays de Lunel est à l’origine de l’opération maintenant très connue « Vendanges à l’ancienne ».

Cette dernière concerne en fait plusieurs villages du Haut-Lunellois, encore si viticole.

Le dimanche 25 septembre 2011, les participants ont pu cueillir les grappes de raisins à l’ancienne, à la serpette ou au sécateur.

La récolte a été transportée par les ânes bâtés de Saint-Christol dans des charrettes entoilées.

Les vendangeurs ont pu déguster les vins des domaines viticoles invitant et un petit-déjeuner dans les vignes.

Enfin, le chef traiteur « A Table » de Lunel a servi au Domaine de Theyron, à Boisseron, ses spécialités à l’occasion du déjeuner.

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Crédit photographique : Michel Chastaing

08/08/2011

Fête nationale et vins à Saint-Drézéry

Saint-Drézéry s’est offert un 14 juillet 2011 atypique en organisant un "4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", réservée aux vignerons locaux.

6 caves particulières étaient représentées :

- Domaine Ellul-Ferrières (Nord de Castries, à Fontmagne),

- Mas de Carrat (Saint-Drézéry),

- Domaine Saint-Jean l’Arbousier (Castries),

- Château Montel (Teyran),

- Château Puech-Haut (Saint-Drézéry),

- Mas d’Arçaÿ (Saint-Drézéry).

Le Cave coopérative des Celliers du Val des Pins (vignerons de Montaud, Sussargues et Saint-Bauzille de Montmel) tenait aussi un stand de dégustation.

Le cadre de l’événement est magnifique puisqu’il s’agit du Parc du Château de Saint-Drézéry, havre de paix au milieu de l’urbanisation, à un jet de pierre du veux village.

Le lieu est évidemment symbolique un jour de 14 juillet puisque ce parc est celui du château acheté après la Révolution française par Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Montpelliérain, un des principaux artisans de la Grande histoire de 1789 jusqu’à Napoléon Bonaparte.

Certes la paysannerie, souvent restée réfractaire aux idées progressistes de 1789, du fait du poids de l’Aristocratie et surtout du Clergé, n’a pas tout de suite goûté la liberté de l’agriculture, du commerce et de l’industrie : elle a su toutefois ensuite s’en emparer en opérant plusieurs révolutions.

Révolution agronomique (introduction des amendements), révolution prophylactique (« victoire » sur le phylloxéra avec l’obligation corollaire des traitements phytosanitaires sur les nouvelles vignes) au XIXème siècle, révolution vinicole (perfectionnement de l’œnologie) au début du XXème siècle, nouvelle révolution agronomique (mécanisation) dans les années 50 et enfin révolution qualitative (à partir des années 80).

La dernière révolution en date est celle commerciale avec l’introduction de l’outre à vin (bag-in-box), des mises en bouteilles de plus en plus massives, la conquête de marchés à l’exportation et l’irruption sur le Net avec la généralisation des vitrines informatives, virtuelles et universelles, que sont les sites Web.

Sur le plan de la reconnaissance qualitative, l’appellation VDQS (Vins délimités de qualité supérieure) est accordée dès 1951.

Le terroir concerné est intégré dans le périmètre de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) Coteaux du Languedoc (devenue assez récemment Languedoc).

La hiérarchisation à l’intérieur de cette classification française a permis la création de la sous-appellation Pic Saint-Loup, plus élitiste.

Et dans la même logique des crus et grands crus de la Bourgogne et du Bordelais, Saint-Drézéry espère la reconnaissance en cru communal ce qui donnerait la hiérarchisation AOC Languedoc / Pic Saint-Loup / Saint-Drézéry avec la possibilité d’utiliser une, deux ou trois de ces appellations.

Cette reconnaissance existe déjà en d’autres terroirs de notre région : citons l’exemple de l’AOC Languedoc / Minervois / La Livinière.

C’est évidemment le reconnaissance de l’excellence qualitative.

Parallèlement, les vins de Saint-Drézéry peuvent d’ores et déjà se prévaloir de l’appellation européenne : AOP Saint-Drézéry, c’est-à-dire Appellation d’origine protégée.

La viticulture dans les secteurs de Saint-Drézéry est donc bien vivante.

La présence de jeunes en passe de reprendre la succession sur les exploitations, malheureusement pas si commune en Languedoc-Roussillon, en est notamment le signe.

Plusieurs centaines d’habitants du Nord de Montpellier sont venus déguster ces grands vins – blancs, rosés et rouges – de Saint-Drézéry, Castries, Teyran et Sussargues.

Ce Salon des vins réussi a été ponctué par un concours amical des meilleures cuvées : il ne faut en effet jamais se reposer sur ses lauriers et accepter une saine émulation entre grands professionnels de la viticulture.

"Le 4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", tenu le 14 juillet 2011

http://www.vinsaintdrezery.com - contact@vinsaintdrezery.com

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L'entreé du Parc municipal de Saint-Drézéry et du salon des vins en plein-air

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Un cadre buccolique pour des dégustations de rouges, blancs et rosés

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Quand le dialogue s'installe entre vigneron et consommateurs

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Le Château acheté par Jean-Jacques Cambacérès après la Révolution

à l'autre extrémité du Parc municipal, anciennement du château

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Vue sur le Parc et sur les jeux pour enfants

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Vers midi, l'affluence est à son maximum 

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 Proclamation des résultats du concours, après dégustation à l'aveugle

Crédit photographique : Michel Chastaing

25/10/2010

Vive le vin nouveau !

L’arrivée du vin primeur est fêtée dans de nombreuses caves particulières et caves coopératives ainsi que dans les bars et restaurants.

 

Ce fut le cas vendredi 23 octobre dans les caves coopératives de Vendargues, de Saint-Christol et d’Assas.

 

Le vin primeur peut être en effet commercialisé, en Languedoc-Roussillon, à compter du 3ième jeudi d’octobre.

 

La sortie de ce « vin nouveau » est l’occasion d’événements festifs partout en Languedoc-Roussillon.

 

Le Conseil Général de l’Hérault a d’ailleurs financé, en son temps, l’opération « Primeurs d’automne- Primeurs d’Hérault », en soutenant les Foyers Ruraux (maintenant Mouvement rural) et la Fédération Départementale des Caves Coopératives de l’Hérault (aujourd’hui Vignerons coopérateurs de l’Hérault).

 

A Assas, Yves Euzet, le Président de la cave coopérative des Vignerons du Pic et Bruno Daneluzzi, le Directeur, ont fait déguster aux habitants du secteur :

- un blanc constitué d’un assemblage de Chardonnay, Sauvignon et Muscat (une nouveauté),

- un rouge fait de 80 % de Merlot et de 20 % Syrah.

 

Ces deux nectars, de couleur brillante et aux arômes de fruits, ont accompagné la fougasse, les moules issues d’une brasucade et la saucisse languedocienne.

 

En musique, les participants ont pu sympathiser durant une soirée extrêmement conviviale.

 

Ce rendez-vous est en effet très attendu car il symbolise le début d’un nouveau cycle bucolique que le cours du temps va mener, via la taille et les autres façons culturales, à de nouvelles vendanges.

 

Pour les hommes de cave, il reste encore à finaliser la vinification des vins classiques qu’ils soient blancs, rosés, rouges, tranquilles ou effervescents, secs, doux ou liquoreux.

 

C’est cette profusion de cépages, de terroir, de travailleurs de la terre, de cultures locales qui enchantent ceux qui aiment le vin.

 

Les vins primeurs doivent être consommés sous un an car ce ne sont pas des vins de garde.

 

Ils sont donc dégustés au cours de leur premier millésime : ils sont toutefois quelquefois meilleur durant l’été car leur verdeur s’estompe au bout de quelques mois.

 

La plupart des vins primeurs n’ont pas fait leur fermentation malolactique, celle qui les stabilise et qui succède, plus ou moins rapidement, à la fermentation alcoolique.

 

Avec environ 20.000 hectolitres produits en Languedoc-Roussillon, les vins primeurs ne représentent qu’une part infime des vins languedociens (11,5 millions d’hl en 2010).

 

En outre, leur consommation est fortement en retrait par rapport à une décennie : le Beaujolais lui-même souffrant d’une certaine désaffection avec des volumes commercialisés maintenant inférieurs à 250.000 hl.

 

Il n’en reste pas moins que les vins primeurs sont annonciateurs de la mise en marché des vins classiques.

 

Compte tenu de la faiblesse de la récolte 2010 en Languedoc-Roussillon, le cours des vins devraient enfin repartir à la hausse.

 

Ces tarifs rémunérateurs sont nécessaires pour éviter la disparition des viticulteurs, leur permettre d’investir dans l’outil de production, ralentir l’arrachage des vignes et corrélativement freiner la perte de paysages emblématiques et de patrimoine culturel.

 

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Le caveau des Vignerons du Pic à Assas

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Le logo de la coopérative

 

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Les convives issus des alentours d'Assas se regroupent par affinité

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L'occasion de se retrouver entre amies

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... ou entre amis

23/11/2009

La crise agricole frappe aussi durement le Montpelliérais

La Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault a organisé à Capestang, le lundi 16 novembre 2009, un débat sur la viticulture et l’agriculture en général.

 

Claude Nayral, Secrétaire de la section de Capestang a accueilli les 200 participants, sur une commune traversée par l’emblématique Canal du Midi et restée fortement viticole.

 

Robert Navarro, Premier secrétaire fédéral de la Fédération de l’Hérault, a précisé le cadre de la soirée : alimenter le débat national pour parvenir d’ici juin 2010 à une profonde rénovation du Parti Socialiste.

 

Michel Chastaing, Secrétaire fédéral à l’agriculture et à la ruralité de la Fédération de l’Hérault, a présenté les apports majeurs du Parti socialiste au secteur agricole avec comme résultats remarquables :

-         une forte revalorisation des retraites des exploitations agricoles,

-         le vote de la loi d’orientation agricole de 2000,

-         la mise en place des contrats territoriaux d’exploitation, ensuite supprimés par le Gouvernement Raffarin, pour éviter un prélèvement sur les primes des grands céréaliers.

 

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La rénovation du Parti Socialiste passe aussi par une victoire aux élections régionales de mars 2010

 

 

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a une vision de la France strictement urbaine, contrairement à celle de Jacques Chirac, ancien ministre de l’agriculture, défenseur de la Corrèze, et au-delà, de l’agriculture de montagne.

 

Un symbole fort pour le Midi : c’est la première fois qu’un candidat ne buvant jamais de vin est élu Président de la République française.

 

Au-delà de ce constat sur un désamour croissant entre gouvernement actuel et paysans, Michel Chastaing a souligné l’intensité de la crise agricole, conséquence directe de la crise financière.


Après octroi de 200 M€ d’aides publiques, notamment européennes, en 2007 et 2008, le revenu net d’exploitation agricole (dit RNEA) en Languedoc-Roussillon est passé de 300 M€ en 2007 à 150 M€ en 2008 !

 

La baisse du revenu agricole a été de 60 % entre 2007 et 2008 en Languedoc-Roussillon !

 

Sans les primes, les agriculteurs de notre région auraient dû débourser 50 M€ de leur poche tout en devant vivre 12 mois sans aucun revenu : on comprend que la révolte gronde !

 

90 % des agriculteurs du Midi sont dans l’incapacité de payer le solde annuel de leurs cotisations sociales qui intervient en novembre 2009.

 

Qu’en est-il de l’agriculture autour de Montpellier ?

 

A l’évidence, le mouvement de disparition des exploitations s’y observe comme dans le reste du département et de la région.

 

L’urbanisation consomme de l’espace tout en générant des rentrées financières non négligeables pour les propriétaires terriens, dont certains sont agriculteurs.

 

La mise en place de Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Communauté d’agglomération de Montpellier a le double intérêt :

-         de réserver des secteurs à l’agriculture,

-         d’envoyer un signal fort aux propriétaires sur le risque qu’ils prennent pariant sur une urbanisation future de terres, pour l’instant en zone naturelle.

 

Il est tout de même évident que certains propriétaires anticipent une plus-value sur leur foncier d’où le refus de location aux paysans et l’apparition de nombreuses friches qui viennent miter un paysage dont la qualité est souvent liée à la présence de cultures.

 

Globalement, l’agriculture autour de Montpellier est plutôt moins en difficulté.

 

Les explications sont les suivantes :

-         il s’agit d’une agriculture plus diversifiée avec du maraîchage, des fruits (objet de crises cycliques), des grandes cultures irriguées,

-         la proximité de consommateurs avisés et à fort pouvoir d’achat offre des opportunités de vente en circuit court, avec des prix plus équitables pour les paysans,

-         de grands propriétaires fonciers, fraîchement installés, tiennent leur fortune d’une autre activité économique et ne recherchent pas forcément la rentabilité de leur exploitation, ayant en fait une approche patrimoniale,

-         l’agriculture familiale, la plus exposée à la crise, est moins nombreuse que dans le reste du département et de la région et, point positif, bien organisée en coopératives.

 

Toutefois, l’agriculture entre Sète et Montpellier d’une part, Montpellier et Nîmes d’autre part, régresse en surface et encore plus en nombre d’agriculteurs.

 

L’agriculture autour de Montpellier est donc menacée d’une disparition lente : elle doit donc faire l’objet d’une grande attention à la fois des consommateurs, des citoyens et des pouvoirs publics.

 

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Beaucoup de militants socialistes mais aussi beaucoup de viticulteurs et d'agriculteurs présents

 

Lors de la soirée de Capestang, Thierry Garriguenc, Président de la Cave coopérative de Roquebrun, a notamment parlé de la très faible récolte régionale en 2009 (12 Mhl), du négoce affaibli, de la demande européenne qui baisse, de la nécessité de réorganiser l’outil de production, de réguler les marchés via l’Union européenne et de gérer l’après monoculture de la vigne en maintenant une activité agricole.

 

Serge Azaïs, le second intervenant professionnel, ancien porte-parole de la Confédération paysanne de l’Hérault, a regretté le quasi tarissement de l’installation des jeunes, l’absence d’une interprofession viticole unique sur la région et le retard pris en matière de production Bio.

 

Georges Frêche, Président de la Région Languedoc-Roussillon, venu écouter les échanges, a décrit les grands domaines d’intervention de la Région Languedoc-Roussillon : notamment les actions pour exporter (Sud de France), pour favoriser la diversification (projet Aqua Domitia d’amenée de l’eau du Rhône jusque dans les Pyrénées-Orientales pour permettre la diversification des cultures) et pour développer la consommation du Bio dans les restaurants scolaires des lycées.

 

Le Montpelliérais est aussi touché par la crise, la plus grave depuis 1907 et l’historique « Révolte des Vignerons » qui avait engendré un engagement solennel des maires à soutenir la viticulture : le « Serment d’Assas », intervenu en réalité au Pavillon populaire à Montpellier, sur l’Esplanade.

 

Les aides de la Région Languedoc-Roussillon seront fort utiles aux nombreux viticulteurs, arboriculteurs, céréaliculteurs, maraîchers qui veulent continuer à vivre de leur travail autour de Montpellier.

30/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol (suite)

La porte d’entrée touristique du Pays de Lunel

Le pôle oeno touristique de Saint-Christol est un parc d’attraction intelligent en phase avec la culture locale.

Cette opération de prestige a un objectif : devenir l’emblème d’un territoire.

Le complexe est idéalement positionné à 2 km de l’échangeur autoroutier.

Ses visiteurs seront guidés vers des circuits locaux de découverte synonymes de séjour prolongé.

50.000 touristes sont espérés par an, à terme, chiffre à comparer aux 20.000 du site d’Ambrussum et aux 30.000 d’Accrobranche.

Un projet relancé

Ce projet oeno touristique, décidé par la Communauté de communes du Pays de Lunel, a franchi une étape, avec le choix au premier semestre 2009 de l’équipe des maîtres d’œuvre.

Il devra notamment compter avec la concurrence de Terra Vinea à Portel des Corbières dans l’Aude et de Vinipolis à Florensac dans l’Hérault.

Le pôle de Saint-Christol doit occuper une parcelle de 3 hectares sur le site de « La glacière », entre vignes et village ancien, avec lequel il sera relié par des cheminements doux. 1.100 m² de bâti sont prévus.

Le site prendra la forme d’un amphithéâtre tourné vers le Sud. Au point haut, au Nord, une Esplanade sera occupée par les bâtiments. Elle dominera un parc viticole dit jardin ampélographique (représentatif des différentes variétés de vigne) ainsi qu’au point bas une prairie.

Du « terroir » au « développement durable »

Le projet, initialement très « terroir », a évolué en intégrant une plus-value environnementale et climatique forte : puits provençal pour tempérer l’air, chai de vieillissement semi-enterré avec des murs en pierre très épais, ventilation naturelle.

Les énergies renouvelables sont mobilisées : chaufferie-bois, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, petite éolienne.

Globalement, l’autonomie énergétique du complexe est atteinte.

En outre, les eaux de pluie sont récupérées, les eaux usées traitées par lagunage et les matériaux naturels utilisés pour la construction : bois, pierre locale et terre crue.

Une ambiance méditerranéenne est recherchée, les lieux intérieurs et extérieurs sont mêlés, les façades ombragées l’été et ensoleillées l’hiver.

Un pôle à attractions multiples

Les équipements sont en rapport avec les ambitions du projet : faire connaître l’histoire de la vigne, comme du vin, et faire déguster le vin.

Il s’agit donc notamment d’initier à l’œnologie (l’art de fabriquer le vin), de faire découvrir des saveurs, couleurs et odeurs, de former à l’association des mets culinaires et des vins.

Les bâtiments comprennent un patio ombragé pour le repos, un atelier du vin avec son caveau de dégustation/vente, un chai de stockage, un bar à vin, un restaurant, un village d’hôtes pour l’hébergement, une halle camarguaises pour un accueil polyvalent, une salle de conférence, un musée ampélographique et une vigne pédagogique.

Tous ces équipements permettent d’organiser sur place ou dans le terroir avoisinant, des ateliers de dégustation, des stages d’oenologie, des visites d’exploitations agricoles, des repas, des balades vigneronnes, des circuits de plusieurs jours combinant des activités liées au vin et des activités touristiques ou de loisirs.

Un partenariat public-privé à finaliser

Comme pour les autres projets territoriaux de ce typel (on peut prendre l’exemple voisin du Chemin des Verriers), la difficulté est de rentabiliser le fonctionnement de l’équipement dans un délai pas trop long.

En ce qui concerne les investissements, la Communauté de communes du Pays de Lunel peut compter sur 800.000 € de l’Etat et de l’Europe au titre des pôles d’excellence rurale, sur son partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault et sur ses fonds propres.

Le choix du ou des gestionnaires (du musée, de la boutique et du restaurant notamment), privés ou issus de l’économie mixte, conditionnera la pérennité de cette grande aventure pour le Pays de Lunel.

28/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol

Dès 2004, la Communauté de communes du Pays de Lunel et la Commune de Saint-Christol ont travaillé « à l’émergence d’un pôle œnologique et oeno touristique, vitrine du territoire ».

Ce projet était initialement très « terroir » s’adressant « aux amoureux de la bonne table, aux passionnés des vieilles pierres ».

Il s’agissait de valoriser le potentiel viticole local qui est protégé par deux AOC (Appellation d’origine contrôlée), en l’occurrence Coteaux du Languedoc et Muscat de Lunel.

L’oeno tourisme était appréhendé comme « une nouvelle manière de conjuguer développement touristique et production viticole locale ».

Depuis, le projet de pôle a perdu son volet stricto sensu œnologique car les centres de recherches, de développement ou techniques, dans ce domaine, sont déjà fermement ancrés à Montpellier, Nîmes ou encore Narbonne.

La vocation du pôle oeno touristique de Saint-Christol est d’attirer la fréquentation touristique issue du bassin Gard/Hérault, voire plus éloignée (Clermont-Ferrand, Barcelone, Lyon ou encore Marseille étant à moins de 3 ou 4 heures de temps).

Une fois cette clientèle touristique captée, l’idée est qu’elle profite des richesses du Pays de Lunel et contribue donc localement à créer des emplois.

Ces richesses sont, au-delà du vin (17 caveaux à visiter dans le Pays de Lunel) : les autres produits agricoles, le patrimoine (Oppidum d’Ambrussum, village viticole de Saussines, églises romanes, fondations templières et hospitalières, châteaux, villages fortifiés), les activités de pleine nature (randonnée pédestre, VTT, « Accrobranche »), les traditions camarguaises (course libre par exemple).

L’intention de 2004 a fait l’objet d’une réflexion approfondie et le nouveau projet a été labellisé en décembre 2006 comme « Pôle d’excellence rurale ».

L’Etat en a sélectionné 379 en France, sur appel à projet.

Cette politique de pôles d’excellence rurale, lancée en décembre 2005 avait pour « objectif de soutenir 300 initiatives locales porteuses de projets créateurs d’emplois, innovants, ambitieux, bâtis autour de partenariats publics-privés ».

Dans l’Hérault, la labellisation a porté sur 5 pôles : « Forêt Occitane pour le Renouveau d’un Eco-développement durable Structurant du Territoire, dit FOREST, autour de la Salvetat sur Agout », « Couleurs de pierre » avec le Syndicat Mixte du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, « Avène, eau, Nature et Santé », « Développement d’un pôle de performance patrimonial dans les gorges de l’Hérault à Saint-Guilhem le Désert et le « Pôle d’oeno tourisme en pays de Lunel : tourisme d’excellence au travers du vin et de l’histoire»).

Pour plus de détails sur les pôles d’excellence rurale héraultais : site de la Délégation Interministérielle d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (DIACT).

Après un sommeil de 2 ans, le projet de la Communauté de communes de Lunel vient d’être accéléré avec le lancement d’un concours d’architecture fin 2008.

Les 3 propositions retenues ont été analysées et ont abouti, au premier semestre 2009, à la sélection d’une équipe pluridisciplinaire alliant architectes, paysagistes, scénographes et bureaux d’études techniques.

C’est l’esquisse de Philippe Madec & Co qui a été retenue.

Ce dernier a été maître d’œuvre de plusieurs grandes réalisations : « Les nouveaux mondes de Sindibad » à Casablanca (Maroc), « L’écoquartier des Mesniles » à Verson (Calvados) ou encore le « Musée archéologique du Château de Mayenne » dans la commune et le département éponymes.

Suite dans la note du 30 août 2009.